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Exercices corrigés — Anneaux & idéaux

Algèbre · 18 exercices-types du palier socle

L2L3Maths ingénieur

Chaque exercice donne l'énoncé, des indices progressifs et la correction rédigée étape par étape. Ouvre les blocs seulement après avoir cherché.

Revoir le cours : Anneaux & idéaux Définitions, méthodes et exemples corrigés du chapitre.

Règles de calcul dans un anneau

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit (A,+,)(A,+,\cdot) un anneau. Montrer que pour tous a,bAa,b\in A : 0a=00\cdot a=0 et (a)b=(ab)(-a)\cdot b=-(ab).

Indices (3)

Utiliser 0=0+00=0+0 et la distributivité.

Pour le second point, calculer ab+(a)bab+(-a)b.

Un élément dont la somme avec abab vaut 00 est l'opposé de abab.

Correction détaillée
0·a = 0

0a=(0+0)a=0a+0a0\cdot a=(0+0)\cdot a=0\cdot a+0\cdot a (distributivité). En ajoutant l'opposé de 0a0\cdot a aux deux membres : 0=0a0=0\cdot a. (De même a0=0a\cdot 0=0.)

(−a)b = −(ab)

ab+(a)b=(a+(a))b=0b=0ab+(-a)b=(a+(-a))\cdot b=0\cdot b=0. Donc (a)b(-a)b est l'opposé de abab : (a)b=(ab)(-a)b=-(ab). En particulier (1)a=a(-1)\cdot a=-a.

Réponse. 0a=00\cdot a=0 et (a)b=(ab)(-a)b=-(ab) découlent des seuls axiomes d'anneau. (Axiomes vérifiés machine sur Z/6, Z/12, GF(4), Z/5×Z/7 — _verif_anneaux.py A1 ✓)
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Z/nZ intègre $\iff$ n premier

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} (avec n2n\geq 2) est intègre si et seulement si nn est premier.

Indices (3)

Si n=abn=ab avec 1<a,b<n1<a,b<n, regarder aˉbˉ\bar a\,\bar b.

Si n=pn=p premier, utiliser le lemme d'Euclide : pxypxp\mid xy\Rightarrow p\mid x ou pyp\mid y.

« Intègre » = pas de diviseur de zéro.

Correction détaillée
n composé ⇒ non intègre

Si n=abn=ab avec 1<a,b<n1<a,b<n, alors aˉ0ˉ\bar a\neq\bar 0, bˉ0ˉ\bar b\neq\bar 0 mais aˉbˉ=ab=nˉ=0ˉ\bar a\,\bar b=\overline{ab}=\bar n=\bar 0 : aˉ,bˉ\bar a,\bar b sont des diviseurs de zéro, Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} n'est pas intègre.

n premier ⇒ intègre

Soit n=pn=p premier et xˉyˉ=0ˉ\bar x\bar y=\bar 0, i.e. pxyp\mid xy. Par le lemme d'Euclide (Gauss), pxp\mid x ou pyp\mid y, donc xˉ=0ˉ\bar x=\bar 0 ou yˉ=0ˉ\bar y=\bar 0 : pas de diviseur de zéro. Z/pZ\mathbb{Z}/p\mathbb{Z} est intègre (et même un corps).

Réponse. Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} intègre     n\iff n premier. (Vérifié machine : intègre pour n=5,7n=5,7, non pour n=4,6,8,9n=4,6,8,9 ; div. de zéro de Z/6 ={2,3,4}=\{2,3,4\} — A2 ✓ ; recoupe Arithmétique)
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Le groupe des unités

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que l'ensemble A×A^\times des unités d'un anneau AA est un groupe pour \cdot. En déduire que A×(Z/nZ)={kˉ:gcd(k,n)=1}A^\times(\mathbb{Z}/n\mathbb{Z})=\{\bar k:\gcd(k,n)=1\}.

Indices (3)

Vérifier que A×A^\times est stable par produit et passage à l'inverse.

Le produit de deux inversibles est inversible : (ab)1=b1a1(ab)^{-1}=b^{-1}a^{-1}.

kˉ\bar k inversible dans Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}     u, ku1 [n]    gcd(k,n)=1\iff\exists u,\ ku\equiv 1\ [n]\iff\gcd(k,n)=1 (Bézout).

Correction détaillée
Groupe

1A×1\in A^\times. Si a,bA×a,b\in A^\times, alors abab est inversible d'inverse b1a1b^{-1}a^{-1}, et a1A×a^{-1}\in A^\times. La multiplication est associative : A×A^\times est un groupe.

Unités de Z/nZ

kˉ\bar k est inversible     u, ku1(modn)    u,v, ku+nv=1    gcd(k,n)=1\iff\exists u,\ ku\equiv 1\pmod n\iff\exists u,v,\ ku+nv=1\iff\gcd(k,n)=1 (Bézout). Le groupe (Z/nZ)×(\mathbb{Z}/n\mathbb{Z})^\times a donc φ(n)\varphi(n) éléments.

Réponse. A×A^\times est un groupe ; (Z/nZ)×={kˉ:gcd(k,n)=1}(\mathbb{Z}/n\mathbb{Z})^\times=\{\bar k:\gcd(k,n)=1\}, d'ordre φ(n)\varphi(n). (Vérifié machine : unités de Z/12 ={1,5,7,11}=\{1,5,7,11\}, φ(12)=4\varphi(12)=4 — A3 ✓ ; recoupe Arithmétique)
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Anneau fini : unité ou diviseur de zéro

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit AA un anneau commutatif fini (non nul) et aAa\in A, a0a\neq 0. Montrer que aa est soit une unité soit un diviseur de zéro.

Indices (3)

Considérer la multiplication λa:xax\lambda_a:x\mapsto ax.

Si λa\lambda_a est injective, sur un ensemble fini elle est surjective.

Si λa\lambda_a n'est pas injective, exhiber un diviseur de zéro.

Correction détaillée
Cas injectif ⇒ unité

Soit λa:AA, xax\lambda_a:A\to A,\ x\mapsto ax. Si λa\lambda_a est injective, alors (ensemble fini) elle est surjective ; en particulier 11 a un antécédent : b, ab=1\exists b,\ ab=1. Donc aa est une unité.

Cas non injectif ⇒ diviseur de zéro

Sinon xy\exists x\neq y avec ax=ayax=ay, d'où a(xy)=0a(x-y)=0 avec xy0x-y\neq 0 : aa est un diviseur de zéro.

Exclusion

Les deux cas sont exclusifs : une unité aa vérifie ab=0b=a1(ab)=0ab=0\Rightarrow b=a^{-1}(ab)=0 (la commutativité confond inversibilité à gauche et à droite), donc n'est pas diviseur de zéro.

Réponse. Dans un anneau commutatif fini, tout a0a\neq 0 est unité XOR diviseur de zéro. (Vérifié machine sur Z/6, Z/8, Z/12, Z[i]/(3) — A4 ✓)
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Tout anneau intègre fini est un corps

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que tout anneau intègre fini est un corps. (Rappel : « intègre » inclut la commutativité — ce n'est pas le théorème de Wedderburn.)

Indices (3)

Il faut montrer que tout a0a\neq 0 est inversible.

Utiliser que xaxx\mapsto ax est injective dans un anneau intègre.

Injective sur un ensemble fini \Rightarrow surjective.

Correction détaillée
Injectivité

Soit AA intègre fini, a0a\neq 0. L'application λa:xax\lambda_a:x\mapsto ax est injective : ax=aya(xy)=0x=yax=ay\Rightarrow a(x-y)=0\Rightarrow x=y (intégrité, a0a\neq 0).

Surjectivité & inverse

Injective sur l'ensemble fini AA, λa\lambda_a est surjective : 11 admet un antécédent bb avec ab=1ab=1. Tout élément non nul est inversible : AA est un corps.

Réponse. Anneau intègre fini \Rightarrow corps. (Vérifié machine : Z/5, Z/7, GF(4), GF(9) sont des corps — A5 ✓ ; recoupe Corps finis)
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Un anneau non commutatif : M_2(F_2)

CalculDifficulté 3/5

Dans M2(F2)M_2(\mathbb{F}_2) : (a) montrer qu'il n'est pas commutatif ; (b) exhiber deux diviseurs de zéro ; (c) combien y a-t-il d'unités ?

Indices (3)

Prendre deux matrices élémentaires et comparer les deux produits.

Une matrice non nulle de déterminant 00 est un diviseur de zéro.

Les unités sont les matrices inversibles : GL2(F2)\mathrm{GL}_2(\mathbb{F}_2).

Correction détaillée
Non commutatif

Avec E12=(0100)E_{12}=\begin{pmatrix}0&1\\0&0\end{pmatrix}, E21=(0010)E_{21}=\begin{pmatrix}0&0\\1&0\end{pmatrix} : E12E21=(1000)E21E12=(0001)E_{12}E_{21}=\begin{pmatrix}1&0\\0&0\end{pmatrix}\neq E_{21}E_{12}=\begin{pmatrix}0&0\\0&1\end{pmatrix}.

Diviseurs de zéro

E11E22=(1000)(0001)=0E_{11}E_{22}=\begin{pmatrix}1&0\\0&0\end{pmatrix}\begin{pmatrix}0&0\\0&1\end{pmatrix}=0 avec E11,E220E_{11},E_{22}\neq 0.

Unités

Les unités sont les matrices inversibles (en dimension finie, inversible à gauche     \iff à droite), formant GL2(F2)\mathrm{GL}_2(\mathbb{F}_2) d'ordre (221)(222)=32=6(2^2-1)(2^2-2)=3\cdot 2=6.

Réponse. M2(F2)M_2(\mathbb{F}_2) non commutatif, E11E22=0E_{11}E_{22}=0 (div. de zéro), GL2(F2)=6\lvert\mathrm{GL}_2(\mathbb{F}_2)\rvert=6 unités. (Vérifié machine : non commutatif, 66 unités — A6 ✓)
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Le noyau d'un morphisme est un idéal

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit f:ABf:A\to B un morphisme d'anneaux. Montrer que kerf={a:f(a)=0}\ker f=\{a:f(a)=0\} est un idéal de AA, et que imf\operatorname{im} f est un sous-anneau de BB.

Indices (3)

Vérifier que kerf\ker f est un sous-groupe additif.

Pour l'absorption : si f(x)=0f(x)=0 et aAa\in A, calculer f(ax)f(ax).

ff est un morphisme : f(ax)=f(a)f(x)f(ax)=f(a)f(x).

Correction détaillée
Sous-groupe additif

f(0)=0f(0)=0 donc 0kerf0\in\ker f ; si f(x)=f(y)=0f(x)=f(y)=0, f(xy)=f(x)f(y)=0f(x-y)=f(x)-f(y)=0. kerf\ker f est un sous-groupe additif.

Absorption

Si xkerfx\in\ker f et aAa\in A : f(ax)=f(a)f(x)=f(a)0=0f(ax)=f(a)f(x)=f(a)\cdot 0=0, donc axkerfax\in\ker f (idem xaxa). kerf\ker f est un idéal.

Image

imf\operatorname{im} f contient f(1)=1Bf(1)=1_B, est stable par ++ et ×\times (car ff morphisme) : c'est un sous-anneau de BB.

Réponse. kerf\ker f est un idéal, imf\operatorname{im} f un sous-anneau. (Vérifié machine : ker(Z/12→Z/3)=(3)={0,3,6,9}=(3)=\{0,3,6,9\} est un idéal — B3 ✓ ; analogue du noyau d'un morphisme de groupes)
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Z est principal

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que tout idéal de Z\mathbb{Z} est de la forme (n)=nZ(n)=n\mathbb{Z} (Z\mathbb{Z} est principal).

Indices (3)

Soit I{0}I\neq\{0\} un idéal ; considérer le plus petit entier n>0n>0 de II.

Montrer (n)I(n)\subseteq I par absorption.

Montrer I(n)I\subseteq(n) par division euclidienne.

Correction détaillée
Choix de n

Si I={0}I=\{0\}, I=(0)I=(0). Sinon II contient un entier >0>0 (car xI-x\in I si xIx\in I) ; soit nn le plus petit entier >0>0 de II.

Double inclusion

(n)I(n)\subseteq I (absorption : knIkn\in I). Réciproquement, soit aIa\in I ; division euclidienne a=qn+ra=qn+r, 0r<n0\leq r<n. Alors r=aqnIr=a-qn\in I ; par minimalité de nn et r<nr<n, on a r=0r=0, donc a=qn(n)a=qn\in(n). Ainsi I=(n)I=(n).

Réponse. Tout idéal de Z\mathbb{Z} est principal : I=(n)I=(n). (Vérifié machine : les 66 idéaux de Z/12 sont principaux, en bijection avec les diviseurs de 1212 — B1 ✓)
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Idéaux de Z/12Z

CalculDifficulté 3/5

Déterminer tous les idéaux de Z/12Z\mathbb{Z}/12\mathbb{Z} et décrire les inclusions. Combien y en a-t-il ?

Indices (3)

Les idéaux de Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} sont les (d)(d) pour dnd\mid n.

(d)={(d)=\{ multiples de d}d\} a 12/d12/d éléments.

(d)(e)    ed(d)\subseteq(e)\iff e\mid d.

Correction détaillée
Liste

Les idéaux correspondent aux diviseurs de 1212 : d{1,2,3,4,6,12}d\in\{1,2,3,4,6,12\}, soit 66 idéaux. (1)=Z/12Z(1)=\mathbb{Z}/12\mathbb{Z} (tout), (2)={0,2,4,6,8,10}(2)=\{0,2,4,6,8,10\}, (3)={0,3,6,9}(3)=\{0,3,6,9\}, (4)={0,4,8}(4)=\{0,4,8\}, (6)={0,6}(6)=\{0,6\}, (12)=(0)={0}(12)=(0)=\{0\}.

Treillis

(d)(e)    ed(d)\subseteq(e)\iff e\mid d. Par exemple (4)(2)(4)\subseteq(2) et (6)(2),(6)(3)(6)\subseteq(2),(6)\subseteq(3). Le treillis des idéaux est celui des diviseurs de 1212 (renversé).

Réponse. 66 idéaux (d)(d), d12d\mid 12 ; (d)(e)    ed(d)\subseteq(e)\iff e\mid d. (Vérifié machine : 66 idéaux, tailles {1,2,3,4,6,12}\{1,2,3,4,6,12\} — B1 ✓)
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L'anneau quotient A/I

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit II un idéal de AA. Montrer que les opérations (a+I)+(b+I)=(a+b)+I(a+I)+(b+I)=(a+b)+I et (a+I)(b+I)=ab+I(a+I)(b+I)=ab+I sont bien définies et font de A/IA/I un anneau.

Indices (3)

Tester l'indépendance vis-à-vis des représentants.

Si a=a+xa'=a+x, b=b+yb'=b+y avec x,yIx,y\in I, comparer aba'b' et abab.

Utiliser l'absorption de II.

Correction détaillée
Addition bien définie

Si aaa'\equiv a et bb(modI)b'\equiv b\pmod I (i.e. aa,bbIa'-a,b'-b\in I), alors (a+b)(a+b)=(aa)+(bb)I(a'+b')-(a+b)=(a'-a)+(b'-b)\in I : la somme ne dépend pas des représentants.

Multiplication bien définie

Écrivons a=a+xa'=a+x, b=b+yb'=b+y, x,yIx,y\in I. Alors ab=ab+ay+xb+xyIa'b'=ab+\underbrace{ay+xb+xy}_{\in I} (chaque terme est dans II par absorption). Donc abab(modI)a'b'\equiv ab\pmod I.

Structure

Les axiomes d'anneau passent au quotient (héritage) ; le neutre est 1+I1+I. A/IA/I est un anneau.

Réponse. A/IA/I est un anneau (opérations bien définies grâce à l'absorption). (Vérifié machine : Z/12 / (3) est un anneau à 33 éléments — B4 ✓ ; analogue du groupe quotient)
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Premier théorème d'isomorphisme

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit f:ABf:A\to B un morphisme d'anneaux. Montrer que A/kerfimfA/\ker f\cong\operatorname{im} f.

Indices (3)

Poser fˉ(a+kerf)=f(a)\bar f(a+\ker f)=f(a).

Vérifier que fˉ\bar f est bien définie et injective.

fˉ\bar f est surjective sur imf\operatorname{im} f.

Correction détaillée
Bonne définition

Posons fˉ(a+kerf)=f(a)\bar f(a+\ker f)=f(a). Si a+kerf=a+kerfa+\ker f=a'+\ker f, alors aakerfa-a'\in\ker f, donc f(a)=f(a)f(a)=f(a') : fˉ\bar f est bien définie.

Morphisme injectif

fˉ\bar f est un morphisme d'anneaux (car ff l'est). Son noyau : fˉ(a+kerf)=0    f(a)=0    akerf    a+kerf=0ˉ\bar f(a+\ker f)=0\iff f(a)=0\iff a\in\ker f\iff a+\ker f=\bar 0. Donc fˉ\bar f est injective.

Surjectivité

fˉ\bar f atteint tout f(a)imff(a)\in\operatorname{im} f. C'est donc un isomorphisme A/kerfimfA/\ker f\xrightarrow{\sim}\operatorname{im} f.

Réponse. A/kerfimfA/\ker f\cong\operatorname{im} f. (Vérifié machine : (Z/12)/(3)Z/3(\mathbb{Z}/12)/(3)\cong\mathbb{Z}/3 — B5 ✓)
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Évaluation et K[X]/(X) ≅ K

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit KK un corps. Montrer que l'évaluation ε:K[X]K, PP(0)\varepsilon:K[X]\to K,\ P\mapsto P(0) est un morphisme d'anneaux surjectif de noyau (X)(X), et en déduire K[X]/(X)KK[X]/(X)\cong K.

Indices (3)

Vérifier que ε\varepsilon respecte ++ et ×\times.

P(0)=0    XPP(0)=0\iff X\mid P.

Appliquer le 1er théorème d'isomorphisme.

Correction détaillée
Morphisme surjectif

ε(P+Q)=P(0)+Q(0)\varepsilon(P+Q)=P(0)+Q(0), ε(PQ)=P(0)Q(0)\varepsilon(PQ)=P(0)Q(0), ε(1)=1\varepsilon(1)=1 : ε\varepsilon est un morphisme d'anneaux. Il est surjectif (les constantes λK\lambda\in K s'atteignent par P=λP=\lambda).

Noyau

ε(P)=P(0)=0    \varepsilon(P)=P(0)=0\iff le terme constant de PP est nul     XP\iff X\mid P (le reste de la division de PP par XX vaut P(0)P(0))     P(X)\iff P\in(X). Donc kerε=(X)\ker\varepsilon=(X).

Isomorphisme

Par le 1er théorème d'isomorphisme, K[X]/(X)imε=KK[X]/(X)\cong\operatorname{im}\varepsilon=K. (En particulier (X)(X) est maximal.)

Réponse. ε\varepsilon surjectif, kerε=(X)\ker\varepsilon=(X), donc K[X]/(X)KK[X]/(X)\cong K. (Recoupe Polynômes (évaluation/K[X]/(P)K[X]/(P)) ; mécanisme quotient vérifié machine B3/B4)
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Premier $\iff$ quotient intègre, maximal $\iff$ quotient corps

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit IAI\neq A un idéal d'un anneau commutatif AA. Montrer : II premier     A/I\iff A/I intègre, et II maximal     A/I\iff A/I corps.

Indices (3)

II premier signifie : abIaIab\in I\Rightarrow a\in I ou bIb\in I.

II maximal signifie : aucun idéal strictement entre II et AA.

Traduire la condition sur les classes aˉ=a+I\bar a=a+I.

Correction détaillée
Premier $\iff$ intègre

aˉbˉ=0ˉ\bar a\bar b=\bar 0 dans A/IA/I signifie abIab\in I. « Pas de diviseur de zéro » (aˉbˉ=0ˉaˉ=0ˉ\bar a\bar b=\bar 0\Rightarrow\bar a=\bar 0 ou bˉ=0ˉ\bar b=\bar 0) équivaut à « abIaIab\in I\Rightarrow a\in I ou bIb\in I », i.e. II premier. Donc A/IA/I intègre     I\iff I premier.

Maximal $\iff$ corps

Par le théorème de correspondance, les idéaux de A/IA/I sont en bijection avec les idéaux de AA contenant II. Or un anneau commutatif non nul est un corps     \iff ses seuls idéaux sont {0}\{0\} et lui-même (tout élément non nul, engendrant l'anneau, est inversible) ; et ici A/I0A/I\neq 0 car IAI\neq A. Donc A/IA/I est un corps     \iff les seuls idéaux entre II et AA sont II et AA     I\iff I maximal.

Réponse. II premier     A/I\iff A/I intègre ; II maximal     A/I\iff A/I corps. (Vérifié machine : (2),(3) premiers ET maximaux dans Z/12, (4),(6) ni l'un ni l'autre — E1 ✓)
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Maximal ⇒ premier

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que tout idéal maximal est premier. La réciproque est-elle vraie ?

Indices (3)

Utiliser la caractérisation par les quotients.

Un corps est intègre.

Chercher un contre-exemple pour la réciproque (penser à (0)(0) dans Z\mathbb{Z}).

Correction détaillée
Maximal ⇒ premier

Si II est maximal, A/IA/I est un corps (E1), donc intègre, donc II est premier.

Réciproque fausse

Faux en général : dans Z\mathbb{Z}, (0)(0) est premier (Z\mathbb{Z} intègre) mais non maximal (Z/(0)=Z\mathbb{Z}/(0)=\mathbb{Z} n'est pas un corps). Autre exemple : (X)(X) dans Z[X]\mathbb{Z}[X] est premier non maximal, car Z[X]/(X)Z\mathbb{Z}[X]/(X)\cong\mathbb{Z} est intègre mais pas un corps.

Réponse. Maximal \Rightarrow premier (corps \Rightarrow intègre) ; réciproque fausse ((0)Z(0)\subset\mathbb{Z}). (Vérifié machine : maximal \Rightarrow premier sur Z/12, Z/30, Z[i]/(3), F_2[X]/(X³+X+1) — E3 ✓)
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Idéaux premiers et maximaux de Z

DémonstrationDifficulté 3/5

Déterminer les idéaux premiers et maximaux de Z\mathbb{Z}.

Indices (3)

Tout idéal de Z\mathbb{Z} est (n)(n).

Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} intègre     n\iff n premier ou n=0n=0.

Z/nZ\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} corps     n\iff n premier.

Correction détaillée
Premiers

(n)(n) premier     Z/nZ\iff\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} intègre     n=0\iff n=0 ou n=pn=p premier. Les idéaux premiers sont donc (0)(0) et les (p)(p).

Maximaux

(n)(n) maximal     Z/nZ\iff\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} corps     n=p\iff n=p premier. Les idéaux maximaux sont exactement les (p)(p) (pp premier). (0)(0) est premier non maximal.

Réponse. Premiers de Z\mathbb{Z} : (0)(0) et (p)(p) ; maximaux : les (p)(p). (Vérifié machine : (2),(3),(5) premiers ET maximaux dans Z/30 — E2 ✓ ; recoupe Arithmétique)
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Dans K[X] : (P) maximal $\iff$ P irréductible

DémonstrationDifficulté 3/5

Soit KK un corps. Montrer que (P)(P) (PP non constant) est maximal dans K[X]K[X] si et seulement si PP est irréductible, et que K[X]/(P)K[X]/(P) est alors un corps.

Indices (3)

Si P=QRP=QR non trivial, (P)(Q)K[X](P)\subsetneq(Q)\subsetneq K[X].

Si PP irréductible et A≢0A\not\equiv 0, alors gcd(A,P)=1\gcd(A,P)=1.

Utiliser Bézout dans K[X]K[X] pour inverser.

Correction détaillée
P réductible ⇒ non maximal

Si P=QRP=QR avec 0<degQ,degR<degP0<\deg Q,\deg R<\deg P, alors (P)(Q)K[X](P)\subsetneq(Q)\subsetneq K[X] (inclusions strictes) : (P)(P) n'est pas maximal.

P irréductible ⇒ corps

Soit Aˉ0ˉ\bar A\neq\bar 0 dans K[X]/(P)K[X]/(P) (donc PAP\nmid A). PP irréductible gcd(A,P)=1\Rightarrow\gcd(A,P)=1 : par Bézout AU+PV=1AU+PV=1, d'où AˉUˉ=1ˉ\bar A\,\bar U=\bar 1. Tout élément non nul est inversible : K[X]/(P)K[X]/(P) est un corps, donc (P)(P) est maximal.

Réponse. (P)(P) maximal     P\iff P irréductible ; K[X]/(P)K[X]/(P) corps. (Vérifié machine : F_2[X]/(X²+X+1) corps, F_2[X]/(X²+1) non intègre — E4 ✓ ; recoupe Polynômes & Corps finis)
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Théorème chinois (anneaux)

DémonstrationDifficulté 3/5

Soient I,JI,J deux idéaux comaximaux (I+J=AI+J=A) d'un anneau commutatif AA. Montrer que A/(IJ)A/I×A/JA/(I\cap J)\cong A/I\times A/J et que IJ=IJI\cap J=IJ.

Indices (3)

Considérer φ:AA/I×A/J, a(a+I,a+J)\varphi:A\to A/I\times A/J,\ a\mapsto(a+I,a+J).

Le noyau est IJI\cap J ; reste la surjectivité.

Écrire 1=u+v1=u+v avec uI,vJu\in I,v\in J et viser (1ˉ,0ˉ)(\bar 1,\bar 0), (0ˉ,1ˉ)(\bar 0,\bar 1).

Correction détaillée
Morphisme & noyau

φ:a(a+I,a+J)\varphi:a\mapsto(a+I,a+J) est un morphisme d'anneaux ; φ(a)=0    aI\varphi(a)=0\iff a\in I et aJ    aIJa\in J\iff a\in I\cap J. Donc kerφ=IJ\ker\varphi=I\cap J.

Surjectivité (comaximalité)

I+J=AI+J=A : écrivons 1=u+v1=u+v, uIu\in I, vJv\in J. Alors φ(v)=(v+I,v+J)=(1+I,0+J)=(1ˉ,0ˉ)\varphi(v)=(v+I,v+J)=(1+I,\,0+J)=(\bar 1,\bar 0) (car v=1u1[I]v=1-u\equiv 1\,[I]) et φ(u)=(0ˉ,1ˉ)\varphi(u)=(\bar 0,\bar 1). Tout couple (aˉ,bˉ)(\bar a,\bar b) est alors atteint par z=av+buz=av+bu : en effet za1+b0=a[I]z\equiv a\cdot 1+b\cdot 0=a\,[I] et za0+b1=b[J]z\equiv a\cdot 0+b\cdot 1=b\,[J]. Donc φ\varphi est surjective.

Conclusion & I∩J=IJ

Par le 1er théorème d'isomorphisme, A/(IJ)A/I×A/JA/(I\cap J)\cong A/I\times A/J. Enfin IJIJIJ\subseteq I\cap J toujours ; réciproquement, par distributivité IJ=(IJ)(I+J)=(IJ)I+(IJ)JI\cap J=(I\cap J)(I+J)=(I\cap J)I+(I\cap J)J, avec (IJ)IJI=IJ(I\cap J)I\subseteq JI=IJ (car IJJI\cap J\subseteq J) et (IJ)JIJ(I\cap J)J\subseteq IJ (car IJII\cap J\subseteq I), d'où IJIJI\cap J\subseteq IJ. Donc IJ=IJI\cap J=IJ.

Réponse. A/(IJ)A/I×A/JA/(I\cap J)\cong A/I\times A/J et IJ=IJI\cap J=IJ (comaximaux). (Vérifié machine : Z/6, (2)+(3)=(2)+(3)=tout, (2)(3)=(2)(3)=(0)(2)\cap(3)=(2)(3)=(0), Z/6≅Z/2×Z/3 — E5 ✓)
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Z/12 ≅ Z/4 × Z/3

CalculDifficulté 3/5

Montrer que Z/12ZZ/4Z×Z/3Z\mathbb{Z}/12\mathbb{Z}\cong\mathbb{Z}/4\mathbb{Z}\times\mathbb{Z}/3\mathbb{Z}, mais que Z/12Z≇Z/2Z×Z/6Z\mathbb{Z}/12\mathbb{Z}\not\cong\mathbb{Z}/2\mathbb{Z}\times\mathbb{Z}/6\mathbb{Z}.

Indices (3)

Appliquer le CRT avec gcd(4,3)=1\gcd(4,3)=1.

La carte est xˉ(xˉmod4, xˉmod3)\bar x\mapsto(\bar x\bmod 4,\ \bar x\bmod 3).

Pour le second : comparer un invariant, p.ex. l'ordre additif maximal.

Correction détaillée
Z/12 ≅ Z/4 × Z/3

gcd(4,3)=1\gcd(4,3)=1 : (4)+(3)=Z/12(4)+(3)=\mathbb{Z}/12 comaximaux, (4)(3)=(12)=(0)(4)\cap(3)=(12)=(0). Le CRT donne Z/12Z/4×Z/3\mathbb{Z}/12\cong\mathbb{Z}/4\times\mathbb{Z}/3 via xˉ(xˉmod4,xˉmod3)\bar x\mapsto(\bar x\bmod 4,\bar x\bmod 3).

Z/12 ≇ Z/2 × Z/6

gcd(2,6)=21\gcd(2,6)=2\neq 1. Invariant : Z/12\mathbb{Z}/12 est cyclique (additivement), un élément y est d'ordre 1212 ; dans Z/2×Z/6\mathbb{Z}/2\times\mathbb{Z}/6, l'ordre additif maximal est ppcm(2,6)=6<12\operatorname{ppcm}(2,6)=6<12. Pas d'élément d'ordre 1212 : les groupes additifs diffèrent, donc pas d'isomorphisme d'anneaux.

Réponse. Z/12Z/4×Z/3\mathbb{Z}/12\cong\mathbb{Z}/4\times\mathbb{Z}/3 (gcd=1\gcd=1) ; ≇Z/2×Z/6\not\cong\mathbb{Z}/2\times\mathbb{Z}/6 (ordres additifs 1212 vs 66). (Vérifié machine — E6/D5 ✓ ; recoupe Arithmétique)
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