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Exercices corrigés — Analyse vectorielle

Analyse · 18 exercices-types du palier socle

BUTL2L3Maths ingénieur

Chaque exercice donne l'énoncé, des indices progressifs et la correction rédigée étape par étape. Ouvre les blocs seulement après avoir cherché.

Revoir le cours : Analyse vectorielle Définitions, méthodes et exemples corrigés du chapitre.

Intégrale triple sur un pavé

CalculDifficulté 3/5

Calculer ∭[0,1]3(x+y+z) dV\displaystyle\iiint_{[0,1]^3}(x+y+z)\,dV.

Indices (3)

Fubini : intégrer successivement en zz, yy, xx (les bornes sont constantes).

∫01(x+y+z) dz=x+y+12\int_0^1(x+y+z)\,dz=x+y+\tfrac12.

Puis intégrer en yy, enfin en xx.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La première intégrale triple, et le domaine le plus simple qui soit : un pavé.

∭[0,1]3(x+y+z) dV\iiint_{[0,1]^{3}}(x+y+z)\,dV
sur un PAVEˊ, les trois bornes sont CONSTANTES et INDEˊPENDANTES\boxed{\text{sur un PAVÉ, les trois bornes sont CONSTANTES et INDÉPENDANTES}}
∫01∫01∫01(x+y+z) dz dy dx\int_{0}^{1}\int_{0}^{1}\int_{0}^{1}(x+y+z)\,dz\,dy\,dx

⚠️ C'est la seule situation où l'on peut permuter l'ordre d'intégration sans toucher aux bornes — elles ne dépendent pas des variables extérieures. Dès que le domaine n'est plus un pavé (A2, A3), permuter oblige à réécrire les bornes.

Deux voies, et la seconde est bien plus courte.

Voie 1 — intégrer successivement. Trois intégrations emboîtées, en traitant à chaque fois les autres variables comme des constantes.

Voie 2 — la LINÉARITÉ et la SYMÉTRIE.

∭(x+y+z) dV=∭x dV+∭y dV+∭z dV\iiint(x+y+z)\,dV=\iiint x\,dV+\iiint y\,dV+\iiint z\,dV

⚠️⚠️ Les trois intégrales sont ÉGALES par symétrie : le pavé [0,1]3[0,1]^{3} ne privilégie aucune des trois variables. Il suffit donc d'en calculer une et de multiplier par trois.

∭[0,1]3(x+y+z) dV=3∭[0,1]3x dV\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}(x+y+z)\,dV=3\iiint_{[0,1]^{3}}x\,dV}

ℹ️ Repérer une symétrie divise le travail par trois — c'est le réflexe le plus rentable du lot A, et il resservira sur la sphère (A5, C4).

Et la dernière intégrale se factorise :

∭[0,1]3x dV=(∫01x dx)⏟1/2×(∫01dy)⏟1×(∫01dz)⏟1=12\iiint_{[0,1]^{3}}x\,dV=\underbrace{\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)}_{1/2}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{1}dy\right)}_{1}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{1}dz\right)}_{1}=\dfrac12
sur un paveˊ, une inteˊgrale de fonction SEˊPAREˊE est un PRODUIT d’inteˊgrales simples\boxed{\text{sur un pavé, une intégrale de fonction SÉPARÉE est un PRODUIT d'intégrales simples}}
Le calcul, par les deux voies

Voie 1 — les trois intégrations successives.

On intègre d'abord en zz, à xx et yy fixés :

∫01(x+y+z) dz=[(x+y)z+z22]01=(x+y)+12\int_{0}^{1}(x+y+z)\,dz=\left[(x+y)z+\dfrac{z^{2}}{2}\right]_{0}^{1}=(x+y)+\dfrac12

⚠️ xx et yy sont des CONSTANTES pour cette intégration — c'est le point à comprendre. (x+y)(x+y) sort comme un coefficient.

Puis en yy, à xx fixé :

∫01(x+y+12)dy=[(x+12)y+y22]01=x+12+12=x+1\int_{0}^{1}\left(x+y+\dfrac12\right)dy=\left[\left(x+\dfrac12\right)y+\dfrac{y^{2}}{2}\right]_{0}^{1}=x+\dfrac12+\dfrac12=x+1

Enfin en xx :

∫01(x+1) dx=[x22+x]01=12+1=32\int_{0}^{1}(x+1)\,dx=\left[\dfrac{x^{2}}{2}+x\right]_{0}^{1}=\dfrac12+1=\dfrac32
∭[0,1]3(x+y+z) dV=32\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}(x+y+z)\,dV=\dfrac32}

Voie 2 — symétrie et factorisation.

∭(x+y+z) dV=3∭x dV=3×(∫01x dx)(∫01dy)(∫01dz)\iiint(x+y+z)\,dV=3\iiint x\,dV=3\times\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)\left(\int_{0}^{1}dy\right)\left(\int_{0}^{1}dz\right)
=3×12×1×1=32✓=3\times\dfrac12\times 1\times 1=\dfrac32 \quad\checkmark

⚠️ Trois lignes contre neuf. Les deux voies concordent, et c'est le contrôle le plus simple qu'on puisse produire.

Les contrôles.

a) L'interprétation en valeur moyenne. Le volume du pavé vaut 11, donc

inteˊgralevolume=3/21=32=la valeur MOYENNE de (x+y+z) sur le paveˊ\dfrac{\text{intégrale}}{\text{volume}}=\dfrac{3/2}{1}=\dfrac32=\text{la valeur MOYENNE de } (x+y+z) \text{ sur le pavé}

Et cette moyenne se vérifie sans calcul : chaque variable vaut en moyenne 12\frac12 sur [0,1][0,1], donc leur somme vaut en moyenne 3×12=323\times\frac12=\frac32 ✓

une inteˊgrale diviseˊe par le volume est une MOYENNE — un controˆle presque toujours disponible\boxed{\text{une intégrale divisée par le volume est une MOYENNE — un contrôle presque toujours disponible}}

b) L'encadrement. Sur le pavé, x+y+zx+y+z varie entre 00 (au coin origine) et 33 (au coin opposé) :

0×1≤∭≤3×1et 32 y est, exactement au milieu✓0\times 1\leq\iiint\leq 3\times 1 \qquad\text{et } \dfrac32 \text{ y est, exactement au milieu} \quad\checkmark

⚠️ Le milieu n'est pas un hasard : la fonction est affine, donc sa moyenne est sa valeur au centre de gravité du pavé, (12,12,12)\left(\frac12,\frac12,\frac12\right) — qui tombe ici, par symétrie, au milieu de ses valeurs extrêmes. Cet argument ne vaudra plus sur un domaine non symétrique (A2 : xx y a pour moyenne 14\frac14, pas 12\frac12) ni dès que la fonction cessera d'être affine (A5).

c) Le signe. La fonction est positive sur le pavé, donc l'intégrale l'est ✓

d) L'homogénéité. Le pavé a des côtés de longueur 11 ; si on les doublait, l'intégrale serait multipliée par 24=162^{4}=16 (le volume par 88, la fonction par 22). Vérifier comment une intégrale se comporte par changement d'échelle attrape beaucoup d'erreurs de facteur.

Rappel de cours

INTÉGRALE TRIPLE SUR UN PAVÉ

∭[a,b]×[c,d]×[e,f]g dV=∫ab ⁣∫cd ⁣∫efg dz dy dx\iiint_{[a,b]\times[c,d]\times[e,f]}g\,dV=\int_a^b\!\int_c^d\!\int_e^f g\,dz\,dy\,dx
⚠️ Sur un pavé seulement, les bornes sont constantes et l'ordre se permute sans les toucher (Fubini).

Intégration successive À chaque étape, les autres variables sont des CONSTANTES.

⚠️⚠️ LES DEUX RACCOURCIS DU PAVÉ 1. Symétrie — si le domaine ne privilégie aucune variable :

∭(x+y+z) dV=3∭x dV\iiint(x+y+z)\,dV=3\iiint x\,dV
2. Factorisation — si la fonction est un produit séparé :
∭f(x)g(y)h(z) dV=(∫f)(∫g)(∫h)\iiint f(x)g(y)h(z)\,dV=\left(\int f\right)\left(\int g\right)\left(\int h\right)

Le résultat

∭[0,1]3(x+y+z) dV=32\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}(x+y+z)\,dV=\dfrac32}

CONTRÔLE PRESQUE TOUJOURS DISPONIBLE — la moyenne

inteˊgralevolume=valeur moyenne\dfrac{\text{intégrale}}{\text{volume}}=\text{valeur moyenne}
Ici 3/21=32\frac{3/2}{1}=\frac32, et chaque variable vaut 12\frac12 en moyenne ✓

Encadrement : min⁡×V≤∭≤max⁡×V\min\times V\leq\iiint\leq\max\times V, soit 0≤32≤30\leq\frac32\leq 3. ⚠️ Le milieu n'est atteint que parce que la fonction est affine et le pavé symétrique (moyenne == valeur au centre).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Traiter xx et yy comme des variables lors de l'intégration en zz. Elles sont constantes à cette étape — c'est le principe même de l'intégration successive.

Le contrôle : après intégration en zz, il ne doit plus rester aucun zz.

⚠️⚠️ Factoriser une fonction NON séparée. La règle ∭fgh=(∫f)(∫g)(∫h)\iiint fgh=\left(\int f\right)\left(\int g\right)\left(\int h\right) ne vaut que pour un produit f(x)g(y)h(z)f(x)g(y)h(z) — jamais pour une somme.

Ici il faut d'abord DÉCOMPOSER la somme par linéarité, puis factoriser chaque morceau.

⚠️ Croire que la symétrie vaut sur tout domaine. Elle exige que le domaine ne privilégie aucune variable. Sur le pavé [0,1]×[0,2]×[0,3][0,1]\times[0,2]\times[0,3], les trois intégrales seraient différentes.

⚠️ Oublier une borne et écrire ∫01(x+y+z)dz=(x+y)+12\int_0^1(x+y+z)dz=(x+y)+\frac12 sans vérifier. Le contrôle : substituer x=y=0x=y=0 donne ∫01z dz=12\int_0^1 z\,dz=\frac12 ✓

⚠️ Se tromper de primitive : ∫(x+y+z)dz=(x+y)z+z22\int(x+y+z)dz=(x+y)z+\frac{z^2}{2}, où (x+y)(x+y) est un coefficient constant.

⚠️ Croire que le résultat doit être « joli ». 32\frac32 l'est, mais rien ne le garantit en général.

⚠️ Ne pas contrôler par la moyenne. C'est le contrôle le plus rapide du chapitre, et il ne demande aucun calcul supplémentaire.

⚠️ Appliquer « moyenne des extrêmes » à une fonction non affine. Ici cela marche (0+32=32\frac{0+3}{2}=\frac32) parce que la fonction est affine et le pavé symétrique — l'argument tombe dès A2 (domaine non symétrique) et en A5 (fonction non affine).

À retenir
∭[0,1]3(x+y+z) dV=32\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}(x+y+z)\,dV=\dfrac32}

Sur un PAVÉ, les bornes sont constantes, l'ordre est indifférent, et deux raccourcis existent :

SYMEˊTRIE: ∭(x+y+z)=3∭xFACTORISATION: ∭f(x)g(y)h(z)=(∫f)(∫g)(∫h)\boxed{\text{SYMÉTRIE} : \ \iiint(x+y+z)=3\iiint x \qquad \text{FACTORISATION} : \ \iiint f(x)g(y)h(z)=\left(\int f\right)\left(\int g\right)\left(\int h\right)}

⚠️ La factorisation ne vaut que pour un PRODUIT séparé — jamais pour une somme. Il faut d'abord décomposer par linéarité.

Trois lignes contre neuf, et les deux voies concordent.

LE contrôle du chapitre — la MOYENNE :

inteˊgralevolume=3/21=32\dfrac{\text{intégrale}}{\text{volume}}=\dfrac{3/2}{1}=\dfrac32
et chaque variable vaut 12\frac12 en moyenne sur [0,1][0,1] ✓

Encadrement : 0≤32≤30\leq\frac32\leq 3. ⚠️ Le milieu n'est atteint que parce que la fonction est affine et le pavé symétrique — l'argument tombe dès que l'un des deux manque.

⚠️ À chaque intégration, les autres variables sont des CONSTANTES.

Réponse. ∭[0,1]3(x+y+z) dV=32\displaystyle\iiint_{[0,1]^3}(x+y+z)\,dV=\frac32. (Recoupement : par symétrie ∭x=∭y=∭z=12\iiint x=\iiint y=\iiint z=\tfrac12, somme =32=\tfrac32 ; l'ordre d'intégration ne change pas le résultat ✓)
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Volume et moment d'un tétraèdre

CalculDifficulté 3/5

Soit VV le tétraèdre x,y,z≥0x,y,z\ge0, x+y+z≤1x+y+z\le1. Calculer son volume ∭VdV\displaystyle\iiint_V dV, puis ∭Vx dV\displaystyle\iiint_V x\,dV.

Indices (3)

Bornes : 0≤x≤10\le x\le1, 0≤y≤1−x0\le y\le1-x, 0≤z≤1−x−y0\le z\le1-x-y.

∫01−x−ydz=1−x−y\int_0^{1-x-y}dz=1-x-y.

Pour le moment, garder le facteur xx devant l'intégrale en y,zy,z.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le premier domaine NON pavé — et tout change : les bornes deviennent variables.

V={x,y,z≥0, x+y+z≤1}le TEˊTRAEˋDRE uniteˊV=\{x,y,z\geq 0, \ x+y+z\leq 1\} \qquad\text{le TÉTRAÈDRE unité}

⚠️⚠️ Sur un tel domaine, l'ordre d'intégration impose les bornes, et il faut les construire dans le bon sens.

de l’INTEˊRIEUR vers l’EXTEˊRIEUR : chaque borne ne peut deˊpendre que des variables PLUS EXTERNES\boxed{\text{de l'INTÉRIEUR vers l'EXTÉRIEUR : chaque borne ne peut dépendre que des variables PLUS EXTERNES}}

Construisons-les. On intègre en zz en premier (le plus interne), donc à xx et yy fixés :

0≤z≤1−x−y0\leq z\leq 1-x-y

⚠️ La borne supérieure vient de la contrainte x+y+z≤1x+y+z\leq 1, réécrite en z≤1−x−yz\leq 1-x-y.

Puis en yy, à xx fixé. Il faut que la borne de zz ait un sens, donc 1−x−y≥01-x-y\geq 0 :

0≤y≤1−x0\leq y\leq 1-x

Enfin en xx, sans contrainte extérieure :

0≤x≤10\leq x\leq 1
∭V=∫01∫01−x∫01−x−y⋯ dz dy dx\boxed{\iiint_V=\int_{0}^{1}\int_{0}^{1-x}\int_{0}^{1-x-y}\cdots\,dz\,dy\,dx}

⚠️⚠️ Les bornes se lisent de DROITE à GAUCHE : la plus interne (zz) dépend de xx et yy ; celle de yy dépend de xx ; celle de xx ne dépend de rien. Une borne qui dépendrait d'une variable plus INTERNE serait une faute de construction — il resterait cette variable dans le résultat final.

Ce qu'on peut prévoir :

volume du teˊtraeˋdre=16\boxed{\text{volume du tétraèdre} = \dfrac16}

ℹ️ Ce n'est pas un hasard : le tétraèdre est le « sixième » du cube unité. Plus précisément, le cube [0,1]3[0,1]^{3} se découpe en 66 tétraèdres congruents par les plans x=yx=y, y=zy=z, x=zx=z — pas des copies de VV, mais de même volume que lui (même base d'aire 12\frac12, même hauteur 11). Un contrôle géométrique gratuit.

Les deux calculs

1) Le volume.

∭VdV=∫01∫01−x∫01−x−ydz dy dx\iiint_V dV=\int_{0}^{1}\int_{0}^{1-x}\int_{0}^{1-x-y}dz\,dy\,dx

Intégration en zz — la plus simple :

∫01−x−ydz=1−x−y\int_{0}^{1-x-y}dz=1-x-y

Intégration en yy, à xx fixé. Posons u=1−xu=1-x (constante ici) :

∫01−x(1−x−y) dy=∫0u(u−y) dy=[uy−y22]0u=u2−u22=u22=(1−x)22\int_{0}^{1-x}(1-x-y)\,dy=\int_{0}^{u}(u-y)\,dy=\left[uy-\dfrac{y^{2}}{2}\right]_{0}^{u}=u^{2}-\dfrac{u^{2}}{2}=\dfrac{u^{2}}{2}=\dfrac{(1-x)^{2}}{2}

⚠️ Le changement de notation u=1−xu=1-x évite bien des erreurs de signe. Le résultat est un carré parfait, ce qui se retient.

Intégration en xx :

∫01(1−x)22 dx=12[−(1−x)33]01=12(0+13)\int_{0}^{1}\dfrac{(1-x)^{2}}{2}\,dx=\dfrac12\left[-\dfrac{(1-x)^{3}}{3}\right]_{0}^{1}=\dfrac12\left(0+\dfrac13\right)
Volume=16\boxed{\text{Volume}=\dfrac16}

⚠️ Attention au signe de la primitive : ∫(1−x)2dx=−(1−x)33\int(1-x)^{2}dx=-\frac{(1-x)^{3}}{3}, à cause de la dérivée interne −1-1.

2) Le moment ∭Vx dV\displaystyle\iiint_V x\,dV.

Mêmes bornes, et le xx sort des deux intégrations internes (il y est constant) :

∫01x(∫01−x∫01−x−ydz dy)dx=∫01x⋅(1−x)22 dx\int_{0}^{1}x\left(\int_{0}^{1-x}\int_{0}^{1-x-y}dz\,dy\right)dx=\int_{0}^{1}x\cdot\dfrac{(1-x)^{2}}{2}\,dx

ℹ️ La parenthèse est le calcul qu'on vient de faire — on ne la refait pas. Reconnaître un travail déjà fait est un réflexe qui économise beaucoup.

Développons :

12∫01x(1−2x+x2) dx=12∫01(x−2x2+x3)dx\dfrac12\int_{0}^{1}x(1-2x+x^{2})\,dx=\dfrac12\int_{0}^{1}\left(x-2x^{2}+x^{3}\right)dx
=12[x22−2x33+x44]01=12(12−23+14)=\dfrac12\left[\dfrac{x^{2}}{2}-\dfrac{2x^{3}}{3}+\dfrac{x^{4}}{4}\right]_{0}^{1}=\dfrac12\left(\dfrac12-\dfrac23+\dfrac14\right)

Au dénominateur commun 1212 :

12−23+14=6−8+312=112\dfrac12-\dfrac23+\dfrac14=\dfrac{6-8+3}{12}=\dfrac{1}{12}
∭Vx dV=12×112=124\boxed{\iiint_V x\,dV=\dfrac12\times\dfrac{1}{12}=\dfrac{1}{24}}

Les contrôles.

a) Le volume par la formule géométrique. Un tétraèdre de base BB et de hauteur hh a pour volume Bh3\frac{Bh}{3}. Ici la base est le triangle x+y≤1x+y\leq 1 d'aire 12\frac12, et la hauteur vaut 11 :

V=13×12×1=16✓V=\dfrac{1}{3}\times\dfrac12\times 1=\dfrac16 \quad\checkmark

b) Le découpage du cube. 6×16=1=6\times\frac16=1= volume du cube ✓

c) LE contrôle du moment — le CENTRE DE GRAVITÉ.

xˉ=∭Vx dVVolume=1/241/6=624=14\bar x=\dfrac{\displaystyle\iiint_V x\,dV}{\text{Volume}}=\dfrac{1/24}{1/6}=\dfrac{6}{24}=\dfrac14
xˉ=14\boxed{\bar x=\dfrac14}

⚠️⚠️ Et c'est exactement ce qu'il faut trouver : le centre de gravité d'un tétraèdre est à un quart de la hauteur depuis chaque face. Un fait géométrique bien connu, qui valide le calcul.

ℹ️ Il se retrouve aussi par la moyenne des sommets : les quatre sommets sont (0,0,0)(0,0,0), (1,0,0)(1,0,0), (0,1,0)(0,1,0), (0,0,1)(0,0,1), donc

xˉ=0+1+0+04=14✓\bar x=\dfrac{0+1+0+0}{4}=\dfrac14 \quad\checkmark

Trois voies concordantes.

d) L'encadrement. Sur VV, 0≤x≤10\leq x\leq 1, donc

0≤∭Vx dV≤1×16=16et 124≈0,042≤0,167✓0\leq\iiint_V x\,dV\leq 1\times\dfrac16=\dfrac16 \qquad\text{et } \dfrac{1}{24}\approx 0{,}042\leq 0{,}167 \quad\checkmark

⚠️ Le moment est bien plus petit que le majorant — logique, puisque le tétraèdre est « épais » près de x=0x=0 et fin près de x=1x=1.

Rappel de cours

⚠️⚠️ CONSTRUCTION DES BORNES — la règle qui gouverne tout le lot A

de l’INTEˊRIEUR vers l’EXTEˊRIEUR : une borne ne deˊpend que des variables PLUS EXTERNES\boxed{\text{de l'INTÉRIEUR vers l'EXTÉRIEUR : une borne ne dépend que des variables PLUS EXTERNES}}
∫01∫01−x∫01−x−ydz dy dx\int_{0}^{1}\int_{0}^{1-x}\int_{0}^{1-x-y}dz\,dy\,dx
Une borne dépendant d'une variable plus INTERNE est une faute : cette variable resterait dans le résultat.

Le tétraèdre unité

Volume=16∭Vx dV=124\boxed{\text{Volume}=\dfrac16 \qquad \iiint_V x\,dV=\dfrac{1}{24}}

Formule géométrique

Vteˊtraeˋdre=base×hauteur3=13⋅12⋅1=16V_{\text{tétraèdre}}=\dfrac{\text{base}\times\text{hauteur}}{3}=\dfrac13\cdot\dfrac12\cdot 1=\dfrac16
ℹ️ Le cube unité se découpe en 6 tétraèdres congruents.

⚠️ Primitive à surveiller

∫(1−x)2dx=−(1−x)33(deˊriveˊe interne −1)\int(1-x)^{2}dx=-\dfrac{(1-x)^{3}}{3} \qquad\text{(dérivée interne } -1)

⚠️⚠️ LE CONTRÔLE DU MOMENT — le centre de gravité

xˉ=∭x dVV=1/241/6=14\bar x=\dfrac{\iiint x\,dV}{V}=\dfrac{1/24}{1/6}=\dfrac14
Le centre de gravité d'un tétraèdre est au quart de la hauteur — et c'est aussi la moyenne des quatre sommets. Trois voies concordantes.

Encadrement : min⁡(f)⋅V≤∭f dV≤max⁡(f)⋅V\min(f)\cdot V\leq\iiint f\,dV\leq\max(f)\cdot V.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire des bornes constantes, comme sur un pavé : ∫01∫01∫01\int_0^1\int_0^1\int_0^1. Le domaine n'est pas un pavé — on intégrerait sur le cube entier, et le volume vaudrait 11 au lieu de 16\frac16.

Le contrôle : le volume géométrique.

⚠️⚠️ Inverser la dépendance des bornes : ∫01−y ⁣ ⁣∫⋯dx dy\int_0^{1-y}\!\!\int\cdots dx\,dy avec yy intégré après xx dont la borne dépend de yy.

Le contrôle : le résultat final ne doit contenir aucune variable. Si un yy subsiste, la construction est fautive.

⚠️ Oublier le signe de ∫(1−x)2dx\int(1-x)^{2}dx. La primitive est −(1−x)33-\frac{(1-x)^3}{3}.

Le contrôle : le volume doit être positif, et valoir 16\frac16.

⚠️ Refaire l'intégrale double pour le moment. Elle est identique à celle du volume — le xx sort simplement en facteur.

⚠️ Se tromper dans 12−23+14\frac12-\frac23+\frac14. Au dénominateur 1212 : 6−8+312=112\frac{6-8+3}{12}=\frac{1}{12}.

Le contrôle : le résultat doit être positif et petit.

⚠️ Croire que ∭x dV\iiint x\,dV est le centre de gravité. C'est le moment ; le centre de gravité est le moment divisé par le volume.

⚠️ Ne pas contrôler par le centre de gravité. C'est le contrôle le plus fort de l'exercice, et il est géométrique — donc entièrement indépendant du calcul.

À retenir
Volume du teˊtraeˋdre=16∭Vx dV=124\boxed{\text{Volume du tétraèdre}=\dfrac16 \qquad\qquad \iiint_V x\,dV=\dfrac{1}{24}}
∫01∫01−x∫01−x−ydz dy dx\int_{0}^{1}\int_{0}^{1-x}\int_{0}^{1-x-y}dz\,dy\,dx
les bornes se construisent de l’INTEˊRIEUR vers l’EXTEˊRIEUR\boxed{\text{les bornes se construisent de l'INTÉRIEUR vers l'EXTÉRIEUR}}

Une borne ne peut dépendre que des variables PLUS EXTERNES. Sinon cette variable resterait dans le résultat final — c'est le contrôle qui détecte une construction fautive.

⚠️ Primitive à surveiller : ∫(1−x)2dx=−(1−x)33\int(1-x)^{2}dx=-\dfrac{(1-x)^{3}}{3}.

LE contrôle — le CENTRE DE GRAVITÉ :

xˉ=∭x dVV=1/241/6=14\bar x=\dfrac{\iiint x\,dV}{V}=\dfrac{1/24}{1/6}=\dfrac14
Le centre de gravité d'un tétraèdre est au quart de la hauteur, et c'est aussi la moyenne de ses quatre sommets. Trois voies concordantes, dont deux purement géométriques.

ℹ️ Le cube unité se découpe en SIX tétraèdres congruents : 6×16=16\times\frac16=1 ✓

⚠️ Le moment n'est PAS le centre de gravité — il faut diviser par le volume.

Réponse. Volume =16=\dfrac16 et ∭Vx dV=124\displaystyle\iiint_V x\,dV=\dfrac1{24}. (Recoupement : changer l'ordre d'intégration (z,y,x)→(x,y,z)(z,y,x)\to(x,y,z) redonne 16\tfrac16 ; et l'abscisse du centre de gravité xˉ=1/241/6=14\bar x=\frac{1/24}{1/6}=\tfrac14 est bien celle attendue pour un tétraèdre ✓)
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Domaine borné par une surface

CalculDifficulté 3/5

Soit V={0≤x≤1, 0≤y≤1, 0≤z≤x+y}V=\{0\le x\le1,\ 0\le y\le1,\ 0\le z\le x+y\}. Calculer ∭Vz dV\displaystyle\iiint_V z\,dV.

Indices (3)

Intégrer d'abord en zz de 00 à x+yx+y.

∫0x+yz dz=(x+y)22\int_0^{x+y}z\,dz=\tfrac{(x+y)^2}2.

Puis intégrer (x+y)22\tfrac{(x+y)^2}2 sur le carré unité.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Un domaine « mixte » : deux bornes constantes, une seule variable.

V={0≤x≤1, 0≤y≤1, 0≤z≤x+y}V=\{0\leq x\leq 1, \ 0\leq y\leq 1, \ 0\leq z\leq x+y\}

⚠️ La base est un carré, mais le « toit » est incliné — le plan z=x+yz=x+y. Le domaine n'est donc pas un pavé, mais il en est très proche : seule la borne en zz est variable.

∭Vz dV=∫01∫01∫0x+yz dz dy dx\boxed{\iiint_V z\,dV=\int_{0}^{1}\int_{0}^{1}\int_{0}^{x+y}z\,dz\,dy\,dx}

Avec ces bornes, l'ordre est IMPOSÉ : zz doit être intégrée en premier, puisque sa borne dépend de xx et yy (un autre ordre reste possible, mais en réécrivant toutes les bornes). Les deux autres, elles, sont libres — leurs bornes sont constantes.

inteˊgrer d’abord la variable dont la borne DEˊPEND des autres\boxed{\text{intégrer d'abord la variable dont la borne DÉPEND des autres}}

Le calcul en zz produit un carré, et c'est là qu'est tout le travail :

∫0x+yz dz=[z22]0x+y=(x+y)22\int_{0}^{x+y}z\,dz=\left[\dfrac{z^{2}}{2}\right]_{0}^{x+y}=\dfrac{(x+y)^{2}}{2}

⚠️⚠️ Il faut ensuite DÉVELOPPER (x+y)2(x+y)^{2}, faute de quoi la double intégration devient pénible :

(x+y)2=x2+2xy+y2(x+y)^{2}=x^{2}+2xy+y^{2}

Et chacun des trois morceaux s'intègre alors par factorisation (A1), le domaine restant étant le carré [0,1]2[0,1]^{2}.

ℹ️ On peut prévoir l'ordre de grandeur. Sur le carré, x+yx+y varie de 00 à 22, donc zz va au plus jusqu'à 22, et z22\frac{z^{2}}{2} au plus jusqu'à 22. Le résultat sera donc inférieur à 22 — et il vaudra 712≈0,58\frac{7}{12}\approx 0{,}58.

⚠️ La symétrie en x↔yx\leftrightarrow y est utilisable : ∬x2=∬y2\iint x^{2}=\iint y^{2} sur le carré. Un calcul sur deux est évitable.

Le calcul

Étape 1 — intégration en zz.

∫0x+yz dz=(x+y)22\int_{0}^{x+y}z\,dz=\dfrac{(x+y)^{2}}{2}

Étape 2 — développer, ce qui rend les deux intégrations suivantes immédiates :

(x+y)22=x2+2xy+y22\dfrac{(x+y)^{2}}{2}=\dfrac{x^{2}+2xy+y^{2}}{2}

Étape 3 — intégrer sur le carré [0,1]2[0,1]^{2}, terme par terme.

Le domaine restant EST un pavé, donc on peut factoriser (A1) :

∬[0,1]2x2 dA=(∫01x2dx)(∫01dy)=13×1=13\iint_{[0,1]^{2}}x^{2}\,dA=\left(\int_{0}^{1}x^{2}dx\right)\left(\int_{0}^{1}dy\right)=\dfrac13\times 1=\dfrac13
∬[0,1]2y2 dA=13(par symeˊtrie x↔y)\iint_{[0,1]^{2}}y^{2}\,dA=\dfrac13 \qquad\text{(par symétrie } x\leftrightarrow y)
∬[0,1]2xy dA=(∫01x dx)(∫01y dy)=12×12=14\iint_{[0,1]^{2}}xy\,dA=\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)\left(\int_{0}^{1}y\,dy\right)=\dfrac12\times\dfrac12=\dfrac14

Étape 4 — recomposer :

∭Vz dV=12(13+2×14+13)=12(13+12+13)\iiint_V z\,dV=\dfrac12\left(\dfrac13+2\times\dfrac14+\dfrac13\right)=\dfrac12\left(\dfrac13+\dfrac12+\dfrac13\right)

Au dénominateur commun 66 :

13+12+13=2+3+26=76\dfrac13+\dfrac12+\dfrac13=\dfrac{2+3+2}{6}=\dfrac76
∭Vz dV=12×76=712≈0,583\boxed{\iiint_V z\,dV=\dfrac12\times\dfrac76=\dfrac{7}{12}\approx 0{,}583}

Les contrôles.

a) L'encadrement. Il faut d'abord le volume du domaine :

Vol=∬[0,1]2(x+y) dA=12+12=1\text{Vol}=\iint_{[0,1]^{2}}(x+y)\,dA=\dfrac12+\dfrac12=1

ℹ️ Le volume vaut exactement 11 — le même que le cube unité, ce qui est amusant : le toit incliné compense exactement, la hauteur moyenne valant 11.

Sur VV, zz varie entre 00 et 22, donc

0≤∭Vz dV≤2×1=2et 712≈0,58✓0\leq\iiint_V z\,dV\leq 2\times 1=2 \qquad\text{et } \dfrac{7}{12}\approx 0{,}58 \quad\checkmark

b) La hauteur moyenne de zz dans le domaine :

zˉ=∭z dVVol=7/121=712≈0,58\bar z=\dfrac{\iiint z\,dV}{\text{Vol}}=\dfrac{7/12}{1}=\dfrac{7}{12}\approx 0{,}58

⚠️ Est-ce plausible ? Au-dessus de chaque point (x,y)(x,y), la colonne va de 00 à x+yx+y, et son centre est à x+y2\frac{x+y}{2}. La hauteur moyenne serait donc la moyenne de x+y2\frac{x+y}{2}… pondérée par la hauteur des colonnes.

Sans pondération, on aurait x+y2‾=12\overline{\frac{x+y}{2}}=\frac12. Avec pondération (les colonnes hautes comptent plus), on obtient un peu plus : 712≈0,583>0,5\frac{7}{12}\approx 0{,}583>0{,}5 ✓

ℹ️ Ce raisonnement est un vrai contrôle : il prédit que le résultat doit dépasser 12\frac12 sans être beaucoup plus grand, et 712\frac{7}{12} y répond exactement.

c) Le contrôle par un cas dégénéré. Si le toit était plat à z=1z=1 au lieu de z=x+yz=x+y :

∭z dV=∬[0,1]2122 dA=12\iiint z\,dV=\iint_{[0,1]^{2}}\dfrac{1^{2}}{2}\,dA=\dfrac12

Et le vrai domaine, de même volume 11, a un toit inégal (de 00 à 22) : à volume égal, c'est le toit plat qui minimise ∬h22\iint\frac{h^{2}}{2} (Cauchy–Schwarz), donc son intégrale doit être plus grande : 712>12\frac{7}{12}>\frac12 ✓

d) Le signe et l'homogénéité. La fonction zz est positive sur VV ✓ Et si l'on doublait le carré de base, le résultat serait multiplié par 22×22=162^{2}\times 2^{2}=16 (base ×4\times 4, hauteur ×2\times 2, donc z2×4z^{2}\times 4).

Rappel de cours

ORDRE D'INTÉGRATION IMPOSÉ PAR LES BORNES

inteˊgrer d’abord la variable dont la BORNE DEˊPEND des autres\boxed{\text{intégrer d'abord la variable dont la BORNE DÉPEND des autres}}
Ici zz, dont la borne est x+yx+y.

Le calcul

∫0x+yz dz=(x+y)22puis DEˊVELOPPER\int_{0}^{x+y}z\,dz=\dfrac{(x+y)^{2}}{2} \qquad\text{puis DÉVELOPPER}
(x+y)2=x2+2xy+y2(x+y)^{2}=x^{2}+2xy+y^{2}
⚠️ Développer avant d'intégrer : le domaine restant est un pavé, donc chaque morceau se factorise (A1).

Les trois morceaux sur [0,1]2[0,1]^{2}

∬x2=13∬y2=13 (symeˊtrie)∬xy=14\iint x^{2}=\dfrac13 \qquad \iint y^{2}=\dfrac13 \ (\text{symétrie}) \qquad \iint xy=\dfrac14

Le résultat

∭Vz dV=12(13+12+13)=712\boxed{\iiint_V z\,dV=\dfrac12\left(\dfrac13+\dfrac12+\dfrac13\right)=\dfrac{7}{12}}

CONTRÔLES · volume du domaine : ∬(x+y) dA=1\iint(x+y)\,dA=1 — le même que le cube ; · hauteur moyenne zˉ=712≈0,58\bar z=\frac{7}{12}\approx 0{,}58, à comparer au 12\frac12 non pondéré : les colonnes hautes comptent plus, donc >12>\frac12 ✓ · cas dégénéré : avec un toit plat à z=1z=1, on aurait 12\frac12 — le minimum à volume égal (11) : le vrai toit, inégal, donne plus.

Encadrement : 0≤712≤2×10\leq\frac{7}{12}\leq 2\times 1.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Intégrer en xx ou yy en premier, alors que la borne de zz dépend d'eux.

Le contrôle : il resterait des xx ou yy dans le résultat. L'ordre n'est pas libre ici — sauf à réécrire toutes les bornes.

⚠️⚠️ Ne pas développer (x+y)2(x+y)^{2} et tenter d'intégrer directement.

C'est faisable, mais bien plus long : il faudrait deux intégrations avec changement de variable, là où le développement rend tout immédiat.

⚠️ Écrire (x+y)2=x2+y2(x+y)^{2}=x^{2}+y^{2} en oubliant le double produit. C'est l'erreur la plus coûteuse de l'exercice.

Le contrôle : le résultat vaudrait 12(13+13)=13\frac12\left(\frac13+\frac13\right)=\frac13 au lieu de 712\frac{7}{12} — soit moins que le cas du toit plat, ce qui est impossible : à volume égal (11), le toit plat donne le minimum de ∬h22\iint\frac{h^{2}}{2} (Cauchy–Schwarz).

⚠️ Oublier le 12\frac12 de ∫0x+yz dz=(x+y)22\int_0^{x+y}z\,dz=\frac{(x+y)^2}{2}.

Le contrôle : le résultat vaudrait 76>1\frac76>1, au-delà de la hauteur moyenne plausible.

⚠️ Confondre le volume et l'intégrale de zz. Le volume vaut 11 ; ∭z dV\iiint z\,dV vaut 712\frac{7}{12}. Ce sont deux choses différentes — la seconde pondère chaque point par sa hauteur.

⚠️ Se tromper dans 13+12+13\frac13+\frac12+\frac13. Au dénominateur 66 : 2+3+26=76\frac{2+3+2}{6}=\frac76.

⚠️ Ne pas exploiter la symétrie x↔yx\leftrightarrow y. Elle évite un calcul sur les trois.

⚠️ Ne faire aucun contrôle. Le cas dégénéré (toit plat) coûte deux lignes et borne le résultat par en dessous.

À retenir
∭Vz dV=∫01∫01∫0x+yz dz dy dx=712≈0,583\boxed{\iiint_V z\,dV=\int_{0}^{1}\int_{0}^{1}\int_{0}^{x+y}z\,dz\,dy\,dx=\dfrac{7}{12}\approx 0{,}583}
inteˊgrer d’abord la variable dont la BORNE DEˊPEND des autres\boxed{\text{intégrer d'abord la variable dont la BORNE DÉPEND des autres}}
∫0x+yz dz=(x+y)22puis DEˊVELOPPER: x2+2xy+y2\int_{0}^{x+y}z\,dz=\dfrac{(x+y)^{2}}{2} \qquad\text{puis DÉVELOPPER} : \ x^{2}+2xy+y^{2}

⚠️ Développer avant d'intégrer — le domaine restant est un pavé, donc chaque morceau se factorise.

⚠️⚠️ (x+y)2≠x2+y2(x+y)^{2}\neq x^{2}+y^{2} : le double produit vaut 2xy2xy, et son omission donne 13\frac13 au lieu de 712\frac{7}{12} — soit moins que le cas du toit plat, ce qui est impossible.

Contrôles :

  • volume du domaine =1=1 (le même que le cube !) ;
  • hauteur moyenne zˉ=712≈0,58>12\bar z=\frac{7}{12}\approx 0{,}58>\frac12 — les colonnes hautes comptent plus ;
  • cas dégénéré : toit plat à z=1z=1 donnerait 12\frac12, le minimum à volume égal (11) — le vrai toit, inégal, donne plus.

⚠️ Le volume et ∭z dV\iiint z\,dV sont deux choses différentes.

Réponse. ∭Vz dV=712\displaystyle\iiint_V z\,dV=\frac7{12}. (Recoupement : ∭Vz dV=∬[0,1]2(x+y)22 dA\iiint_V z\,dV=\iint_{[0,1]^2}\frac{(x+y)^2}2\,dA — on a bien réduit le triple au double déjà connu ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Volume sous un paraboloïde (cylindriques)

CalculDifficulté 3/5

Calculer le volume du domaine VV situé au-dessus du paraboloïde z=x2+y2z=x^2+y^2 et sous le plan z=4z=4.

Indices (3)

Le domaine se projette sur le disque x2+y2≤4x^2+y^2\le4 (intersection z=4z=4).

Passer en cylindriques : x2+y2=r2x^2+y^2=r^2, dV=r dr dθ dzdV=r\,dr\,d\theta\,dz.

zz varie de r2r^2 à 44, rr de 00 à 22, θ\theta de 00 à 2π2\pi.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le premier changement de coordonnées — et le moment de comprendre pourquoi il en faut un.

V={x2+y2≤z≤4}V=\{x^{2}+y^{2}\leq z\leq 4\}

Le domaine est limité par un PARABOLOÏDE (z=x2+y2z=x^{2}+y^{2}) et un plan (z=4z=4).

⚠️⚠️ En cartésiennes, ce domaine est pénible : la projection sur le plan xyxy est le disque x2+y2≤4x^{2}+y^{2}\leq 4, dont les bornes s'écrivent

−2≤x≤2−4−x2≤y≤4−x2-2\leq x\leq 2 \qquad -\sqrt{4-x^{2}}\leq y\leq\sqrt{4-x^{2}}

Des racines carrées dans les bornes — c'est le signe qu'il faut changer de coordonnées.

REˋGLE : symeˊtrie de REˊVOLUTION autour de Oz ⟹ CYLINDRIQUES\boxed{\text{RÈGLE : symétrie de RÉVOLUTION autour de } Oz \ \Longrightarrow \ \text{CYLINDRIQUES}}
x=rcos⁡θy=rsin⁡θz=zdV=r dr dθ dzx=r\cos\theta \qquad y=r\sin\theta \qquad z=z \qquad\qquad \boxed{dV=r\,dr\,d\theta\,dz}

⚠️⚠️ LE FACTEUR rr EST OBLIGATOIRE, et c'est l'oubli n°1 du chapitre. Il vient du jacobien : un petit élément de surface en polaires n'est pas dr dθdr\,d\theta mais r dr dθr\,dr\,d\theta — il est d'autant plus grand qu'on s'éloigne de l'axe.

ℹ️ Le vérifier une fois pour toutes : l'aire d'un disque de rayon RR vaut ∫02π∫0Rr dr dθ=2π⋅R22=πR2\int_0^{2\pi}\int_0^R r\,dr\,d\theta=2\pi\cdot\frac{R^2}{2}=\pi R^{2} ✓ Sans le rr, on obtiendrait 2πR2\pi R, c'est-à-dire le périmètre.

Dans ces coordonnées, le domaine devient simple :

x2+y2=r2⟹r2≤z≤4x^{2}+y^{2}=r^{2} \qquad\Longrightarrow\qquad r^{2}\leq z\leq 4

Et la contrainte r2≤4r^{2}\leq 4 donne 0≤r≤20\leq r\leq 2 — l'intersection du paraboloïde et du plan.

Volume=∫02π∫02∫r24r dz dr dθ\boxed{\text{Volume}=\int_{0}^{2\pi}\int_{0}^{2}\int_{r^{2}}^{4}r\,dz\,dr\,d\theta}

⚠️ L'ordre : zz d'abord (sa borne dépend de rr), puis rr, puis θ\theta. Rien ne dépend de θ\theta — c'est la signature de la symétrie de révolution, et cela permettra de sortir 2π2\pi d'emblée.

Le calcul

Passage en cylindriques. L'intersection paraboloïde/plan se trouve en résolvant r2=4r^{2}=4, soit r=2r=2.

Volume=∫02π∫02∫r24r dz dr dθ\text{Volume}=\int_{0}^{2\pi}\int_{0}^{2}\int_{r^{2}}^{4}r\,dz\,dr\,d\theta

Étape 1 — intégration en zz. L'intégrande rr ne dépend pas de zz :

∫r24r dz=r(4−r2)\int_{r^{2}}^{4}r\,dz=r\left(4-r^{2}\right)

⚠️ Le rr du jacobien reste, et il multiplie la hauteur de la colonne. C'est lui qui donnera le bon résultat.

Étape 2 — intégration en rr :

∫02r(4−r2) dr=∫02(4r−r3)dr=[2r2−r44]02\int_{0}^{2}r(4-r^{2})\,dr=\int_{0}^{2}\left(4r-r^{3}\right)dr=\left[2r^{2}-\dfrac{r^{4}}{4}\right]_{0}^{2}
=2×4−164=8−4=4=2\times 4-\dfrac{16}{4}=8-4=4

Étape 3 — intégration en θ\theta. Rien ne dépend de θ\theta :

∫02π4 dθ=8π\int_{0}^{2\pi}4\,d\theta=8\pi
Volume=8π≈25,13\boxed{\text{Volume}=8\pi\approx 25{,}13}

Les contrôles.

a) LE contrôle géométrique, et il est remarquable. Le domaine est contenu dans le cylindre circonscrit de rayon 22 et de hauteur 44 :

Vcylindre=πR2h=π×4×4=16πV_{\text{cylindre}}=\pi R^{2}h=\pi\times 4\times 4=16\pi
8π16π=12\dfrac{8\pi}{16\pi}=\dfrac12
le domaine occupe EXACTEMENT la MOITIEˊ du cylindre circonscrit\boxed{\text{le domaine occupe EXACTEMENT la MOITIÉ du cylindre circonscrit}}

⚠️⚠️ Ce n'est pas une coïncidence : c'est une propriété du paraboloïde de révolution, connue depuis Archimède. Un paraboloïde partage toujours en deux moitiés égales le cylindre qui le circonscrit.

ℹ️ C'est le meilleur contrôle possible — géométrique, mémorable, et il ne dépend d'aucun calcul.

b) Le contrôle du cône. À titre de comparaison, un cône de même base et même hauteur occuperait 13\frac13 du cylindre :

Vcoˆne=16π3≈16,8V_{\text{cône}}=\dfrac{16\pi}{3}\approx 16{,}8

Et notre paraboloïde, plus « évasé » qu'un cône, occupe davantage : 8π≈25,18\pi\approx 25{,}1 ✓

⚠️ L'ordre est bien : cône 13\frac13 < paraboloïde 12\frac12 < cylindre 11.

c) L'encadrement grossier. Le volume est compris entre celui du cône inscrit et celui du cylindre :

16π3≈16,8 ≤ 8π≈25,1 ≤ 16π≈50,3✓\dfrac{16\pi}{3}\approx 16{,}8 \ \leq \ 8\pi\approx 25{,}1 \ \leq \ 16\pi\approx 50{,}3 \quad\checkmark

d) Le contrôle du jacobien. Sans le facteur rr, on obtiendrait

∫02π∫02(4−r2) dr dθ=2π[4r−r33]02=2π(8−83)=32π3≈33,5\int_{0}^{2\pi}\int_{0}^{2}(4-r^{2})\,dr\,d\theta=2\pi\left[4r-\dfrac{r^{3}}{3}\right]_{0}^{2}=2\pi\left(8-\dfrac83\right)=\dfrac{32\pi}{3}\approx 33{,}5

⚠️ Un résultat plausible et faux — il dépasse même la moitié du cylindre. Le contrôle d'Archimède l'écarte immédiatement.

e) La cohérence dimensionnelle. Un volume doit être en longueur3\text{longueur}^{3}. Ici rr va jusqu'à 22 et zz jusqu'à 44 : l'ordre de grandeur 8π≈258\pi\approx 25 est cohérent avec un domaine d'environ 2×2×4=162\times 2\times 4=16 « unités » de boîte englobante, à un facteur près.

Rappel de cours

⚠️⚠️ COORDONNÉES CYLINDRIQUES

x=rcos⁡θy=rsin⁡θz=zdV=r dr dθ dzx=r\cos\theta \quad y=r\sin\theta \quad z=z \qquad\qquad \boxed{dV=r\,dr\,d\theta\,dz}
LE FACTEUR rr EST OBLIGATOIRE — c'est le jacobien. ℹ️ Le vérifier une fois : ∫02π ⁣∫0Rr dr dθ=πR2\int_0^{2\pi}\!\int_0^R r\,dr\,d\theta=\pi R^{2} ✓ Sans lui, on obtiendrait 2πR2\pi R — le périmètre.

Quand les employer

symeˊtrie de REˊVOLUTION autour de Oz ⟹ cylindriques\boxed{\text{symétrie de RÉVOLUTION autour de } Oz \ \Longrightarrow \ \text{cylindriques}}
Signe d'alerte en cartésiennes : des racines carrées dans les bornes.

Le domaine

x2+y2=r2 ⟹ r2≤z≤4 et 0≤r≤2x^{2}+y^{2}=r^{2} \ \Longrightarrow \ r^{2}\leq z\leq 4 \ \text{et} \ 0\leq r\leq 2

Le résultat

Volume=∫02π ⁣∫02 ⁣∫r24r dz dr dθ=8π\boxed{\text{Volume}=\int_{0}^{2\pi}\!\int_{0}^{2}\!\int_{r^{2}}^{4}r\,dz\,dr\,d\theta=8\pi}

⚠️⚠️ LE CONTRÔLE D'ARCHIMÈDE

un paraboloı¨de occupe EXACTEMENT la MOITIEˊ de son cylindre circonscrit\boxed{\text{un paraboloïde occupe EXACTEMENT la MOITIÉ de son cylindre circonscrit}}
8π16π=12✓\dfrac{8\pi}{16\pi}=\dfrac12 \quad\checkmark
Géométrique, mémorable, indépendant du calcul.

Les trois solides de révolution, pour mémoire

coˆne:13paraboloı¨de:12cylindre:1\text{cône} : \dfrac13 \qquad \text{paraboloïde} : \dfrac12 \qquad \text{cylindre} : 1

L'erreur classique

⚠️⚠️ OUBLIER LE FACTEUR rr du jacobien. L'erreur n°1 du chapitre.

Le résultat serait 32π3≈33,5\frac{32\pi}{3}\approx 33{,}5 — plausible en apparence, mais il dépasserait la moitié du cylindre.

Le contrôle : Archimède. Le rapport doit valoir exactement 12\frac12.

ℹ️ Le moyen de ne jamais l'oublier : se rappeler que ∫02π∫0Rr dr dθ\int_0^{2\pi}\int_0^R r\,dr\,d\theta doit donner πR2\pi R^{2}.

⚠️ Se tromper de sens sur les bornes de zz. Le domaine est au-dessus du paraboloïde et sous le plan : r2≤z≤4r^{2}\leq z\leq 4, pas l'inverse.

Le contrôle : le volume doit être positif. Avec les bornes inversées, on obtiendrait −8π-8\pi.

⚠️ Prendre rr jusqu'à 44 au lieu de 22. L'intersection se trouve en résolvant r2=4r^{2}=4, donc r=2r=2.

Le contrôle : à r=4r=4, le paraboloïde serait à z=16z=16, bien au-dessus du plan z=4z=4 — le domaine serait vide.

⚠️ Intégrer en rr avant zz, alors que la borne de zz dépend de rr.

⚠️ Rester en cartésiennes. Faisable, mais avec des 4−x2\sqrt{4-x^{2}} dans les bornes — beaucoup plus long et plus risqué.

⚠️ Croire que θ\theta va de 00 à π\pi. Un tour complet, c'est 2π2\pi.

Le contrôle : le volume serait divisé par deux.

⚠️ Ne pas faire le contrôle d'Archimède. Il coûte une division et attrape l'oubli du jacobien, l'erreur la plus fréquente.

À retenir
dV=r dr dθ dzVolume=∫02π ⁣∫02 ⁣∫r24r dz dr dθ=8π\boxed{dV=r\,dr\,d\theta\,dz} \qquad \text{Volume}=\int_{0}^{2\pi}\!\int_{0}^{2}\!\int_{r^{2}}^{4}r\,dz\,dr\,d\theta=\boxed{8\pi}

⚠️⚠️ LE FACTEUR rr EST OBLIGATOIRE — c'est le jacobien, et l'oublier est l'erreur n°1 du chapitre. Il donnerait 32π3\frac{32\pi}{3}, un résultat plausible et faux.

ℹ️ Le vérifier une fois pour toutes : ∫02π ⁣∫0Rr dr dθ=πR2\int_0^{2\pi}\!\int_0^R r\,dr\,d\theta=\pi R^{2}. Sans le rr : 2πR2\pi R, le périmètre.

symeˊtrie de REˊVOLUTION ⟹ CYLINDRIQUES\boxed{\text{symétrie de RÉVOLUTION} \ \Longrightarrow \ \text{CYLINDRIQUES}}

Signe d'alerte en cartésiennes : des racines carrées dans les bornes.

CONTROˆLE D’ARCHIMEˋDE : un paraboloı¨de occupe la MOITIEˊ de son cylindre circonscrit\boxed{\text{CONTRÔLE D'ARCHIMÈDE : un paraboloïde occupe la MOITIÉ de son cylindre circonscrit}}
8π16π=12✓\dfrac{8\pi}{16\pi}=\dfrac12 \quad\checkmark

Géométrique, mémorable, indépendant du calcul — et il attrape précisément l'oubli du jacobien.

Les trois solides : cône 13\frac13 · paraboloïde 12\frac12 · cylindre 11.

Réponse. V=8πV=8\pi. (Recoupement : V=∬r≤2(4−(x2+y2)) dAV=\iint_{r\le2}(4-(x^2+y^2))\,dA, l'« épaisseur » entre les deux surfaces, donne le même 8π8\pi ✓)
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Masse d'une boule (sphériques)

CalculDifficulté 3/5

Une boule de rayon 11 a une densité ρ=r\rho=r (distance au centre). Calculer sa masse ∭Vr dV\displaystyle\iiint_V r\,dV.

Indices (3)

Sphériques : dV=r2sin⁡φ dr dφ dθdV=r^2\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta.

La densité ρ=r\rho=r multiplie l'élément, d'où r⋅r2sin⁡φr\cdot r^2\sin\varphi.

Bornes : r∈[0,1]r\in[0,1], φ∈[0,π]\varphi\in[0,\pi], θ∈[0,2π]\theta\in[0,2\pi].

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Les coordonnées SPHÉRIQUES, et le second jacobien du chapitre.

x=rsin⁡φcos⁡θy=rsin⁡φsin⁡θz=rcos⁡φ\boxed{x=r\sin\varphi\cos\theta \qquad y=r\sin\varphi\sin\theta \qquad z=r\cos\varphi}
dV=r2sin⁡φ dr dφ dθ\boxed{dV=r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta}

⚠️⚠️ Le jacobien est r2sin⁡φr^{2}\sin\varphi, avec deux facteurs :

  • le r2r^{2} — plus on s'éloigne du centre, plus la sphère de rayon rr est grande ;
  • le sin⁡φ\sin\varphi — les « parallèles » sont plus courts près des pôles.

ℹ️ Le vérifier une fois pour toutes : le volume de la boule de rayon RR doit valoir 43πR3\frac43\pi R^{3} :

∫02π ⁣ ⁣∫0π ⁣ ⁣∫0Rr2sin⁡φ dr dφ dθ=2π×[−cos⁡φ]0π⏟= 2×R33=4πR33✓\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi}\!\!\int_{0}^{R}r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta=2\pi\times\underbrace{\left[-\cos\varphi\right]_{0}^{\pi}}_{=\,2}\times\dfrac{R^{3}}{3}=\dfrac{4\pi R^{3}}{3} \quad\checkmark

Les bornes, et leurs conventions :

variable domaine ce qu'elle mesure
rr [0;R][0;R] la distance au centre
φ\varphi [0;π][0;\pi] l'angle depuis le pôle nord (colatitude)
θ\theta [0;2π][0;2\pi] la longitude

⚠️⚠️ φ\varphi va de 00 à π\pi, PAS de 00 à 2π2\pi — c'est l'erreur de bornes la plus fréquente. Un demi-tour en φ\varphi combiné à un tour complet en θ\theta balaie déjà toute la sphère ; aller jusqu'à 2π2\pi la compterait deux fois.

Ici la densité est ρ=r\rho=r — la distance au centre. Elle s'écrit donc directement en sphériques, ce qui rend le choix évident.

Masse=∭Vr dV=∫02π ⁣ ⁣∫0π ⁣ ⁣∫01r⋅r2sin⁡φ dr dφ dθ\boxed{\text{Masse}=\iiint_V r\,dV=\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi}\!\!\int_{0}^{1}r\cdot r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta}

⚠️ Le rr de la densité s'ajoute au r2r^{2} du jacobien : l'intégrande en rr devient r3r^{3}. Ne pas confondre les deux rr — l'un vient de la physique, l'autre de la géométrie.

ℹ️ L'intégrale se FACTORISE en trois intégrales indépendantes, car l'intégrande est un produit séparé r3×sin⁡φ×1r^{3}\times\sin\varphi\times 1.

Le calcul
Masse=∫02π ⁣ ⁣∫0π ⁣ ⁣∫01r⏟densiteˊ⋅r2sin⁡φ⏟jacobien dr dφ dθ\text{Masse}=\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi}\!\!\int_{0}^{1}\underbrace{r}_{\text{densité}}\cdot\underbrace{r^{2}\sin\varphi}_{\text{jacobien}}\,dr\,d\varphi\,d\theta

L'intégrande est un produit séparé, donc l'intégrale se factorise :

=(∫02πdθ)⏟2π×(∫0πsin⁡φ dφ)⏟?×(∫01r3 dr)⏟?=\underbrace{\left(\int_{0}^{2\pi}d\theta\right)}_{2\pi}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi\right)}_{?}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{1}r^{3}\,dr\right)}_{?}

Les trois morceaux :

∫02πdθ=2π\int_{0}^{2\pi}d\theta=2\pi
∫0πsin⁡φ dφ=[−cos⁡φ]0π=−cos⁡π+cos⁡0=1+1=2\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi=\left[-\cos\varphi\right]_{0}^{\pi}=-\cos\pi+\cos 0=1+1=2

⚠️ Ce 22 revient dans tous les calculs sphériques sur une boule complète — autant le retenir.

∫01r3 dr=[r44]01=14\int_{0}^{1}r^{3}\,dr=\left[\dfrac{r^{4}}{4}\right]_{0}^{1}=\dfrac14

On multiplie :

Masse=2π×2×14\text{Masse}=2\pi\times 2\times\dfrac14
Masse=π≈3,14\boxed{\text{Masse}=\pi\approx 3{,}14}

Les contrôles.

a) La densité moyenne — LE contrôle de l'exercice.

ρˉ=MasseVolume=π43π=34\bar\rho=\dfrac{\text{Masse}}{\text{Volume}}=\dfrac{\pi}{\frac43\pi}=\dfrac{3}{4}
ρˉ=34=0,75\boxed{\bar\rho=\dfrac34=0{,}75}

⚠️⚠️ Est-ce plausible ? La densité varie de 00 (au centre) à 11 (au bord). Une moyenne naïve donnerait 12\frac12 — or on trouve 34\frac34, plus élevé.

ℹ️ Et c'est exactement ce qu'il faut : il y a beaucoup plus de matière loin du centre que près. Une coquille de rayon rr a une surface en r2r^{2}, donc les grands rr pèsent bien davantage dans la moyenne.

ρˉ=∫01r⋅r2dr∫01r2dr=1/41/3=34✓\bar\rho=\dfrac{\int_{0}^{1}r\cdot r^{2}dr}{\int_{0}^{1}r^{2}dr}=\dfrac{1/4}{1/3}=\dfrac34 \quad\checkmark

Ce calcul ne fait intervenir ni θ\theta ni φ\varphi — c'est donc un contrôle indépendant de la partie angulaire.

b) L'encadrement. La densité est entre 00 et 11, donc

0≤Masse≤1×4π3≈4,19et π≈3,14✓0\leq\text{Masse}\leq 1\times\dfrac{4\pi}{3}\approx 4{,}19 \qquad\text{et } \pi\approx 3{,}14 \quad\checkmark

c) Le contrôle du jacobien. Sans le r2r^{2} :

2π×2×∫01r dr=2π×2×12=2π≈6,282\pi\times 2\times\int_{0}^{1}r\,dr=2\pi\times 2\times\dfrac12=2\pi\approx 6{,}28

⚠️ Cela dépasserait la masse d'une boule de densité 11 partout (4,194{,}19) — impossible, puisque notre densité est partout ≤1\leq 1. L'encadrement attrape l'oubli.

Sans le sin⁡φ\sin\varphi :

2π×π×14=π22≈4,932\pi\times\pi\times\dfrac14=\dfrac{\pi^{2}}{2}\approx 4{,}93

⚠️ Cela dépasse aussi 4,194{,}19 — même verdict.

l’encadrement par la densiteˊ maximale attrape les DEUX oublis de jacobien\boxed{\text{l'encadrement par la densité maximale attrape les DEUX oublis de jacobien}}

d) Le contrôle par les unités. Une masse est une densité fois un volume. Si l'on doublait le rayon, la masse serait multipliée par 24=162^{4}=16 (le volume par 88, la densité maximale par 22). Vérifier ce comportement d'échelle attrape les erreurs d'exposant.

Rappel de cours

⚠️⚠️ COORDONNÉES SPHÉRIQUES

x=rsin⁡φcos⁡θy=rsin⁡φsin⁡θz=rcos⁡φx=r\sin\varphi\cos\theta \quad y=r\sin\varphi\sin\theta \quad z=r\cos\varphi
dV=r2sin⁡φ dr dφ dθ\boxed{dV=r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta}
DEUX facteurs : r2r^{2} (les sphères grandissent) et sin⁡φ\sin\varphi (les parallèles rétrécissent aux pôles).

⚠️⚠️ LES BORNES

r∈[0;R]φ∈[0;π]θ∈[0;2π]r\in[0;R] \qquad \boxed{\varphi\in[0;\pi]} \qquad \theta\in[0;2\pi]
φ\varphi ne va PAS jusqu'à 2π2\pi — la sphère serait comptée deux fois.

À retenir : le 22 angulaire

∫0πsin⁡φ dφ=2d’ouˋ∫ ⁣ ⁣∫dφ dθ=4π\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi=2 \qquad\text{d'où} \qquad \int\!\!\int d\varphi\,d\theta=4\pi

Vérification du jacobien

∫02π ⁣ ⁣∫0π ⁣ ⁣∫0Rr2sin⁡φ dr dφ dθ=4πR33✓\int_0^{2\pi}\!\!\int_0^\pi\!\!\int_0^R r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta=\dfrac{4\pi R^{3}}{3} \quad\checkmark

Le résultat

Masse=2π×2×14=π\boxed{\text{Masse}=2\pi\times 2\times\dfrac14=\pi}

⚠️⚠️ LE CONTRÔLE — la densité moyenne

ρˉ=MasseVolume=π4π/3=34\bar\rho=\dfrac{\text{Masse}}{\text{Volume}}=\dfrac{\pi}{4\pi/3}=\dfrac34
Plus que 12\frac12, parce qu'il y a plus de matière loin du centre (une coquille a une surface en r2r^{2}).
ρˉ=∫01r⋅r2dr∫01r2dr=1/41/3=34\bar\rho=\dfrac{\int_0^1 r\cdot r^{2}dr}{\int_0^1 r^{2}dr}=\dfrac{1/4}{1/3}=\dfrac34
Indépendant de la partie angulaire.

Encadrement : ρmin⁡V≤M≤ρmax⁡V\rho_{\min}V\leq M\leq\rho_{\max}V, soit 0≤π≤4π30\leq\pi\leq\frac{4\pi}{3} — il attrape les deux oublis de jacobien.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le r2r^{2} ou le sin⁡φ\sin\varphi du jacobien.

Le contrôle : l'encadrement. Les deux oublis donnent respectivement 2π≈6,282\pi\approx 6{,}28 et π22≈4,93\frac{\pi^2}{2}\approx 4{,}93, tous deux au-delà de 4π3≈4,19\frac{4\pi}{3}\approx 4{,}19 — impossible pour une densité ≤1\leq 1.

⚠️⚠️ Faire varier φ\varphi de 00 à 2π2\pi. La sphère serait balayée deux fois, mais sin⁡φ<0\sin\varphi<0 sur ]π;2π[]\pi;2\pi[ : la seconde moitié compte négativement, et le résultat s'annule.

Le contrôle : le volume de la boule vaudrait 00 au lieu de 4πR33\frac{4\pi R^3}{3} — absurde.

⚠️ Confondre les deux rr. L'un est la densité (physique), l'autre vient du jacobien (géométrie). Ils se multiplient : r×r2=r3r\times r^{2}=r^{3}.

Le contrôle : l'intégrande en rr doit être de degré 33, pas 11 ni 22.

⚠️ Se tromper dans ∫0πsin⁡φ dφ\int_0^\pi\sin\varphi\,d\varphi. C'est [−cos⁡φ]0π=1+1=2\left[-\cos\varphi\right]_0^\pi=1+1=2, pas 00.

ℹ️ L'erreur vient de croire que le sinus s'annule en moyenne — il le fait sur [0;2π][0;2\pi], pas sur [0;π][0;\pi] où il est positif.

⚠️ Croire que la densité moyenne vaut 12\frac12 parce que ρ\rho va de 00 à 11. La moyenne est pondérée par le volume, et il y a plus de volume loin du centre : 34\frac34.

⚠️ Employer les cylindriques. Faisables, mais la densité r=x2+y2+z2r=\sqrt{x^2+y^2+z^2} y devient ρ2+z2\sqrt{\rho^2+z^2} — bien plus pénible. La densité radiale appelle les sphériques.

⚠️ Ne pas factoriser. L'intégrande est un produit séparé : trois intégrales simples au lieu d'une triple emboîtée.

À retenir
dV=r2sin⁡φ dr dφ dθr∈[0;R],  φ∈[0;π],  θ∈[0;2π]\boxed{dV=r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta} \qquad \boxed{r\in[0;R], \ \ \varphi\in[0;\boldsymbol\pi], \ \ \theta\in[0;2\pi]}
Masse=2π⏟θ×2⏟φ×14⏟r=π≈3,14\text{Masse}=\underbrace{2\pi}_{\theta}\times\underbrace{2}_{\varphi}\times\underbrace{\dfrac14}_{r}=\boxed{\pi\approx 3{,}14}

⚠️⚠️ DEUX facteurs au jacobien : r2r^{2} et sin⁡φ\sin\varphi. Les oublier donne 6,286{,}28 ou 4,934{,}93 — tous deux au-delà de 4π3\frac{4\pi}{3}, donc impossibles.

⚠️⚠️ φ\varphi va de 00 à π\pi, pas 2π2\pi — sinon la sphère est comptée deux fois.

À retenir : ∫0πsin⁡φ dφ=2\displaystyle\int_0^\pi\sin\varphi\,d\varphi=2, d'où 4π4\pi pour toute la partie angulaire.

LE CONTROˆLE : ρˉ=MasseVolume=π4π/3=34\boxed{\text{LE CONTRÔLE : } \bar\rho=\dfrac{\text{Masse}}{\text{Volume}}=\dfrac{\pi}{4\pi/3}=\dfrac34}

⚠️ Plus que 12\frac12, et ce n'est pas une erreur : il y a plus de matière loin du centre (une coquille de rayon rr a une surface en r2r^{2}). Le calcul ∫r⋅r2∫r2=1/41/3\frac{\int r\cdot r^{2}}{\int r^{2}}=\frac{1/4}{1/3} le confirme sans la partie angulaire.

⚠️ Les deux rr se multiplient : densité ×\times jacobien =r×r2=r3=r\times r^{2}=r^{3}.

Réponse. m=πm=\pi. (Recoupement : avec densité constante 11 on retrouverait le volume 43π\tfrac43\pi ; la densité rr croissante donne ici π\pi ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Masse d'une demi-boule, densité variable

ApplicationDifficulté 3/5

Calculer la masse de la demi-boule supérieure de rayon 11 (z≥0z\ge0) de densité ρ=z\rho=z.

Indices (3)

En sphériques, z=rcos⁡φz=r\cos\varphi et la demi-boule supérieure correspond à φ∈[0,π2]\varphi\in[0,\tfrac\pi2].

ρ dV=(rcos⁡φ) r2sin⁡φ dr dφ dθ\rho\,dV=(r\cos\varphi)\,r^2\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta.

Utiliser ∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ=12\int_0^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi=\tfrac12.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une variante de A5 avec deux différences, et chacune se traite séparément.

demi-boule z≥0, R=1, densiteˊ ρ=z\text{demi-boule } z\geq 0, \ R=1, \ \text{densité } \rho=z

Différence 1 — le DOMAINE est une demi-boule.

z≥0⟺rcos⁡φ≥0⟺cos⁡φ≥0⟺0≤φ≤π2z\geq 0 \qquad\Longleftrightarrow\qquad r\cos\varphi\geq 0 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \cos\varphi\geq 0 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \boxed{0\leq\varphi\leq\dfrac\pi2}

⚠️ La colatitude φ\varphi se limite à π2\frac\pi2 — l'équateur. Ni rr ni θ\theta ne changent : on garde r∈[0;1]r\in[0;1] et le tour complet θ∈[0;2π]\theta\in[0;2\pi].

ℹ️ C'est le grand avantage des sphériques : couper une boule en deux par un plan horizontal ne touche qu'une borne.

Différence 2 — la DENSITÉ dépend de zz, pas de rr.

ρ=z=rcos⁡φ\rho=z=r\cos\varphi

⚠️⚠️ La densité mélange donc rr ET φ\varphi — contrairement à A5, où elle ne dépendait que de rr. Mais l'intégrande reste séparable :

rcos⁡φ⏟densiteˊ×r2sin⁡φ⏟jacobien=r3⏟en r×cos⁡φsin⁡φ⏟en φ\underbrace{r\cos\varphi}_{\text{densité}}\times\underbrace{r^{2}\sin\varphi}_{\text{jacobien}}=\underbrace{r^{3}}_{\text{en } r}\times\underbrace{\cos\varphi\sin\varphi}_{\text{en } \varphi}
l’inteˊgrale se factorise encore\boxed{\text{l'intégrale se factorise encore}}

Le morceau angulaire est le seul point technique :

∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ\int_{0}^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi

ℹ️ Trois façons de le calculer, toutes correctes :

  • reconnaître sin⁡φcos⁡φ=sin⁡2φ2\sin\varphi\cos\varphi=\frac{\sin 2\varphi}{2} ;
  • poser u=sin⁡φu=\sin\varphi, donc du=cos⁡φ dφdu=\cos\varphi\,d\varphi ;
  • reconnaître directement la dérivée de sin⁡2φ2\frac{\sin^{2}\varphi}{2}.

Toutes donnent 12\dfrac12.

⚠️ On peut prévoir que le résultat sera PLUS PETIT qu'en A5 : le domaine est deux fois plus petit, et la densité zz s'annule sur tout le plan équatorial — là où il y a le plus de matière.

Le calcul
Masse=∫02π ⁣ ⁣∫0π/2 ⁣ ⁣∫01(rcos⁡φ)⏟ρ=z⋅r2sin⁡φ⏟jacobien dr dφ dθ\text{Masse}=\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi/2}\!\!\int_{0}^{1}\underbrace{(r\cos\varphi)}_{\rho=z}\cdot\underbrace{r^{2}\sin\varphi}_{\text{jacobien}}\,dr\,d\varphi\,d\theta

On regroupe par variable :

=∫02π ⁣ ⁣∫0π/2 ⁣ ⁣∫01r3cos⁡φsin⁡φ dr dφ dθ=\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi/2}\!\!\int_{0}^{1}r^{3}\cos\varphi\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta

L'intégrande est séparé, donc l'intégrale se factorise :

=(∫02πdθ)⏟2π×(∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ)⏟?×(∫01r3dr)⏟1/4=\underbrace{\left(\int_{0}^{2\pi}d\theta\right)}_{2\pi}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi\right)}_{?}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{1}r^{3}dr\right)}_{1/4}

Le morceau angulaire, par le changement u=sin⁡φu=\sin\varphi (du=cos⁡φ dφdu=\cos\varphi\,d\varphi) :

∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ=∫01u du=[u22]01=12\int_{0}^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi=\int_{0}^{1}u\,du=\left[\dfrac{u^{2}}{2}\right]_{0}^{1}=\dfrac12

⚠️ Les bornes changent avec la variable : φ=0→u=0\varphi=0\to u=0 et φ=π2→u=1\varphi=\frac\pi2\to u=1. Les oublier est l'erreur classique du changement de variable.

Vérification par l'autre voie :

∫0π/2sin⁡2φ2 dφ=12[−cos⁡2φ2]0π/2=12(12+12)=12✓\int_{0}^{\pi/2}\dfrac{\sin 2\varphi}{2}\,d\varphi=\dfrac12\left[-\dfrac{\cos 2\varphi}{2}\right]_{0}^{\pi/2}=\dfrac12\left(\dfrac12+\dfrac12\right)=\dfrac12 \quad\checkmark

On multiplie :

Masse=2π×12×14\text{Masse}=2\pi\times\dfrac12\times\dfrac14
Masse=π4≈0,785\boxed{\text{Masse}=\dfrac{\pi}{4}\approx 0{,}785}

Les contrôles.

a) La densité moyenne. Le volume de la demi-boule vaut 12×4π3=2π3\frac12\times\frac{4\pi}{3}=\frac{2\pi}{3} :

ρˉ=π/42π/3=π4×32π=38=0,375\bar\rho=\dfrac{\pi/4}{2\pi/3}=\dfrac{\pi}{4}\times\dfrac{3}{2\pi}=\dfrac38=0{,}375

⚠️⚠️ Est-ce plausible ? La densité zz varie de 00 (à l'équateur) à 11 (au pôle). Une moyenne naïve donnerait 12\frac12 — or on trouve moins : 0,3750{,}375.

ℹ️ Et c'est exactement ce qu'il faut : la demi-boule est LARGE en bas (près de z=0z=0, où la densité est nulle) et ÉTROITE en haut (près du pôle, où elle vaut 11). La majorité du volume est dans la région peu dense.

ρˉ<12 est PREˊVISIBLE par la geˊomeˊtrie\boxed{\bar\rho<\dfrac12 \ \text{est PRÉVISIBLE par la géométrie}}

⚠️ Comparez avec A5, où l'on trouvait ρˉ=34>12\bar\rho=\frac34>\frac12 : là, la densité croissait avec le rayon, donc dans la direction où il y a le plus de matière. Ici c'est l'inverse. Le sens de l'écart à 12\frac12 dit où se trouve la matière.

b) L'encadrement :

0≤π4≈0,785≤1×2π3≈2,09✓0\leq\dfrac\pi4\approx 0{,}785\leq 1\times\dfrac{2\pi}{3}\approx 2{,}09 \quad\checkmark

c) Le contrôle par la hauteur du centre de gravité. La quantité ∭z dV\iiint z\,dV est le moment de la demi-boule, donc

zˉ=π/42π/3=38\bar z=\dfrac{\pi/4}{2\pi/3}=\dfrac38
le centre de graviteˊ d’une demi-boule de rayon 1 est aˋ la hauteur 38\boxed{\text{le centre de gravité d'une demi-boule de rayon } 1 \text{ est à la hauteur } \dfrac38}

⚠️⚠️ C'est un résultat classique de mécanique, et il vaut 3R8\frac{3R}{8} pour un rayon RR. Notre calcul le retrouve exactement.

ℹ️ Contrôle de plausibilité : 38=0,375\frac38=0{,}375 est en dessous de la mi-hauteur (0,50{,}5) — cohérent, la demi-boule étant plus large en bas.

d) Le contrôle par comparaison à A5. La masse y valait π\pi ; ici π4\frac\pi4, soit quatre fois moins. Deux facteurs se composent : le domaine deux fois plus petit, et une densité en moyenne deux fois plus faible (38\frac38 contre 34\frac34).

π/4π=14=12×12✓\dfrac{\pi/4}{\pi}=\dfrac14=\dfrac12\times\dfrac12 \quad\checkmark
Rappel de cours

Sphériques

dV=r2sin⁡φ dr dφ dθz=rcos⁡φdV=r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta \qquad z=r\cos\varphi

⚠️ DEMI-BOULE SUPÉRIEURE

z≥0  ⟺  cos⁡φ≥0  ⟺  0≤φ≤π2z\geq 0 \iff \cos\varphi\geq 0 \iff \boxed{0\leq\varphi\leq\dfrac\pi2}
Seule la borne de φ\varphi change — rr et θ\theta sont intacts.

Densité en zz : l'intégrande reste SÉPARÉ

(rcos⁡φ)×r2sin⁡φ=r3×cos⁡φsin⁡φ(r\cos\varphi)\times r^{2}\sin\varphi=r^{3}\times\cos\varphi\sin\varphi

Le morceau angulaire — trois voies

∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ=12\int_{0}^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi=\dfrac12
par u=sin⁡φu=\sin\varphi, par sin⁡φcos⁡φ=sin⁡2φ2\sin\varphi\cos\varphi=\frac{\sin 2\varphi}{2}, ou en reconnaissant (sin⁡2φ2)′\left(\frac{\sin^{2}\varphi}{2}\right)'. ⚠️ Changer les bornes avec la variable : φ=0→u=0\varphi=0\to u=0, φ=π2→u=1\varphi=\frac\pi2\to u=1.

Le résultat

Masse=2π×12×14=π4\boxed{\text{Masse}=2\pi\times\dfrac12\times\dfrac14=\dfrac\pi4}

⚠️⚠️ LE CONTRÔLE — et le SENS de l'écart à 12\frac12

ρˉ=π/42π/3=38<12\bar\rho=\dfrac{\pi/4}{2\pi/3}=\dfrac38<\dfrac12
La demi-boule est LARGE là où zz est petit — donc la moyenne est tirée vers le bas. ⚠️ Comparer avec A5 : ρˉ=34>12\bar\rho=\frac34>\frac12, la densité y croissant vers l'extérieur, où il y a plus de matière. Le sens de l'écart dit où est la matière.

Résultat de mécanique à connaître

centre de graviteˊ d’une demi-boule: zˉ=3R8\boxed{\text{centre de gravité d'une demi-boule} : \ \bar z=\dfrac{3R}{8}}

L'erreur classique

⚠️⚠️ Prendre φ∈[0;π]\varphi\in[0;\pi] au lieu de [0;π2][0;\frac\pi2] — c'est-à-dire intégrer sur la boule entière.

Le contrôle : sur la boule complète, ∫0πcos⁡φsin⁡φ dφ=0\int_0^\pi\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi=0 (la partie inférieure compense la supérieure), donc la masse vaudrait 00. Un zéro sur une densité positive est absurde — et il signale immédiatement l'erreur.

ℹ️ Ce zéro n'est pas fortuit : la densité zz est impaire en zz, donc son intégrale sur un domaine symétrique s'annule.

⚠️⚠️ Restreindre θ\theta à [0;π][0;\pi] en croyant que « demi-boule » signifie « demi-tour ».

Le contrôle : la demi-boule est coupée par un plan horizontal, donc c'est φ\varphi qui est limité — θ\theta fait toujours le tour complet.

⚠️ Écrire z=rsin⁡φz=r\sin\varphi au lieu de rcos⁡φr\cos\varphi.

Le contrôle : au pôle nord (φ=0\varphi=0), on doit avoir z=rz=r. Or sin⁡0=0\sin 0=0 ✗ et cos⁡0=1\cos 0=1 ✓

⚠️ Oublier de changer les bornes dans le changement u=sin⁡φu=\sin\varphi.

⚠️ Croire que ρˉ\bar\rho doit valoir 12\frac12 parce que zz va de 00 à 11. La moyenne est pondérée par le volume, et la demi-boule est large en bas.

⚠️ Oublier un facteur du jacobien. L'encadrement (≤2π3≈2,09\leq\frac{2\pi}{3}\approx 2{,}09) attrape les deux oublis.

⚠️ Ne pas comparer avec A5. Le rapport 14\frac14 se décompose en 12\frac12 (domaine) ×12\times\frac12 (densité) — un contrôle croisé gratuit.

À retenir
Masse=∫02π ⁣ ⁣∫0π/2 ⁣ ⁣∫01r3cos⁡φsin⁡φ dr dφ dθ=2π×12×14=π4≈0,785\text{Masse}=\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi/2}\!\!\int_{0}^{1}r^{3}\cos\varphi\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta=2\pi\times\dfrac12\times\dfrac14=\boxed{\dfrac\pi4\approx 0{,}785}
z≥0  ⟺  0≤φ≤π2seule la borne de φ change\boxed{z\geq 0 \iff 0\leq\varphi\leq\dfrac\pi2} \qquad\text{seule la borne de } \varphi \text{ change}

⚠️ θ\theta fait toujours le TOUR COMPLET — la demi-boule est coupée par un plan horizontal.

⚠️ z=rcos⁡φz=r\cos\varphi : au pôle (φ=0\varphi=0), z=rz=r ✓

∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ=12(par u=sin⁡φ, en changeant les bornes)\int_{0}^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi=\dfrac12 \qquad\text{(par } u=\sin\varphi\text{, en changeant les bornes)}
ρˉ=zˉ=π/42π/3=38<12\boxed{\bar\rho=\bar z=\dfrac{\pi/4}{2\pi/3}=\dfrac38<\dfrac12}

⚠️⚠️ L'écart à 12\frac12 dit OÙ EST LA MATIÈRE : ici la demi-boule est large en bas (où zz est petit), donc la moyenne descend. En A5 c'était l'inverse (34>12\frac34>\frac12), la densité croissant vers l'extérieur.

Résultat de mécanique : le centre de gravité d'une demi-boule est à 3R8\dfrac{3R}{8} — notre calcul le retrouve.

⚠️ Sur la boule ENTIÈRE, la masse vaudrait 00 (zz est impaire) — un zéro absurde qui signale l'erreur de bornes.

Réponse. m=π4m=\dfrac\pi4. (Recoupement : ∫0π/2cos⁡φsin⁡φ dφ=[12sin⁡2φ]0π/2=12\int_0^{\pi/2}\cos\varphi\sin\varphi\,d\varphi=[\tfrac12\sin^2\varphi]_0^{\pi/2}=\tfrac12 ✓ ; la densité z≥0z\ge0 rend la masse finie et positive)
Faire cet exercice dans l'app →

Intégrale curviligne scalaire

CalculDifficulté 3/5

Calculer ∫γ(x2+y2) ds\displaystyle\int_\gamma (x^2+y^2)\,ds où γ\gamma est le cercle unité parcouru une fois.

Indices (3)

Paramétrer x=cos⁡tx=\cos t, y=sin⁡ty=\sin t, t∈[0,2π]t\in[0,2\pi].

ds=∥r⃗ ′(t)∥ dt=sin⁡2t+cos⁡2t dt=dtds=\|\vec r\,'(t)\|\,dt=\sqrt{\sin^2t+\cos^2t}\,dt=dt.

Sur le cercle unité, x2+y2=1x^2+y^2=1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Il existe DEUX intégrales curvilignes, et les confondre est l'erreur structurante de tout le lot B.

SCALAIRE: ∫γf dsVECTORIELLE: ∫γF⃗⋅dr⃗\boxed{\text{SCALAIRE} : \ \int_\gamma f\,ds \qquad\qquad \text{VECTORIELLE} : \ \int_\gamma\vec F\cdot d\vec r}
scalaire ∫f ds\displaystyle\int f\,ds vectorielle ∫F⃗⋅dr⃗\displaystyle\int\vec F\cdot d\vec r
ce qu'on intègre une fonction un champ de vecteurs
l'élément dsds, longueur d'arc dr⃗d\vec r, déplacement orienté
orientation aucune importance change le signe
interprétation masse d'un fil, longueur travail, circulation

⚠️⚠️ dsds est une LONGUEUR, toujours positive. Parcourir la courbe dans l'autre sens ne change rien à ∫f ds\int f\,ds — alors que cela inverse le signe de la circulation (B2).

Ici l'énoncé demande la version SCALAIRE.

∫γ(x2+y2) dsγ=cercle uniteˊ\int_\gamma(x^{2}+y^{2})\,ds \qquad \gamma = \text{cercle unité}

Le paramétrage :

x=cos⁡ty=sin⁡tt∈[0;2π]x=\cos t \qquad y=\sin t \qquad t\in[0;2\pi]
ds=(dxdt)2+(dydt)2 dt\boxed{ds=\sqrt{\left(\dfrac{dx}{dt}\right)^{2}+\left(\dfrac{dy}{dt}\right)^{2}}\,dt}

Calculons-le :

ds=(−sin⁡t)2+(cos⁡t)2 dt=sin⁡2t+cos⁡2t dt=1 dt=dtds=\sqrt{(-\sin t)^{2}+(\cos t)^{2}}\,dt=\sqrt{\sin^{2}t+\cos^{2}t}\,dt=\sqrt{1}\,dt=dt

⚠️ Sur le cercle UNITÉ, ds=dtds=dt — le paramètre est directement la longueur d'arc. C'est une simplification propre au rayon 11 : sur un cercle de rayon RR, on aurait ds=R dtds=R\,dt.

Et l'intégrande se simplifie aussi :

x2+y2=cos⁡2t+sin⁡2t=1x^{2}+y^{2}=\cos^{2}t+\sin^{2}t=1
sur le cercle uniteˊ, x2+y2=1 IDENTIQUEMENT\boxed{\text{sur le cercle unité, } x^{2}+y^{2}=1 \text{ IDENTIQUEMENT}}

ℹ️ L'intégrale devient donc la LONGUEUR du cercle — le résultat est acquis avant tout calcul.

Le calcul

Paramétrage : x=cos⁡tx=\cos t, y=sin⁡ty=\sin t, t∈[0;2π]t\in[0;2\pi].

L'élément d'arc :

dxdt=−sin⁡tdydt=cos⁡t\dfrac{dx}{dt}=-\sin t \qquad \dfrac{dy}{dt}=\cos t
ds=sin⁡2t+cos⁡2t dt=dtds=\sqrt{\sin^{2}t+\cos^{2}t}\,dt=dt

L'intégrande, sur la courbe :

x2+y2=cos⁡2t+sin⁡2t=1x^{2}+y^{2}=\cos^{2}t+\sin^{2}t=1

⚠️ On substitue le paramétrage DANS l'intégrande — c'est l'étape qu'on oublie. Le champ n'est évalué que sur la courbe, jamais ailleurs.

L'intégrale :

∫γ(x2+y2) ds=∫02π1×dt=[t]02π\int_\gamma(x^{2}+y^{2})\,ds=\int_{0}^{2\pi}1\times dt=\left[t\right]_{0}^{2\pi}
∫γ(x2+y2) ds=2π≈6,28\boxed{\int_\gamma(x^{2}+y^{2})\,ds=2\pi\approx 6{,}28}

Les contrôles.

a) L'interprétation géométrique — imparable. L'intégrande vaut 11 partout sur la courbe, donc

∫γ1 ds=LONGUEUR de γ=2πR=2π✓\int_\gamma 1\,ds=\text{LONGUEUR de } \gamma=2\pi R=2\pi \quad\checkmark
∫γ1 ds=la longueur de la courbe\boxed{\int_\gamma 1\,ds=\text{la longueur de la courbe}}

ℹ️ C'est le contrôle universel de l'intégrale curviligne scalaire, et il ne coûte rien : si l'intégrande est constant, le résultat est ce constant fois la longueur.

b) La valeur moyenne.

x2+y2‾=2π2π=1✓\overline{x^{2}+y^{2}}=\dfrac{2\pi}{2\pi}=1 \quad\checkmark

Évident ici, puisque la fonction vaut 11 partout sur le cercle — mais le réflexe vaut pour tous les autres cas.

c) L'indépendance vis-à-vis de l'orientation. Parcourons le cercle en sens inverse : x=cos⁡(−t)x=\cos(-t), y=sin⁡(−t)y=\sin(-t).

ds=sin⁡2t+cos⁡2t dt=dtINCHANGEˊds=\sqrt{\sin^{2}t+\cos^{2}t}\,dt=dt \qquad\text{INCHANGÉ}
∫γf ds ne deˊpend PAS du sens de parcours\boxed{\int_\gamma f\,ds \ \text{ne dépend PAS du sens de parcours}}

⚠️ C'est la différence essentielle avec la circulation (B2), qui, elle, change de signe. La racine carrée du dsds est ce qui garantit la positivité.

d) Le contrôle par un cercle de rayon RR. L'intégrale deviendrait

∫γ(x2+y2) ds=∫02πR2×R dt=2πR3\int_\gamma(x^{2}+y^{2})\,ds=\int_{0}^{2\pi}R^{2}\times R\,dt=2\pi R^{3}

Pour R=1R=1 : 2π2\pi ✓ Et le comportement en R3R^{3} est cohérent — R2R^{2} vient de la fonction, RR de la longueur.

⚠️ Vérifier le comportement d'échelle attrape les oublis de facteur dans dsds : sans le RR, on obtiendrait 2πR22\pi R^{2}.

e) Le signe. L'intégrande est positive et ds>0ds>0, donc l'intégrale est positive ✓

ℹ️ Interprétation physique. Si le cercle était un fil de densité linéique ρ=x2+y2\rho=x^{2}+y^{2}, cette intégrale serait sa masse. Ici la densité vaut 11 partout, donc la masse est la longueur.

Rappel de cours

⚠️⚠️ LES DEUX INTÉGRALES CURVILIGNES

∫γf ds\displaystyle\int_\gamma f\,ds ∫γF⃗⋅dr⃗\displaystyle\int_\gamma\vec F\cdot d\vec r
objet fonction champ de vecteurs
élément dsds (longueur) dr⃗d\vec r (déplacement)
orientation sans effet change le signe
sens masse d'un fil travail

ÉLÉMENT D'ARC

ds=(dxdt)2+(dydt)2 dt\boxed{ds=\sqrt{\left(\dfrac{dx}{dt}\right)^{2}+\left(\dfrac{dy}{dt}\right)^{2}}\,dt}
⚠️ La racine le rend toujours POSITIF — d'où l'indépendance à l'orientation.

Sur le cercle de rayon RR

x=Rcos⁡t, y=Rsin⁡t⟹ds=R dtx=R\cos t, \ y=R\sin t \qquad\Longrightarrow\qquad ds=R\,dt
Pour R=1R=1 : ds=dtds=dt.

Le résultat

∫γ(x2+y2) ds=2π\boxed{\int_\gamma(x^{2}+y^{2})\,ds=2\pi}

⚠️⚠️ LE CONTRÔLE UNIVERSEL

∫γ1 ds=la LONGUEUR de la courbe\boxed{\int_\gamma 1\,ds=\text{la LONGUEUR de la courbe}}
Ici x2+y2=1x^{2}+y^{2}=1 identiquement sur le cercle unité : l'intégrale EST la longueur.

Contrôle d'échelle : sur un cercle de rayon RR, le résultat serait 2πR32\pi R^{3} (R2R^{2} de la fonction, RR de la longueur).

ℹ️ Substituer le paramétrage DANS l'intégrande — le champ n'est évalué que sur la courbe.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Confondre avec la circulation et calculer ∫(x2+y2) dx\int(x^{2}+y^{2})\,dx ou un produit scalaire. L'énoncé donne une FONCTION, pas un champ — c'est l'intégrale scalaire.

Le signe qui distingue : dsds dans l'énoncé (scalaire) contre dr⃗d\vec r ou F⃗⋅\vec F\cdot (vectorielle).

⚠️⚠️ Oublier de substituer le paramétrage dans l'intégrande. Écrire ∫02π(x2+y2)dt\int_0^{2\pi}(x^{2}+y^{2})dt en gardant xx et yy ne mène nulle part : il faut les remplacer par cos⁡t\cos t et sin⁡t\sin t.

⚠️ Oublier le facteur de dsds. Sur le cercle unité il vaut 11, donc l'erreur est invisible ici — mais elle mordrait sur tout autre rayon ou toute autre courbe.

Le contrôle : le comportement en RR.

⚠️ Écrire ds=dx+dyds=dx+dy ou ds=dx dyds=dx\,dy. C'est une racine de somme de carrés — le théorème de Pythagore appliqué à un déplacement infinitésimal.

⚠️ Croire que l'orientation change le résultat. Elle ne le change pas : ds>0ds>0 toujours.

⚠️ Prendre t∈[0;π]t\in[0;\pi]. Un tour complet, c'est 2π2\pi — l'énoncé dit « parcouru une fois ».

Le contrôle : la longueur obtenue vaudrait π\pi, la moitié du périmètre.

⚠️ Ne pas voir que x2+y2=1x^{2}+y^{2}=1 sur le cercle unité. C'est l'équation même du cercle — la reconnaître rend l'exercice immédiat.

⚠️ Ne pas contrôler par la longueur. C'est gratuit et décisif.

À retenir
∫γ(x2+y2) ds=2πcar x2+y2=1 IDENTIQUEMENT sur le cercle uniteˊ\boxed{\int_\gamma(x^{2}+y^{2})\,ds=2\pi} \qquad\text{car } x^{2}+y^{2}=1 \text{ IDENTIQUEMENT sur le cercle unité}
ds=(dxdt)2+(dydt)2 dtsur le cercle de rayon R: ds=R dt\boxed{ds=\sqrt{\left(\dfrac{dx}{dt}\right)^{2}+\left(\dfrac{dy}{dt}\right)^{2}}\,dt} \qquad\text{sur le cercle de rayon } R : \ ds=R\,dt

⚠️⚠️ DEUX intégrales curvilignes, à ne jamais confondre :

∫f ds\displaystyle\int f\,ds ∫F⃗⋅dr⃗\displaystyle\int\vec F\cdot d\vec r
une fonction, ds>0ds>0 un champ, dr⃗d\vec r orienté
orientation sans effet l'orientation change le signe
masse d'un fil travail

La racine carrée du dsds est ce qui garantit sa positivité — donc l'indépendance à l'orientation.

LE CONTROˆLE : ∫γ1 ds=la LONGUEUR de la courbe\boxed{\text{LE CONTRÔLE : } \int_\gamma 1\,ds=\text{la LONGUEUR de la courbe}}

⚠️ Substituer le paramétrage DANS l'intégrande — le champ n'est évalué que sur la courbe.

Contrôle d'échelle : sur un rayon RR, le résultat serait 2πR32\pi R^{3}.

Réponse. ∫γ(x2+y2) ds=2π\displaystyle\int_\gamma(x^2+y^2)\,ds=2\pi. (Recoupement : l'intégrande vaut 11 sur tout le cercle, donc l'intégrale égale la longueur du cercle unité, 2π2\pi ✓)
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Circulation d'un champ non conservatif

CalculDifficulté 3/5

Calculer la circulation ∮γF⃗⋅dr⃗\displaystyle\oint_\gamma \vec F\cdot d\vec r de F⃗=(−y, x)\vec F=(-y,\,x) le long du cercle unité orienté positivement.

Indices (3)

Paramétrer r⃗(t)=(cos⁡t,sin⁡t)\vec r(t)=(\cos t,\sin t), r⃗ ′(t)=(−sin⁡t,cos⁡t)\vec r\,'(t)=(-\sin t,\cos t).

F⃗(r⃗(t))=(−sin⁡t,cos⁡t)\vec F(\vec r(t))=(-\sin t,\cos t).

F⃗⋅r⃗ ′=sin⁡2t+cos⁡2t\vec F\cdot\vec r\,'=\sin^2t+\cos^2t.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La CIRCULATION — l'autre intégrale curviligne, celle qui dépend de l'orientation.

∮γF⃗⋅dr⃗avec F⃗=(−y, x)\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r \qquad\text{avec } \vec F=(-y,\,x)
∮γF⃗⋅dr⃗=∫ab(Pdxdt+Qdydt)dtF⃗=(P,Q)\boxed{\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=\int_{a}^{b}\Big(P\dfrac{dx}{dt}+Q\dfrac{dy}{dt}\Big)dt \qquad \vec F=(P,Q)}

⚠️ Le symbole ∮\oint signale une courbe FERMÉE, et « orienté positivement » veut dire dans le sens trigonométrique — l'intérieur du domaine reste à gauche quand on avance.

Le champ F⃗=(−y,x)\vec F=(-y,x) mérite d'être regardé avant de calculer.

F⃗⋅r⃗=(−y)(x)+(x)(y)=0\vec F\cdot\vec r=(-y)(x)+(x)(y)=0
F⃗ est ORTHOGONAL au rayon en tout point ⟹ il est TANGENT au cercle\boxed{\vec F \text{ est ORTHOGONAL au rayon en tout point} \ \Longrightarrow \ \text{il est TANGENT au cercle}}

ℹ️ C'est un champ de ROTATION pure — celui d'un fluide qui tourne, ou d'un solide en rotation. Il « pousse » exactement dans le sens du parcours, ce qui garantit une circulation positive et maximale.

⚠️⚠️ Ce champ n'est PAS conservatif, et c'est tout le sujet de l'exercice. Un champ conservatif a une circulation NULLE sur toute courbe fermée (B4, D6) — ici elle vaudra 2π2\pi.

Le critère, qu'on peut vérifier tout de suite :

∂P∂y=∂(−y)∂y=−1∂Q∂x=∂x∂x=+1\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial(-y)}{\partial y}=-1 \qquad\qquad \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial x}{\partial x}=+1
∂P∂y≠∂Q∂x ⟹ F⃗ n’est PAS conservatif\boxed{\dfrac{\partial P}{\partial y}\neq\dfrac{\partial Q}{\partial x} \ \Longrightarrow \ \vec F \text{ n'est PAS conservatif}}

Et l'on peut même prévoir le résultat par Green (B5) :

∮F⃗⋅dr⃗=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA=∬D2 dA=2×Aire=2π\oint\vec F\cdot d\vec r=\iint_D\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA=\iint_D 2\,dA=2\times\text{Aire}=2\pi

⚠️ Prévoir le résultat par un autre théorème avant de calculer transforme le calcul en vérification.

Le calcul, et sa prédiction

Paramétrage du cercle unité, sens trigonométrique :

x=cos⁡ty=sin⁡tt∈[0;2π]x=\cos t \qquad y=\sin t \qquad t\in[0;2\pi]
dxdt=−sin⁡tdydt=cos⁡t\dfrac{dx}{dt}=-\sin t \qquad\qquad \dfrac{dy}{dt}=\cos t

Le champ SUR la courbe :

F⃗=(−y, x)=(−sin⁡t, cos⁡t)\vec F=(-y,\,x)=(-\sin t,\ \cos t)

⚠️ Substituer le paramétrage dans le champ — comme en B1.

Le produit scalaire :

F⃗⋅dr⃗dt=(−sin⁡t)×(−sin⁡t)+(cos⁡t)×(cos⁡t)=sin⁡2t+cos⁡2t=1\vec F\cdot\dfrac{d\vec r}{dt}=(-\sin t)\times(-\sin t)+(\cos t)\times(\cos t)=\sin^{2}t+\cos^{2}t=1

⚠️⚠️ Les DEUX termes sont positifs, et leur somme vaut 11 identiquement. C'est la traduction de ce qu'on avait vu : le champ pousse exactement dans le sens du parcours.

∮γF⃗⋅dr⃗=∫02π1 dt=[t]02π\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=\int_{0}^{2\pi}1\,dt=\left[t\right]_{0}^{2\pi}
∮γF⃗⋅dr⃗=2π≈6,28\boxed{\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=2\pi\approx 6{,}28}

Les contrôles.

a) La prédiction par Green — faite avant le calcul :

∮F⃗⋅dr⃗=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA=∬D(1−(−1))dA=2×π=2π✓\oint\vec F\cdot d\vec r=\iint_D\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA=\iint_D\big(1-(-1)\big)dA=2\times\pi=2\pi \quad\checkmark

⚠️⚠️ Deux voies totalement indépendantes — l'une paramètre la courbe, l'autre intègre sur le disque. La concordance vaut preuve.

b) Le signe. Le champ est tangent et de même sens que le parcours, donc la circulation doit être positive et maximale ✓

circulation=longueur×composante tangentielle moyenne\boxed{\text{circulation} = \text{longueur} \times \text{composante tangentielle moyenne}}

Ici la composante tangentielle vaut 11 partout (le champ a pour norme ∥F⃗∥=y2+x2=1\|\vec F\|=\sqrt{y^{2}+x^{2}}=1 sur le cercle unité, et il est entièrement tangent), donc

2π×1=2π✓2\pi\times 1=2\pi \quad\checkmark

c) Le contrôle par l'orientation INVERSE. Parcourons le cercle dans l'autre sens :

∮−γF⃗⋅dr⃗=−2π\boxed{\oint_{-\gamma}\vec F\cdot d\vec r=-2\pi}

⚠️ La circulation CHANGE DE SIGNE, contrairement à l'intégrale scalaire de B1 qui, elle, restait à 2π2\pi. C'est la différence structurante entre les deux.

d) Le contrôle par la non-conservativité. Si F⃗\vec F était conservatif, la circulation sur une courbe fermée serait nulle. Elle vaut 2π≠02\pi\neq 0 :

une circulation NON NULLE sur une courbe fermeˊe PROUVE que le champ n’est pas conservatif\boxed{\text{une circulation NON NULLE sur une courbe fermée PROUVE que le champ n'est pas conservatif}}

ℹ️ C'est cohérent avec le critère ∂P∂y=−1≠1=∂Q∂x\frac{\partial P}{\partial y}=-1\neq 1=\frac{\partial Q}{\partial x} — deux voies, même conclusion.

e) L'interprétation physique. F⃗=(−y,x)\vec F=(-y,x) est le champ des vitesses d'un solide tournant à la vitesse angulaire 11. La circulation mesure alors le « tourbillon » — et sa valeur 2π2\pi vaut 2×2\times l'aire, c'est-à-dire le rotationnel (=2=2) fois l'aire.

circulation sur un contour=tourbillon enfermeˊ\boxed{\text{circulation sur un contour} = \text{tourbillon enfermé}}

⚠️ C'est exactement ce que dira le théorème de Stokes (D2), et le même champ y reviendra.

Rappel de cours

CIRCULATION

∮γF⃗⋅dr⃗=∫ab(Pdxdt+Qdydt)dt\boxed{\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=\int_a^b\left(P\dfrac{dx}{dt}+Q\dfrac{dy}{dt}\right)dt}
∮\oint = courbe fermée · « orienté positivement » = sens trigonométrique (l'intérieur à gauche).

⚠️⚠️ L'ORIENTATION CHANGE LE SIGNE

∮−γ=−∮γ\oint_{-\gamma}=-\oint_\gamma
Contrairement à ∫f ds\int f\,ds (B1), qui en est indépendante.

Le champ F⃗=(−y,x)\vec F=(-y,x)

F⃗⋅r⃗=0 ⟹ TANGENT au cercle ⟹ champ de ROTATION pure\vec F\cdot\vec r=0 \ \Longrightarrow \ \text{TANGENT au cercle} \ \Longrightarrow \ \text{champ de ROTATION pure}

CRITÈRE DE CONSERVATIVITÉ (en 2D)

F⃗ conservatif⟹∂P∂y=∂Q∂x\boxed{\vec F \text{ conservatif} \Longrightarrow \dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}}
Réciproque vraie sur un domaine simplement connexe (B3). Ici −1≠1-1\neq 1 : non conservatif.

Le résultat

∮γF⃗⋅dr⃗=2π\boxed{\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=2\pi}

⚠️⚠️ PRÉDIRE PAR GREEN AVANT DE CALCULER

∮F⃗⋅dr⃗=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA=2×Aire=2π\oint\vec F\cdot d\vec r=\iint_D\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA=2\times\text{Aire}=2\pi
Deux voies indépendantes — le paramétrage et l'intégrale double.

⚠️ Une circulation NON NULLE sur une courbe FERMÉE prouve la non-conservativité.

ℹ️ Sens physique : circulation = tourbillon enfermé (Stokes, D2).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Confondre avec l'intégrale scalaire de B1 et calculer ∫∥F⃗∥ ds\int\|\vec F\|\,ds. Ce serait aussi 2π2\pi ici par coïncidence (le champ est unitaire et tangent) — mais c'est un autre objet, et sur tout autre champ les deux diffèrent.

⚠️⚠️ Oublier que l'orientation compte. Parcourir en sens horaire donne −2π-2\pi.

Le contrôle : « orienté positivement » impose le sens trigonométrique, donc tt croissant de 00 à 2π2\pi.

⚠️ Se tromper de signe dans dxdt=−sin⁡t\frac{dx}{dt}=-\sin t.

Le contrôle : le produit scalaire doit valoir +1+1, pas −1-1 ni 00. Avec un mauvais signe, on obtiendrait sin⁡2t−cos⁡2t\sin^2 t-\cos^2 t, d'intégrale nulle — et une circulation nulle prétendrait que le champ est conservatif, ce qui est faux.

⚠️ Substituer xx et yy dans le champ mais pas dans dr⃗d\vec r, ou l'inverse. Les deux doivent l'être.

⚠️ Croire que F⃗=(−y,x)\vec F=(-y,x) est conservatif parce qu'il « ressemble » à un gradient.

Le contrôle : ∂P∂y=−1\frac{\partial P}{\partial y}=-1 et ∂Q∂x=1\frac{\partial Q}{\partial x}=1 — différents. Et la circulation non nulle le confirme.

⚠️ Confondre F⃗⋅dr⃗\vec F\cdot d\vec r et ∥F⃗∥ ds\|\vec F\|\,ds. Le produit scalaire ne retient que la composante tangentielle — ici elles coïncident, mais c'est particulier à ce champ.

⚠️ Ne pas prédire par Green. La prédiction coûte deux dérivées partielles et donne un contrôle indépendant du paramétrage.

⚠️ Oublier le ∮\oint et intégrer sur un arc. L'énoncé dit « le long du cercle » — un tour complet.

À retenir
∮γF⃗⋅dr⃗=∫ab(Pdxdt+Qdydt)dt=2πF⃗=(−y,x)\boxed{\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=\int_a^b\left(P\dfrac{dx}{dt}+Q\dfrac{dy}{dt}\right)dt=2\pi} \qquad \vec F=(-y,x)

Sur le cercle unité : F⃗⋅dr⃗dt=sin⁡2t+cos⁡2t=1\vec F\cdot\frac{d\vec r}{dt}=\sin^{2}t+\cos^{2}t=1 identiquement — le champ pousse exactement dans le sens du parcours.

F⃗=(−y,x) est TANGENT au cercle : un champ de ROTATION pure\boxed{\vec F=(-y,x) \ \text{est TANGENT au cercle : un champ de ROTATION pure}}

⚠️⚠️ L'ORIENTATION CHANGE LE SIGNE (−2π-2\pi en sens horaire) — contrairement à ∫f ds\int f\,ds (B1), qui en est indépendante.

F⃗ conservatif⟹∂P∂y=∂Q∂xici −1≠1 ⟹ NON\boxed{\vec F \text{ conservatif} \Longrightarrow \dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}} \qquad\text{ici } -1\neq 1 \ \Longrightarrow \ \textbf{NON}

La réciproque n'est vraie que sur un domaine simplement connexe (B3).

⚠️ Une circulation non nulle sur une courbe FERMÉE prouve la non-conservativité — deux voies, même conclusion.

PRÉDIRE PAR GREEN avant de calculer :

∮F⃗⋅dr⃗=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA=2×π=2π✓\oint\vec F\cdot d\vec r=\iint_D\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA=2\times\pi=2\pi \quad\checkmark

Deux voies indépendantes — le paramétrage et l'intégrale double. ℹ️ Circulation = tourbillon enfermé (Stokes, D2).

Réponse. ∮γF⃗⋅dr⃗=2π\displaystyle\oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=2\pi. (Recoupement : par Green, ∮(−y dx+x dy)=∬D(1−(−1)) dA=2 Aire=2π\oint(-y\,dx+x\,dy)=\iint_D(1-(-1))\,dA=2\,\text{Aire}=2\pi — voir B5 ✓ ; circulation non nulle ⟹\Longrightarrow champ NON conservatif)
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Champ de gradient et potentiel

DémonstrationDifficulté 3/5

Montrer que F⃗=(2xy,  x2+1)\vec F=(2xy,\;x^2+1) dérive d'un potentiel, puis déterminer ff tel que F⃗=∇⃗f\vec F=\vec\nabla f.

Indices (3)

Condition (plan, simplement connexe) : ∂P∂y=∂Q∂x\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}.

Intégrer fx=2xyf_x=2xy en xx : f=x2y+g(y)f=x^2y+g(y).

Dériver en yy et identifier avec Q=x2+1Q=x^2+1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le champ CONSERVATIF — l'exact opposé de celui de B2, et la notion la plus utile du chapitre.

F⃗=(2xy, x2+1)\vec F=(2xy,\ x^{2}+1)
F⃗ deˊrive d’un POTENTIEL  ⟺  ∃f, F⃗=∇⃗f=(∂f∂x, ∂f∂y)\boxed{\vec F \text{ dérive d'un POTENTIEL} \iff \exists f, \ \vec F=\vec\nabla f=\left(\dfrac{\partial f}{\partial x},\ \dfrac{\partial f}{\partial y}\right)}

Deux questions, deux techniques :

1) MONTRER l'existence — par le critère, sans construire ff :

∂P∂y=∂Q∂x\boxed{\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}}

ℹ️ D'où vient ce critère. Si F⃗=∇⃗f\vec F=\vec\nabla f, alors P=∂f∂xP=\frac{\partial f}{\partial x} et Q=∂f∂yQ=\frac{\partial f}{\partial y}, donc

∂P∂y=∂2f∂y ∂x∂Q∂x=∂2f∂x ∂y\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial^{2}f}{\partial y\,\partial x} \qquad\qquad \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial^{2}f}{\partial x\,\partial y}

Et le théorème de Schwarz dit que ces deux dérivées croisées sont égales. Le critère est donc une CONSÉQUENCE de Schwarz — c'est ce qui le rend nécessaire.

⚠️ Il est aussi SUFFISANT ici, parce que le champ est défini sur tout le plan, qui est simplement connexe (sans trou). Sur un domaine troué, le critère ne suffit plus — c'est précisément pourquoi le champ (−yx2+y2,xx2+y2)\left(\frac{-y}{x^2+y^2},\frac{x}{x^2+y^2}\right), défini sur le plan privé de l'origine, vérifie le critère et a pourtant une circulation 2π2\pi sur le cercle unité.

2) CONSTRUIRE le potentiel — par intégrations successives, avec une constante qui dépend de l'autre variable.

f=∫P dx+C(y)puis on deˊtermine C(y) graˆce aˋ ∂f∂y=Q\boxed{f=\int P\,dx+C(y) \qquad\text{puis on détermine } C(y) \text{ grâce à } \dfrac{\partial f}{\partial y}=Q}

⚠️⚠️ La « constante » d'intégration en xx est une FONCTION de yy, pas un nombre. C'est le point que tout le monde rate, et c'est ce qui distingue ce calcul d'une primitive ordinaire.

ℹ️ Le résultat sera défini à une vraie constante près — un potentiel n'est jamais unique, comme en physique.

La démonstration et la construction

1) Le critère.

P=2xyQ=x2+1P=2xy \qquad\qquad Q=x^{2}+1
∂P∂y=∂(2xy)∂y=2x∂Q∂x=∂(x2+1)∂x=2x\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial(2xy)}{\partial y}=2x \qquad\qquad \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial(x^{2}+1)}{\partial x}=2x
∂P∂y=∂Q∂x=2x ⟹ F⃗ deˊrive d’un potentiel\boxed{\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}=2x \ \Longrightarrow \ \vec F \text{ dérive d'un potentiel}}

⚠️ Le +1+1 de QQ disparaît à la dérivation — c'est une constante par rapport à xx. Il réapparaîtra dans le potentiel.

2) La construction de ff.

Étape a — intégrer PP par rapport à xx, en traitant yy comme une constante :

f(x,y)=∫2xy dx=2y×x22+C(y)=x2y+C(y)f(x,y)=\int 2xy\,dx=2y\times\dfrac{x^{2}}{2}+C(y)=x^{2}y+C(y)

⚠️⚠️ C(y)C(y) est une FONCTION de yy, pas un nombre : toute fonction de yy seul a une dérivée nulle par rapport à xx, donc disparaît de PP.

Étape b — dériver par rapport à yy et identifier à QQ :

∂f∂y=∂∂y(x2y+C(y))=x2+C′(y)\dfrac{\partial f}{\partial y}=\dfrac{\partial}{\partial y}\left(x^{2}y+C(y)\right)=x^{2}+C'(y)

Or ce doit être Q=x2+1Q=x^{2}+1 :

x2+C′(y)=x2+1⟹C′(y)=1⟹C(y)=y+ctex^{2}+C'(y)=x^{2}+1 \qquad\Longrightarrow\qquad C'(y)=1 \qquad\Longrightarrow\qquad C(y)=y+\text{cte}

⚠️ Les x2x^{2} se simplifient, et il ne reste qu'une équation en yy seul. Si un xx subsistait dans C′(y)C'(y), ce serait la preuve d'une erreur — ou que le champ n'est pas conservatif.

c’est le CONTROˆLE INTERNE de la meˊthode : C′(y) ne doit deˊpendre que de y\boxed{\text{c'est le CONTRÔLE INTERNE de la méthode : } C'(y) \text{ ne doit dépendre que de } y}
f(x,y)=x2y+y(aˋ une constante additive preˋs)\boxed{f(x,y)=x^{2}y+y \qquad(\text{à une constante additive près})}

Les contrôles.

a) La vérification directe — imparable.

∂f∂x=∂∂x(x2y+y)=2xy=P✓\dfrac{\partial f}{\partial x}=\dfrac{\partial}{\partial x}\left(x^{2}y+y\right)=2xy=P \quad\checkmark
∂f∂y=∂∂y(x2y+y)=x2+1=Q✓\dfrac{\partial f}{\partial y}=\dfrac{\partial}{\partial y}\left(x^{2}y+y\right)=x^{2}+1=Q \quad\checkmark

⚠️ Deux dérivations, dix secondes, et la réponse est certifiée. Ce contrôle doit être systématique : construire un potentiel sans le vérifier n'a aucun sens.

b) La factorisation, pour lire le résultat.

f=x2y+y=y(x2+1)f=x^{2}y+y=y\left(x^{2}+1\right)

ℹ️ Écriture plus compacte, et elle rend la vérification encore plus rapide : ∂f∂y=x2+1\frac{\partial f}{\partial y}=x^{2}+1 se lit directement.

c) Le contrôle par la circulation fermée. Un champ conservatif a une circulation nulle sur toute courbe fermée. Vérifions sur le cercle unité :

∮F⃗⋅dr⃗=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA=∬D(2x−2x) dA=0✓\oint\vec F\cdot d\vec r=\iint_D\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA=\iint_D(2x-2x)\,dA=0 \quad\checkmark

⚠️⚠️ L'intégrande est nul PARTOUT, pas seulement d'intégrale nulle. C'est la traduction exacte du critère, et c'est ce qui distingue radicalement ce champ de celui de B2 (où l'intégrande valait 22).

d) La non-unicité. f=x2y+y+7f=x^{2}y+y+7 conviendrait tout aussi bien.

un potentiel est deˊfini aˋ une CONSTANTE ADDITIVE preˋs\boxed{\text{un potentiel est défini à une CONSTANTE ADDITIVE près}}

ℹ️ C'est sans conséquence : les circulations ne font intervenir que des différences de potentiel (B4), où la constante s'élimine.

Rappel de cours

CHAMP CONSERVATIF (ou de gradient)

F⃗=∇⃗f=(∂f∂x,∂f∂y)\boxed{\vec F=\vec\nabla f=\left(\dfrac{\partial f}{\partial x},\dfrac{\partial f}{\partial y}\right)}

LE CRITÈRE

∂P∂y=∂Q∂x\boxed{\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}}
ℹ️ Conséquence du théorème de SCHWARZ (les dérivées croisées de ff sont égales) — d'où sa nécessité. ⚠️ Suffisant sur un domaine SIMPLEMENT CONNEXE (sans trou), ce qui est le cas du plan entier.

CONSTRUCTION DU POTENTIEL — deux étapes

f=∫P dx+C(y)puis∂f∂y=Q ⟹ C′(y)f=\int P\,dx+\boxed{C(y)} \qquad\text{puis} \qquad \dfrac{\partial f}{\partial y}=Q \ \Longrightarrow \ C'(y)
⚠️⚠️ La constante d'intégration en xx est une FONCTION de yy — c'est le point que tout le monde rate.

⚠️ CONTRÔLE INTERNE de la méthode

C′(y) ne doit deˊpendre QUE de yC'(y) \text{ ne doit dépendre QUE de } y
Un xx résiduel signale une erreur — ou un champ non conservatif.

Le résultat

f(x,y)=x2y+y=y(x2+1)\boxed{f(x,y)=x^{2}y+y=y\left(x^{2}+1\right)}

⚠️ VÉRIFIER PAR LES DEUX DÉRIVÉES — dix secondes, et la réponse est certifiée.

Circulation fermée

F⃗ conservatif ⟹ ∮γF⃗⋅dr⃗=0 sur TOUTE courbe fermeˊe\vec F \text{ conservatif} \ \Longrightarrow \ \oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=0 \ \text{sur TOUTE courbe fermée}
Ici l'intégrande de Green, 2x−2x2x-2x, est nul partout.

Non-unicité : ff est défini à une constante additive près.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire une constante CC au lieu d'une FONCTION C(y)C(y). On perdrait le terme +y+y du potentiel.

Le contrôle : ∂f∂y\frac{\partial f}{\partial y} vaudrait x2x^{2} et non x2+1x^{2}+1 ✗ — la vérification finale l'attrape.

⚠️⚠️ Confondre les deux dérivées du critère : c'est ∂P∂y\frac{\partial P}{\partial y} (le premier dérivé par rapport à la seconde variable) contre ∂Q∂x\frac{\partial Q}{\partial x}. Les indices sont croisés.

⚠️ Intégrer QQ par rapport à xx, ou PP par rapport à yy. Chaque composante s'intègre par rapport à SA variable : PP en xx, QQ en yy.

⚠️ Oublier de vérifier le potentiel construit. Deux dérivations suffisent, et elles sont décisives.

⚠️ Croire que le critère suffit toujours. Il faut le domaine simplement connexe. Sur un plan troué, un champ peut vérifier le critère sans être conservatif — le contre-exemple classique est F⃗=(−yx2+y2,xx2+y2)\vec F=\left(\frac{-y}{x^2+y^2},\frac{x}{x^2+y^2}\right).

⚠️ Trouver un xx dans C′(y)C'(y) et poursuivre quand même. C'est le signal d'alarme de la méthode : soit une erreur de calcul, soit un champ non conservatif.

⚠️ Chercher LE potentiel. Il y en a une infinité, tous à une constante additive près — et c'est sans conséquence.

⚠️ Croire que ∇⃗f\vec\nabla f et div⁡\operatorname{div} sont la même chose. Le gradient d'une fonction est un vecteur ; la divergence d'un champ est une fonction (C1).

À retenir
∂P∂y=∂Q∂x=2x ⟹ F⃗ deˊrive d’un potentiel\boxed{\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial Q}{\partial x}=2x \ \Longrightarrow \ \vec F \text{ dérive d'un potentiel}}
f(x,y)=x2y+y=y(x2+1)(aˋ une constante preˋs)\boxed{f(x,y)=x^{2}y+y=y\left(x^{2}+1\right) \qquad(\text{à une constante près})}

Le critère est une conséquence du théorème de SCHWARZ (dérivées croisées égales) — d'où sa nécessité. ⚠️ Il n'est SUFFISANT que sur un domaine simplement connexe (sans trou).

f=∫P dx+C(y)puis∂f∂y=Q ⟹ C′(y)\boxed{f=\int P\,dx+C(y) \qquad\text{puis} \qquad \dfrac{\partial f}{\partial y}=Q \ \Longrightarrow \ C'(y)}

⚠️⚠️ La constante d'intégration en xx est une FONCTION de yy — c'est le point que tout le monde rate. Une vraie constante ferait perdre le +y+y.

⚠️ CONTRÔLE INTERNE : C′(y)C'(y) ne doit dépendre que de yy. Un xx résiduel signale une erreur, ou un champ non conservatif.

⚠️ VÉRIFIER PAR LES DEUX DÉRIVÉES : ∂f∂x=2xy\frac{\partial f}{\partial x}=2xy ✓ et ∂f∂y=x2+1\frac{\partial f}{\partial y}=x^{2}+1 ✓ — dix secondes, et c'est certifié.

Conservatif ⟹\Longrightarrow circulation NULLE sur toute courbe fermée — ici l'intégrande de Green, 2x−2x2x-2x, est nul partout.

Réponse. F⃗=∇⃗f\vec F=\vec\nabla f avec f=x2y+yf=x^2y+y. (Recoupement : ∇⃗(x2y+y)=(2xy, x2+1)=F⃗\vec\nabla(x^2y+y)=(2xy,\,x^2+1)=\vec F ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Indépendance du chemin

ApplicationDifficulté 3/5

Pour F⃗=(2xy,  x2+1)\vec F=(2xy,\;x^2+1) (potentiel f=x2y+yf=x^2y+y), calculer la circulation de (0,0)(0,0) à (1,2)(1,2), et vérifier qu'elle ne dépend pas du chemin.

Indices (3)

Champ de gradient : ∫γ∇⃗f⋅dr⃗=f(fin)−f(deˊbut)\int_\gamma\vec\nabla f\cdot d\vec r=f(\text{fin})-f(\text{début}).

Calculer f(1,2)−f(0,0)f(1,2)-f(0,0).

Vérifier sur deux chemins : segment direct, et ligne brisée (0,0)→(1,0)→(1,2)(0,0)\to(1,0)\to(1,2).

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le théorème fondamental des intégrales curvilignes — l'analogue exact du théorème fondamental de l'analyse.

∫AB∇⃗f⋅dr⃗=f(B)−f(A)\boxed{\int_{A}^{B}\vec\nabla f\cdot d\vec r=f(B)-f(A)}

⚠️⚠️ Le membre de droite ne dépend QUE des extrémités. Ni du chemin, ni de sa longueur, ni de sa forme.

champ CONSERVATIF ⟺ circulation INDEˊPENDANTE du chemin\boxed{\text{champ CONSERVATIF} \ \Longleftrightarrow \ \text{circulation INDÉPENDANTE du chemin}}

ℹ️ Comparez avec le théorème fondamental de l'analyse :

∫abf′(x) dx=f(b)−f(a)\int_{a}^{b}f'(x)\,dx=f(b)-f(a)

C'est la même idée : intégrer une dérivée redonne la fonction aux bornes. Ici la « dérivée » est le gradient, et les « bornes » sont deux points du plan.

Les données (B3) : F⃗=(2xy, x2+1)\vec F=(2xy,\ x^{2}+1), de potentiel f=x2y+yf=x^{2}y+y.

A=(0,0)B=(1,2)A=(0,0) \qquad\qquad B=(1,2)

Le calcul tient donc en une ligne :

∫ABF⃗⋅dr⃗=f(1,2)−f(0,0)\int_{A}^{B}\vec F\cdot d\vec r=f(1,2)-f(0,0)

⚠️ Aucun paramétrage, aucune intégrale. C'est tout l'intérêt d'avoir un potentiel — et c'est pourquoi B3 devait précéder.

Trois conséquences, à connaître ensemble :

propriété énoncé
indépendance du chemin la circulation ne dépend que de AA et BB
circulation fermée nulle si A=BA=B, alors f(B)−f(A)=0f(B)-f(A)=0
existence d'un potentiel les trois sont équivalentes
les trois proprieˊteˊs sont EˊQUIVALENTES — c’est un seul theˊoreˋme sous trois formes\boxed{\text{les trois propriétés sont ÉQUIVALENTES — c'est un seul théorème sous trois formes}}

ℹ️ En physique, un tel champ est une FORCE CONSERVATIVE (gravité, force électrostatique) et ff est l'énergie potentielle au signe près. Le travail ne dépend que du point de départ et d'arrivée — c'est ce qui rend la notion d'énergie potentielle possible.

Le calcul et la vérification

1) Par le potentiel — une ligne.

f(x,y)=x2y+yf(x,y)=x^{2}y+y
f(1,2)=12×2+2=2+2=4f(0,0)=0+0=0f(1,2)=1^{2}\times 2+2=2+2=4 \qquad\qquad f(0,0)=0+0=0
∫(0,0)(1,2)F⃗⋅dr⃗=4−0=4\boxed{\int_{(0,0)}^{(1,2)}\vec F\cdot d\vec r=4-0=4}

2) La vérification par DEUX chemins explicites. C'est ce que l'énoncé demande de contrôler.

Chemin 1 — le segment droit de (0,0)(0,0) à (1,2)(1,2) :

x=ty=2tt∈[0;1]dx=dt, dy=2 dtx=t \qquad y=2t \qquad t\in[0;1] \qquad\qquad dx=dt, \ dy=2\,dt
F⃗=(2xy, x2+1)=(2⋅t⋅2t, t2+1)=(4t2, t2+1)\vec F=(2xy,\ x^{2}+1)=(2\cdot t\cdot 2t,\ t^{2}+1)=(4t^{2},\ t^{2}+1)
∫01(4t2×1+(t2+1)×2)dt=∫01(4t2+2t2+2)dt=∫01(6t2+2)dt\int_{0}^{1}\left(4t^{2}\times 1+(t^{2}+1)\times 2\right)dt=\int_{0}^{1}\left(4t^{2}+2t^{2}+2\right)dt=\int_{0}^{1}\left(6t^{2}+2\right)dt
=[2t3+2t]01=2+2=4✓=\left[2t^{3}+2t\right]_{0}^{1}=2+2=4 \quad\checkmark

Chemin 2 — en deux segments, d'abord horizontal puis vertical.

Segment horizontal de (0,0)(0,0) à (1,0)(1,0) : y=0y=0, dy=0dy=0, donc

∫P dx=∫012x×0 dx=0\int P\,dx=\int_{0}^{1}2x\times 0\,dx=0

⚠️ Le champ P=2xyP=2xy s'annule quand y=0y=0 — ce morceau ne contribue rien.

Segment vertical de (1,0)(1,0) à (1,2)(1,2) : x=1x=1, dx=0dx=0, donc

∫Q dy=∫02(12+1)dy=∫022 dy=4\int Q\,dy=\int_{0}^{2}\left(1^{2}+1\right)dy=\int_{0}^{2}2\,dy=4

Total : 0+4=40+4=4 ✓

DEUX chemins treˋs diffeˊrents, un seul reˊsultat:4\boxed{\text{DEUX chemins très différents, un seul résultat} : 4}

⚠️⚠️ C'est la démonstration expérimentale de l'indépendance du chemin, et elle est bien plus convaincante qu'une simple citation du théorème.

Les contrôles supplémentaires.

a) Le critère de B3. ∂P∂y=∂Q∂x=2x\frac{\partial P}{\partial y}=\frac{\partial Q}{\partial x}=2x ✓ — le champ est conservatif, donc l'indépendance était garantie.

b) La circulation sur une boucle. Combinons le chemin 1 aller et le chemin 2 retour : cela forme une courbe fermée, dont la circulation vaut

4−4=0✓4-4=0 \quad\checkmark

⚠️ Conforme à la troisième forme du théorème : circulation nulle sur toute courbe fermée.

c) La non-unicité du potentiel n'affecte rien. Avec f=x2y+y+7f=x^{2}y+y+7 :

f(1,2)−f(0,0)=(4+7)−(0+7)=4✓f(1,2)-f(0,0)=(4+7)-(0+7)=4 \quad\checkmark
la constante s’eˊlimine dans la DIFFEˊRENCE\boxed{\text{la constante s'élimine dans la DIFFÉRENCE}}

d) Le contraste avec B2 — le vrai enseignement.

F⃗=(−y,x)\vec F=(-y,x) (B2) F⃗=(2xy,x2+1)\vec F=(2xy,x^{2}+1) (B4)
∂P∂y\frac{\partial P}{\partial y} vs ∂Q∂x\frac{\partial Q}{\partial x} −1≠1-1\neq 1 2x=2x2x=2x
conservatif ? non oui
potentiel n'existe pas x2y+yx^{2}y+y
circulation fermée 2π≠02\pi\neq 0 00
dépend du chemin ? oui non

⚠️⚠️ Les cinq lignes sont liées : elles disent la même chose de cinq façons. Savoir passer de l'une à l'autre est la compétence de fond du lot B.

Rappel de cours

⚠️⚠️ THÉORÈME FONDAMENTAL DES INTÉGRALES CURVILIGNES

∫AB∇⃗f⋅dr⃗=f(B)−f(A)\boxed{\int_A^B\vec\nabla f\cdot d\vec r=f(B)-f(A)}
Ne dépend QUE des extrémités. Analogue exact de ∫abf′=f(b)−f(a)\int_a^b f'=f(b)-f(a).

TROIS PROPRIÉTÉS ÉQUIVALENTES

F⃗ conservatif  ⟺  circulation indeˊpendante du chemin  ⟺  ∮γF⃗⋅dr⃗=0 ∀γ fermeˊe\vec F \text{ conservatif} \iff \text{circulation indépendante du chemin} \iff \oint_\gamma\vec F\cdot d\vec r=0 \ \forall\gamma \text{ fermée}
Un seul théorème sous trois formes — savoir passer de l'une à l'autre.

Le résultat

f=x2y+y∫(0,0)(1,2)F⃗⋅dr⃗=f(1,2)−f(0,0)=4f=x^{2}y+y \qquad \int_{(0,0)}^{(1,2)}\vec F\cdot d\vec r=f(1,2)-f(0,0)=\boxed{4}

Vérification par deux chemins · segment droit (t,2t)(t,2t) : ∫01(6t2+2)dt=4\int_0^1(6t^{2}+2)dt=4 ; · deux segments (horizontal puis vertical) : 0+4=40+4=4. ⚠️ Sur un segment horizontal, dy=0dy=0 ; sur un vertical, dx=0dx=0. Un seul terme survit.

La constante du potentiel s'élimine dans la différence.

⚠️⚠️ LE CONTRASTE AVEC B2

(−y,x)(-y,x) (2xy,x2+1)(2xy,x^{2}+1)
critère −1≠1-1\neq 1 2x=2x2x=2x
potentiel aucun x2y+yx^{2}y+y
circulation fermée 2π2\pi 00
dépend du chemin oui non

ℹ️ En physique : force conservative, ff = énergie potentielle au signe près.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire f(A)−f(B)f(A)-f(B) au lieu de f(B)−f(A)f(B)-f(A). Le signe est inversé.

Le moyen mnémotechnique : comme ∫abf′=f(b)−f(a)\int_a^b f'=f(b)-f(a), c'est l'ARRIVÉE moins le DÉPART.

⚠️⚠️ Paramétrer un chemin alors qu'on a un potentiel. C'est faisable, mais inutilement long — tout l'intérêt du potentiel est d'éviter le paramétrage.

⚠️ Appliquer le théorème à un champ NON conservatif. Il exige l'existence de ff : vérifier le critère d'abord.

Le contrôle : sur F⃗=(−y,x)\vec F=(-y,x), il n'y a pas de potentiel, et la circulation dépend bel et bien du chemin.

⚠️ Oublier que dy=0dy=0 sur un segment horizontal. Sur le chemin 2, cela ferait apparaître un terme parasite.

Le contrôle : la somme des deux morceaux doit redonner 44.

⚠️ Se tromper dans f(1,2)f(1,2). C'est 12×2+2=41^{2}\times 2+2=4, en substituant x=1x=1 et y=2y=2 dans le bon ordre.

⚠️ Croire que la constante du potentiel change le résultat. Elle s'élimine dans la différence — deux évaluations, un seul écart.

⚠️ Confondre « indépendant du chemin » et « nul ». La circulation vaut 44 entre ces deux points : elle est indépendante du chemin, pas nulle. Elle n'est nulle que sur une courbe FERMÉE.

⚠️ Ne pas vérifier par un second chemin. C'est la démonstration expérimentale de l'indépendance, et elle vaut mieux qu'une citation du théorème.

À retenir
∫AB∇⃗f⋅dr⃗=f(B)−f(A)l’ARRIVEˊE moins le DEˊPART\boxed{\int_A^B\vec\nabla f\cdot d\vec r=f(B)-f(A)} \qquad\text{l'ARRIVÉE moins le DÉPART}
f=x2y+y⟹∫(0,0)(1,2)F⃗⋅dr⃗=4−0=4f=x^{2}y+y \qquad\Longrightarrow\qquad \int_{(0,0)}^{(1,2)}\vec F\cdot d\vec r=4-0=\boxed{4}

Analogue exact de ∫abf′=f(b)−f(a)\int_a^b f'=f(b)-f(a) : intégrer une dérivée redonne la fonction aux bornes.

conservatif  ⟺  indeˊpendant du chemin  ⟺  ∮=0 sur toute courbe fermeˊe\boxed{\text{conservatif} \iff \text{indépendant du chemin} \iff \oint=0 \text{ sur toute courbe fermée}}

Un seul théorème sous TROIS formes.

Vérifié par deux chemins très différents : le segment droit (∫01(6t2+2)dt=4\int_0^1(6t^2+2)dt=4) et le trajet en équerre (0+4=40+4=4). ⚠️ Sur un segment horizontal dy=0dy=0, sur un vertical dx=0dx=0 — un seul terme survit.

⚠️ « Indépendant du chemin » n'est PAS « nul » : ici la circulation vaut 44. Elle n'est nulle que sur une courbe fermée.

La constante du potentiel s'élimine dans la différence.

Le contraste avec B2 : (−y,x)(-y,x) n'a pas de potentiel, sa circulation fermée vaut 2π2\pi, et elle dépend du chemin.

Réponse. Circulation =4=4, identique sur les deux chemins. (Recoupement : les trois méthodes — potentiel, chemin droit, ligne brisée — donnent 44, illustration de l'indépendance du chemin pour un champ conservatif ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Formule de Green-Riemann

ApplicationDifficulté 3/5

À l'aide de Green-Riemann, calculer ∮∂D(xy dx+x2 dy)\displaystyle\oint_{\partial D}(xy\,dx+x^2\,dy) où D=[0,1]2D=[0,1]^2 est le carré unité (bord orienté positivement).

Indices (3)

Green : ∮∂DP dx+Q dy=∬D(Qx−Py) dA\oint_{\partial D}P\,dx+Q\,dy=\iint_D(Q_x-P_y)\,dA.

Ici P=xyP=xy, Q=x2Q=x^2 : Qx=2xQ_x=2x, Py=xP_y=x.

Intégrer 2x−x=x2x-x=x sur le carré unité.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le premier des TROIS GRANDS THÉORÈMES du chapitre, et ils disent tous la même chose.

∮∂D(P dx+Q dy)=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA\boxed{\oint_{\partial D}\left(P\,dx+Q\,dy\right)=\iint_{D}\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA}
GREEN-RIEMANN : ce qui se passe SUR LE BORD se lit DANS le domaine\boxed{\text{GREEN-RIEMANN : ce qui se passe SUR LE BORD se lit DANS le domaine}}

ℹ️ C'est la structure commune de tout le chapitre, et elle reviendra deux fois :

théorème bord intérieur
Green-Riemann (2D) ∮∂D\displaystyle\oint_{\partial D} ∬D(∂Q∂x−∂P∂y)\displaystyle\iint_D\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)
Ostrogradski (3D) ∯∂VF⃗⋅n⃗\displaystyle\oiint_{\partial V}\vec F\cdot\vec n ∭Vdiv⁡F⃗\displaystyle\iiint_V\operatorname{div}\vec F
Stokes (surface) ∮∂S\displaystyle\oint_{\partial S} ∬Srot⁡F⃗⋅n⃗\displaystyle\iint_S\operatorname{rot}\vec F\cdot\vec n

⚠️ Les trois sont des généralisations du théorème fondamental de l'analyse (∫abf′=f(b)−f(a)\int_a^b f'=f(b)-f(a)) : intégrer une dérivée sur un domaine se ramène à évaluer sur son bord.

L'intérêt pratique est immédiat :

une inteˊgrale sur un contour (4 coˆteˊs aˋ parameˊtrer) devient UNE inteˊgrale double\boxed{\text{une intégrale sur un contour (4 côtés à paramétrer) devient UNE intégrale double}}

Ici :

P=xyQ=x2P=xy \qquad\qquad Q=x^{2}
∂Q∂x=2x∂P∂y=x\dfrac{\partial Q}{\partial x}=2x \qquad\qquad \dfrac{\partial P}{\partial y}=x
∂Q∂x−∂P∂y=2x−x=x\boxed{\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}=2x-x=x}

⚠️⚠️ L'ordre des termes n'est pas arbitraire : c'est ∂Q∂x\frac{\partial Q}{\partial x} moins ∂P∂y\frac{\partial P}{\partial y}. L'inverser change le signe du résultat, et c'est l'erreur la plus fréquente du théorème.

ℹ️ Moyen mnémotechnique : l'expression ∂Q∂x−∂P∂y\frac{\partial Q}{\partial x}-\frac{\partial P}{\partial y} est la composante zz du rotationnel de (P,Q,0)(P,Q,0) — Green n'est qu'un cas particulier de Stokes (D2). Une seule chose à retenir pour les deux.

Sans Green, il faudrait paramétrer quatre côtés et sommer quatre intégrales, en veillant à l'orientation de chacun. Avec Green, une intégrale double élémentaire.

Le calcul, et la vérification directe

Par Green-Riemann :

∮∂D(xy dx+x2 dy)=∬[0,1]2(∂(x2)∂x−∂(xy)∂y)dA\oint_{\partial D}\left(xy\,dx+x^{2}\,dy\right)=\iint_{[0,1]^{2}}\left(\dfrac{\partial(x^{2})}{\partial x}-\dfrac{\partial(xy)}{\partial y}\right)dA
=∬[0,1]2(2x−x) dA=∬[0,1]2x dA=\iint_{[0,1]^{2}}(2x-x)\,dA=\iint_{[0,1]^{2}}x\,dA

Le domaine est un carré, donc l'intégrale se factorise (A1) :

=(∫01x dx)(∫01dy)=12×1=\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)\left(\int_{0}^{1}dy\right)=\dfrac12\times 1
∮∂D(xy dx+x2 dy)=12\boxed{\oint_{\partial D}\left(xy\,dx+x^{2}\,dy\right)=\dfrac12}

La vérification directe — les quatre côtés. C'est long, mais c'est le contrôle décisif.

Côté 1 — bas, de (0,0)(0,0) à (1,0)(1,0) : y=0y=0, dy=0dy=0

∫xy dx=∫01x×0 dx=0\int xy\,dx=\int_{0}^{1}x\times 0\,dx=0

Côté 2 — droit, de (1,0)(1,0) à (1,1)(1,1) : x=1x=1, dx=0dx=0

∫x2 dy=∫011 dy=1\int x^{2}\,dy=\int_{0}^{1}1\,dy=1

Côté 3 — haut, de (1,1)(1,1) à (0,1)(0,1) : y=1y=1, dy=0dy=0, et xx décroît de 11 à 00

∫xy dx=∫10x×1 dx=[x22]10=0−12=−12\int xy\,dx=\int_{1}^{0}x\times 1\,dx=\left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_{1}^{0}=0-\dfrac12=-\dfrac12

⚠️⚠️ Les bornes sont dans le sens DÉCROISSANT — c'est ce qui produit le signe négatif. Respecter l'orientation est ici tout le travail.

Côté 4 — gauche, de (0,1)(0,1) à (0,0)(0,0) : x=0x=0, dx=0dx=0

∫x2 dy=∫100 dy=0\int x^{2}\,dy=\int_{1}^{0}0\,dy=0

Le total :

0+1−12+0=12✓0+1-\dfrac12+0=\dfrac12 \quad\checkmark
les deux voies concordent\boxed{\text{les deux voies concordent}}

⚠️ Quatre paramétrages contre une intégrale double. C'est la mesure exacte de ce que Green fait gagner — et il fait mieux que gagner du temps : il supprime les quatre occasions de se tromper d'orientation.

Les contrôles supplémentaires.

a) Le signe. L'intégrande de Green, xx, est positive sur le carré, donc le résultat est positif ✓

b) L'encadrement. Sur le carré, 0≤x≤10\leq x\leq 1, donc

0≤∬Dx dA≤1×Aire=1et 12 y est✓0\leq\iint_D x\,dA\leq 1\times\text{Aire}=1 \qquad\text{et } \dfrac12 \text{ y est} \quad\checkmark

c) L'interprétation en moyenne. ∬Dx dA=xˉ×Aire\iint_D x\,dA=\bar x\times\text{Aire}, et le centre du carré a pour abscisse xˉ=12\bar x=\frac12 :

12×1=12✓\dfrac12\times 1=\dfrac12 \quad\checkmark

ℹ️ Le résultat EST l'abscisse du centre de gravité du carré — un contrôle purement géométrique.

d) Le contrôle du signe de Green. Si l'on avait inversé les termes (∂P∂y−∂Q∂x\frac{\partial P}{\partial y}-\frac{\partial Q}{\partial x}), on aurait trouvé −12-\frac12.

⚠️ La vérification directe tranche : les quatre côtés donnent +12+\frac12. C'est pourquoi il vaut la peine de la faire au moins une fois — elle fixe l'ordre des termes pour de bon.

Rappel de cours

⚠️⚠️ GREEN-RIEMANN

∮∂D(P dx+Q dy)=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA\boxed{\oint_{\partial D}\left(P\,dx+Q\,dy\right)=\iint_{D}\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA}
Bord orienté POSITIVEMENT (sens trigonométrique, intérieur à gauche).

⚠️ L'ORDRE DES TERMES

∂Q∂x−∂P∂yet non l’inverse\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y} \qquad\text{et non l'inverse}
L'inverser change le SIGNE. ℹ️ Mnémotechnique : c'est la composante zz du rotationnel de (P,Q,0)(P,Q,0) — Green est un cas particulier de Stokes (D2).

LA STRUCTURE COMMUNE DES TROIS THÉORÈMES

ce qui se passe SUR LE BORD se lit DANS le domaine\boxed{\text{ce qui se passe SUR LE BORD se lit DANS le domaine}}

bord intérieur
Green ∮∂D\oint_{\partial D} ∬D(∂Q∂x−∂P∂y)\iint_D\left(\frac{\partial Q}{\partial x}-\frac{\partial P}{\partial y}\right)
Ostrogradski ∯∂VF⃗⋅n⃗\oiint_{\partial V}\vec F\cdot\vec n ∭Vdiv⁡F⃗\iiint_V\operatorname{div}\vec F
Stokes ∮∂S\oint_{\partial S} ∬Srot⁡F⃗⋅n⃗\iint_S\operatorname{rot}\vec F\cdot\vec n

Tous généralisent ∫abf′=f(b)−f(a)\int_a^b f'=f(b)-f(a).

Le résultat

∬[0,1]2(2x−x) dA=∬x dA=12\iint_{[0,1]^{2}}(2x-x)\,dA=\iint x\,dA=\boxed{\dfrac12}

Contrôles · les quatre côtés : 0+1−12+0=120+1-\frac12+0=\frac12 ✓ (⚠️ bornes décroissantes sur les côtés haut et gauche) ; · ∬x dA=xˉ×Aire=12\iint x\,dA=\bar x\times\text{Aire}=\frac12 — l'abscisse du centre du carré.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Inverser l'ordre et écrire ∂P∂y−∂Q∂x\frac{\partial P}{\partial y}-\frac{\partial Q}{\partial x}. Le résultat serait −12-\frac12.

Le contrôle : la vérification directe sur les quatre côtés. La faire une fois fixe l'ordre pour de bon.

⚠️⚠️ Dériver chaque composante par SA propre variable : ∂P∂x\frac{\partial P}{\partial x} au lieu de ∂P∂y\frac{\partial P}{\partial y}. Les dérivées sont CROISÉES.

ℹ️ Le lien avec le critère de conservativité (B3) le rappelle : c'est ∂P∂y\frac{\partial P}{\partial y} contre ∂Q∂x\frac{\partial Q}{\partial x} — les mêmes deux dérivées, dont Green mesure l'écart.

Green: ∮=∬(eˊcart au criteˋre de conservativiteˊ)\boxed{\text{Green} : \ \oint=\iint(\text{écart au critère de conservativité})}

Et si le champ est conservatif, l'écart est nul, donc la circulation aussi — on retrouve B3/B4.

⚠️ Oublier l'orientation dans la vérification directe. Sur les côtés haut et gauche, les bornes sont décroissantes (1→01\to 0), ce qui produit les signes négatifs.

Le contrôle : sans cela, on obtiendrait 0+1+12+0=320+1+\frac12+0=\frac32 ✗

⚠️ Croire que Green s'applique à un bord non fermé. Le théorème exige une courbe fermée — le symbole ∮\oint le rappelle.

⚠️ Appliquer Green à un domaine troué sans traiter le bord intérieur. Le « bord » comprend alors toutes les composantes, orientées de façon cohérente.

⚠️ Paramétrer les quatre côtés alors que Green est disponible. Quatre fois plus long, et quatre occasions de se tromper d'orientation.

⚠️ Ne pas contrôler par la moyenne. ∬x dA=xˉ×Aire\iint x\,dA=\bar x\times\text{Aire} est un contrôle purement géométrique.

À retenir
∮∂D(P dx+Q dy)=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA(GREEN-RIEMANN)\boxed{\oint_{\partial D}\left(P\,dx+Q\,dy\right)=\iint_{D}\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA} \qquad\text{(GREEN-RIEMANN)}
∮∂D(xy dx+x2dy)=∬[0,1]2(2x−x) dA=∬x dA=12\oint_{\partial D}\left(xy\,dx+x^{2}dy\right)=\iint_{[0,1]^{2}}(2x-x)\,dA=\iint x\,dA=\boxed{\dfrac12}
LA STRUCTURE DU CHAPITRE : ce qui se passe SUR LE BORD se lit DANS le domaine\boxed{\text{LA STRUCTURE DU CHAPITRE : ce qui se passe SUR LE BORD se lit DANS le domaine}}

Green (2D) · Ostrogradski (3D) · Stokes (surface) — trois formes d'une même idée, toutes issues de ∫abf′=f(b)−f(a)\int_a^b f'=f(b)-f(a).

⚠️⚠️ L'ORDRE DES TERMES : ∂Q∂x−∂P∂y\frac{\partial Q}{\partial x}-\frac{\partial P}{\partial y}, jamais l'inverse — le signe changerait. ℹ️ Mnémotechnique : c'est la composante zz du rotationnel, donc Green est un cas particulier de Stokes.

⚠️ Les dérivées sont CROISÉES — ce sont exactement les deux du critère de conservativité (B3) :

Green mesure l’EˊCART au criteˋre de conservativiteˊ\boxed{\text{Green mesure l'ÉCART au critère de conservativité}}

Écart nul ⟹\Longrightarrow circulation nulle — on retrouve B3/B4.

Vérification directe : 0+1−12+0=120+1-\frac12+0=\frac12 ✓ ⚠️ Sur les côtés haut et gauche, les bornes sont décroissantes.

Réponse. ∮∂D(xy dx+x2 dy)=12\displaystyle\oint_{\partial D}(xy\,dx+x^2\,dy)=\frac12. (Recoupement : le calcul direct ∮\oint comme somme des 44 côtés du carré redonne 12\tfrac12 — Green transforme bien le bord en intérieur ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Aire par la formule de Green

ApplicationDifficulté 3/5

En utilisant Aire(D)=12∮∂D(x dy−y dx)\text{Aire}(D)=\tfrac12\oint_{\partial D}(x\,dy-y\,dx), calculer l'aire de l'ellipse x29+y24≤1\dfrac{x^2}{9}+\dfrac{y^2}{4}\le1.

Indices (3)

Paramétrer le bord : x=3cos⁡tx=3\cos t, y=2sin⁡ty=2\sin t, t∈[0,2π]t\in[0,2\pi].

dx=−3sin⁡t dtdx=-3\sin t\,dt, dy=2cos⁡t dtdy=2\cos t\,dt.

x dy−y dx=6cos⁡2t+6sin⁡2t=6x\,dy-y\,dx=6\cos^2t+6\sin^2t=6.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Green employé À L'ENVERS — pour calculer une AIRE, c'est-à-dire une intégrale double, par une intégrale de contour.

Aire(D)=12∮∂D(x dy−y dx)\boxed{\text{Aire}(D)=\dfrac12\oint_{\partial D}\left(x\,dy-y\,dx\right)}

⚠️ C'est le sens inverse de B5, où l'on remplaçait un contour par une intégrale double. Ici on fait le contraire — parce que le contour est plus facile à paramétrer que le domaine.

D'où vient la formule. Appliquons Green à P=−yP=-y et Q=xQ=x :

∂Q∂x−∂P∂y=1−(−1)=2\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}=1-(-1)=2
∮∂D(x dy−y dx)=∬D2 dA=2×Aire\oint_{\partial D}\left(x\,dy-y\,dx\right)=\iint_D 2\,dA=2\times\text{Aire}
d’ouˋ le facteur 12\boxed{\text{d'où le facteur } \dfrac12}

⚠️⚠️ Le champ (−y,x)(-y,x) est EXACTEMENT celui de B2 — et l'on y avait déjà trouvé ∮=2π=2×\oint=2\pi=2\times l'aire du disque. La formule d'aire n'est que ce résultat, généralisé.

ℹ️ Le sens de la formule : intégrer x dy−y dxx\,dy-y\,dx le long du contour « balaie » l'aire, comme le rayon vecteur d'une planète balaie des aires égales en des temps égaux. C'est le principe du planimètre, cet instrument mécanique qui mesure une aire en suivant son contour.

L'ellipse x29+y24≤1\dfrac{x^{2}}{9}+\dfrac{y^{2}}{4}\leq 1 se paramètre naturellement :

x=3cos⁡ty=2sin⁡tt∈[0;2π]\boxed{x=3\cos t \qquad y=2\sin t \qquad t\in[0;2\pi]}

Vérification : 9cos⁡2t9+4sin⁡2t4=cos⁡2t+sin⁡2t=1\dfrac{9\cos^{2}t}{9}+\dfrac{4\sin^{2}t}{4}=\cos^{2}t+\sin^{2}t=1 ✓

⚠️ Les demi-axes se lisent sous les carrés : a=9=3a=\sqrt{9}=3 et b=4=2b=\sqrt{4}=2. Ne pas prendre 99 et 44.

On sait donc ce qu'il faut trouver :

Aire d’une ellipse=πab=π×3×2=6π\boxed{\text{Aire d'une ellipse}=\pi ab=\pi\times 3\times 2=6\pi}
Le calcul

Paramétrage : x=3cos⁡tx=3\cos t, y=2sin⁡ty=2\sin t, t∈[0;2π]t\in[0;2\pi] (sens trigonométrique).

dx=−3sin⁡t dtdy=2cos⁡t dtdx=-3\sin t\,dt \qquad\qquad dy=2\cos t\,dt

Le calcul des deux termes :

x dy=3cos⁡t×2cos⁡t dt=6cos⁡2t dtx\,dy=3\cos t\times 2\cos t\,dt=6\cos^{2}t\,dt
y dx=2sin⁡t×(−3sin⁡t) dt=−6sin⁡2t dty\,dx=2\sin t\times(-3\sin t)\,dt=-6\sin^{2}t\,dt

Leur différence :

x dy−y dx=6cos⁡2t dt−(−6sin⁡2t dt)=6cos⁡2t+6sin⁡2t dtx\,dy-y\,dx=6\cos^{2}t\,dt-\left(-6\sin^{2}t\,dt\right)=6\cos^{2}t+6\sin^{2}t\,dt

⚠️⚠️ Le signe moins devant y dxy\,dx transforme la soustraction en ADDITION, puisque y dxy\,dx est lui-même négatif. C'est l'étape où l'on se trompe.

=6(cos⁡2t+sin⁡2t)dt=6 dt=6\left(\cos^{2}t+\sin^{2}t\right)dt=6\,dt

ℹ️ Le résultat est CONSTANT — c'est la marque du bon paramétrage, et cela rend l'intégration immédiate.

Aire=12∫02π6 dt=12×6×2π\text{Aire}=\dfrac12\int_{0}^{2\pi}6\,dt=\dfrac12\times 6\times 2\pi
Aire=6π≈18,85\boxed{\text{Aire}=6\pi\approx 18{,}85}

Les contrôles.

a) La formule classique.

Aire d’une ellipse=πab=π×3×2=6π✓\text{Aire d'une ellipse}=\pi ab=\pi\times 3\times 2=6\pi \quad\checkmark

⚠️ Le contrôle le plus direct, et il valide tout le calcul d'un coup.

b) Le cas du cercle. Si a=b=Ra=b=R, la formule donne πR2\pi R^{2} ✓ — le cercle est une ellipse dont les deux demi-axes sont égaux.

Vérifions sur notre calcul : avec a=b=1a=b=1, on retrouverait 12×2×2π=2π\frac12\times 2\times 2\pi=2\pi…

⚠️ Attention : avec a=b=1a=b=1, x dy−y dx=1 dtx\,dy-y\,dx=1\,dt, donc l'aire vaut 12×2π=π\frac12\times 2\pi=\pi ✓ — l'aire du disque unité. Le facteur 66 vient bien de ab=6ab=6.

c) L'encadrement géométrique. L'ellipse est inscrite dans le rectangle [−3;3]×[−2;2][-3;3]\times[-2;2], d'aire 6×4=246\times 4=24 :

6π24=π4≈0,785\dfrac{6\pi}{24}=\dfrac{\pi}{4}\approx 0{,}785
une ellipse occupe π4≈78,5 % de son rectangle circonscrit\boxed{\text{une ellipse occupe } \dfrac\pi4\approx 78{,}5\ \% \text{ de son rectangle circonscrit}}

ℹ️ C'est le même rapport que pour un cercle dans son carré — l'ellipse n'étant qu'un cercle « étiré », le rapport se conserve. Un contrôle mémorable.

d) Le contrôle par l'aire signée. Si l'on parcourait l'ellipse en sens horaire, on trouverait −6π-6\pi.

⚠️ La formule donne une aire ALGÉBRIQUE : elle est positive si et seulement si le contour est orienté positivement. « Orienté positivement » n'est donc pas un détail de l'énoncé.

e) Le contrôle d'échelle. Si l'on doublait les deux demi-axes, l'aire serait multipliée par 44 ✓ — cohérent avec πab\pi ab.

f) Le lien avec B2. Le champ employé est (−y,x)(-y,x), dont on savait (B2) que la circulation vaut 2×2\times l'aire enfermée. Sur le disque unité : 2π2\pi ✓ Sur l'ellipse : 2×6π=12π2\times 6\pi=12\pi, et le facteur 12\frac12 redonne 6π6\pi ✓

la formule d’aire est le reˊsultat de B2, geˊneˊraliseˊ aˋ tout contour\boxed{\text{la formule d'aire est le résultat de B2, généralisé à tout contour}}
Rappel de cours

AIRE PAR GREEN

Aire(D)=12∮∂D(x dy−y dx)\boxed{\text{Aire}(D)=\dfrac12\oint_{\partial D}\left(x\,dy-y\,dx\right)}
Green appliqué à P=−yP=-y, Q=xQ=x : ∂Q∂x−∂P∂y=2\frac{\partial Q}{\partial x}-\frac{\partial P}{\partial y}=2, d'où le facteur 12\frac12.

⚠️ C'est le champ de B2 — dont la circulation vaut 2×2\times l'aire enfermée.

Autres formes équivalentes

Aire=∮x dy=−∮y dx\text{Aire}=\oint x\,dy=-\oint y\,dx
(Green avec P=0,Q=xP=0,Q=x ou P=−y,Q=0P=-y,Q=0.)

PARAMÉTRAGE DE L'ELLIPSE

x2a2+y2b2=1⟹x=acos⁡t, y=bsin⁡t\dfrac{x^{2}}{a^{2}}+\dfrac{y^{2}}{b^{2}}=1 \qquad\Longrightarrow\qquad x=a\cos t, \ y=b\sin t
⚠️ Les demi-axes sont sous les CARRÉS : ici a=3a=3 et b=2b=2, pas 99 et 44.

Le calcul

x dy−y dx=6(cos⁡2t+sin⁡2t)dt=6 dt⟹Aire=6πx\,dy-y\,dx=6\left(\cos^{2}t+\sin^{2}t\right)dt=6\,dt \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\text{Aire}=6\pi}
⚠️ Le signe moins devant y dxy\,dx donne une ADDITION, y dxy\,dx étant négatif.

CONTRÔLES · formule classique : πab=6π\pi ab=6\pi ✓ · cas du cercle (a=b=Ra=b=R) : πR2\pi R^{2} ✓ · rectangle circonscrit : une ellipse en occupe π4≈78,5 %\frac\pi4\approx 78{,}5\ \% — comme un cercle dans son carré ; · échelle : doubler les axes quadruple l'aire.

⚠️ L'aire obtenue est ALGÉBRIQUE — négative si le contour est parcouru en sens horaire.

ℹ️ C'est le principe du PLANIMÈTRE : mesurer une aire en suivant son contour.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Prendre a=9a=9 et b=4b=4. Ce sont les carrés des demi-axes : a=3a=3, b=2b=2.

Le contrôle : l'ellipse passe par le point (3,0)(3,0), pas (9,0)(9,0) — substituer dans l'équation le vérifie.

⚠️⚠️ Se tromper de signe dans x dy−y dxx\,dy-y\,dx et obtenir 6cos⁡2t−6sin⁡2t=6cos⁡2t6\cos^{2}t-6\sin^{2}t=6\cos 2t, d'intégrale nulle.

Le contrôle : une aire nulle est absurde. Et y dxy\,dx vaut −6sin⁡2t dt-6\sin^{2}t\,dt, donc le soustraire l'ajoute.

⚠️ Oublier le facteur 12\frac12. On trouverait 12π12\pi, soit le double.

Le contrôle : πab=6π\pi ab=6\pi.

⚠️ Parcourir l'ellipse en sens horaire (tt décroissant, ou y=−2sin⁡ty=-2\sin t). L'aire sortirait négative.

⚠️ Croire que le paramétrage x=3cos⁡tx=3\cos t, y=2sin⁡ty=2\sin t parcourt l'ellipse à vitesse constante. Ce n'est pas le cas — mais cela n'a aucune importance ici, la formule d'aire ne dépendant pas de la vitesse de parcours.

ℹ️ En revanche, cela importerait pour une intégrale curviligne SCALAIRE (B1), où dsds dépend de la vitesse. C'est d'ailleurs pourquoi le périmètre d'une ellipse n'a pas de formule élémentaire.

⚠️ Chercher à calculer l'aire par une intégrale double. Faisable en passant par x=3rcos⁡θx=3r\cos\theta, y=2rsin⁡θy=2r\sin\theta (jacobien 6r6r) — mais Green est plus court ici, et c'est ce que l'énoncé demande.

⚠️ Ne pas contrôler par πab\pi ab. C'est le contrôle le plus direct qui soit.

À retenir
Aire(D)=12∮∂D(x dy−y dx)\boxed{\text{Aire}(D)=\dfrac12\oint_{\partial D}\left(x\,dy-y\,dx\right)}

Green appliqué à P=−yP=-y, Q=xQ=x — le champ de B2, dont la circulation vaut 2×2\times l'aire. D'où le facteur 12\frac12.

ellipse x29+y24≤1 :x=3cos⁡t, y=2sin⁡t⟹x dy−y dx=6 dt\text{ellipse } \dfrac{x^{2}}{9}+\dfrac{y^{2}}{4}\leq 1 \ : \quad x=3\cos t, \ y=2\sin t \quad\Longrightarrow\quad x\,dy-y\,dx=6\,dt
Aire=12×6×2π=6π≈18,85\boxed{\text{Aire}=\dfrac12\times 6\times 2\pi=6\pi\approx 18{,}85}

⚠️⚠️ Les demi-axes sont sous les CARRÉS : a=3a=3, b=2b=2 — pas 99 et 44.

⚠️ Le signe moins devant y dxy\,dx donne une ADDITION (y dxy\,dx étant négatif). L'erreur donnerait 6cos⁡2t6\cos 2t, d'intégrale nulle — une aire nulle est absurde.

Contrôles : πab=6π\pi ab=6\pi ✓ · cas du cercle πR2\pi R^2 ✓ · une ellipse occupe π4≈78,5 %\frac\pi4\approx 78{,}5\ \% de son rectangle circonscrit (comme un cercle dans son carré).

⚠️ L'aire obtenue est ALGÉBRIQUE — négative en sens horaire. « Orienté positivement » n'est pas un détail.

ℹ️ C'est le principe du PLANIMÈTRE : mesurer une aire en suivant son contour.

Réponse. Aire=6π\text{Aire}=6\pi. (Recoupement : formule de l'aire d'une ellipse πab=π⋅3⋅2=6π\pi ab=\pi\cdot3\cdot2=6\pi ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Triple intégrale d'un produit

CalculDifficulté 3/5

Calculer ∭[0,1]3xyz dV\displaystyle\iiint_{[0,1]^3} xyz\,dV.

Indices (3)

Les variables se séparent : l'intégrande est un produit x⋅y⋅zx\cdot y\cdot z.

∭xyz=(∫01x dx)(∫01y dy)(∫01z dz)\iiint xyz=\big(\int_0^1 x\,dx\big)\big(\int_0^1 y\,dy\big)\big(\int_0^1 z\,dz\big).

Chaque facteur vaut 12\tfrac12.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une intégrale triple sur un pavé, et le théorème de Fubini dans son cas le plus favorable.

∭[0,1]3xyz dV\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV

⚠️⚠️ Deux propriétés se conjuguent ici, et il faut les reconnaître séparément :

1) le DOMAINE est un paveˊ : les bornes sont indeˊpendantes\boxed{\text{1) le DOMAINE est un pavé} \ : \ \text{les bornes sont indépendantes}}
2) la FONCTION est un produit : f(x,y,z)=x⋅y⋅z\boxed{\text{2) la FONCTION est un produit} \ : \ f(x,y,z)=x\cdot y\cdot z}

Quand les deux sont réunies, l'intégrale triple SE FACTORISE :

∭[a,b]×[c,d]×[e,g]u(x)v(y)w(z) dV=(∫abu)×(∫cdv)×(∫egw)\iiint_{[a,b]\times[c,d]\times[e,g]}u(x)v(y)w(z)\,dV=\left(\int_{a}^{b}u\right)\times\left(\int_{c}^{d}v\right)\times\left(\int_{e}^{g}w\right)

⚠️⚠️ IL FAUT LES DEUX. Sur un domaine non rectangulaire — un triangle, une boule — les bornes d'une variable dépendent des autres, et la factorisation tombe. Et sur une fonction comme x+y+zx+y+z, il n'y a rien à factoriser.

c’est une meˊthode de RECONNAISSANCE, pas une reˋgle geˊneˊrale\boxed{\text{c'est une méthode de RECONNAISSANCE, pas une règle générale}}

Ici les deux conditions sont remplies :

∭[0,1]3xyz dV=(∫01x dx)(∫01y dy)(∫01z dz)=12×12×12\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV=\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)\left(\int_{0}^{1}y\,dy\right)\left(\int_{0}^{1}z\,dz\right)=\dfrac12\times\dfrac12\times\dfrac12
∭[0,1]3xyz dV=18\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV=\dfrac18}

ℹ️ Sans la factorisation, il faudrait trois intégrations emboîtées — faisables, mais trois fois plus longues et trois fois plus d'occasions de se tromper.

⚠️ Le résultat est aussi une MOYENNE : le volume valant 11, 18\frac18 est directement la valeur moyenne de xyzxyz sur le cube. Et 18=(12)3\frac18=\left(\frac12\right)^{3} — la moyenne d'un produit de variables indépendantes est le produit des moyennes.

Le calcul

Vérifions d'abord que la factorisation s'applique.

  • le domaine est [0,1]×[0,1]×[0,1][0,1]\times[0,1]\times[0,1] : bornes constantes, indépendantes les unes des autres ✓
  • la fonction est x⋅y⋅zx\cdot y\cdot z : un produit d'une fonction de xx, d'une de yy, d'une de zz ✓
la factorisation est licite\boxed{\text{la factorisation est licite}}

Le calcul :

∭[0,1]3xyz dV=(∫01x dx)×(∫01y dy)×(∫01z dz)\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV=\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)\times\left(\int_{0}^{1}y\,dy\right)\times\left(\int_{0}^{1}z\,dz\right)
∫01x dx=[x22]01=12\int_{0}^{1}x\,dx=\left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_{0}^{1}=\dfrac12

Les trois intégrales sont identiques :

∭=12×12×12\iiint=\dfrac12\times\dfrac12\times\dfrac12
∭[0,1]3xyz dV=18=0,125\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV=\dfrac18=0{,}125}

La voie longue, pour comparer (et parce qu'elle seule marche sur un domaine quelconque) :

∫01 ⁣ ⁣∫01 ⁣ ⁣∫01xyz dx dy dz=∫01 ⁣ ⁣∫01yz[x22]01⏟1/2dy dz=12∫01 ⁣ ⁣∫01yz dy dz=12×12×12=18 ✓\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{1}xyz\,dx\,dy\,dz=\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{1}yz\underbrace{\left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_{0}^{1}}_{1/2}dy\,dz=\dfrac12\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{1}yz\,dy\,dz=\dfrac12\times\dfrac12\times\dfrac12=\dfrac18 \ \checkmark

⚠️ À chaque étape, les variables autres que celle d'intégration sont des CONSTANTES — elles sortent de l'intégrale. C'est tout le mécanisme de Fubini.

Les contrôles.

a) L'encadrement. Sur le cube, 0≤xyz≤10\leq xyz\leq 1, et le volume vaut 11 :

0≤18≤1✓0\leq\dfrac18\leq 1 \quad\checkmark

b) Le contrôle par la MOYENNE — plus fin.

xyz‾=1/81=18\overline{xyz}=\dfrac{1/8}{1}=\dfrac18

Et par indépendance des trois variables :

xyz‾=xˉ×yˉ×zˉ=12×12×12=18✓\overline{xyz}=\bar x\times\bar y\times\bar z=\dfrac12\times\dfrac12\times\dfrac12=\dfrac18 \quad\checkmark

⚠️ La moyenne de chaque variable sur [0,1][0,1] vaut 12\frac12 — évident, et c'est ce qui rend ce contrôle immédiat.

la moyenne d’un produit de variables INDEˊPENDANTES est le produit des moyennes\boxed{\text{la moyenne d'un produit de variables INDÉPENDANTES est le produit des moyennes}}

ℹ️ Attention à ne pas généraliser : c'est vrai ici parce que le domaine est un pavé. Sur un domaine où les variables sont liées — la boule, par exemple — ce serait faux.

c) Le contrôle par la symétrie. Le cube et la fonction traitent xx, yy, zz de la même façon : le résultat doit être le cube d'un même nombre ✓ — et 18=(12)3\frac18=\left(\frac12\right)^{3}.

d) Le contrôle par un cas dégénéré. Si la fonction était 11 au lieu de xyzxyz, on trouverait le volume, soit 11. Ici xyz≤1xyz\leq 1 partout, donc le résultat doit être plus petit ✓

e) Le contrôle par le facteur d'échelle. Sur [0,2]3[0,2]^{3}, chaque intégrale vaudrait ∫02x dx=2\int_{0}^{2}x\,dx=2, donc le résultat serait 88.

⚠️ Vérification indépendante : le volume est 88, la moyenne de xyzxyz vaut 1×1×1=11\times 1\times 1=1, d'où 8×1=88\times 1=8 ✓ Faire varier un paramètre teste les exposants, ce qu'un cas particulier ne fait pas.

Rappel de cours

⚠️⚠️ FACTORISATION D'UNE INTÉGRALE MULTIPLE — DEUX CONDITIONS

∭[a,b]×[c,d]×[e,g]u(x)v(y)w(z) dV=(∫abu)(∫cdv)(∫egw)\boxed{\iiint_{[a,b]\times[c,d]\times[e,g]}u(x)v(y)w(z)\,dV=\left(\int_{a}^{b}u\right)\left(\int_{c}^{d}v\right)\left(\int_{e}^{g}w\right)}
1) le DOMAINE est un pavé (bornes indépendantes) · 2) la FONCTION est un produit ⚠️ Il faut LES DEUX — sur une boule ou sur x+y+zx+y+z, la méthode ne s'applique pas.

LE CALCUL

∭[0,1]3xyz dV=12×12×12=18\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV=\dfrac12\times\dfrac12\times\dfrac12=\boxed{\dfrac18}

VOIE LONGUE (Fubini) — la seule qui marche sur un domaine quelconque

∫ ⁣ ⁣∫ ⁣ ⁣∫xyz dx dy dzaˋ chaque eˊtape, les AUTRES variables sont des constantes\int\!\!\int\!\!\int xyz\,dx\,dy\,dz \qquad\text{à chaque étape, les AUTRES variables sont des constantes}

CONTRÔLES · encadrement : 0≤xyz≤10\leq xyz\leq 1 et V=1V=1 ⟹\Longrightarrow 0≤18≤10\leq\frac18\leq 1 ; · moyenne : xyz‾=xˉ yˉ zˉ=(12)3=18\overline{xyz}=\bar x\,\bar y\,\bar z=\left(\frac12\right)^{3}=\frac18 ✓ · symétrie : le résultat doit être le cube d'un même nombre ; · échelle : sur [0,2]3[0,2]^{3}, 2×2×2=82\times2\times2=8, retrouvé par V×xyz‾=8×1V\times\overline{xyz}=8\times 1.

⚠️ La moyenne d'un produit est le produit des moyennes uniquement sur un PAVÉ — sur un domaine où les variables sont liées, c'est faux.

⚠️ Faire varier un paramètre teste les EXPOSANTS — un cas particulier ne le fait pas.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Factoriser sur un domaine NON rectangulaire. La méthode exige des bornes constantes. Sur un triangle ou une boule, les bornes d'une variable dépendent des autres — la factorisation est fausse.

⚠️⚠️ Factoriser une SOMME. ∭(x+y+z) dV\iiint(x+y+z)\,dV ne se factorise pas ; elle se sépare en trois intégrales additives, ce qui est une autre opération.

⚠️ Croire que le résultat est 12\frac12 en n'intégrant qu'une variable. Il y a trois intégrations.

Le contrôle : la symétrie impose un cube.

⚠️ Se tromper sur ∫01x dx\int_0^1 x\,dx. C'est 12\frac12, pas 11.

⚠️ Oublier que le volume vaut 11 en interprétant 18\frac18 comme une moyenne. Ici seulement, intégrale et moyenne coïncident numériquement.

⚠️ Généraliser « moyenne d'un produit = produit des moyennes ». Valable sur un pavé ; faux dès que les variables sont liées par le domaine.

⚠️ Ne pas encadrer. 0≤18≤10\leq\frac18\leq 1 coûte une ligne.

⚠️ Ne pas tester avec un autre cube. Sur [0,2]3[0,2]^{3} on doit trouver 88 — le contrôle qui vérifie les exposants.

À retenir
∭[0,1]3xyz dV=(∫01x dx)3=(12)3=18\boxed{\iiint_{[0,1]^{3}}xyz\,dV=\left(\int_{0}^{1}x\,dx\right)^{3}=\left(\dfrac12\right)^{3}=\dfrac18}
∭PAVEˊu(x)v(y)w(z) dV=(∫u)(∫v)(∫w)\boxed{\iiint_{\text{PAVÉ}}u(x)v(y)w(z)\,dV=\left(\int u\right)\left(\int v\right)\left(\int w\right)}

⚠️⚠️ DEUX conditions, et il faut les deux : le domaine est un pavé (bornes indépendantes) et la fonction est un produit. Sur une boule, ou sur x+y+zx+y+z, la méthode ne s'applique pas.

c’est une meˊthode de RECONNAISSANCE, pas une reˋgle geˊneˊrale\boxed{\text{c'est une méthode de RECONNAISSANCE, pas une règle générale}}

Sans elle : trois intégrations emboîtées, où à chaque étape les autres variables sont des constantes (Fubini).

Contrôles : encadrement 0≤18≤10\leq\frac18\leq 1 · moyenne xyz‾=xˉ yˉ zˉ=(12)3\overline{xyz}=\bar x\,\bar y\,\bar z=\left(\frac12\right)^3 · symétrie (le résultat doit être un cube) · échelle : sur [0,2]3[0,2]^3 on trouve 88, retrouvé par V×xyz‾=8×1V\times\overline{xyz}=8\times 1.

⚠️ La moyenne d'un produit est le produit des moyennes uniquement sur un PAVÉ.

⚠️ Faire varier un paramètre teste les exposants — un cas particulier ne le fait pas.

Réponse. ∭[0,1]3xyz dV=18\displaystyle\iiint_{[0,1]^3}xyz\,dV=\frac18. (Recoupement : intégrande à variables séparées sur un pavé → produit des intégrales simples, (12)3=18(\tfrac12)^3=\tfrac18 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Intégrale triple sur un cylindre

CalculDifficulté 3/5

Calculer ∭Vz dV\displaystyle\iiint_V z\,dV où VV est le cylindre x2+y2≤1x^2+y^2\le1, 0≤z≤20\le z\le2.

Indices (3)

Cylindriques : dV=r dr dθ dzdV=r\,dr\,d\theta\,dz, l'intégrande zz ne dépend pas de r,θr,\theta.

∫02πdθ∫01r dr∫02z dz\int_0^{2\pi}d\theta\int_0^1 r\,dr\int_0^2 z\,dz.

L'aire de la base est π\pi.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une intégrale triple sur un CYLINDRE — et le bon découpage rend le calcul presque immédiat.

∭Vz dVV : x2+y2≤1,0≤z≤2\iiint_{V}z\,dV \qquad V \ : \ x^{2}+y^{2}\leq 1, \quad 0\leq z\leq 2

⚠️⚠️ LA FONCTION NE DÉPEND QUE DE zz. C'est la clé, et elle suggère le découpage :

deˊcouper en TRANCHES HORIZONTALES, sur chacune desquelles z est constant\boxed{\text{découper en TRANCHES HORIZONTALES, sur chacune desquelles } z \text{ est constant}}

La tranche à la hauteur zz, d'épaisseur dzdz, est un disque de rayon 11 :

dV=π×12⏟aire du disque×dz=π dzdV=\underbrace{\pi\times 1^{2}}_{\text{aire du disque}}\times dz=\pi\,dz
∭Vz dV=∫02z×π dz=π∫02z dz=π×42\iiint_{V}z\,dV=\int_{0}^{2}z\times\pi\,dz=\pi\int_{0}^{2}z\,dz=\pi\times\dfrac{4}{2}
∭Vz dV=2π\boxed{\iiint_{V}z\,dV=2\pi}

ℹ️ C'est le même principe qu'en C5, où une fonction de rr appelait des coquilles sphériques. Ici une fonction de zz appelle des tranches horizontales.

DEˊCOUPER SELON LES SURFACES DE NIVEAU de la fonction\boxed{\text{DÉCOUPER SELON LES SURFACES DE NIVEAU de la fonction}}

La méthode générale, quand la fonction ne dépend que d'une variable :

la fonction dépend de… on découpe en… élément
zz seul, cylindre tranches horizontales A(z) dz\mathcal A(z)\,dz
rr seul, disque couronnes 2πr dr2\pi r\,dr
rr seul, boule coquilles 4πr2 dr4\pi r^{2}\,dr

⚠️ La voie complète — les coordonnées cylindriques — donne évidemment le même résultat, et il faut savoir la mener aussi. Mais reconnaître le découpage évite deux intégrations sur trois.

Les deux voies

(a) Par tranches — la voie courte.

La fonction ne dépend que de zz, et à hauteur zz fixée la section est le disque unité, d'aire π\pi :

dV=π dzdV=\pi\,dz
∭Vz dV=∫02πz dz=π[z22]02=π×42\iiint_{V}z\,dV=\int_{0}^{2}\pi z\,dz=\pi\left[\dfrac{z^{2}}{2}\right]_{0}^{2}=\pi\times\dfrac{4}{2}
∭Vz dV=2π≈6,28\boxed{\iiint_{V}z\,dV=2\pi\approx 6{,}28}

(b) En coordonnées CYLINDRIQUES — la voie complète.

x=rcos⁡θ,y=rsin⁡θ,z=zdV=r dr dθ dz\boxed{x=r\cos\theta, \quad y=r\sin\theta, \quad z=z \qquad\qquad dV=r\,dr\,d\theta\,dz}

⚠️⚠️ LE JACOBIEN EST rr, PAS 11 — c'est l'erreur la plus fréquente des coordonnées cylindriques, exactement comme en polaires.

Le domaine devient un pavé : r∈[0,1]r\in[0,1], θ∈[0,2π]\theta\in[0,2\pi], z∈[0,2]z\in[0,2] — et les bornes sont indépendantes, donc la factorisation d'E1 s'applique :

∭Vz dV=(∫01r dr)⏟1/2×(∫02πdθ)⏟2π×(∫02z dz)⏟2\iiint_{V}z\,dV=\underbrace{\left(\int_{0}^{1}r\,dr\right)}_{1/2}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{2\pi}d\theta\right)}_{2\pi}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{2}z\,dz\right)}_{2}
=12×2π×2=2π✓=\dfrac12\times 2\pi\times 2=2\pi \quad\checkmark
les deux voies concordent\boxed{\text{les deux voies concordent}}

⚠️ Remarquez que le facteur 12×2π=π\frac12\times 2\pi=\pi n'est rien d'autre que l'aire du disque — la voie (b) refait le travail que (a) connaissait déjà.

Les contrôles.

a) La concordance des deux voies ✓

b) Le contrôle par la MOYENNE. Le volume du cylindre est

V=π×12×2=2πV=\pi\times 1^{2}\times 2=2\pi
z‾=2π2π=1\overline{z}=\dfrac{2\pi}{2\pi}=1

Et la moyenne de zz sur [0,2][0,2] vaut évidemment 11 ✓

le reˊsultat est V×zˉ=2π×1\boxed{\text{le résultat est } V\times\bar z=2\pi\times 1}

ℹ️ Ici la coïncidence numérique entre le volume et l'intégrale (2π2\pi tous les deux) est un ACCIDENT de zˉ=1\bar z=1. Ne pas la lire comme une identité.

c) L'encadrement. Sur le cylindre, 0≤z≤20\leq z\leq 2, donc

0≤∭z dV≤2×V=4π≈12,570\leq\iiint z\,dV\leq 2\times V=4\pi\approx 12{,}57
0≤6,28≤12,57✓0\leq 6{,}28\leq 12{,}57 \quad\checkmark

d) Le contrôle physique. Si le cylindre a une densité 11, ∭z dV\iiint z\,dV est le moment par rapport au plan z=0z=0, et zˉ=1\bar z=1 est la hauteur du centre de gravité.

zˉ=1  est bien le MILIEU du cylindre [0,2]\boxed{\bar z=1 \ \text{ est bien le MILIEU du cylindre } [0,2]}

⚠️ Cohérent : un cylindre homogène a son centre de gravité à mi-hauteur. Ce contrôle est immédiat et n'exige aucun calcul — et il attrape un facteur 22 manquant.

e) Le contrôle du jacobien. En posant f=1f=1, la formule doit rendre le volume :

∫01 ⁣ ⁣∫02π ⁣ ⁣∫02r dz dθ dr=12×2π×2=2π✓\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{2}r\,dz\,d\theta\,dr=\dfrac12\times 2\pi\times 2=2\pi \quad\checkmark

⚠️⚠️ Sans le rr, on trouverait 1×2π×2=4π1\times 2\pi\times 2=4\pi — faux d'un facteur 22. Toujours tester l'élément de volume sur la fonction constante 11.

Rappel de cours

⚠️⚠️ COORDONNÉES CYLINDRIQUES

x=rcos⁡θ,y=rsin⁡θ,z=zdV=r dr dθ dz\boxed{x=r\cos\theta, \quad y=r\sin\theta, \quad z=z \qquad\qquad dV=\boldsymbol{r}\,dr\,d\theta\,dz}
LE JACOBIEN EST rr — l'erreur la plus fréquente est de l'oublier.

LA VOIE COURTE — reconnaître le découpage

la fonction ne deˊpend que de z ⟹ TRANCHES horizontales\boxed{\text{la fonction ne dépend que de } z \ \Longrightarrow \ \text{TRANCHES horizontales}}
dV=A(z) dz=π dz⟹∫02πz dz=2πdV=\mathcal A(z)\,dz=\pi\,dz \qquad\Longrightarrow\qquad \int_{0}^{2}\pi z\,dz=\boxed{2\pi}

DÉCOUPER SELON LES SURFACES DE NIVEAU

la fonction dépend de découpage élément
zz (cylindre) tranches A(z) dz\mathcal A(z)\,dz
rr (disque) couronnes 2πr dr2\pi r\,dr
rr (boule) coquilles 4πr2 dr4\pi r^{2}\,dr

LA VOIE COMPLÈTE

(∫01r dr)(∫02πdθ)(∫02z dz)=12×2π×2=2π ✓\left(\int_{0}^{1}r\,dr\right)\left(\int_{0}^{2\pi}d\theta\right)\left(\int_{0}^{2}z\,dz\right)=\dfrac12\times 2\pi\times 2=2\pi \ \checkmark
ℹ️ En cylindriques le domaine devient un pavé : la factorisation d'E1 s'applique.

CONTRÔLES · moyenne : zˉ=2π2π=1\bar z=\frac{2\pi}{2\pi}=1 — le milieu de [0,2][0,2], donc le centre de gravité ✓ · encadrement : 0≤Φ≤2V=4π0\leq\Phi\leq 2V=4\pi ; · ⚠️⚠️ JACOBIEN : poser f=1f=1 doit rendre le volume 2π2\pi. Sans le rr, on trouverait 4π4\pi.

⚠️ Ici volume et intégrale valent tous deux 2π2\pi : un ACCIDENT de zˉ=1\bar z=1, pas une identité.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le jacobien rr et écrire dV=dr dθ dzdV=dr\,d\theta\,dz. On trouve alors 4π4\pi au lieu de 2π2\pi — faux d'un facteur 22.

Le contrôle : poser f=1f=1 et vérifier qu'on retrouve le volume.

⚠️⚠️ Prendre dV=2πr drdV=2\pi r\,dr — c'est la couronne plane, pas l'élément de volume cylindrique.

⚠️ Croire que la section dépend de zz. Le cylindre a une section constante — c'est ce qui rend la voie par tranches immédiate. Sur un cône, elle varierait.

⚠️ Confondre zˉ\bar z et la hauteur du cylindre. zˉ=1\bar z=1 est le milieu de [0,2][0,2].

⚠️ Lire une identité dans la coïncidence V=∭z dV=2πV=\iiint z\,dV=2\pi. C'est un accident de zˉ=1\bar z=1.

⚠️ Intégrer zz de −1-1 à 11 par analogie avec le rayon. Les bornes sont 00 et 22.

⚠️ Ne pas voir que le domaine devient un PAVÉ en cylindriques. C'est ce qui autorise la factorisation.

⚠️ Ne pas contrôler par le centre de gravité. Un cylindre homogène a le sien à mi-hauteur — un contrôle sans calcul.

À retenir
∭Vz dV=∫02π⏟aire de la sectionz dz=π×42=2π\boxed{\iiint_{V}z\,dV=\int_{0}^{2}\underbrace{\pi}_{\text{aire de la section}}z\,dz=\pi\times\dfrac42=2\pi}
x=rcos⁡θ, y=rsin⁡θ, z=zdV=r dr dθ dz\boxed{x=r\cos\theta, \ y=r\sin\theta, \ z=z \qquad dV=\boldsymbol{r}\,dr\,d\theta\,dz}

⚠️⚠️ LE JACOBIEN EST rr — l'oublier donne 4π4\pi, faux d'un facteur 22. Le contrôle : poser f=1f=1 doit rendre le VOLUME.

DEˊCOUPER SELON LES SURFACES DE NIVEAU de la fonction\boxed{\text{DÉCOUPER SELON LES SURFACES DE NIVEAU de la fonction}}
la fonction dépend de découpage élément
zz (cylindre) tranches A(z) dz\mathcal A(z)\,dz
rr (disque) couronnes 2πr dr2\pi r\,dr
rr (boule) coquilles 4πr2 dr4\pi r^{2}\,dr

ℹ️ En cylindriques le domaine devient un PAVÉ, donc la factorisation d'E1 s'applique : 12×2π×2=2π\frac12\times 2\pi\times 2=2\pi ✓

Contrôles : moyenne zˉ=1\bar z=1, le milieu de [0,2][0,2], donc le centre de gravité d'un cylindre homogène — un contrôle sans calcul · encadrement 0≤2π≤4π0\leq 2\pi\leq 4\pi.

⚠️ Volume et intégrale valent tous deux 2π2\pi : un ACCIDENT de zˉ=1\bar z=1, pas une identité.

Réponse. ∭Vz dV=2π\displaystyle\iiint_V z\,dV=2\pi. (Recoupement : aire de base π\pi fois la moyenne pondérée ∫02z dz=2\int_0^2 z\,dz=2 → 2π2\pi ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Volume d'une boule (sphériques)

CalculDifficulté 3/5

Retrouver, en coordonnées sphériques, le volume de la boule de rayon 22.

Indices (3)

dV=r2sin⁡φ dr dφ dθdV=r^2\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta, r∈[0,2]r\in[0,2], φ∈[0,π]\varphi\in[0,\pi], θ∈[0,2π]\theta\in[0,2\pi].

Les trois intégrales se séparent.

∫0πsin⁡φ dφ=2\int_0^\pi\sin\varphi\,d\varphi=2.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Retrouver une formule qu'on connaît par cœur — et l'exercice vaut précisément parce qu'on connaît le résultat d'avance.

V=4πR33pour R=2 :V=4π×83=32π3V=\dfrac{4\pi R^{3}}{3} \qquad\text{pour } R=2 \ : \quad V=\dfrac{4\pi\times 8}{3}=\dfrac{32\pi}{3}
le reˊsultat est connu ⟹ c’est la MEˊTHODE qui est eˊvalueˊe\boxed{\text{le résultat est connu} \ \Longrightarrow \ \text{c'est la MÉTHODE qui est évaluée}}

⚠️⚠️ Et c'est un cadeau : le contrôle est intégré à l'énoncé. Un calcul qui ne redonne pas 32π3\frac{32\pi}{3} contient une erreur, et on le sait immédiatement.

Les coordonnées SPHÉRIQUES :

x=rsin⁡φcos⁡θ,y=rsin⁡φsin⁡θ,z=rcos⁡φ\boxed{x=r\sin\varphi\cos\theta, \quad y=r\sin\varphi\sin\theta, \quad z=r\cos\varphi}
dV=r2sin⁡φ dr dφ dθ\boxed{dV=r^{2}\sin\varphi\ dr\,d\varphi\,d\theta}

⚠️⚠️ LE JACOBIEN EST r2sin⁡φr^{2}\sin\varphi — deux facteurs, et oublier le sin⁡φ\sin\varphi est l'erreur la plus fréquente du chapitre.

Les bornes, qu'il faut savoir poser sans hésiter :

variable de à ce qu'elle décrit
rr 00 RR la distance à l'origine
φ\varphi 00 π\boldsymbol{\pi} l'angle depuis le pôle nord
θ\theta 00 2π\boldsymbol{2\pi} la longitude

⚠️⚠️ φ\varphi va de 00 à π\pi, pas à 2π2\pi. C'est une colatitude : elle balaie du pôle nord au pôle sud. La faire aller jusqu'à 2π2\pi compterait la boule DEUX FOIS.

θ fait le tour (2π),φ fait le demi-tour (π)\boxed{\theta \ \text{fait le tour} \ (2\pi), \qquad \varphi \ \text{fait le demi-tour} \ (\pi)}

ℹ️ Le moyen mnémotechnique : sur un globe terrestre, la longitude fait le tour complet, la latitude ne va que d'un pôle à l'autre.

Le domaine est alors un pavé, et la factorisation d'E1 s'applique :

V=(∫02r2dr)(∫0πsin⁡φ dφ)(∫02πdθ)=83×2×2π=32π3V=\left(\int_{0}^{2}r^{2}dr\right)\left(\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi\right)\left(\int_{0}^{2\pi}d\theta\right)=\dfrac{8}{3}\times 2\times 2\pi=\dfrac{32\pi}{3}
Le calcul

L'intégrale à calculer :

V=∭boule1 dV=∫02π ⁣ ⁣∫0π ⁣ ⁣∫02r2sin⁡φ dr dφ dθV=\iiint_{\text{boule}}1\,dV=\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{\pi}\!\!\int_{0}^{2}r^{2}\sin\varphi\,dr\,d\varphi\,d\theta

⚠️ Les bornes sont constantes : le domaine est un pavé en (r,φ,θ)(r,\varphi,\theta), donc la factorisation s'applique.

Facteur en rr :

∫02r2 dr=[r33]02=83\int_{0}^{2}r^{2}\,dr=\left[\dfrac{r^{3}}{3}\right]_{0}^{2}=\dfrac{8}{3}

Facteur en φ\varphi :

∫0πsin⁡φ dφ=[−cos⁡φ]0π=−cos⁡π−(−cos⁡0)=−(−1)+1=2\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi=\left[-\cos\varphi\right]_{0}^{\pi}=-\cos\pi-(-\cos 0)=-(-1)+1=2

⚠️⚠️ Ce 22 est à connaître : ∫0πsin⁡=2\int_{0}^{\pi}\sin=2, et non 00 (ce serait ∫02πsin⁡\int_{0}^{2\pi}\sin). C'est un contrôle immédiat que φ\varphi ne va pas jusqu'à 2π2\pi — si le facteur en φ\varphi sort nul, les bornes sont fausses.

Facteur en θ\theta :

∫02πdθ=2π\int_{0}^{2\pi}d\theta=2\pi

Le produit :

V=83×2×2π=32π3V=\dfrac{8}{3}\times 2\times 2\pi=\dfrac{32\pi}{3}
V=32π3≈33,51\boxed{V=\dfrac{32\pi}{3}\approx 33{,}51}
et c’est bien 4πR33 pour R=2✓\boxed{\text{et c'est bien } \dfrac{4\pi R^{3}}{3} \text{ pour } R=2 \quad\checkmark}

Les contrôles.

a) La formule connue — le contrôle intégré à l'énoncé ✓

b) Le contrôle en RR QUELCONQUE, bien plus fort :

V=(∫0Rr2dr)×2×2π=R33×4π=4πR33✓V=\left(\int_{0}^{R}r^{2}dr\right)\times 2\times 2\pi=\dfrac{R^{3}}{3}\times 4\pi=\dfrac{4\pi R^{3}}{3} \quad\checkmark

⚠️ Ce calcul vérifie l'EXPOSANT 33, ce qu'un cas particulier ne peut pas faire. La formule générale sort du même calcul, sans effort supplémentaire.

c) Le contrôle du sin⁡φ\sin\varphi par un cas dégénéré. Sans lui, on trouverait

83×π×2π=16π23≈52,6\dfrac{8}{3}\times\pi\times 2\pi=\dfrac{16\pi^{2}}{3}\approx 52{,}6

⚠️⚠️ Un résultat en π2\pi^{2} signale immédiatement l'oubli du sin⁡φ\sin\varphi — un volume ne fait pas intervenir π2\pi^{2}.

un π2 dans un volume est presque toujours un jacobien oublieˊ\boxed{\text{un } \pi^{2} \text{ dans un volume est presque toujours un jacobien oublié}}

d) L'encadrement géométrique. La boule de rayon 22 est contenue dans le cube [−2,2]3[-2,2]^{3}, de volume 6464, et contient le cube inscrit de côté 43≈2,31\frac{4}{\sqrt3}\approx 2{,}31, de volume ≈12,3\approx 12{,}3 :

12,3 ≤ 33,51 ≤ 64✓12{,}3\ \leq\ 33{,}51\ \leq\ 64 \quad\checkmark

ℹ️ Plus simplement encore : le rapport VbouleVcube circonscrit=33,5164≈0,52\frac{V_{\text{boule}}}{V_{\text{cube circonscrit}}}=\frac{33{,}51}{64}\approx 0{,}52, et la valeur exacte est π6≈0,524\frac{\pi}{6}\approx 0{,}524 — un rapport universel, indépendant du rayon.

e) Le contrôle par les couches sphériques (C5), une voie complètement différente :

V=∫024πr2 dr=4π×83=32π3✓V=\int_{0}^{2}4\pi r^{2}\,dr=4\pi\times\dfrac{8}{3}=\dfrac{32\pi}{3} \quad\checkmark

⚠️ Cette voie intègre le facteur 2×2π=4π2\times 2\pi=4\pi d'un coup — c'est exactement l'aire de la sphère unité. Les deux méthodes se répondent.

∫0πsin⁡φ dφ⏟2×∫02πdθ⏟2π=4π=l’ANGLE SOLIDE total\boxed{\underbrace{\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi}_{2}\times\underbrace{\int_{0}^{2\pi}d\theta}_{2\pi}=4\pi=\text{l'ANGLE SOLIDE total}}

ℹ️ Le 4π4\pi des coquilles sphériques n'est donc pas un coefficient magique : c'est l'intégrale angulaire, et les sphériques la font apparaître explicitement.

Rappel de cours

⚠️⚠️ COORDONNÉES SPHÉRIQUES

x=rsin⁡φcos⁡θ,y=rsin⁡φsin⁡θ,z=rcos⁡φx=r\sin\varphi\cos\theta, \quad y=r\sin\varphi\sin\theta, \quad z=r\cos\varphi
dV=r2sin⁡φ dr dφ dθ\boxed{dV=r^{2}\sin\varphi\ dr\,d\varphi\,d\theta}
DEUX facteurs au jacobien — et oublier le sin⁡φ\sin\varphi est l'erreur la plus fréquente du chapitre.

⚠️⚠️ LES BORNES

de à
rr 00 RR distance
φ\varphi 00 π\boldsymbol{\pi} colatitude — pôle à pôle
θ\theta 00 2π\boldsymbol{2\pi} longitude — tour complet

ℹ️ Sur un globe : la longitude fait le tour, la latitude va d'un pôle à l'autre.

LE CALCUL

V=R33⏟∫r2dr×2⏟∫0πsin⁡φ×2π⏟∫dθ=4πR33R=2 : 32π3≈33,51V=\underbrace{\dfrac{R^{3}}{3}}_{\int r^{2}dr}\times\underbrace{2}_{\int_{0}^{\pi}\sin\varphi}\times\underbrace{2\pi}_{\int d\theta}=\dfrac{4\pi R^{3}}{3} \qquad R=2 \ : \ \boxed{\dfrac{32\pi}{3}\approx 33{,}51}

⚠️ ∫0πsin⁡φ dφ=2\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi=2, et non 00. Un facteur nul en φ\varphi signale des bornes fausses (00 à 2π2\pi).

CONTRÔLES · RR quelconque : vérifie l'exposant 33, gratuitement ; · ⚠️⚠️ un π2\pi^{2} dans un volume est presque toujours un JACOBIEN OUBLIÉ (ici 16π23\frac{16\pi^{2}}{3}) ; · rapport universel VbouleVcube circonscrit=π6≈0,524\frac{V_{\text{boule}}}{V_{\text{cube circonscrit}}}=\frac{\pi}{6}\approx 0{,}524 ; · couches sphériques : ∫024πr2dr=32π3\int_{0}^{2}4\pi r^{2}dr=\frac{32\pi}{3} ✓

∫0πsin⁡φ dφ⏟2×∫02πdθ⏟2π=4π=ANGLE SOLIDE total\boxed{\underbrace{\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi}_{2}\times\underbrace{\int_{0}^{2\pi}d\theta}_{2\pi}=4\pi=\text{ANGLE SOLIDE total}}

ℹ️ Le 4π4\pi des coquilles n'est pas magique : c'est l'intégrale angulaire.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le sin⁡φ\sin\varphi et trouver 16π23\frac{16\pi^{2}}{3}.

Le contrôle décisif : un volume ne contient pas π2\pi^{2}. Un π2\pi^{2} signale presque toujours un jacobien incomplet.

⚠️⚠️ Faire varier φ\varphi de 00 à 2π2\pi. C'est une colatitude : elle va de 00 à π\pi. Sinon on compte la boule deux fois — et le facteur ∫02πsin⁡=0\int_{0}^{2\pi}\sin=0 donne un volume nul, ce qui devrait alerter.

⚠️ Intervertir φ\varphi et θ\theta. Peu importe le nom qu'on leur donne, mais le sin⁡\sin porte sur l'angle qui va de 00 à π\pi.

⚠️ Écrire dV=r2dr dφ dθdV=r^{2}dr\,d\varphi\,d\theta — jacobien incomplet, même erreur que la première.

⚠️ Écrire ∫0πsin⁡φ dφ=0\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi=0. C'est 22 ; c'est sur [0,2π][0,2\pi] que le sinus s'annule.

⚠️ Ne vérifier que R=2R=2. Le calcul avec RR quelconque redonne 4πR33\frac{4\pi R^{3}}{3} et vérifie l'exposant — gratuitement.

⚠️ Ne pas encadrer. La boule tient dans le cube circonscrit de volume 6464, et le rapport vaut π6\frac{\pi}{6}.

⚠️ Croire que le 4π4\pi des coquilles est un coefficient à retenir. C'est ∫sin⁡φ dφ×∫dθ=2×2π\int\sin\varphi\,d\varphi\times\int d\theta=2\times 2\pi — l'angle solide total.

À retenir
dV=r2sin⁡φ dr dφ dθr∈[0,R],φ∈[0,π],θ∈[0,2π]\boxed{dV=r^{2}\sin\varphi\ dr\,d\varphi\,d\theta} \qquad r\in[0,R], \quad \varphi\in[0,\boldsymbol{\pi}], \quad \theta\in[0,\boldsymbol{2\pi}]
V=R33⏟∫r2dr×2⏟∫0πsin⁡φ×2π⏟∫dθ=4πR33⟹V=32π3≈33,51V=\underbrace{\dfrac{R^{3}}{3}}_{\int r^{2}dr}\times\underbrace{2}_{\int_{0}^{\pi}\sin\varphi}\times\underbrace{2\pi}_{\int d\theta}=\dfrac{4\pi R^{3}}{3} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{V=\dfrac{32\pi}{3}\approx 33{,}51}

⚠️⚠️ Oublier le sin⁡φ\sin\varphi est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et le contrôle est immédiat :

un π2 dans un volume est presque toujours un JACOBIEN OUBLIEˊ\boxed{\text{un } \pi^{2} \text{ dans un volume est presque toujours un JACOBIEN OUBLIÉ}}

⚠️⚠️ φ\varphi va de 00 à π\pi — c'est une colatitude, du pôle nord au pôle sud. Jusqu'à 2π2\pi, on compterait la boule deux fois, et ∫02πsin⁡=0\int_0^{2\pi}\sin=0 donnerait un volume nul.

ℹ️ Sur un globe : la longitude fait le tour, la latitude va d'un pôle à l'autre.

Contrôles : le résultat est connu d'avance · le calcul en RR quelconque vérifie l'exposant, gratuitement · rapport universel VbouleVcube circonscrit=π6\frac{V_{\text{boule}}}{V_{\text{cube circonscrit}}}=\frac{\pi}{6} · couches sphériques ∫024πr2dr\int_0^2 4\pi r^2dr.

∫0πsin⁡φ dφ⏟2×∫02πdθ⏟2π=4π=ANGLE SOLIDE total\boxed{\underbrace{\int_{0}^{\pi}\sin\varphi\,d\varphi}_{2}\times\underbrace{\int_{0}^{2\pi}d\theta}_{2\pi}=4\pi=\text{ANGLE SOLIDE total}}

ℹ️ Le 4π4\pi des coquilles sphériques n'est pas un coefficient magique — c'est cette intégrale angulaire.

Réponse. V=32π3V=\dfrac{32\pi}3. (Recoupement : formule 43πR3=43π⋅8=32π3\tfrac43\pi R^3=\tfrac43\pi\cdot8=\tfrac{32\pi}3 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Circulation d'un champ de gradient

ApplicationDifficulté 3/5

Soit F⃗=(3x2y,  x3+2y)\vec F=(3x^2y,\;x^3+2y). Montrer qu'il est conservatif, déterminer un potentiel, puis la circulation de (0,0)(0,0) à (1,1)(1,1).

Indices (3)

Vérifier Py=QxP_y=Q_x.

fx=3x2y⇒f=x3y+g(y)f_x=3x^2y\Rightarrow f=x^3y+g(y).

Identifier fyf_y avec QQ, puis f(1,1)−f(0,0)f(1,1)-f(0,0).

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Trois questions enchaînées, et chacune prépare la suivante — c'est le schéma complet d'un champ conservatif, ici dans le PLAN.

F⃗=(3x2y, x3+2y)\vec F=\left(3x^{2}y,\ x^{3}+2y\right)

1) Le test de conservativité — en 2D, une SEULE égalité.

F⃗=(P,Q)  est conservatif ⟺ ∂Q∂x=∂P∂y  (domaine simplement connexe)\boxed{\vec F=(P,Q) \ \text{ est conservatif} \ \Longleftrightarrow \ \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial P}{\partial y} \ \ \text{(domaine simplement connexe)}}

⚠️⚠️ En 3D il fallait vérifier TROIS composantes du rotationnel (D6) ; ici une seule égalité suffit.

ℹ️ Ce n'est pas un test différent : c'est la troisième composante du rotationnel du champ (P,Q,0)(P,Q,0), les deux autres étant automatiquement nulles. Green et Stokes disaient déjà la même chose (D2).

∂P∂y=∂(3x2y)∂y=3x2∂Q∂x=∂(x3+2y)∂x=3x2\dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial(3x^{2}y)}{\partial y}=3x^{2} \qquad\qquad \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial(x^{3}+2y)}{\partial x}=3x^{2}
les deux valent 3x2 : le champ est conservatif\boxed{\text{les deux valent } 3x^{2} \ : \ \text{le champ est conservatif}}

⚠️ Et le domaine est R2\mathbb R^{2} tout entier, simplement connexe — l'hypothèse est vérifiée, et il faut le dire.

2) Le potentiel — on le CONSTRUIT.

∂f∂x=3x2y⟹f=x3y+φ(y)\dfrac{\partial f}{\partial x}=3x^{2}y \qquad\Longrightarrow\qquad f=x^{3}y+\varphi(y)

⚠️⚠️ La constante d'intégration dépend de yy — c'est le point technique.

∂f∂y=x3+φ′(y)et on veut x3+2y⟹φ′(y)=2y\dfrac{\partial f}{\partial y}=x^{3}+\varphi'(y) \qquad\text{et on veut } x^{3}+2y \qquad\Longrightarrow\qquad \varphi'(y)=2y
f(x,y)=x3y+y2+C\boxed{f(x,y)=x^{3}y+y^{2}+C}

3) La circulation — et c'est là que le potentiel paie.

∫ABF⃗⋅dℓ⃗=f(B)−f(A)\boxed{\int_{A}^{B}\vec F\cdot d\vec\ell=f(B)-f(A)}
f(1,1)−f(0,0)=(1+1)−0=2f(1,1)-f(0,0)=(1+1)-0=2
∫(0,0)(1,1)F⃗⋅dℓ⃗=2\boxed{\int_{(0,0)}^{(1,1)}\vec F\cdot d\vec\ell=2}

⚠️⚠️ AUCUN CHEMIN N'A ÉTÉ CHOISI — et c'est tout l'intérêt : la circulation d'un champ conservatif ne dépend que des extrémités.

Les trois questions

1) La conservativité.

P=3x2yQ=x3+2yP=3x^{2}y \qquad Q=x^{3}+2y
∂P∂y=3x2∂Q∂x=3x2\dfrac{\partial P}{\partial y}=3x^{2} \qquad\qquad \dfrac{\partial Q}{\partial x}=3x^{2}
∂Q∂x=∂P∂y✓\boxed{\dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial P}{\partial y} \quad\checkmark}

Le domaine est R2\mathbb R^{2}, simplement connexe : la réciproque s'applique, le champ dérive d'un potentiel.

⚠️ Ne pas sauter cette phrase. L'égalité seule ne suffit pas — c'est la conjonction avec le domaine qui conclut.

2) La construction du potentiel.

On intègre ∂xf=P\partial_x f=P par rapport à xx, en traitant yy comme une constante :

f(x,y)=∫3x2y dx=x3y+φ(y)f(x,y)=\int 3x^{2}y\,dx=x^{3}y+\varphi(y)

⚠️⚠️ φ\varphi est une fonction de yy, pas une constante — c'est l'erreur classique de la méthode.

On dérive par rapport à yy et on identifie à QQ :

∂f∂y=x3+φ′(y)=!x3+2y\dfrac{\partial f}{\partial y}=x^{3}+\varphi'(y) \qquad\overset{!}{=}\qquad x^{3}+2y
φ′(y)=2y⟹φ(y)=y2+C\varphi'(y)=2y \qquad\Longrightarrow\qquad \varphi(y)=y^{2}+C
f(x,y)=x3y+y2+C\boxed{f(x,y)=x^{3}y+y^{2}+C}

⚠️⚠️ LE x3x^{3} DOIT DISPARAÎTRE dans l'identification. S'il reste un terme en xx dans φ′(y)\varphi'(y), c'est que le champ n'était pas conservatif — ou qu'on s'est trompé.

l’identification est un CONTROˆLE, pas seulement une eˊtape\boxed{\text{l'identification est un CONTRÔLE, pas seulement une étape}}

Vérification obligatoire :

∇⃗f=(∂f∂x, ∂f∂y)=(3x2y, x3+2y)=F⃗✓\vec\nabla f=\left(\dfrac{\partial f}{\partial x},\ \dfrac{\partial f}{\partial y}\right)=\left(3x^{2}y,\ x^{3}+2y\right)=\vec F \quad\checkmark

3) La circulation de (0,0)(0,0) à (1,1)(1,1).

∫(0,0)(1,1)F⃗⋅dℓ⃗=f(1,1)−f(0,0)\int_{(0,0)}^{(1,1)}\vec F\cdot d\vec\ell=f(1,1)-f(0,0)
f(1,1)=13×1+12=2f(0,0)=0f(1,1)=1^{3}\times 1+1^{2}=2 \qquad\qquad f(0,0)=0
∫(0,0)(1,1)F⃗⋅dℓ⃗=2\boxed{\int_{(0,0)}^{(1,1)}\vec F\cdot d\vec\ell=2}

⚠️ La constante CC disparaît dans la différence — le choix du potentiel n'a aucune importance.

Les contrôles.

a) La vérification du potentiel ✓ — faite ci-dessus, jamais facultative.

b) Le contrôle par un CHEMIN EXPLICITE. Prenons le segment (t,t)(t,t), t∈[0,1]t\in[0,1], donc dℓ⃗=(dt,dt)d\vec\ell=(dt,dt) :

F⃗(t,t)=(3t3, t3+2t)\vec F(t,t)=\left(3t^{3},\ t^{3}+2t\right)
F⃗⋅dℓ⃗=(3t3+t3+2t)dt=(4t3+2t)dt\vec F\cdot d\vec\ell=\left(3t^{3}+t^{3}+2t\right)dt=\left(4t^{3}+2t\right)dt
∫01(4t3+2t)dt=[t4+t2]01=1+1=2✓\int_{0}^{1}\left(4t^{3}+2t\right)dt=\left[t^{4}+t^{2}\right]_{0}^{1}=1+1=2 \quad\checkmark
deux voies indeˊpendantes vers 2\boxed{\text{deux voies indépendantes vers } 2}

c) Le contrôle par un AUTRE chemin — celui qui prouve l'indépendance. Passons par (1,0)(1,0) :

De (0,0)(0,0) à (1,0)(1,0) (donc y=0y=0, dy=0dy=0) : F⃗⋅dℓ⃗=3x2×0 dx=0\vec F\cdot d\vec\ell=3x^{2}\times 0\,dx=0

De (1,0)(1,0) à (1,1)(1,1) (donc x=1x=1, dx=0dx=0) : F⃗⋅dℓ⃗=(1+2y) dy\vec F\cdot d\vec\ell=(1+2y)\,dy

∫01(1+2y) dy=[y+y2]01=2✓\int_{0}^{1}(1+2y)\,dy=\left[y+y^{2}\right]_{0}^{1}=2 \quad\checkmark
TROIS voies, un seul reˊsultat: l’indeˊpendance du chemin est VEˊRIFIEˊE\boxed{\text{TROIS voies, un seul résultat} : \ \text{l'indépendance du chemin est VÉRIFIÉE}}

⚠️ C'est la meilleure façon de comprendre ce que « conservatif » signifie — non pas de le croire sur parole.

d) Le contrôle sur une courbe FERMÉE. En revenant de (1,1)(1,1) à (0,0)(0,0) par n'importe quel chemin, la circulation totale serait f(A)−f(A)=0f(A)-f(A)=0 ✓ — c'est D6.

e) Le contrôle par Green. Sur toute courbe fermée, ∮=∬(∂xQ−∂yP) dA=∬0 dA=0\oint=\iint(\partial_xQ-\partial_yP)\,dA=\iint 0\,dA=0 ✓ — cohérent, et par une voie tout autre.

Rappel de cours

⚠️⚠️ TEST DE CONSERVATIVITÉ EN 2D — UNE SEULE ÉGALITÉ

F⃗=(P,Q) conservatif ⟺ ∂Q∂x=∂P∂y  sur un domaine SIMPLEMENT CONNEXE\boxed{\vec F=(P,Q) \ \text{conservatif} \ \Longleftrightarrow \ \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial P}{\partial y} \ \text{ sur un domaine SIMPLEMENT CONNEXE}}
ℹ️ C'est la 3ᵉ composante du rotationnel de (P,Q,0)(P,Q,0) — pas un test différent de D6.

SUR CET EXEMPLE

∂yP=3x2=∂xQ✓sur R2 (simplement connexe)\partial_{y}P=3x^{2}=\partial_{x}Q \quad\checkmark \qquad\text{sur } \mathbb R^{2} \text{ (simplement connexe)}

CONSTRUIRE LE POTENTIEL

∂xf=3x2y ⇒ f=x3y+φ(y)→∂yf=x3+φ′(y)=x3+2y ⇒ φ=y2\partial_x f=3x^{2}y \ \Rightarrow \ f=x^{3}y+\varphi(y) \quad\to\quad \partial_y f=x^{3}+\varphi'(y)=x^{3}+2y \ \Rightarrow \ \varphi=y^{2}
f=x3y+y2+C\boxed{f=x^{3}y+y^{2}+C}
⚠️⚠️ φ\varphi dépend de yy, ce n'est pas une constante. ⚠️⚠️ LE x3x^{3} DOIT DISPARAÎTRE à l'identification — s'il reste du xx dans φ′(y)\varphi'(y), le champ n'était pas conservatif. L'identification est un CONTRÔLE. ⚠️ VÉRIFIER ∇⃗f=F⃗\vec\nabla f=\vec F — jamais facultatif.

LA CIRCULATION

∫ABF⃗⋅dℓ⃗=f(B)−f(A)\boxed{\int_{A}^{B}\vec F\cdot d\vec\ell=f(B)-f(A)}
f(1,1)−f(0,0)=2−0=2f(1,1)-f(0,0)=2-0=\boxed{2}
⚠️ Aucun chemin n'est choisi — la constante CC disparaît dans la différence.

TROIS VOIES VERS 22 · le potentiel · le segment (t,t)(t,t) : ∫01(4t3+2t)dt=2\int_{0}^{1}(4t^{3}+2t)dt=2 · le chemin par (1,0)(1,0) : ∫01(1+2y)dy=2\int_{0}^{1}(1+2y)dy=2

l’indeˊpendance du chemin se VEˊRIFIE, elle ne se croit pas sur parole\boxed{\text{l'indépendance du chemin se VÉRIFIE, elle ne se croit pas sur parole}}

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire f=x3y+Cf=x^{3}y+C après la première intégration. La « constante » dépend de yy : f=x3y+φ(y)f=x^{3}y+\varphi(y). Avec +C+C, on perd le terme y2y^{2}.

Le contrôle : ∇⃗f\vec\nabla f doit redonner F⃗\vec F — l'erreur saute immédiatement.

⚠️⚠️ Tester ∂xP=∂yQ\partial_x P=\partial_y Q au lieu de ∂xQ=∂yP\partial_x Q=\partial_y P. Ce sont les dérivées CROISÉES — la même structure qu'au rotationnel.

⚠️ Conclure sans mentionner le domaine. L'égalité seule ne suffit pas : il faut la simple connexité.

⚠️ Choisir un chemin pour calculer la circulation. Inutile : f(B)−f(A)f(B)-f(A) suffit. C'est précisément ce que le potentiel achète.

⚠️ Croire que la circulation est nulle. Elle vaut f(B)−f(A)=2f(B)-f(A)=2 ; elle n'est nulle que sur une courbe FERMÉE.

indeˊpendante du CHEMIN ≠ nulle\boxed{\text{indépendante du CHEMIN} \ \neq \ \text{nulle}}

⚠️ Garder la constante CC dans le résultat. Elle disparaît dans la différence.

⚠️ Ne pas s'alarmer si un terme en xx survit dans φ′(y)\varphi'(y). C'est le signal que quelque chose est faux — l'identification est un contrôle.

⚠️ Ne pas vérifier par un chemin explicite. C'est ce qui fait comprendre l'indépendance, au lieu de l'admettre.

À retenir
(P,Q) conservatif ⟺ ∂Q∂x=∂P∂y  sur un domaine SIMPLEMENT CONNEXE\boxed{(P,Q) \ \text{conservatif} \ \Longleftrightarrow \ \dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial P}{\partial y} \ \text{ sur un domaine SIMPLEMENT CONNEXE}}
∂y(3x2y)=3x2=∂x(x3+2y)✓⟹f=x3y+y2+C\partial_{y}\left(3x^{2}y\right)=3x^{2}=\partial_{x}\left(x^{3}+2y\right) \quad\checkmark \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{f=x^{3}y+y^{2}+C}
∫ABF⃗⋅dℓ⃗=f(B)−f(A)=f(1,1)−f(0,0)=2\boxed{\int_{A}^{B}\vec F\cdot d\vec\ell=f(B)-f(A)=f(1,1)-f(0,0)=2}

ℹ️ Une seule égalité en 2D, contre trois composantes en 3D (D6) — c'est la 3ᵉ composante du rotationnel de (P,Q,0)(P,Q,0), pas un test différent.

⚠️⚠️ La constante d'intégration DÉPEND de yy : f=x3y+φ(y)f=x^3y+\varphi(y), jamais +C+C — sinon on perd le y2y^2.

⚠️⚠️ Le x3x^{3} doit DISPARAÎTRE à l'identification. S'il reste du xx dans φ′(y)\varphi'(y), le champ n'était pas conservatif : l'identification est un contrôle, pas seulement une étape.

⚠️ Vérifier ∇⃗f=F⃗\vec\nabla f=\vec F — jamais facultatif. Et aucun chemin n'est à choisir : la constante disparaît dans la différence.

Trois voies vers 22 : le potentiel · le segment (t,t)(t,t) · le chemin par (1,0)(1,0).

indeˊpendante du CHEMIN ≠ nulle — elle ne s’annule que sur une courbe FERMEˊE\boxed{\text{indépendante du CHEMIN} \ \neq \ \text{nulle} \ — \ \text{elle ne s'annule que sur une courbe FERMÉE}}
Réponse. F⃗=∇⃗(x3y+y2)\vec F=\vec\nabla(x^3y+y^2), circulation =2=2. (Recoupement : le long du segment (t,t)(t,t), ∫01(3t3+t3+2t) dt=∫01(4t3+2t) dt=1+1=2\int_0^1(3t^3+t^3+2t)\,dt=\int_0^1(4t^3+2t)\,dt=1+1=2 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Green-Riemann sur un triangle

ApplicationDifficulté 3/5

Calculer ∮∂D(y2 dx+x2 dy)\displaystyle\oint_{\partial D}(y^2\,dx+x^2\,dy) où DD est le triangle de sommets (0,0)(0,0), (1,0)(1,0), (1,1)(1,1) (bord orienté positivement).

Indices (3)

Green : ∬D(Qx−Py) dA\iint_D(Q_x-P_y)\,dA avec P=y2P=y^2, Q=x2Q=x^2.

Qx−Py=2x−2yQ_x-P_y=2x-2y.

Décrire le triangle par 0≤x≤10\le x\le1, 0≤y≤x0\le y\le x.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Green-Riemann sur un triangle — et l'exercice montre exactement ce que le théorème fait gagner.

∮∂D(y2 dx+x2 dy)D=triangle (0,0), (1,0), (1,1)\oint_{\partial D}\left(y^{2}\,dx+x^{2}\,dy\right) \qquad D=\text{triangle } (0,0),\ (1,0),\ (1,1)
∮∂D(P dx+Q dy)=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA\boxed{\oint_{\partial D}\left(P\,dx+Q\,dy\right)=\iint_{D}\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA}

⚠️ Le calcul direct exigerait TROIS paramétrages (un par côté), avec trois risques d'erreur de sens de parcours. Green n'en demande qu'un : une intégrale double.

L'intégrande de Green :

P=y2,Q=x2⟹∂Q∂x−∂P∂y=2x−2yP=y^{2}, \quad Q=x^{2} \qquad\Longrightarrow\qquad \dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}=2x-2y

⚠️⚠️ Le champ n'est PAS conservatif (2x−2y≠02x-2y\neq 0), donc la circulation ne sera pas nulle. Contraste voulu avec E4.

Décrire le triangle — l'étape qui décide de tout.

Les trois sommets : (0,0)(0,0), (1,0)(1,0), (1,1)(1,1). Le côté oblique joint (0,0)(0,0) à (1,1)(1,1) : c'est la droite y=xy=x.

D : 0≤x≤1,0≤y≤x\boxed{D \ : \ 0\leq x\leq 1, \qquad 0\leq y\leq x}

ℹ️ Le triangle est donc SOUS la diagonale — celui des points où y≤xy\leq x. Faire un dessin est ici le geste le plus rentable de l'exercice : il fixe les bornes en cinq secondes.

⚠️⚠️ Les bornes en yy DÉPENDENT de xx : yy va de 00 à xx. C'est ce qui interdit la factorisation d'E1 — le domaine n'est pas un pavé.

∬D(2x−2y) dA=∫01(∫0x(2x−2y) dy)dx\iint_{D}(2x-2y)\,dA=\int_{0}^{1}\left(\int_{0}^{x}(2x-2y)\,dy\right)dx

⚠️ L'intégrale INTÉRIEURE se fait en yy, à xx constant — c'est elle qui porte la borne variable.

∫0x(2x−2y) dy=[2xy−y2]0x=2x2−x2=x2\int_{0}^{x}(2x-2y)\,dy=\left[2xy-y^{2}\right]_{0}^{x}=2x^{2}-x^{2}=x^{2}
∫01x2 dx=13\int_{0}^{1}x^{2}\,dx=\dfrac13
∮∂D(y2 dx+x2 dy)=13\boxed{\oint_{\partial D}\left(y^{2}\,dx+x^{2}\,dy\right)=\dfrac13}
Le calcul, et sa vérification

1) L'intégrande de Green.

∂Q∂x=∂(x2)∂x=2x∂P∂y=∂(y2)∂y=2y\dfrac{\partial Q}{\partial x}=\dfrac{\partial(x^{2})}{\partial x}=2x \qquad\qquad \dfrac{\partial P}{\partial y}=\dfrac{\partial(y^{2})}{\partial y}=2y
∂Q∂x−∂P∂y=2x−2y\boxed{\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}=2x-2y}

⚠️ L'ordre compte : c'est ∂xQ\partial_xQ moins ∂yP\partial_yP, jamais l'inverse — ce serait le signe opposé.

2) Le domaine.

D : 0≤x≤1,0≤y≤xD \ : \ 0\leq x\leq 1, \qquad 0\leq y\leq x

3) L'intégrale double.

∬D(2x−2y) dA=∫01 ⁣ ⁣∫0x(2x−2y) dy dx\iint_{D}(2x-2y)\,dA=\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{x}(2x-2y)\,dy\,dx

Intégrale intérieure, à xx constant :

∫0x(2x−2y) dy=[2xy−y2]y=0y=x=2x⋅x−x2=2x2−x2=x2\int_{0}^{x}(2x-2y)\,dy=\left[2xy-y^{2}\right]_{y=0}^{y=x}=2x\cdot x-x^{2}=2x^{2}-x^{2}=x^{2}

⚠️ Remarquez que 2x2x est une CONSTANTE dans cette intégration — d'où le terme 2xy2xy.

Intégrale extérieure :

∫01x2 dx=[x33]01=13\int_{0}^{1}x^{2}\,dx=\left[\dfrac{x^{3}}{3}\right]_{0}^{1}=\dfrac13
∮∂D(y2 dx+x2 dy)=13≈0,333\boxed{\oint_{\partial D}\left(y^{2}\,dx+x^{2}\,dy\right)=\dfrac13\approx 0{,}333}

LA VÉRIFICATION PAR LES TROIS CÔTÉS — c'est elle qui prouve le résultat, et elle montre le coût de la voie directe.

Le bord orienté positivement parcourt (0,0)→(1,0)→(1,1)→(0,0)(0,0)\to(1,0)\to(1,1)\to(0,0).

ℹ️ Comment le savoir ? En marchant dans ce sens, le triangle reste à gauche — c'est le critère du sens direct.

Côté 1 : (0,0)→(1,0)(0,0)\to(1,0). Ici y=0y=0 et dy=0dy=0 :

∫y2 dx+x2 dy=∫010 dx+0=0\int y^{2}\,dx+x^{2}\,dy=\int_{0}^{1}0\,dx+0=\boldsymbol{0}

Côté 2 : (1,0)→(1,1)(1,0)\to(1,1). Ici x=1x=1 et dx=0dx=0 :

∫x2 dy=∫011 dy=1\int x^{2}\,dy=\int_{0}^{1}1\,dy=\boldsymbol{1}

Côté 3 : (1,1)→(0,0)(1,1)\to(0,0). Paramétrons x=1−tx=1-t, y=1−ty=1-t, t∈[0,1]t\in[0,1], donc dx=dy=−dtdx=dy=-dt :

∫01[(1−t)2(−1)+(1−t)2(−1)]dt=−2∫01(1−t)2 dt=−2×13=−23\int_{0}^{1}\left[(1-t)^{2}(-1)+(1-t)^{2}(-1)\right]dt=-2\int_{0}^{1}(1-t)^{2}\,dt=-2\times\dfrac13=\boldsymbol{-\dfrac23}

Le total :

0+1−23=13✓0+1-\dfrac23=\dfrac13 \quad\checkmark
les deux voies concordent\boxed{\text{les deux voies concordent}}

Les contrôles.

a) La concordance ✓ — et le coût comparé est parlant : trois paramétrages contre une intégrale double.

b) Le signe de la contribution du côté 3. Elle est négative parce qu'on parcourt le côté oblique en descendant ✓ — inverser ce sens changerait le signe du résultat.

c) Le contrôle de l'aire. L'aire du triangle vaut 12\frac12, et l'intégrande 2x−2y2x-2y varie de 00 (sur y=xy=x) à 22 (au point (1,0)(1,0)) :

0 ≤ 13 ≤ 2×12=1✓0\ \leq\ \dfrac13\ \leq\ 2\times\dfrac12=1 \quad\checkmark

d) Le contrôle par la moyenne.

2x−2y‾=1/31/2=23\overline{2x-2y}=\dfrac{1/3}{1/2}=\dfrac23

Vérifions-le : sur ce triangle, xˉ=23\bar x=\frac23 et yˉ=13\bar y=\frac13 (centre de gravité en (23,13)\left(\frac23,\frac13\right), moyenne des trois sommets) :

2×23−2×13=43−23=23✓2\times\dfrac23-2\times\dfrac13=\dfrac43-\dfrac23=\dfrac23 \quad\checkmark
deux chemins vers 23 : le reˊsultat est confirmeˊ\boxed{\text{deux chemins vers } \tfrac23 \ : \ \text{le résultat est confirmé}}

ℹ️ Le centre de gravité d'un triangle est la moyenne de ses trois sommets — (0+1+13,0+0+13)=(23,13)\left(\frac{0+1+1}{3},\frac{0+0+1}{3}\right)=\left(\frac23,\frac13\right). Un contrôle qui ne coûte rien et qui est très discriminant.

e) Le contrôle par l'antisymétrie. L'intégrande 2(x−y)2(x-y) est positif partout dans ce triangle (où y≤xy\leq x), donc le résultat doit être strictement positif ✓

⚠️ Sur le triangle SYMÉTRIQUE (y≥xy\geq x), on trouverait −13-\frac13. Le signe encode le choix du domaine.

Rappel de cours

GREEN-RIEMANN

∮∂D(P dx+Q dy)=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA\boxed{\oint_{\partial D}\left(P\,dx+Q\,dy\right)=\iint_{D}\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA}
⚠️ L'ordre compte : ∂xQ\partial_xQ moins ∂yP\partial_yP.

LE CALCUL

∂xQ−∂yP=2x−2yD : 0≤x≤1, 0≤y≤x\partial_xQ-\partial_yP=2x-2y \qquad D \ : \ 0\leq x\leq 1, \ 0\leq y\leq x
∫01 ⁣ ⁣∫0x(2x−2y) dy dx=∫01x2 dx=13\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{x}(2x-2y)\,dy\,dx=\int_{0}^{1}x^{2}\,dx=\boxed{\dfrac13}

⚠️⚠️ LES BORNES EN yy DÉPENDENT DE xx (0≤y≤x0\leq y\leq x) — le domaine n'est pas un pavé, donc pas de factorisation (E1). L'intégrale intérieure porte la borne variable.

ℹ️ FAIRE UN DESSIN : le triangle (0,0),(1,0),(1,1)(0,0),(1,0),(1,1) est sous la diagonale y=xy=x. Cinq secondes, et les bornes sont fixées.

VÉRIFICATION PAR LES TROIS CÔTÉS

0⏟y=0+1⏟x=1+(−23)⏟oblique, en descendant=13 ✓\underbrace{0}_{y=0}+\underbrace{1}_{x=1}+\underbrace{\left(-\tfrac23\right)}_{\text{oblique, en descendant}}=\dfrac13 \ \checkmark
⚠️ Trois paramétrages contre une intégrale double — le coût du théorème.

ORIENTATION : en marchant dans le sens direct, le domaine reste à GAUCHE.

CONTRÔLES · encadrement : 0≤13≤2×120\leq\frac13\leq 2\times\frac12 ; · moyenne : 2x−2y‾=1/31/2=23\overline{2x-2y}=\frac{1/3}{1/2}=\frac23, retrouvé par le centre de gravité (23,13)\left(\frac23,\frac13\right) ✓ · signe : x−y≥0x-y\geq 0 sur ce triangle ⟹\Longrightarrow résultat positif. Sur le triangle symétrique : −13-\frac13.

ℹ️ Le centre de gravité d'un triangle est la MOYENNE DE SES TROIS SOMMETS — un contrôle gratuit et très discriminant.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Prendre des bornes constantes (0≤y≤10\leq y\leq 1), ce qui décrirait le carré et non le triangle. Les bornes en yy dépendent de xx.

Le contrôle : le dessin, et l'aire — celle du triangle vaut 12\frac12, pas 11.

⚠️⚠️ Se tromper de triangle. Les sommets (0,0),(1,0),(1,1)(0,0),(1,0),(1,1) donnent y≤xy\leq x ; l'autre moitié du carré donnerait −13-\frac13.

⚠️ Écrire ∂yP−∂xQ\partial_yP-\partial_xQ. L'ordre de Green est ∂xQ−∂yP\partial_xQ-\partial_yP — l'inverser change le signe.

⚠️ Intégrer en xx à l'intérieur alors que c'est la borne en yy qui est variable. L'intégrale intérieure porte la borne variable.

⚠️ Oublier que 2x2x est constant dans l'intégration en yy, et écrire ∫2x dy=2x\int 2x\,dy=2x au lieu de 2xy2xy.

⚠️ Parcourir le bord dans le sens rétrograde. Le résultat change de signe ; le critère est le domaine à gauche.

⚠️ Croire que le champ est conservatif. 2x−2y≠02x-2y\neq 0 — contraste voulu avec E4.

⚠️ Ne pas vérifier par les trois côtés. C'est la seule voie indépendante, donc le contrôle le plus fort.

⚠️ Ne pas utiliser le centre de gravité. (23,13)\left(\frac23,\frac13\right) est la moyenne des sommets, et il donne la moyenne de l'intégrande en une ligne.

À retenir
∮∂D(P dx+Q dy)=∬D(∂Q∂x−∂P∂y)dA\boxed{\oint_{\partial D}\left(P\,dx+Q\,dy\right)=\iint_{D}\left(\dfrac{\partial Q}{\partial x}-\dfrac{\partial P}{\partial y}\right)dA}
∂xQ−∂yP=2x−2yD:0≤x≤1, 0≤y≤x⟹∫01x2dx=13\partial_xQ-\partial_yP=2x-2y \qquad D : 0\leq x\leq 1,\ 0\leq y\leq x \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\int_{0}^{1}x^{2}dx=\dfrac13}

⚠️⚠️ Les bornes en yy DÉPENDENT de xx — le domaine n'est pas un pavé, donc pas de factorisation (E1), et c'est l'intégrale intérieure qui porte la borne variable.

ℹ️ FAIRE UN DESSIN : le triangle est sous la diagonale y=xy=x. Cinq secondes, et les bornes sont fixées.

Vérification par les trois côtés : 0+1−23=130+1-\frac23=\frac13 ✓ — trois paramétrages contre une intégrale double, c'est le coût du théorème.

⚠️ Orientation : en marchant dans le sens direct, le domaine reste à GAUCHE. L'inverser change le signe.

Contrôles : encadrement 0≤13≤10\leq\frac13\leq 1 · moyenne 2x−2y‾=23\overline{2x-2y}=\frac23, retrouvée par le centre de gravité (23,13)\left(\frac23,\frac13\right) · signe : x−y≥0x-y\geq 0 ici, donc positif (sur le triangle symétrique : −13-\frac13).

le centre de graviteˊ d’un triangle est la MOYENNE DE SES TROIS SOMMETS\boxed{\text{le centre de gravité d'un triangle est la MOYENNE DE SES TROIS SOMMETS}}

⚠️ Le champ n'est PAS conservatif (2x−2y≠02x-2y\neq 0) — contraste voulu avec E4.

Réponse. ∮∂D(y2 dx+x2 dy)=13\displaystyle\oint_{\partial D}(y^2\,dx+x^2\,dy)=\frac13. (Recoupement : le calcul direct ∮\oint sur les trois côtés du triangle donne aussi 13\tfrac13 ✓)
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Masse d'un cylindre, densité radiale

ApplicationDifficulté 3/5

Calculer la masse du cylindre x2+y2≤1x^2+y^2\le1, 0≤z≤10\le z\le1, de densité ρ=x2+y2\rho=x^2+y^2.

Indices (3)

En cylindriques, ρ=r2\rho=r^2 et dV=r dr dθ dzdV=r\,dr\,d\theta\,dz.

ρ dV=r2⋅r dr dθ dz=r3 dr dθ dz\rho\,dV=r^2\cdot r\,dr\,d\theta\,dz=r^3\,dr\,d\theta\,dz.

Intégrer en zz (de 00 à 11), rr (de 00 à 11), θ\theta (de 00 à 2π2\pi).

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une masse, donc une intégrale triple de DENSITÉ — et l'exercice réunit tout ce que le lot a construit.

M=∭Vρ dVρ=x2+y2,V : x2+y2≤1, 0≤z≤1M=\iiint_{V}\rho\,dV \qquad \rho=x^{2}+y^{2}, \qquad V \ : \ x^{2}+y^{2}\leq 1, \ 0\leq z\leq 1
la MASSE est l’inteˊgrale de la DENSITEˊ sur le volume\boxed{\text{la MASSE est l'intégrale de la DENSITÉ sur le volume}}

ℹ️ Si ρ\rho était constante, on retrouverait M=ρ×VM=\rho\times V. Ici elle varie : le cylindre est plus lourd sur ses bords qu'en son centre.

⚠️⚠️ LA DENSITÉ NE DÉPEND QUE DE LA DISTANCE À L'AXE, et il faut le voir tout de suite :

ρ=x2+y2=r2\boxed{\rho=x^{2}+y^{2}=r^{2}}

C'est ce qui appelle les coordonnées CYLINDRIQUES (E2) :

dV=r dr dθ dz\boxed{dV=r\,dr\,d\theta\,dz}
M=∭r2×r dr dθ dz=∭r3 dr dθ dzM=\iiint r^{2}\times r\,dr\,d\theta\,dz=\iiint r^{3}\,dr\,d\theta\,dz

⚠️⚠️ LE r3r^{3} VIENT DE r2×rr^{2}\times r : r2r^{2} est la densité, rr est le jacobien. Écrire r2r^{2} au lieu de r3r^{3} est l'erreur du chapitre, et elle fausse le résultat d'un facteur 43R\frac{4}{3R} qui dépend du rayon (ici 2π3\frac{2\pi}{3} au lieu de π2\frac{\pi}{2} : trop grand).

Les bornes sont constantes, donc la factorisation d'E1 s'applique :

M=(∫01r3 dr)⏟1/4×(∫02πdθ)⏟2π×(∫01dz)⏟1M=\underbrace{\left(\int_{0}^{1}r^{3}\,dr\right)}_{1/4}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{2\pi}d\theta\right)}_{2\pi}\times\underbrace{\left(\int_{0}^{1}dz\right)}_{1}
M=14×2π×1=π2\boxed{M=\dfrac14\times 2\pi\times 1=\dfrac{\pi}{2}}

ℹ️ Le facteur ∫dz=1\int dz=1 ne fait rien ici — la densité ne dépend pas de zz, donc le cylindre est homogène en hauteur. Sur un cylindre de hauteur hh, la masse serait simplement hh fois plus grande.

Le calcul

1) Reconnaître la symétrie.

ρ=x2+y2=r2ne deˊpend NI de θ, NI de z\rho=x^{2}+y^{2}=r^{2} \qquad\text{ne dépend NI de } \theta, \ \text{NI de } z
symeˊtrie de REˊVOLUTION ⟹ coordonneˊes cylindriques\boxed{\text{symétrie de RÉVOLUTION} \ \Longrightarrow \ \text{coordonnées cylindriques}}

2) L'élément de masse.

dm=ρ dV=r2×r dr dθ dz⏟dV=r3 dr dθ dzdm=\rho\,dV=r^{2}\times\underbrace{r\,dr\,d\theta\,dz}_{dV}=r^{3}\,dr\,d\theta\,dz

⚠️⚠️ DEUX facteurs rr d'origines DIFFÉRENTES :

facteur d'où il vient
r2r^{2} la densité ρ=x2+y2\rho=x^{2}+y^{2}
rr le jacobien des cylindriques
les confondre, ou n’en garder qu’un, est l’erreur du chapitre\boxed{\text{les confondre, ou n'en garder qu'un, est l'erreur du chapitre}}

3) Le calcul, par factorisation (les bornes sont constantes) :

∫01r3 dr=[r44]01=14\int_{0}^{1}r^{3}\,dr=\left[\dfrac{r^{4}}{4}\right]_{0}^{1}=\dfrac14
∫02πdθ=2π∫01dz=1\int_{0}^{2\pi}d\theta=2\pi \qquad\qquad \int_{0}^{1}dz=1
M=14×2π×1M=\dfrac14\times 2\pi\times 1
M=π2≈1,571\boxed{M=\dfrac{\pi}{2}\approx 1{,}571}

Les contrôles.

a) L'encadrement. Sur le cylindre, ρ=r2\rho=r^{2} va de 00 (sur l'axe) à 11 (sur le bord), et le volume vaut V=π×12×1=πV=\pi\times 1^{2}\times 1=\pi :

0×π ≤ M ≤ 1×π=π≈3,140\times\pi\ \leq\ M\ \leq\ 1\times\pi=\pi\approx 3{,}14
0≤1,571≤3,14✓0\leq 1{,}571\leq 3{,}14 \quad\checkmark

b) Le contrôle par la DENSITÉ MOYENNE — le plus fin.

ρˉ=MV=π/2π=12\bar\rho=\dfrac{M}{V}=\dfrac{\pi/2}{\pi}=\dfrac12

Vérifions-le indépendamment. La moyenne de r2r^{2} sur le disque unité :

r2‾=∫01r2⋅2πr drπ=2π×14π=12✓\overline{r^{2}}=\dfrac{\int_{0}^{1}r^{2}\cdot 2\pi r\,dr}{\pi}=\dfrac{2\pi\times\frac14}{\pi}=\dfrac12 \quad\checkmark
deux chemins vers 12 : le reˊsultat est confirmeˊ\boxed{\text{deux chemins vers } \tfrac12 \ : \ \text{le résultat est confirmé}}

⚠️⚠️ Et r2‾=12\overline{r^{2}}=\frac12 mérite un instant d'attention : la valeur maximale de r2r^{2} est 11, et la moyenne vaut exactement la moitié.

ℹ️ Ce n'est pas la moyenne « naïve » de r2r^{2} sur [0,1][0,1], qui vaudrait ∫01r2dr=13\int_0^1 r^2dr=\frac13. La différence vient du poids 2πr dr2\pi r\,dr : il y a plus de surface loin de l'axe, donc les grandes valeurs de r2r^{2} pèsent davantage.

12>13 : coheˊrent, la matieˋre est concentreˊe vers le BORD\boxed{\dfrac12>\dfrac13 \ : \ \text{cohérent, la matière est concentrée vers le BORD}}

c) Le contrôle de la structure des exposants — avec un rayon RR quelconque :

M=(∫0Rr3dr)×2π×1=R44×2π=πR42M=\left(\int_{0}^{R}r^{3}dr\right)\times 2\pi\times 1=\dfrac{R^{4}}{4}\times 2\pi=\dfrac{\pi R^{4}}{2}

⚠️ Une masse en R4R^{4} : le volume croît en R2R^{2}, la densité typique en R2R^{2} aussi — leur produit donne bien R4R^{4} ✓

faire varier un parameˋtre teste les EXPOSANTS\boxed{\text{faire varier un paramètre teste les EXPOSANTS}}

d) Le contrôle du jacobien. En posant ρ=1\rho=1, la formule doit rendre le volume :

∫01 ⁣ ⁣∫02π ⁣ ⁣∫01r dz dθ dr=12×2π×1=π✓\int_{0}^{1}\!\!\int_{0}^{2\pi}\!\!\int_{0}^{1}r\,dz\,d\theta\,dr=\dfrac12\times 2\pi\times 1=\pi \quad\checkmark

⚠️⚠️ Sans le jacobien rr, on trouverait 1×2π×1=2π1\times 2\pi\times 1=2\pi — le double. Toujours tester l'élément de volume sur ρ=1\rho=1.

e) Le contrôle physique. Le cylindre est plus dense au bord, donc sa densité moyenne doit dépasser celle du centre (00) et rester sous celle du bord (11) : ρˉ=12\bar\rho=\frac12 ✓

ℹ️ Et le résultat 12\frac12 est PLUS GRAND que ce qu'une intuition « linéaire » suggérerait — encore l'effet du poids 2πr dr2\pi r\,dr.

f) Le contrôle par la hauteur. Sur un cylindre de hauteur hh, on trouverait πh2\frac{\pi h}{2}. Ici h=1h=1, ce qui rend le facteur invisible — d'où l'intérêt de le faire apparaître explicitement.

Rappel de cours

MASSE ET DENSITÉ

M=∭Vρ dV\boxed{M=\iiint_{V}\rho\,dV}
ℹ️ Si ρ\rho est constante, on retrouve M=ρ×VM=\rho\times V.

⚠️⚠️ RECONNAÎTRE LA SYMÉTRIE

ρ=x2+y2=r2  ne deˊpend ni de θ ni de z ⟹ CYLINDRIQUES\rho=x^{2}+y^{2}=r^{2} \ \text{ ne dépend ni de } \theta \text{ ni de } z \ \Longrightarrow \ \text{CYLINDRIQUES}

⚠️⚠️ DEUX FACTEURS rr, D'ORIGINES DIFFÉRENTES

facteur origine
r2r^{2} la densité
rr le jacobien dV=r dr dθ dzdV=r\,dr\,d\theta\,dz
dm=r2×r dr dθ dz=r3 dr dθ dzdm=r^{2}\times r\,dr\,d\theta\,dz=\boldsymbol{r^{3}}\,dr\,d\theta\,dz

Les confondre, ou n'en garder qu'un, est l'erreur du chapitre.

LE CALCUL

M=14⏟∫01r3dr×2π⏟∫dθ×1⏟∫dz=π2≈1,571M=\underbrace{\dfrac14}_{\int_{0}^{1}r^{3}dr}\times\underbrace{2\pi}_{\int d\theta}\times\underbrace{1}_{\int dz}=\boxed{\dfrac{\pi}{2}\approx 1{,}571}

CONTRÔLES · encadrement : 0≤M≤1×V=π0\leq M\leq 1\times V=\pi ; · densité moyenne : ρˉ=MV=12\bar\rho=\frac{M}{V}=\frac12, retrouvée par r2‾\overline{r^{2}} sur le disque ✓ · ⚠️⚠️ JACOBIEN : poser ρ=1\rho=1 doit rendre le volume π\pi — sans le rr, on trouverait 2π2\pi ; · exposants : avec un rayon RR, M=πR42M=\frac{\pi R^{4}}{2} — volume en R2R^{2} fois densité typique en R2R^{2}.

⚠️⚠️ r2‾=12\overline{r^{2}}=\frac12, PAS 13\frac13

∫01r2dr=13mais∫01r2⋅2πr drπ=12\int_{0}^{1}r^{2}dr=\dfrac13 \qquad\text{mais}\qquad \dfrac{\int_{0}^{1}r^{2}\cdot 2\pi r\,dr}{\pi}=\dfrac12
ℹ️ Le poids 2πr dr2\pi r\,dr fait peser davantage les grands rayons : il y a plus de surface loin de l'axe. La matière est concentrée vers le BORD.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire dm=r2 dr dθ dzdm=r^{2}\,dr\,d\theta\,dz en oubliant le jacobien. Il faut r3r^{3} : r2r^{2} pour la densité, rr pour le jacobien.

Le contrôle : poser ρ=1\rho=1 et vérifier qu'on retrouve le volume.

⚠️⚠️ Écrire dm=r dr dθ dzdm=r\,dr\,d\theta\,dz en oubliant la densité. On calculerait alors le volume, pas la masse.

⚠️ Croire que ρˉ=13\bar\rho=\frac13. C'est 12\frac12 : la moyenne se prend avec le poids 2πr dr2\pi r\,dr, pas uniformément sur [0,1][0,1].

⚠️ Confondre masse et volume. M=π2M=\frac{\pi}{2}, V=πV=\pi — le rapport est la densité moyenne.

⚠️ Oublier le facteur ∫dz\int dz. Ici il vaut 11, donc l'erreur est invisible — elle mordrait sur un cylindre de hauteur 22.

⚠️ Passer en sphériques. La symétrie est cylindrique (autour d'un axe), pas sphérique.

⚠️ Ne pas encadrer. 0≤M≤π0\leq M\leq\pi coûte une ligne.

⚠️ Ne pas tester avec RR quelconque. M=πR42M=\frac{\pi R^{4}}{2} vérifie les exposants, ce qu'un cas particulier ne fait pas.

⚠️ Croire que « plus dense au bord » est une intuition qualitative. Elle se chiffre : ρˉ=12>13\bar\rho=\frac12>\frac13.

À retenir
M=∭Vρ dVρ=x2+y2=r2 ⟹ CYLINDRIQUES\boxed{M=\iiint_{V}\rho\,dV} \qquad \rho=x^{2}+y^{2}=r^{2} \ \Longrightarrow \ \text{CYLINDRIQUES}
dm=r2⏟densiteˊ×r dr dθ dz⏟dV=r3 dr dθ dz⟹M=14×2π×1=π2dm=\underbrace{r^{2}}_{\text{densité}}\times\underbrace{r\,dr\,d\theta\,dz}_{dV}=r^{3}\,dr\,d\theta\,dz \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{M=\dfrac14\times 2\pi\times 1=\dfrac{\pi}{2}}

⚠️⚠️ DEUX facteurs rr, d'origines différentes : r2r^{2} est la densité, rr est le jacobien. Les confondre, ou n'en garder qu'un, est l'erreur du chapitre.

Le contrôle du jacobien : poser ρ=1\rho=1 doit rendre le volume π\pi — sans le rr, on trouverait 2π2\pi.

ρˉ=MV=π/2π=12\boxed{\bar\rho=\dfrac{M}{V}=\dfrac{\pi/2}{\pi}=\dfrac12}

⚠️⚠️ r2‾=12\overline{r^{2}}=\frac12, et NON 13\frac13 : la moyenne se prend avec le poids 2πr dr2\pi r\,dr, car il y a plus de surface loin de l'axe. ∫01r2dr=13\int_0^1 r^2dr=\frac13 serait la moyenne « naïve ».

12>13 : la matieˋre est concentreˊe vers le BORD\boxed{\tfrac12>\tfrac13 \ : \ \text{la matière est concentrée vers le BORD}}

Contrôles : encadrement 0≤M≤V=π0\leq M\leq V=\pi · densité moyenne par deux chemins · exposants : avec un rayon RR, M=πR42M=\frac{\pi R^4}{2} — volume en R2R^2 fois densité typique en R2R^2.

⚠️ Le facteur ∫dz=1\int dz=1 est invisible ici — il mordrait sur un cylindre de hauteur 22.

Réponse. m=π2m=\dfrac\pi2. (Recoupement : hauteur 11, et ∫02π ⁣∫01r2⋅r dr dθ=2π⋅14=π2\int_0^{2\pi}\!\int_0^1 r^2\cdot r\,dr\,d\theta=2\pi\cdot\tfrac14=\tfrac\pi2 — le facteur rr du jacobien est bien présent ✓)
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S'entraîner davantage sur analyse vectorielle

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