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Exercices corrigés — Topologie générale

Analyse · 18 exercices-types du palier socle

L2L3Maths ingénieur

Chaque exercice donne l'énoncé, des indices progressifs et la correction rédigée étape par étape. Ouvre les blocs seulement après avoir cherché.

Revoir le cours : Topologie générale Définitions, méthodes et exemples corrigés du chapitre.

Distances et boules

CalculDifficulté 3/5

Sur R2\mathbb{R}^2, écrire les distances euclidienne d2d_2, de Manhattan d1d_1 et du sup dd_\infty, et décrire la boule unité de chacune. Qu'est-ce que la distance discrète ?

Indices (3)

dp(x,y)=(xiyip)1/pd_p(x,y)=\big(\sum|x_i-y_i|^p\big)^{1/p} ; d=maxixiyid_\infty=\max_i|x_i-y_i|.

Boule unité = {x:d(0,x)<1}\{x:d(0,x)<1\}.

Distance discrète : d(x,y)=1d(x,y)=1 si xyx\neq y, 00 sinon.

Correction détaillée
Trois distances

d2(x,y)=(x1y1)2+(x2y2)2d_2(x,y)=\sqrt{(x_1-y_1)^2+(x_2-y_2)^2} (boule unité = disque), d1(x,y)=x1y1+x2y2d_1(x,y)=|x_1-y_1|+|x_2-y_2| (boule unité = losange), d(x,y)=max(x1y1,x2y2)d_\infty(x,y)=\max(|x_1-y_1|,|x_2-y_2|) (boule unité = carré). Les trois vérifient les axiomes de distance.

Distance discrète

d(x,y)=1d(x,y)=1 si xyx\neq y, d(x,x)=0d(x,x)=0 : c'est une distance (inégalité triangulaire triviale). Toute partie est ouverte (B(x,12)={x}B(x,\tfrac12)=\{x\}) : elle induit la topologie discrète.

Réponse. d1,d2,dd_1,d_2,d_\infty (losange/disque/carré) ; discrète \to topologie discrète. (Vérifié machine : axiomes, normes équivalentes — A ✓)
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Toute boule ouverte est un ouvert

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que dans un espace métrique, toute boule ouverte B(x0,r)B(x_0,r) est un ouvert, et que les ouverts sont exactement les réunions de boules.

Indices (3)

Prendre yB(x0,r)y\in B(x_0,r) et poser ρ=rd(x0,y)>0\rho=r-d(x_0,y)>0.

Montrer B(y,ρ)B(x0,r)B(y,\rho)\subseteq B(x_0,r) par l'inégalité triangulaire.

Un ouvert est réunion des boules qu'il contient.

Correction détaillée
Boule ouverte

Soit yB(x0,r)y\in B(x_0,r), donc d(x0,y)<rd(x_0,y)<r. Posons ρ=rd(x0,y)>0\rho=r-d(x_0,y)>0. Pour zB(y,ρ)z\in B(y,\rho) : d(x0,z)d(x0,y)+d(y,z)<d(x0,y)+ρ=rd(x_0,z)\leq d(x_0,y)+d(y,z)<d(x_0,y)+\rho=r, donc zB(x0,r)z\in B(x_0,r). Ainsi B(y,ρ)B(x0,r)B(y,\rho)\subseteq B(x_0,r) : tout point de B(x0,r)B(x_0,r) en est un point intérieur, B(x0,r)B(x_0,r) est ouvert.

Ouverts = réunions de boules

Un AA est ouvert     xA,rx>0, B(x,rx)A\iff\forall x\in A,\exists r_x>0,\ B(x,r_x)\subseteq A, et alors A=xAB(x,rx)A=\bigcup_{x\in A}B(x,r_x). Réciproquement toute réunion de boules est ouverte (réunion d'ouverts).

Réponse. B(x0,r)B(x_0,r) ouverte (inégalité triangulaire) ; ouverts = réunions de boules. (Vérifié machine : ouverts de ℝ sur instances — A ✓)
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Intérieur, adhérence, frontière dans ℝ

CalculDifficulté 3/5

Déterminer A˚,A,A\mathring{A},\overline{A},\partial A pour A=[0,1[A=[0,1[, A=QA=\mathbb{Q}, A=ZA=\mathbb{Z} dans (R,)(\mathbb{R},|\cdot|).

Indices (3)

A˚\mathring{A} = plus grand ouvert dans AA ; A\overline{A} = plus petit fermé contenant AA.

Q\mathbb{Q} est dense : Q=R\overline{\mathbb{Q}}=\mathbb{R}.

Z\mathbb{Z} est discret et fermé dans R\mathbb{R}.

Correction détaillée
[0,1[

A˚=]0,1[\mathring{A}=\,]0,1[, A=[0,1]\overline{A}=[0,1], A={0,1}\partial A=\{0,1\}.

ℚ et ℤ

Q\mathbb{Q} : Q˚=\mathring{\mathbb{Q}}=\varnothing (aucun intervalle Q\subseteq\mathbb{Q}), Q=R\overline{\mathbb{Q}}=\mathbb{R} (densité), Q=R\partial\mathbb{Q}=\mathbb{R}. Z\mathbb{Z} : Z˚=\mathring{\mathbb{Z}}=\varnothing, Z=Z\overline{\mathbb{Z}}=\mathbb{Z} (fermé), Z=Z\partial\mathbb{Z}=\mathbb{Z}.

Réponse. [0,1[(]0,1[,[0,1],{0,1})[0,1[\to(]0,1[,[0,1],\{0,1\}) ; Q(,R,R)\mathbb{Q}\to(\varnothing,\mathbb{R},\mathbb{R}) ; Z(,Z,Z)\mathbb{Z}\to(\varnothing,\mathbb{Z},\mathbb{Z}). (Vérifié machine : intérieur/adhérence sur espaces finis — A/B ✓)
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Caractérisation séquentielle de l'adhérence

DémonstrationDifficulté 3/5

Dans un espace métrique, montrer que xA    x\in\overline{A}\iff il existe une suite (an)(a_n) d'éléments de AA qui converge vers xx.

Indices (3)

xA    x\in\overline{A}\iff toute boule B(x,r)B(x,r) rencontre AA.

Prendre r=1/nr=1/n pour construire la suite.

Réciproque : une limite de points de AA adhère à AA.

Correction détaillée

Si xAx\in\overline{A}, toute boule B(x,1n)B(x,\tfrac1n) rencontre AA (sinon le complémentaire de la boule serait un fermé contenant AA sans xx). Choisissons anAB(x,1n)a_n\in A\cap B(x,\tfrac1n) : alors d(an,x)<1n0d(a_n,x)<\tfrac1n\to0, donc anxa_n\to x.

Si anAa_n\in A et anxa_n\to x, toute boule B(x,r)B(x,r) contient les ana_n pour nn grand, donc rencontre AA : xAx\in\overline{A}. (Cette caractérisation séquentielle vaut en métrique ; en topologie générale il faut des filtres/suites généralisées.)

Réponse. xA    (an)AN, anxx\in\overline{A}\iff\exists(a_n)\in A^{\mathbb N},\ a_n\to x (en métrique). (Conclusion certifiée sur instances ; preuve = relecture)
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Trois caractérisations de la continuité

DémonstrationDifficulté 3/5

Pour f:(X,d)(Y,δ)f:(X,d)\to(Y,\delta), montrer l'équivalence : (i) continuité ε\varepsilon-η\eta en tout point ; (ii) continuité séquentielle ; (iii) préimage de tout ouvert ouverte.

Indices (3)

(i)⇒(ii) : appliquer ε\varepsilon-η\eta à une suite convergente.

(iii)⇒(i) : la préimage de B(f(a),ε)B(f(a),\varepsilon) est un ouvert contenant aa.

(ii)⇒(iii) par contraposée (suite dans le complémentaire).

Correction détaillée
(i)⇒(ii)

Soit xnax_n\to a. Pour ε>0\varepsilon>0, prendre η\eta de (i) : d(xn,a)<ηd(x_n,a)<\eta pour nn grand, donc δ(f(xn),f(a))<ε\delta(f(x_n),f(a))<\varepsilon. Ainsi f(xn)f(a)f(x_n)\to f(a).

(iii)⇒(i) et (ii)⇒(iii)

(iii)⇒(i) : f1(B(f(a),ε))f^{-1}(B(f(a),\varepsilon)) est ouvert et contient aa, donc contient une boule B(a,η)B(a,\eta) : c'est exactement (i). (ii)⇒(iii) : si f1(V)f^{-1}(V) n'était pas ouvert (VV ouvert), un point aa aurait des xnax_n\to a hors de f1(V)f^{-1}(V), mais f(xn)f(a)Vf(x_n)\to f(a)\in V ouvert force f(xn)Vf(x_n)\in V pour nn grand — contradiction.

Réponse. (i)    \iff(ii)    \iff(iii). (Vérifié machine : continuité = préimage ouverte, ε-δ sur instances — A/B ✓)
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Équivalence des normes en dimension finie

CalculDifficulté 3/5

Sur Rn\mathbb{R}^n, comparer 1,2,\lVert\cdot\rVert_1,\lVert\cdot\rVert_2,\lVert\cdot\rVert_\infty : donner les inégalités d'équivalence et les illustrer sur v=(3,4,12)v=(3,-4,12).

Indices (3)

vv2v1\lVert v\rVert_\infty\leq\lVert v\rVert_2\leq\lVert v\rVert_1.

v2nv\lVert v\rVert_2\leq\sqrt n\,\lVert v\rVert_\infty, v1nv2\lVert v\rVert_1\leq\sqrt n\,\lVert v\rVert_2.

Calculer les trois normes de vv.

Correction détaillée
Inégalités

Pour tout vRnv\in\mathbb{R}^n : vv2v1nv\lVert v\rVert_\infty\leq\lVert v\rVert_2\leq\lVert v\rVert_1\leq n\lVert v\rVert_\infty, et v2nv\lVert v\rVert_2\leq\sqrt n\,\lVert v\rVert_\infty. Toutes les normes de Rn\mathbb{R}^n sont équivalentes (théorème, dimension finie) : elles définissent les mêmes ouverts.

Sur v=(3,−4,12)

v=12\lVert v\rVert_\infty=12, v2=9+16+144=169=13\lVert v\rVert_2=\sqrt{9+16+144}=\sqrt{169}=13, v1=3+4+12=19\lVert v\rVert_1=3+4+12=19. On vérifie 12131912\leq13\leq19 et 1331220,813\leq\sqrt3\cdot12\approx20{,}8.

Réponse. v=12v2=13v1=19\lVert v\rVert_\infty=12\leq\lVert v\rVert_2=13\leq\lVert v\rVert_1=19. (Vérifié machine : vv23v\lVert v\rVert_\infty\leq\lVert v\rVert_2\leq\sqrt3\lVert v\rVert_\infty — A6 ✓)
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Axiomes d'une topologie, exemples

CalculDifficulté 3/5

Énoncer les axiomes d'une topologie. Donner les topologies discrète, grossière et de Sierpiński sur {0,1}\{0,1\}. Combien y a-t-il de topologies sur 22 et 33 points ?

Indices (3)

,X\varnothing,X ouverts ; union quelconque ; intersection finie.

Sierpiński : {,{1},X}\{\varnothing,\{1\},X\}.

Compter par énumération.

Correction détaillée
Axiomes & exemples

T\mathcal{T} contient ,X\varnothing,X, stable par réunion quelconque et intersection finie. Discrète P({0,1})\mathcal{P}(\{0,1\}) (44 ouverts), grossière {,X}\{\varnothing,X\}, Sierpiński {,{1},X}\{\varnothing,\{1\},X\}.

Comptage

Sur 22 points : 44 topologies. Sur 33 points : 2929 topologies. (Plus généralement 1,4,29,355,1,4,29,355,\dots pour n=1,2,3,4n=1,2,3,4 — c'est aussi le nombre de préordres, cf. Alexandrov C3.)

Réponse. 44 topologies sur 22 points, 2929 sur 33. (Vérifié machine : énumération exhaustive — B1 ✓)
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Ouverts et fermés

DémonstrationDifficulté 3/5

Définir les fermés et montrer : une intersection quelconque de fermés est fermée, une réunion finie de fermés est fermée. (Dualité avec les ouverts.)

Indices (3)

Fermé = complémentaire d'ouvert.

Passer au complémentaire (lois de De Morgan).

Réunion quelconque d'ouverts / intersection finie d'ouverts.

Correction détaillée
Dualité

FF fermé     XF\iff X\setminus F ouvert. Par De Morgan, iFi\bigcap_i F_i a pour complémentaire i(XFi)\bigcup_i(X\setminus F_i) (réunion quelconque d'ouverts, ouverte) : iFi\bigcap_i F_i fermée. De même i=1nFi\bigcup_{i=1}^n F_i a pour complémentaire i=1n(XFi)\bigcap_{i=1}^n(X\setminus F_i) (intersection finie d'ouverts, ouverte) : fermée.

Asymétrie

L'asymétrie « quelconque / finie » est essentielle : n[1n,1]=]0,1]\bigcup_n[\tfrac1n,1]=\,]0,1] (réunion infinie de fermés, non fermée). C'est le miroir de n]1n,1n[={0}\bigcap_n\,]-\tfrac1n,\tfrac1n[=\{0\} (intersection infinie d'ouverts, non ouverte).

Réponse. \bigcap fermés fermée, \bigcup finie de fermés fermée (De Morgan). (Vérifié machine : fermés = complémentaires sur espaces finis — B ✓)
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Intérieur et adhérence dans un espace fini

CalculDifficulté 3/5

Sur X={0,1,2}X=\{0,1,2\} avec T={,{0},{0,1},X}\mathcal{T}=\{\varnothing,\{0\},\{0,1\},X\} (la « chaîne »), calculer {0}\overline{\{0\}}, {1,2}˚\mathring{\{1,2\}} et {0,1}\partial\{0,1\}.

Indices (3)

Fermés = complémentaires : X,{1,2},{2},X,\{1,2\},\{2\},\varnothing.

A\overline{A} = plus petit fermé A\supseteq A.

A=AA˚\partial A=\overline{A}\setminus\mathring{A}.

Correction détaillée
Fermés

Les fermés sont X, {1,2}, {2}, X,\ \{1,2\},\ \{2\},\ \varnothing.

Calculs

{0}\overline{\{0\}} = plus petit fermé contenant 00 = XX (seul fermé contenant 00). {1,2}˚\mathring{\{1,2\}} = plus grand ouvert {1,2}\subseteq\{1,2\} = \varnothing (aucun ouvert non vide {1,2}\subseteq\{1,2\}). {0,1}=X\overline{\{0,1\}}=X, {0,1}˚={0,1}\mathring{\{0,1\}}=\{0,1\}, donc {0,1}=X{0,1}={2}\partial\{0,1\}=X\setminus\{0,1\}=\{2\}.

Réponse. {0}=X\overline{\{0\}}=X, {1,2}˚=\mathring{\{1,2\}}=\varnothing, {0,1}={2}\partial\{0,1\}=\{2\}. (Vérifié machine — B3 ✓)
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Continuité par les ouverts

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que f:(X,T)(Y,U)f:(X,\mathcal{T})\to(Y,\mathcal{U}) est continue     \iff la préimage de tout ouvert est ouverte, et que la composée de deux applications continues est continue. Donner un exemple fini où l'identité n'est PAS continue.

Indices (3)

C'est la définition topologique de la continuité.

$ (g\circ f)^{-1}(W)=f^{-1}(g^{-1}(W))$.

Identité Sierpiński → discrète.

Correction détaillée
Composition

Si f,gf,g continues et WW ouvert, (gf)1(W)=f1(g1(W))(g\circ f)^{-1}(W)=f^{-1}\big(g^{-1}(W)\big) : g1(W)g^{-1}(W) ouvert (continuité de gg), puis f1()f^{-1}(\cdot) ouvert (continuité de ff). Donc gfg\circ f est continue.

Contre-exemple

id:({0,1},Sierpinˊski)({0,1},discreˋte)\mathrm{id}:(\{0,1\},\text{Sierpiński})\to(\{0,1\},\text{discrète}) : la préimage de l'ouvert {0}\{0\} (discrète) est {0}\{0\}, qui n'est pas ouvert pour Sierpiński. Donc id\mathrm{id} n'est pas continue : la continuité dépend des deux topologies (raffiner l'arrivée casse la continuité).

Réponse. ff continue     \iff préimage d'ouvert ouverte ; id\mathrm{id} Sierp→discr non continue. (Vérifié machine : continuité finie, contre-exemple — B4 ✓)
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Homéomorphismes et classification

CalculDifficulté 3/5

Définir un homéomorphisme. Classer les topologies sur un ensemble à 22 points à homéomorphisme près : combien de classes ?

Indices (3)

Homéo = bijection continue d'inverse continu.

Les 44 topologies sur {0,1}\{0,1\} : discrète, grossière, 22 Sierpiński.

Les deux Sierpiński sont homéomorphes (échanger 0,10,1).

Correction détaillée
Définition

f:XYf:X\to Y est un homéomorphisme si elle est bijective, continue, d'inverse continu : XX et YY ont alors « la même topologie ».

Classification

Les 44 topologies sur {0,1}\{0,1\} se répartissent en 33 classes d'homéomorphisme : la discrète, la grossière, et Sierpiński (les deux Sierpiński {,{0},X}\{\varnothing,\{0\},X\} et {,{1},X}\{\varnothing,\{1\},X\} sont homéomorphes via 010\leftrightarrow1).

Réponse. 33 classes d'homéo sur 22 points (discrète, grossière, Sierpiński). (Vérifié machine : homéo des 2 Sierpiński — B5 ✓)
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Topologie induite (sous-espace)

DémonstrationDifficulté 3/5

Définir la topologie induite sur AXA\subseteq X et montrer que l'injection ι:AX\iota:A\hookrightarrow X est continue. Décrire les ouverts de [0,1][0,1] comme sous-espace de R\mathbb{R}.

Indices (3)

Ouverts de AA = {UA:U ouvert de X}\{U\cap A:U\text{ ouvert de }X\}.

ι1(U)=UA\iota^{-1}(U)=U\cap A.

Ex. [0,12[[0,\tfrac12[ est ouvert dans [0,1][0,1] (trace de ]1,12[]-1,\tfrac12[).

Correction détaillée
Topologie trace

On pose TA={UA:UTX}\mathcal{T}_A=\{U\cap A:U\in\mathcal{T}_X\} : c'est une topologie sur AA. L'injection ι\iota vérifie ι1(U)=UATA\iota^{-1}(U)=U\cap A\in\mathcal{T}_A : elle est continue, et TA\mathcal{T}_A est la moins fine rendant ι\iota continue.

Sur [0,1]

[0,12[=]1,12[[0,1][0,\tfrac12[\,=\,]-1,\tfrac12[\,\cap[0,1] est ouvert dans [0,1][0,1] bien qu'il ne le soit pas dans R\mathbb{R} : les ouverts du sous-espace sont relatifs. De même [0,1][0,1] est à la fois ouvert et fermé dans lui-même.

Réponse. TA={UA}\mathcal{T}_A=\{U\cap A\}, ι\iota continue ; [0,12[[0,\tfrac12[ ouvert dans [0,1][0,1]. (Vérifié machine : sous-espace fini — B6 ✓)
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Connexité, exemples

CalculDifficulté 3/5

Définir la connexité. Parmi : Sierpiński, la topologie discrète sur {0,1,2}\{0,1,2\}, R\mathbb{R}, R\mathbb{R}^\ast — lesquels sont connexes ?

Indices (3)

Connexe = pas de partition en 22 ouverts non vides disjoints.

Discrète sur 2\geq2 points : non connexe.

R=],0[]0,+[\mathbb{R}^\ast=]-\infty,0[\cup]0,+\infty[.

Correction détaillée
Définition

XX est connexe s'il n'existe pas d'ouverts U,VU,V non vides, disjoints, avec UV=XU\cup V=X (équivalent : les seules parties à la fois ouvertes et fermées sont \varnothing et XX).

Exemples

Sierpiński : connexe (le seul ouvert non trivial {1}\{1\} n'a pas de complémentaire ouvert). Discrète sur {0,1,2}\{0,1,2\} : non connexe ({0}\{0\} et {1,2}\{1,2\} ouverts). R\mathbb{R} : connexe (intervalle). R\mathbb{R}^\ast : non connexe (],0[]0,+[]-\infty,0[\cup]0,+\infty[).

Réponse. Connexes : Sierpiński, R\mathbb{R} ; non connexes : discrète, R\mathbb{R}^\ast. (Vérifié machine : connexité sur espaces finis — E1 ✓)
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Image continue d'un connexe, TVI

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que l'image continue d'un connexe est connexe. En déduire le théorème des valeurs intermédiaires (en admettant que les intervalles sont les connexes de R\mathbb{R}).

Indices (3)

Supposer f(X)f(X) coupé par deux ouverts U,VU,V.

Tirer en arrière : f1(U),f1(V)f^{-1}(U),f^{-1}(V) coupent XX.

TVI : f([a,b])f([a,b]) connexe = intervalle.

Correction détaillée
Image connexe

Soit f:XYf:X\to Y continue, XX connexe. Si f(X)=UVf(X)=U'\cup V' avec U,VU',V' ouverts de f(X)f(X) non vides disjoints, alors f1(U),f1(V)f^{-1}(U'),f^{-1}(V') sont des ouverts de XX non vides, disjoints, de réunion XX : XX serait non connexe. Contradiction, donc f(X)f(X) est connexe.

TVI

[a,b][a,b] est connexe (les intervalles sont les connexes de R\mathbb{R} — ADMIS). Si ff est continue, f([a,b])f([a,b]) est connexe, donc un intervalle : il contient tout yy entre f(a)f(a) et f(b)f(b), qui est donc atteint. C'est le TVI.

Réponse. Image continue d'un connexe connexe ⇒ TVI. (Image connexe : preuve certifiée sur instances ; « intervalles = connexes de ℝ » ADMIS)
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Connexité par arcs, composantes

DémonstrationDifficulté 3/5

Définir la connexité par arcs et montrer qu'elle implique la connexité. Qu'est-ce qu'une composante connexe ?

Indices (3)

Arc = chemin continu γ:[0,1]X\gamma:[0,1]\to X.

Si XX était coupé, l'arc le serait aussi (image d'un connexe).

Composante = classe d'équivalence « reliable ».

Correction détaillée
Arcs ⇒ connexe

XX est connexe par arcs si deux points quelconques sont reliés par un arc continu. Si X=UVX=U\sqcup V (ouverts non vides), prenons xU,yVx\in U,y\in V et un arc γ\gamma de xx à yy : γ([0,1])\gamma([0,1]) est connexe (image d'un connexe), mais coupé par U,VU,V — contradiction. Donc connexe par arcs \Rightarrow connexe (réciproque fausse en général).

Composantes

La composante connexe d'un point xx est le plus grand connexe contenant xx (réunion de tous les connexes contenant xx). Les composantes partitionnent XX ; elles sont fermées. Ex. composantes de R\mathbb{R}^\ast : ],0[]-\infty,0[ et ]0,+[]0,+\infty[.

Réponse. Connexe par arcs ⇒ connexe ; composantes = partition. (Image connexe certifiée sur instances ; réciproque/composantes = relecture)
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Compacité par les recouvrements

DémonstrationDifficulté 3/5

Définir la compacité (Borel-Lebesgue). Montrer que tout espace fini est compact, et énoncer pourquoi [0,1][0,1] est compact (Heine-Borel).

Indices (3)

Compact : tout recouvrement ouvert a un sous-recouvrement fini.

Fini : le recouvrement lui-même est fini.

[0,1][0,1] : Heine-Borel (admis).

Correction détaillée
Définition & cas fini

XX est compact si de tout recouvrement ouvert X=iUiX=\bigcup_i U_i on extrait un sous-recouvrement fini X=Ui1UikX=U_{i_1}\cup\dots\cup U_{i_k}. Si XX est fini, tout recouvrement contient au plus X\lvert X\rvert ouverts utiles : c'est déjà fini, donc XX est compact.

[0,1] compact

[0,1][0,1] est compact : c'est le théorème de Heine-Borel (un segment, plus généralement un fermé borné de Rn\mathbb{R}^n, est compact — ADMIS ; la preuve repose sur la complétude de R\mathbb{R}, objet infini non certifiable par instances).

Réponse. Compact = Borel-Lebesgue ; fini ⇒ compact ; [0,1][0,1] compact (Heine-Borel ADMIS). (Cas fini certifié machine ; ℝ ADMIS)
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Compact ⇒ fermé borné, Heine-Borel

DémonstrationDifficulté 3/5

Dans un espace métrique, montrer qu'un compact est fermé et borné. Que dit la réciproque (Heine-Borel) et quand est-elle vraie ?

Indices (3)

Borné : recouvrir par des boules B(x0,n)B(x_0,n).

Fermé : séparer un point extérieur (Hausdorff).

Réciproque vraie dans Rn\mathbb{R}^n seulement.

Correction détaillée
Borné et fermé

Borné : X=nB(x0,n)X=\bigcup_n B(x_0,n) recouvre le compact KK, d'où un sous-recouvrement fini KB(x0,N)K\subseteq B(x_0,N). Fermé : pour yKy\notin K, chaque xKx\in K admet (Hausdorff) des boules disjointes B(x,rx),B(y,sx)B(x,r_x),B(y,s_x) ; le recouvrement (B(x,rx))xK(B(x,r_x))_{x\in K} donne un sous-recouvrement fini, et l'intersection des B(y,sxi)B(y,s_{x_i}) correspondants est une boule autour de yy évitant KK : KK est fermé.

Heine-Borel

La réciproque (fermé borné \Rightarrow compact) est vraie dans Rn\mathbb{R}^n (Heine-Borel — ADMIS) mais fausse en dimension infinie (la boule unité fermée d'un espace de Hilbert de dimension infinie n'est pas compacte). « Fermé borné = compact » caractérise d'ailleurs la dimension finie (Riesz).

Réponse. Compact ⇒ fermé borné ; réciproque = Heine-Borel (vraie dans Rn\mathbb{R}^n, ADMIS). (Compact⇒fermé borné : preuve = relecture ; Heine-Borel ADMIS)
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Image d'un compact, bornes atteintes

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que l'image continue d'un compact est compacte. En déduire qu'une fonction continue f:KRf:K\to\mathbb{R} sur un compact atteint ses bornes.

Indices (3)

Tirer en arrière un recouvrement de f(K)f(K).

Extraire un sous-recouvrement fini en amont.

f(K)f(K) compact de R\mathbb{R} = fermé borné ⇒ contient sup,inf\sup,\inf.

Correction détaillée
Image compacte

Soit f:KYf:K\to Y continue, KK compact, et f(K)=iVif(K)=\bigcup_i V_i (ViV_i ouverts). Alors K=if1(Vi)K=\bigcup_i f^{-1}(V_i) (ouverts), d'où un sous-recouvrement fini K=j=1mf1(Vij)K=\bigcup_{j=1}^m f^{-1}(V_{i_j}), donc f(K)=j=1mVijf(K)=\bigcup_{j=1}^m V_{i_j} : f(K)f(K) est compact.

Bornes atteintes

f(K)Rf(K)\subseteq\mathbb{R} compact donc fermé borné (Heine-Borel). Borné : supf(K)\sup f(K) et inff(K)\inf f(K) existent ; fermé : ils appartiennent à f(K)f(K). Donc ff atteint son maximum et son minimum sur KK (théorème de Weierstrass).

Réponse. Image continue d'un compact compacte ⇒ bornes atteintes (Weierstrass). (Image compacte : preuve = relecture ; appui Heine-Borel ADMIS)
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S'entraîner davantage sur topologie générale

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