Distances et boules
Sur
Indices (3)
Boule unité =
Distance discrète :
Correction détaillée
Pour
Ce que chacune mesure, et c'est ce qui les rend mémorables :
| distance | nom | ce qu'elle compte |
|---|---|---|
| euclidienne | la longueur du trajet à vol d'oiseau | |
| Manhattan | le trajet en ne roulant que sur les rues d'un quadrillage | |
| du sup, ou de l'échiquier | le nombre de coups d'un roi aux échecs |
👉 Les trois sont bien des distances : positivité, séparation (
| distance | boule unité | sommets / bord |
|---|---|---|
| le disque de rayon |
cercle |
|
| le losange (carré tourné de |
sommets |
|
| le carré plein |
sommets |
👉 Et l'emboîtement se voit à l'œil :
le losange dans le disque, le disque dans le carré. C'est la traduction géométrique des inégalités
⚠️ Point à ne pas manquer : ces trois boules ont des formes visiblement différentes, et pourtant les trois distances définissent exactement les mêmes ouverts sur
C'est bien une distance, sur n'importe quel ensemble. L'inégalité triangulaire
👉 Ses boules sont surprenantes, et c'est tout son intérêt :
| rayon | |
|---|---|
Conséquence : tout singleton est ouvert (c'est
👉 Et cela a un effet spectaculaire sur les suites :
⚠️ C'est le contre-exemple universel du chapitre : dès qu'un énoncé sur les suites paraît trop beau, l'essayer sur la distance discrète.
👉 Une distance n'est pas donnée par la nature : on la CHOISIT, selon ce qu'on veut mesurer.
| contexte | distance adaptée |
|---|---|
| géométrie du plan, physique | |
| déplacements sur un quadrillage, écarts absolus cumulés | |
| erreur maximale admissible, approximation uniforme | |
| ensemble sans structure (mots, symboles) | discrète |
⚠️ Seule
👉
ℹ️ En dimension infinie — l'espace des fonctions — ce choix cesse d'être indifférent : les distances
Toute boule ouverte est un ouvert
Montrer que dans un espace métrique, toute boule ouverte
Indices (3)
Prendre
Montrer
Un ouvert est réunion des boules qu'il contient.
Correction détaillée
Définition.
« Tout point de
⚠️ Le mot « ouverte » dans « boule ouverte » est une NOTATION, pas un théorème. Rien dans
👉 La difficulté est réelle : un point de
Soit
est strictement positive. C'est exactement ce qu'il reste de marge avant d'atteindre le bord.
Montrons
Donc
👉 Tout tient en une ligne d'inégalité triangulaire, et le choix de
👉 Le rayon se contracte quand on approche du bord, ce qui est exactement le comportement attendu — et c'est pourquoi un ouvert peut « toucher » son bord sans le contenir.
Sens 1 — toute réunion de boules ouvertes est un ouvert. Soit
Sens 2 — tout ouvert est une réunion de boules. Soit
L'inclusion
👉 La conséquence pratique est constante : pour démontrer une propriété des ouverts, il suffit souvent de la démontrer sur les boules et de vérifier qu'elle passe aux réunions.
👉 Ce résultat est ce qui fait d'une distance une TOPOLOGIE (B1). Les trois axiomes se vérifient maintenant sans peine :
| axiome | vérification |
|---|---|
| réunion quelconque d'ouverts | vue au bloc précédent |
| intersection FINIE d'ouverts | prendre |
⚠️⚠️ Le mot FINIE est essentiel, et le contre-exemple tient en une ligne :
intersection dénombrable d'ouverts qui n'est pas un ouvert de
👉 La raison profonde : un minimum de
ℹ️ C'est cette asymétrie — réunions quelconques, intersections finies — qui structure toute la topologie générale, et B2 en donne la version duale pour les fermés.
Intérieur, adhérence, frontière dans ℝ
Déterminer
Indices (3)
Correction détaillée
| notion | définition | mnémonique |
|---|---|---|
| le plus grand ouvert contenu dans |
les points logés dans |
|
| le plus petit fermé contenant |
les points qu'on peut approcher par |
|
| les points où |
👉 Le critère de travail, dans un espace métrique :
Les deux quantificateurs sont opposés, et c'est ce qui rend les deux notions duales : l'intérieur demande une boule qui reste dedans, l'adhérence demande que toute boule touche
Intérieur. Pour
Adhérence. Tout point de
Frontière.
👉 Les deux inclusions sont strictes, et pas au même endroit :
ℹ️ Contrôle rapide :
Intérieur : VIDE. Toute boule
Adhérence :
Frontière :
👉 La frontière est l'espace TOUT ENTIER. C'est déroutant si l'on garde en tête l'image d'une frontière comme d'un bord mince — et c'est précisément pourquoi cet exemple vaut d'être vu : une frontière n'est pas un contour, c'est l'ensemble des points adhérents à la fois à
⚠️
ℹ️ Ce couple « dense et d'intérieur vide » touche au théorème de Baire (D5) — qui interdit qu'une réunion dénombrable de fermés d'intérieur vide remplisse
Intérieur : VIDE. Toute boule
Adhérence :
Frontière :
Le tableau récapitulatif, à mémoriser :
| statut | ||||
|---|---|---|---|---|
| ni ouvert ni fermé | ||||
| ni ouvert ni fermé, dense | ||||
| fermé, d'intérieur vide, discret |
👉
ℹ️
Caractérisation séquentielle de l'adhérence
Dans un espace métrique, montrer que
Indices (3)
Prendre
Réciproque : une limite de points de
Correction détaillée
👉 C'est le pont entre la topologie et les suites, et c'est lui qui rend la topologie métrique maniable : tout ce qui s'exprime avec des boules peut se reformuler avec des suites, et réciproquement.
⚠️⚠️ L'hypothèse « métrique » n'est PAS décorative. Dans un espace topologique général, le sens
👉 La raison précise : la démonstration ci-dessous choisit une boule de rayon
Supposons
Soit
Ceci valant pour tout
👉 Ce sens est le plus facile et ne demande aucune hypothèse : il vaut dans tout espace topologique, à condition de remplacer « boule » par « voisinage ».
Supposons
👉 Le geste décisif : appliquer cela à la suite de rayons
Comme
⚠️ Ce sens utilise l'axiome du choix dénombrable (un choix simultané d'un
👉 Et c'est ici que la métrique est indispensable : la suite
👉 Trois conséquences immédiates, toutes constamment utilisées :
| énoncé topologique | version séquentielle |
|---|---|
| toute suite de |
|
| tout point de |
|
Exemple.
⚠️⚠️ Le contre-exemple en topologie générale, à connaître d'existence. Sur un ensemble non dénombrable
- les seules suites convergentes sont stationnaires — l'ensemble des valeurs prises est dénombrable, donc son complémentaire privé de la limite est un ouvert qui isole tout le reste ;
- et pourtant toute partie non dénombrable est dense.
👉 Un point peut donc être adhérent à
ℹ️ C'est la raison d'être des axiomes de dénombrabilité (C6) : ils fournissent un cadre (suffisant, pas nécessaire) où l'intuition séquentielle reste valide.
Trois caractérisations de la continuité
Pour
Indices (3)
(i)⇒(ii) : appliquer
(iii)⇒(i) : la préimage de
(ii)⇒(iii) par contraposée (suite dans le complémentaire).
Correction détaillée
Soit
(i) Continuité
(ii) Continuité séquentielle.
(iii) Préimage d'ouvert.
👉 Trois lectures d'une même idée — «
| formulation | sert à |
|---|---|
| (i) |
les estimations quantitatives |
| (ii) séquentielle | réfuter une continuité (une seule suite suffit) |
| (iii) par les ouverts | les démonstrations abstraites, et la généralisation |
👉 Seule (iii) survit hors du cadre métrique — c'est elle qu'on prend comme DÉFINITION en topologie générale (B4).
Supposons (i) et soit
Par (i) appliquée en
Par convergence de
En combinant : pour
👉 Le geste type : le
⚠️ Le sens direct ne marche pas : de « toute suite se comporte bien » on ne peut pas produire un
Supposons (i) fausse en un point
👉 On applique cela à
La première condition donne
Par contraposée, (ii)
👉 La suite
(i)
Tout point de
(iii)
ce qui est exactement (i).
⚠️⚠️ C'est la PRÉIMAGE, jamais l'image. L'image directe d'un ouvert par une fonction continue n'est pas ouverte en général — contre-exemple immédiat :
👉 La raison structurelle :
ℹ️ Version fermés :
Équivalence des normes en dimension finie
Sur
Indices (3)
Calculer les trois normes de
Correction détaillée
Sur
et, plus fine que la dernière :
D'où vient chacune :
| inégalité | argument |
|---|---|
| un terme |
|
| Cauchy-Schwarz contre le vecteur |
|
| chaque |
👉 Deux constantes seulement,
👉 La norme
Les majorations, avec
| inégalité | membre gauche | membre droit | vérifiée ? |
|---|---|---|---|
| ✓ | |||
| ✓ | |||
| ✓ |
👉 Les majorations sont larges ici, parce que
c'est-à-dire : pour toutes normes
👉 Les conséquences sont considérables, et c'est ce qui rend l'énoncé si utile :
| notion | dépend du choix de la norme ? |
|---|---|
| ouverts, fermés, adhérence | non |
| suites convergentes, limites | non |
| continuité, compacité, complétude | non |
| la valeur d'une distance, la forme des boules | oui |
Idée de la démonstration (ADMIS dans le détail) : on compare toute norme
👉 C'est la COMPACITÉ de la sphère qui porte tout le théorème, et c'est elle qui va manquer en dimension infinie.
Sur
Une majoration subsiste :
L'autre est IMPOSSIBLE. Prenons la suite de « pics »
👉 La même suite converge vers
👉 Et la cause est exactement celle annoncée : en dimension infinie, la sphère unité n'est pas compacte (théorème de Riesz), donc l'argument du bloc précédent s'effondre. Le lien entre les deux faits est parfait — ce n'est pas une coïncidence.
ℹ️ C'est pourquoi l'analyse fonctionnelle précise toujours SA norme : dire «
Axiomes d'une topologie, exemples
Énoncer les axiomes d'une topologie. Donner les topologies discrète, grossière et de Sierpiński sur
Indices (3)
Sierpiński :
Compter par énumération.
Correction détaillée
Une topologie sur
| axiome | énoncé |
|---|---|
| (T1) | |
| (T2) | toute réunion quelconque d'éléments de |
| (T3) | toute intersection FINIE d'éléments de |
Les éléments de
⚠️⚠️ L'asymétrie entre (T2) et (T3) est le cœur de la définition, pas une commodité. Si l'on autorisait les intersections quelconques,
👉 Une topologie est donc l'axiomatisation de « être ouvert », extraite du cas métrique (A2) en n'en retenant que ce qui se généralise. Il n'y a plus ni distance, ni boule, ni suite — seulement des ouverts.
| nom | commentaire | |
|---|---|---|
| grossière | la plus petite possible | |
| de Sierpiński | asymétrique : |
|
| discrète | toutes les parties |
⚠️ Il y en a une quatrième,
👉 Sierpiński est l'espace le plus instructif de la topologie générale, malgré ses deux points :
- il n'est pas séparé (
mais pas , C1) — les deux points ne s'isolent pas l'un de l'autre ; - la suite constante
converge à la fois vers et vers : le seul ouvert contenant est , qui contient bien tous les termes. L'unicité de la limite tombe (C2) ; - il est connexe (E1) : aucune partition en deux ouverts non vides.
👉 Ces nombres se comptent, ils ne se devinent pas — voici l'énumération complète pour
La suite complète, pour situer :
| topologies |
⚠️ La croissance est explosive, et il n'existe aucune formule close pour ce nombre. On ne le connaît que jusqu'à
👉 Vérifier
⚠️ Ne pas confondre avec le nombre de topologies à HOMÉOMORPHISME près :
👉 Ce nombre n'est pas arbitraire — il compte autre chose.
Un préordre est une relation réflexive et transitive (sans exiger l'antisymétrie). Et la bijection est explicite :
Le comptage des préordres redonne exactement la même suite :
| topologies | ||||
| préordres |
👉 Les deux lignes sont obtenues par deux énumérations INDÉPENDANTES — l'une teste les axiomes de topologie, l'autre la réflexivité et la transitivité. Leur coïncidence n'est donc pas une définition circulaire : c'est une corroboration.
⚠️ Cette bijection ne vaut QUE sur un ensemble fini (ou, plus généralement, pour les topologies dites d'Alexandrov, stables par intersection quelconque). Sur
ℹ️ Démonstration complète en C3. C'est ce qui explique qu'un objet aussi abstrait qu'une topologie finie se ramène à une structure d'ordre — et donc se compte.
Ouverts et fermés
Définir les fermés et montrer : une intersection quelconque de fermés est fermée, une réunion finie de fermés est fermée. (Dualité avec les ouverts.)
Indices (3)
Fermé = complémentaire d'ouvert.
Passer au complémentaire (lois de De Morgan).
Réunion quelconque d'ouverts / intersection finie d'ouverts.
Correction détaillée
👉 « Fermé » n'est pas « pas ouvert ». C'est « de complémentaire ouvert », et les deux notions ne s'excluent nullement :
| ensemble | ouvert ? | fermé ? |
|---|---|---|
| oui | oui — les deux à la fois | |
| oui | non | |
| non | oui | |
| non | non — ni l'un ni l'autre |
⚠️ La dernière ligne est celle qu'on oublie : la plupart des parties ne sont ni ouvertes ni fermées. « Ouvert » et « fermé » ne forment pas une alternative.
ℹ️ Un ensemble à la fois ouvert et fermé s'appelle un clopen, et leur rareté mesure la connexité (E1) :
Soit
Chaque
👉 L'axiome (T2) porte sur des réunions QUELCONQUES, et c'est exactement ce qui autorise ici des intersections QUELCONQUES. Le passage au complémentaire échange les deux opérations.
Exemple d'application, constamment utilisé :
intersection dénombrable de fermés, fermée ✓ — à comparer avec
Pour
intersection finie d'ouverts, donc ouverte par (T3).
⚠️⚠️ Et « finie » ne s'enlève pas — le contre-exemple est le plus important du chapitre :
Chaque singleton
👉 C'est le pendant exact, par dualité, du
ℹ️ Ces réunions dénombrables de fermés portent un nom, les
👉 Toute la topologie se réécrit dans l'un ou l'autre langage. Le dictionnaire :
| ouverts | fermés |
|---|---|
| réunion quelconque | intersection quelconque |
| intersection finie | réunion finie |
| préimage de fermé fermée |
Et la relation de dualité entre intérieur et adhérence :
👉 Conséquence pratique : on peut toujours définir une topologie par ses fermés, en imposant les trois axiomes de la colonne de droite. C'est même plus commode dans certains cadres — la topologie de Zariski en géométrie algébrique se définit ainsi, ses fermés étant les ensembles de zéros de familles de polynômes.
ℹ️ Vérification sur
Intérieur et adhérence dans un espace fini
Sur
Indices (3)
Fermés = complémentaires :
Correction détaillée
Vérifions d'abord que c'est bien une topologie. Les ouverts sont totalement ordonnés par inclusion (
- toute réunion de ces ouverts est le plus grand d'entre eux ✓
- toute intersection est le plus petit ✓
👉 C'est pour cela qu'on l'appelle la « chaîne » : les axiomes y sont vérifiés gratuitement, l'inclusion étant totale.
Les fermés, par passage au complémentaire :
| ouvert | complémentaire (= fermé) |
|---|---|
👉 Les fermés forment la chaîne inverse.
| fermé | contient |
|---|---|
| non | |
| non | |
| non | |
| oui |
👉 Le singleton
👉 On dit que
⚠️ C'est aussi pourquoi cet espace n'est pas
ℹ️ Les points génériques ne sont pas une curiosité : ils sont l'outil de base de la géométrie algébrique, où le point générique d'une variété irréductible est dense dedans.
| ouvert | |
|---|---|
| oui (trivialement) | |
| non — contient |
|
| non — contient |
|
| non |
👉 Aucun ouvert non vide n'évite
Contrôle par la dualité de B2 :
👉 Les deux calculs se recoupent, et c'est le bon réflexe : la formule
Son adhérence : le plus petit fermé le contenant. Ni
Le tableau complet des huit parties, qui donne une vue d'ensemble :
👉 Deux lectures utiles de ce tableau :
exactement pour et — c'est-à-dire pour les seuls clopens. L'espace est donc connexe (E1) ; est le seul singleton fermé. Le point est « le plus fermé », « le plus ouvert » : la chaîne d'ouverts organise les trois points en une hiérarchie stricte, qui est exactement le préordre de la correspondance d'Alexandrov (C3).
ℹ️ L'intérêt des espaces finis est là : tout s'y calcule exhaustivement, et l'on y observe des phénomènes — point dense, limite non unique, singleton non fermé — que
Continuité par les ouverts
Montrer que
Indices (3)
C'est la définition topologique de la continuité.
$ (g\circ f)^{-1}(W)=f^{-1}(g^{-1}(W))$.
Identité Sierpiński → discrète.
Correction détaillée
👉 En topologie générale, ce n'est pas un théorème : c'est LA définition. Il n'y a ni distance pour écrire un
⚠️ Pourquoi la préimage et pas l'image ? Parce que
L'image directe, elle, ne commute qu'avec la réunion :
👉 Les axiomes (T2) et (T3) portent précisément sur les réunions et les intersections : c'est donc
ℹ️ Version fermés, obtenue par passage au complémentaire :
Soient
continue est un ouvert de ; continue de cet ouvert est un ouvert de ✓
👉 Deux lignes. Comparez avec la démonstration
👉 Conséquence structurelle : les espaces topologiques et les applications continues forment une catégorie. Les isomorphismes de cette catégorie sont exactement les homéomorphismes (B5).
👉 C'est le contre-exemple qui empêche de confondre l'application et la topologie. L'identité est bijective, elle ne « bouge » aucun point — et pourtant sa continuité dépend entièrement des deux topologies aux extrémités.
Sur
Sens 1 :
Les ouverts de l'arrivée sont
Sens 2 :
👉 La règle générale se lit directement :
👉 Mnémonique : plus il y a d'ouverts au départ, plus il est facile que les préimages en soient. La topologie discrète rend donc toute application continue au départ ; la grossière, toute application continue à l'arrivée.
| topologie de départ | toute application partant de là est... |
|---|---|
| discrète (tous les ouverts) | continue — la préimage est toujours ouverte |
| topologie d'arrivée | toute application arrivant là est... |
|---|---|
| grossière ( |
continue — il n'y a que deux préimages à vérifier |
👉 Ces deux topologies sont les extrêmes, et elles rendent la continuité triviale — pour des raisons opposées. Toutes les autres sont entre les deux, et c'est là que la notion a du contenu.
⚠️⚠️ Le piège à retenir : une bijection continue n'est PAS un homéomorphisme. Ici
ℹ️ Il y a une exception importante, et elle sauve beaucoup de démonstrations : une bijection continue d'un compact vers un séparé est automatiquement un homéomorphisme (E6, C1). C'est ce qui permet, par exemple, d'identifier
Homéomorphismes et classification
Définir un homéomorphisme. Classer les topologies sur un ensemble à
Indices (3)
Homéo = bijection continue d'inverse continu.
Les
Les deux Sierpiński sont homéomorphes (échanger
Correction détaillée
⚠️⚠️ La troisième condition n'est PAS redondante, et B4 en donne le contre-exemple :
👉 Formulation équivalente, souvent plus commode :
👉 Deux espaces homéomorphes sont INDISCERNABLES du point de vue topologique. Tout ce qui s'exprime en termes d'ouverts — connexité, compacité, séparation, nombre de composantes — se transporte. On dit que ce sont des invariants topologiques.
ℹ️ L'image classique : une tasse et un tore sont homéomorphes, un sphère et un tore ne le sont pas. Ce que la topologie voit n'est pas la forme mais ce qui survit à la déformation continue.
👉 Un homéomorphisme entre deux topologies sur le MÊME ensemble à deux points est nécessairement une bijection de
Regardons l'effet de
| image par |
verdict | |
|---|---|---|
| invariante | ||
| échangée avec |
||
| idem | ||
| invariante |
| classe | représentant | ce qui la caractérise |
|---|---|---|
| grossière | aucun point ne se distingue ; non |
|
| de Sierpiński | ||
| discrète | toutes les parties |
👉 Et les trois se distinguent par des invariants, ce qui prouve qu'elles sont réellement dans des classes différentes — il ne suffit pas de constater qu'on n'a pas trouvé d'homéomorphisme :
| grossière | Sierpiński | discrète | |
|---|---|---|---|
| nombre d'ouverts | |||
| non | oui | oui | |
| connexe ? | oui | oui | non |
⚠️ Le nombre d'ouverts suffit déjà ici — un homéomorphisme induit une bijection entre les ouverts, donc il le préserve. C'est l'invariant le plus rudimentaire, et il tranche les trois cas.
| topologies | ||||||
| à homéomorphisme près |
👉 Le second comptage est bien plus petit, ce qui est attendu : on regroupe les topologies que les
⚠️ Mais le rapport n'est PAS
👉 C'est exactement le cadre du lemme de Burnside, qui compte les orbites d'une action de groupe en moyennant les points fixes. Le comptage naïf « diviser par
ℹ️ Ni l'une ni l'autre de ces suites n'a de formule close. Elles ne sont connues que par calcul exhaustif, et l'énumération devient rapidement impraticable — d'où l'intérêt de la correspondance d'Alexandrov (C3), qui les ramène à un problème d'ordres, mieux étudié.
Topologie induite (sous-espace)
Définir la topologie induite sur
Indices (3)
Ouverts de
Ex.
Correction détaillée
Soit
C'est la topologie induite (ou de sous-espace) sur
Vérifions les trois axiomes, et l'on voit que tout vient de ce que l'intersection avec
| axiome | vérification |
|---|---|
| ✓ | |
| ✓ | |
| ✓ |
👉 Les trois axiomes sont hérités, sans aucune hypothèse sur
Soit
Pour
qui est un ouvert de
👉 Et c'est plus fort qu'une simple vérification :
👉 C'est ce qu'on appelle la propriété universelle du sous-espace, et elle a une conséquence pratique constante :
Autrement dit : pour montrer qu'une application arrive continûment dans
ℹ️ La topologie produit (C4) et la topologie quotient (C5) se définissent exactement de la même façon — par une propriété universelle — et c'est ce qui unifie ces trois constructions.
Munissons
👉 Le fait qui surprend :
⚠️ « Ouvert » n'est donc jamais une propriété absolue : c'est toujours « ouvert DANS ». Omettre de préciser l'espace ambiant est la première source d'erreur du chapitre.
Le tableau complet pour
| partie | ouverte dans |
ouverte dans |
|---|---|---|
| oui | oui | |
| non | oui | |
| non | oui | |
| non | oui (c'est l'espace entier) |
👉 La forme générale : les ouverts de
ℹ️ Cas particulier utile : si
| propriété de |
héritée par tout |
|---|---|
| séparation |
oui, toujours |
| métrisabilité | oui — restreindre la distance |
| base dénombrable (C6) | oui |
| compacité (E4) | NON — sauf si |
| connexité (E1) | NON |
| complétude (D1) | NON — sauf si |
👉 Les contre-exemples sont immédiats, et il faut les avoir en tête :
- compacité :
n'est pas compact, mais l'est ; inversement n'est pas compact bien qu'inclus dans le compact ; - connexité :
est connexe, ne l'est pas (E1) ; - complétude :
est complet, ne l'est pas (D1) — alors que .
👉 La ligne de partage est nette : les propriétés de SÉPARATION descendent toujours, les propriétés de COMPLÉTUDE et de COMPACITÉ demandent que
ℹ️ C'est exactement ce qui rend le théorème de Heine-Borel si utile (E5) : dans
Connexité, exemples
Définir la connexité. Parmi : Sierpiński, la topologie discrète sur
Indices (3)
Connexe = pas de partition en
Discrète sur
Correction détaillée
Trois formulations, la même idée — «
| formulation | énoncé |
|---|---|
| par partition | pas de découpe en deux ouverts non vides |
| par les clopens | les seules parties à la fois ouvertes et fermées sont |
| par les fonctions | toute application continue |
👉 La version « clopens » est la plus rapide à vérifier, et c'est celle qu'on emploie en pratique : si
👉 La version « fonctions » est la plus puissante en démonstration : elle transforme un énoncé sur les découpes en un énoncé sur les applications continues, donc composable (E2).
Les fermés sont les complémentaires :
Cherchons les clopens — les parties à la fois dans les deux listes :
| partie | ouverte ? | fermée ? | clopen ? |
|---|---|---|---|
| oui | oui | oui | |
| oui | non | non | |
| non | oui | non | |
| oui | oui | oui |
👉 La raison est visible : la seule découpe possible en deux morceaux est
⚠️ C'est contre-intuitif : deux points isolés l'un de l'autre, et pourtant « d'un seul tenant ». La connexité ne dépend pas du nombre de points mais de la richesse de la topologie — c'est l'existence des ouverts qui permet de découper, et Sierpiński n'en a pas assez.
Discrète sur
👉 Une topologie discrète n'est jamais connexe dès qu'elle a au moins deux points. C'est l'exact opposé de la grossière, toujours connexe faute d'ouverts pour découper.
👉 Plus généralement, les connexes de
deux ouverts non vides, disjoints, de réunion
| espace | connexe ? | pourquoi |
|---|---|---|
| Sierpiński | oui | |
| discrète sur |
non | |
| oui | propriété de la borne supérieure | |
| non |
👉 La leçon centrale : la connexité mesure la PAUVRETÉ en ouverts, pas la proximité des points.
- La topologie grossière est toujours connexe (aucun ouvert pour découper) ;
- la discrète ne l'est jamais dès deux points (trop d'ouverts) ;
- entre les deux, tout dépend de la structure.
⚠️ Piège fréquent : la connexité n'est PAS héritée par les sous-espaces (B6).
ℹ️ La connexité est même un invariant d'homéomorphisme (B5), donc un outil pour distinguer deux espaces :
Image continue d'un connexe, TVI
Montrer que l'image continue d'un connexe est connexe. En déduire le théorème des valeurs intermédiaires (en admettant que les intervalles sont les connexes de
Indices (3)
Supposer
Tirer en arrière :
TVI :
Correction détaillée
👉 La démonstration devient très courte si l'on emploie la caractérisation par les fonctions (E1) — c'est un bon exemple du gain qu'apporte le choix de la bonne formulation.
Démonstration. Soit
est continue comme composée de deux applications continues (B4). Comme
⚠️ On travaille sur
👉 La démonstration par partitions marche aussi : si
Énoncé. Soit
Démonstration.
est un intervalle, donc connexe (E1) ; est continue, donc est connexe par le théorème ci-dessus ; - les connexes de
étant les intervalles (admis), est un intervalle ; - cet intervalle contient
et , donc — étant un intervalle — il contient tout ce qui est entre, en particulier .
👉 Le TVI n'est donc pas un théorème d'analyse mais un théorème de TOPOLOGIE, et sa vraie substance tient en une phrase : l'image continue d'un intervalle est un intervalle.
⚠️ L'étape 3 est ce qui est ADMIS, et c'est là que se cache la difficulté réelle. Elle repose sur la propriété de la borne supérieure de
Et elle existe bien :
👉 On peut même préciser l'image, puisque
qui est bien un intervalle ✓ et qui contient
⚠️⚠️ Le TVI donne l'EXISTENCE, jamais l'unicité ni la valeur. Ici la stricte monotonie ajoute l'unicité, et un calcul numérique la valeur — mais ce sont deux arguments supplémentaires, étrangers au théorème.
👉 La méthode de dichotomie est d'ailleurs la démonstration du TVI rendue effective : on coupe l'intervalle en deux, on garde la moitié où le signe change, et on recommence. Chaque étape divise l'incertitude par
👉 C'est le contre-exemple qui montre où est la vraie difficulté, et il tient en une ligne.
Prenons
et
👉 Où l'argument s'effondre exactement :
deux ouverts non vides de
👉 Le TVI est donc une propriété de
ℹ️ Ce contre-exemple est le pendant de la suite de Héron (D1), qui construit une suite de rationnels convergeant vers
Connexité par arcs, composantes
Définir la connexité par arcs et montrer qu'elle implique la connexité. Qu'est-ce qu'une composante connexe ?
Indices (3)
Arc = chemin continu
Si
Composante = classe d'équivalence « reliable ».
Correction détaillée
Un tel
👉 C'est la définition qu'on aurait spontanément donnée pour « d'un seul tenant » : on peut aller de n'importe quel point à n'importe quel autre sans quitter l'espace.
⚠️ Elle est pourtant STRICTEMENT plus forte que la connexité, et c'est tout l'objet de cet exercice. Le sens facile se démontre ; la réciproque est fausse, et le contre-exemple mérite d'être connu.
ℹ️ La relation « il existe un chemin de
Démonstration par l'absurde. Supposons
Prenons
est une partition de
👉 Or
👉 La démonstration transporte la connexité de
Variante encore plus courte, par E2 :
👉 C'est le contre-exemple à connaître, et il est explicite.
👉 La cause tient en un mot : l'ADHÉRENCE. La connexité passe à l'adhérence, la connexité par arcs non. C'est exactement l'écart entre les deux notions, et ce contre-exemple l'isole.
ℹ️ Bonne nouvelle pratique : sur un ouvert de
La relation
👉 Trois propriétés à retenir :
| propriété | pourquoi |
|---|---|
| chaque composante est connexe maximale | c'est la réunion de tous les connexes contenant |
| les composantes partitionnent |
ce sont des classes d'équivalence |
| chaque composante est FERMÉE | son adhérence est connexe et la contient, donc lui est égale par maximalité |
⚠️⚠️ Elles ne sont PAS toujours ouvertes, et c'est le piège. Contre-exemple : dans
👉 Quelques exemples pour situer :
| espace | composantes connexes |
|---|---|
| une seule : |
|
| deux : |
|
| une par point, aucune ouverte | |
| une par point, toutes ouvertes (topologie discrète induite, B6) |
ℹ️ Le nombre de composantes est un invariant topologique (B5), et c'est souvent le plus simple à mobiliser :
Compacité par les recouvrements
Définir la compacité (Borel-Lebesgue). Montrer que tout espace fini est compact, et énoncer pourquoi
Indices (3)
Compact : tout recouvrement ouvert a un sous-recouvrement fini.
Fini : le recouvrement lui-même est fini.
Correction détaillée
c'est-à-dire : si
⚠️ Beaucoup d'auteurs français exigent en plus que
👉 Comment lire cette définition, qui déroute au premier abord : la compacité est une propriété de finitude approchée. Un compact n'est pas fini, mais il se comporte comme s'il l'était dès qu'on le regarde à travers un recouvrement ouvert — on peut toujours se ramener à un nombre fini de morceaux.
👉 C'est ce qui rend la compacité si utile : elle permet de passer d'une infinité de conditions locales à un nombre fini, donc de prendre des maximums au lieu de bornes supérieures. Toutes les démonstrations de E5, E6 et D4 reposent là-dessus.
Démonstration. Soit
Pour chaque
La famille
- recouvre
: chaque est dans son propre ; - est FINIE : elle a au plus
éléments.
👉 La démonstration ne dit rien de la topologie : elle marche pour n'importe laquelle. Un espace fini est compact quelle que soit sa topologie — discrète, grossière, Sierpiński ou la chaîne de B3.
| taille du sous-recouvrement | |
|---|---|
| au plus |
|
| au plus |
|
| au plus |
⚠️ Et c'est aussi pourquoi l'exemple est peu instructif : la compacité y est gratuite. Tout l'intérêt de la notion apparaît sur des espaces infinis, où la finitude du sous-recouvrement est une vraie contrainte.
👉 Un contre-exemple explicite vaut mieux qu'un énoncé abstrait. Posons, pour
C'est bien un recouvrement ouvert de
Mais aucun sous-recouvrement fini n'existe. Prenons
qui ne contient pas
| la réunion est | le point manquant | |
|---|---|---|
👉 Ce qui manque est le point
Esquisse pour
On obtient des segments emboîtés
Or
⚠️ Statut : ADMIS. L'argument repose sur la propriété des segments emboîtés, donc sur la construction de
⚠️⚠️ « Fermé et borné » n'est PAS une définition de la compacité, et l'équivalence est FAUSSE hors de
ℹ️ Le nom complet du théorème est Borel-Lebesgue en France, Heine-Borel ailleurs — et il désigne parfois la définition, parfois l'équivalence. Préciser lequel on invoque évite bien des malentendus.
Compact ⇒ fermé borné, Heine-Borel
Dans un espace métrique, montrer qu'un compact est fermé et borné. Que dit la réciproque (Heine-Borel) et quand est-elle vraie ?
Indices (3)
Borné : recouvrir par des boules
Fermé : séparer un point extérieur (Hausdorff).
Réciproque vraie dans
Correction détaillée
Soit
Soit
Les
👉 Et c'est ici que la finitude paie. Posons
intersection FINIE d'ouverts, donc ouverte par (T3). Elle contient
⚠️ Avec une infinité de
⚠️⚠️ L'hypothèse SÉPARÉ est indispensable. Dans Sierpiński
Soit
La famille
Par compacité, un nombre fini suffit — et les boules étant emboîtées croissantes, leur réunion est la plus grande :
👉 Le même mécanisme qu'au bloc précédent : une infinité de conditions, ramenée à un maximum sur un ensemble fini. C'est le geste caractéristique de toutes les démonstrations de compacité.
Contrôle par la contraposée :
Esquisse. Un fermé borné de
| espace | fermé borné |
|---|---|
| OUI — Heine-Borel | |
| espace métrique quelconque | NON |
| espace vectoriel normé de dimension infinie | NON, jamais — théorème de Riesz |
⚠️ Contre-exemple métrique élémentaire : sur
👉 La bonne caractérisation métrique générale est : complet ET précompact (« totalement borné », c'est-à-dire recouvrable par un nombre fini de boules de rayon
👉 C'est le résultat qui sépare l'analyse en dimension finie de l'analyse fonctionnelle, et il vaut d'être vu sur un exemple explicite.
Dans
Toutes sont dans la boule unité fermée :
Et aucune sous-suite ne converge uniformément. La limite simple est
qui est discontinue — donc hors de
👉 Le théorème de Riesz généralise : dans un espace vectoriel normé, la boule unité fermée est compacte si et seulement si la dimension est finie. Il n'y a donc aucune exception à chercher.
👉 Et cela relie deux résultats de ce chapitre. La démonstration de l'équivalence des normes (A6) utilise la compacité de la sphère unité ; en dimension infinie cette compacité disparaît, et l'équivalence des normes disparaît avec elle. Les deux faits ne sont pas voisins par hasard : c'est le même mécanisme.
ℹ️ C'est pourquoi l'analyse fonctionnelle a dû inventer des compacités plus faibles — la compacité faible, où la boule unité d'un espace réflexif redevient compacte. Sans elle, presque aucun problème d'optimisation en dimension infinie n'aurait de solution.
Image d'un compact, bornes atteintes
Montrer que l'image continue d'un compact est compacte. En déduire qu'une fonction continue
Indices (3)
Tirer en arrière un recouvrement de
Extraire un sous-recouvrement fini en amont.
Correction détaillée
Démonstration. Soit
Par continuité, les
En appliquant
👉 Trois lignes, et le schéma est exactement le même qu'en E2 pour la connexité : on tire le recouvrement en arrière par
👉 C'est ce qui fait de la compacité un invariant topologique (B5) : elle se transporte par toute application continue, donc a fortiori par tout homéomorphisme.
⚠️ Ici encore, c'est la PRÉIMAGE qui travaille — l'image directe ne commute pas avec les intersections, et la démonstration ne s'écrirait pas.
Démonstration, en trois pas :
est compact dans , par le théorème précédent ; - donc
est fermé et borné (E5), et non vide ; - étant borné et non vide,
admet une borne supérieure — et est adhérent à , car tout intervalle rencontre par définition du sup. Étant fermé, contient ses points adhérents, donc
Même argument pour le minimum.
👉 Les deux propriétés de E5 servent, et chacune fait une chose distincte : borné garantit que le sup existe dans
⚠️ L'hypothèse « non vide » n'est pas un détail : sur
👉 Deux contre-exemples, qui échouent pour deux raisons différentes :
1.
Pour tout
⚠️ Ici
2.
👉
3. Le cas sain, pour comparer :
⚠️ Un seul point de différence entre
👉 C'est l'un des théorèmes les plus utilisés de toutes les mathématiques, souvent sans qu'on le nomme :
| usage | ce qu'il garantit |
|---|---|
| optimisation | un problème « minimiser |
| équivalence des normes (A6) | le min de |
| théorème de Rolle, accroissements finis | l'extremum intérieur existe, donc |
| distance à un compact |
👉 La première ligne est la plus importante en pratique : « le minimum existe » n'est jamais gratuit. Sur un domaine non compact il faut une hypothèse de remplacement — coercivité, semi-continuité — et c'est tout le métier du calcul des variations.
⚠️ Et le théorème donne l'EXISTENCE, jamais la valeur ni l'unicité. Il dit qu'un
👉 Un corollaire très utile, mentionné en B4 : une bijection continue d'un compact vers un séparé est un homéomorphisme. La démonstration tient en une ligne avec ce qui précède — l'image d'un fermé de
ℹ️ Version métrique équivalente, souvent plus commode : par compacité séquentielle (D3), toute suite de