Sous-modules de ℤ, modules libres
Décrire tous les sous-modules de
Indices (3)
Un sous-module de
Les sous-groupes de
« Libre » = possède une base ; un élément de torsion ne peut faire partie d'une base.
Correction détaillée
Pourquoi ces deux questions vont ensemble : la première montre que
C'est déjà tout le programme du chapitre : ce qui distingue un module d'un espace vectoriel, c'est la torsion.
Un
Soit
Division euclidienne. Pour
Alors
👉 C'est la division euclidienne qui fait tout, et c'est exactement ce qui définira un anneau principal : un anneau où tout idéal est engendré par un seul élément.
Un module libre possède une base : une famille génératrice et libre (aucune relation non triviale).
L'obstruction est immédiate : dans
Donc aucune famille non vide ne peut être libre : la relation
Et la famille vide ne convient pas non plus : elle engendre
⚠️ C'est une différence RADICALE avec les espaces vectoriels, où tout espace admet une base. Ici,
Un module libre est TOUJOURS sans torsion : si
⚠️ La réciproque est FAUSSE en général —
Les deux résultats sont les deux extrémités du théorème de structure :
👉 Et la clé technique est la principalité. Sur
Sur un anneau non principal, le théorème tel quel tombe : dans
Un ℤ-module est un groupe abélien
Montrer qu'un
Indices (3)
Partir d'un groupe abélien
Pour
Vérifier que c'est l'unique loi externe compatible avec les axiomes.
Correction détaillée
Ce n'est pas seulement « un
Autrement dit : il n'y a rien à choisir. L'addition détermine entièrement la multiplication externe.
Soit
et par récurrence, pour
Pour
Pour
👉 Rien n'a été choisi : chaque égalité découle des axiomes. C'est ce qui prouve l'unicité.
Il reste à vérifier que la formule ci-dessus définit bien une structure de module. Les quatre axiomes se contrôlent, et c'est mécanique :
⚠️ La deuxième ligne est le seul point non trivial, et c'est là que la commutativité entre en jeu :
Le regroupement suppose de pouvoir permuter les termes. Sur un groupe non abélien,
Elle transporte tout le théorème de structure sur les groupes abéliens finis, gratuitement.
C'est l'objet de l'exercice C3 : les deux théorèmes sont le même énoncé, dans deux langages.
Et le morphisme suit : une application
La dernière ligne est le lot D tout entier : un
👉 La raison est que
Critère de sous-module, intersection
Soit
Indices (3)
Le critère regroupe stabilité par
Prendre
Une intersection vérifie le critère élément par élément.
Correction détaillée
L'intérêt est pratique : au lieu de vérifier trois choses (stabilité par
Le gain vient de ce que la combinaison
Si
Supposons la condition, et
La première ligne exige
⚠️ L'hypothèse « non vide » n'est PAS décorative : l'ensemble vide vérifie la condition de façon vacante (aucun
Soit
Non vide : chaque
Stable : si
« Quelconque » compte : la famille peut être infinie, c'est ce qui rend la construction suivante possible.
Elle permet de définir le sous-module ENGENDRÉ, par le haut :
C'est le plus petit sous-module contenant
Description par le bas, équivalente :
👉 Les deux se valent, et l'on emploie l'une ou l'autre selon le besoin — c'est le même double point de vue que pour un sous-espace vectoriel engendré.
⚠️ Attention à la RÉUNION : elle n'est pas un sous-module en général. Dans
Modules libres, rang, ℤ/n non libre
Qu'est-ce qu'un module libre de rang
Indices (3)
Libre = isomorphe à
Dans
Correction détaillée
Le contraste est le cœur du chapitre : sur un corps, tout module est libre ; sur
La base canonique
Génératrice :
Libre : si
Le rang est bien défini — c'est-à-dire que
Pour tout
Toute famille non vide
avec un coefficient non nul : la famille n'est pas libre.
Et la famille vide engendre
⚠️ Il est pourtant MONOGÈNE : engendré par le seul élément
⚠️ La dernière ligne surprend, et c'est la vraie différence avec les espaces vectoriels.
En revanche, la troisième ligne est vraie et précieuse : sur un principal, tout sous-module d'un libre de rang
Pour un module libre, le rang est le cardinal d'une base — et il est bien défini.
Pour un module quelconque de type fini sur un principal, le théorème de structure donne
et l'on appelle rang l'entier
👉 Un groupe abélien FINI est toujours de rang
Le sous-module de torsion
Soit
Indices (3)
Pour
Utiliser l'intégrité : un produit d'annulateurs non nuls est non nul.
Si
Correction détaillée
L'intégrité n'est pas un confort : sans elle, le premier énoncé est faux — on le vérifie sur un contre-exemple à la fin.
Le second résultat est ce qui rend le théorème de structure possible : il permet de séparer la torsion du reste.
Non vide :
Stable — par le critère de l'exercice A3. Soient
Il reste à savoir que
👉 Nommer où l'hypothèse sert est le geste utile : ce n'est pas dans le calcul, c'est dans la conclusion «
Soit
Donc il existe
Et
👉 Le mécanisme est le même qu'à l'étape 1 — composer deux annulateurs — mais employé dans l'autre sens : là il fallait produire un annulateur, ici il faut en remonter un.
Prenons
Mais leur somme
👉 C'est le contrôle qui prouve que l'hypothèse mord. Une hypothèse dont on ne sait pas exhiber l'échec est une hypothèse qu'on ne comprend pas — et ici, l'échec se produit exactement à l'endroit repéré à l'étape 1 :
Sur un anneau PRINCIPAL et pour
Deux ingrédients, tous deux non triviaux :
Une fois
⚠️ Les trois hypothèses sont nécessaires.
👉 C'est cette décomposition que les lots B et E rendent calculable, via la forme de Smith.
Calcul de torsion et morphismes
Déterminer la torsion de
Indices (3)
Un morphisme
Correction détaillée
Deux calculs concrets, et le second donne une formule qu'il faut connaître : le nombre de morphismes entre deux groupes cycliques est le pgcd de leurs ordres.
Soit
La première composante force tout :
La seconde ne contraint rien : tout
👉 Cette règle générale est ce qui rend le calcul immédiat : la torsion d'une somme directe est la somme des torsions.
Contrôle :
Un morphisme
La seule contrainte est de respecter la relation
Il faut donc
Contrôle exhaustif : on teste les
Preuve :
(par Gauss,
👉 La deuxième ligne est instructive : entre deux groupes d'ordres premiers entre eux, le seul morphisme est nul. L'image de
La torsion est le seul objet à classifier. La partie libre est déterminée par un seul entier — son rang — tandis que la torsion demande toute la machinerie des facteurs invariants (lots B et E).
Sur notre exemple :
Et le comptage de morphismes sert à démontrer l'UNICITÉ de cette décomposition (exercice E4). L'idée : le nombre de morphismes
Opérations élémentaires et forme de Smith
Expliquer pourquoi, sur un anneau euclidien
Indices (3)
Une opération élémentaire = multiplication par une matrice inversible sur
Amener en position
La division euclidienne / Bézout annule sa ligne et sa colonne ; récurrence.
Correction détaillée
Sur un anneau principal
où
Ce qu'elle permet :
👉 Le théorème de structure devient un ALGORITHME. C'est là toute la différence entre savoir qu'une décomposition existe et savoir la calculer.
Chacune revient à multiplier par une matrice inversible — à gauche pour les lignes, à droite pour les colonnes. Le module quotient est donc inchangé : on ne fait que changer de base au départ et à l'arrivée.
⚠️ La deuxième ligne est plus restrictive que sur un corps. Sur
Les facteurs invariants sont donc l'analogue, sur un anneau, de la notion de rang.
Le geste central est la division euclidienne, et c'est elle qui exige un anneau euclidien — comme
Placer en position
Nettoyer la première ligne et la première colonne. Si
puis
Quand plus aucune division ne rate,
L'algorithme ci-dessus donne une diagonale, mais PAS forcément la chaîne de divisibilité. C'est l'étape qu'on oublie.
Exemple :
Le geste qui répare — sur le bloc
Le déterminant est préservé :
Sur
👉 C'est le CRT en action :
Deux endroits exactement où l'anneau intervient, et il faut savoir les nommer :
⚠️ Sur
Les deux anneaux qui nous intéressent sont principaux, et ce sont les seuls dont le chapitre a besoin :
👉 Un seul algorithme, deux théorèmes : la classification des groupes abéliens finis et la réduction de Jordan sont la MÊME chose, appliquée à deux anneaux principaux.
smith_normal_form — B ✓)Forme de Smith d'une matrice 2×2
Calculer la forme de Smith sur
Indices (3)
Correction détaillée
Deux matrices déjà diagonales, et pourtant deux formes de Smith différentes d'elles-mêmes — parce que la condition
Le signe se corrige par
Contrôle par le déterminant :
Contrôle :
Et le résultat ne peut PAS être
👉 C'est le contrôle qui distingue les deux cas : dans le premier
Premier cas :
Vérification directe, sans Smith : le quotient est
Second cas :
Vérification : le quotient est
la dernière étape regroupant
Une matrice diagonale n'est PAS sous forme de Smith tant que la chaîne de divisibilité n'est pas vérifiée. C'est l'erreur la plus fréquente.
Deux lectures d'un même groupe — et c'est tout l'objet de l'exercice E2 :
Le même groupe, deux écritures canoniques. Les diviseurs élémentaires se lisent premier par premier ; les facteurs invariants sortent directement de la forme de Smith.
👉 Le nombre de facteurs invariants est le nombre MINIMAL de générateurs : ici
Forme de Smith d'une matrice 3×3
Calculer la forme de Smith sur
Indices (3)
Correction détaillée
La méthode des facteurs déterminantiels évite entièrement le pivot. On calcule trois pgcd de mineurs, et les
👉 C'est plus sûr que l'algorithme : aucune suite d'opérations à mener sans erreur, et le résultat est canonique par construction (exercice B5).
Tous sont pairs, et
(par convention
Il y en a neuf (
Contrôle de cohérence :
Trois contrôles indépendants :
Le groupe quotient :
👉 Le déterminant EST l'ordre du quotient — quand il est non nul. C'est le contrôle le plus rapide, et il vaut d'être retenu :
En diviseurs élémentaires :
Contrôle :
smith_normal_form = diag(2,6,12) — B ✓)Groupe présenté par générateurs et relations
Soit
Indices (3)
La matrice de relations est
Calculer sa forme de Smith.
Lire
Correction détaillée
La première écriture est la présentation, la seconde est la forme canonique. Elles désignent le même groupe, mais seule la seconde permet de comparer
Une présentation par générateurs et relations se lit comme un quotient :
Chaque COLONNE de
👉 C'est le pont entre l'algèbre et le calcul matriciel, et il vaut d'être fait explicitement : toute la suite n'est plus que de la manipulation de matrices.
C'est exactement le second cas de l'exercice B2 :
Contrôles :
Il faut savoir refaire le calcul à la main, ne serait-ce que pour contrôler.
Décomposer chaque facteur en composantes primaires, par le théorème chinois :
Ce sont les DIVISEURS ÉLÉMENTAIRES :
Recombiner en prenant à chaque fois les plus GRANDS — c'est la règle de l'exercice E2 :
Les deux méthodes concordent, et c'est ce qui valide le calcul.
Vérification directe : un élément d'ordre
L'exposant du groupe — l'ordre maximal d'un élément — est le plus grand facteur invariant, ici
👉 Trois groupes d'ordre
Facteurs déterminantiels et unicité des d_i
Montrer que
Indices (3)
Une opération élémentaire multiplie par une matrice inversible sur
Un mineur de
Donc
Correction détaillée
Conséquence immédiate : les
👉 Sans ce résultat, la forme de Smith ne serait pas CANONIQUE — deux personnes suivant deux chemins de calcul pourraient obtenir deux diagonales différentes, et la notion de « facteurs invariants » n'aurait aucun sens.
Pour la transvection, par multilinéarité du déterminant, chaque mineur devient
où
donc
👉 C'est la réversibilité qui referme l'argument — une seule divisibilité ne suffirait pas. Le geste vaut au-delà : toute quantité qui ne peut que croître sous une opération et son inverse est constante.
Sur
(un mineur qui n'est pas « diagonal » a une ligne nulle, donc est nul.)
Le plus petit au sens de la divisibilité est celui des
D'où, par quotient :
⚠️ La chaîne de divisibilité est ESSENTIELLE ici. Sur
Soient deux formes de Smith
Par l'étape 2,
« Aux unités près » n'est pas une réserve creuse : sur
C'est un critère de décision effectif, et c'est rare :
👉 La seconde ligne est le résultat le plus fort du chapitre : deux matrices sont semblables si et seulement si
C'est un algorithme complet de similitude, valable sur tout corps — y compris ceux où le polynôme caractéristique n'est pas scindé, donc là où la forme de Jordan n'existe pas. La forme de Frobenius, elle, existe toujours (exercice D5).
Partie libre et partie de torsion
Soit
Indices (3)
Rang libre
La forme de Smith de
Correction détaillée
Le point à comprendre : il y a trois générateurs et seulement deux relations. Le troisième générateur n'est contraint par rien — d'où la partie libre.
Aucune relation ne porte sur
👉 C'est déjà la réponse, avant tout calcul :
Le bloc
Rang de
La règle générale, à retenir :
Et le
Contrôle 1 — sans passer par Smith. Le quotient se lit composante par composante :
et le théorème chinois regroupe :
Contrôle 2 — la torsion. Par l'exercice A6, la torsion d'une somme directe est la somme des torsions :
conforme à l'exercice A5.
Contrôle 3 — le module est INFINI, puisque sa partie libre est non nulle. Un calcul qui aurait rendu un groupe fini serait donc faux d'emblée.
👉 Le signe qui prévient : dès que la matrice de relations a moins de lignes que de colonnes, son rang est strictement inférieur au nombre de générateurs, et le module est infini. Ici
Théorème de structure (facteurs invariants)
Énoncer le théorème de structure des modules de type fini sur un anneau principal
Indices (3)
La forme de Smith de
Partie libre
Correction détaillée
Soit
avec
Et cette écriture est UNIQUE :
👉 C'est un théorème de CLASSIFICATION : il ne dit pas seulement qu'une décomposition existe, il fournit une liste complète d'invariants qui décide de l'isomorphisme.
Deux ingrédients, tous deux démontrés ailleurs :
Une fois
Il reste à décomposer
Et le noyau est libre : sur un principal, tout sous-module d'un module libre de rang fini est libre — c'est ce qui garantit que
La forme de Smith (exercice B1) donne
On écarte les
👉 Le théorème est donc CONSTRUCTIF : la preuve est un algorithme, et c'est ce qui le distingue de la plupart des théorèmes de structure.
⚠️ La deuxième ligne mérite un regard.
⚠️ Et la troisième : sans la chaîne de divisibilité,
Premier cas (lot C) : un groupe abélien fini est de rang
Second cas (lot D) :
👉 Deux théorèmes majeurs, une seule démonstration. C'est ce qui justifie le détour par les modules plutôt que de traiter chaque cas séparément — et c'est le sens de l'exercice C3.
Facteurs invariants $\longleftrightarrow$ diviseurs élémentaires
Expliquer le passage entre la forme par facteurs invariants (
Indices (3)
Théorème chinois :
Décomposer chaque
Inversement, aligner les partitions par premier reconstruit les
Correction détaillée
Le pont est le théorème chinois, appliqué dans les deux sens.
👉 Aucune des deux ne remplace l'autre : la première est calculable, la seconde est celle qui donne les blocs de Jordan (exercice D5).
Le théorème chinois : si
On éclate chaque
Exemple :
Contrôle :
La règle est un tri décroissant, premier par premier, puis un produit colonne par colonne.
La complétion par des
Pourquoi ce tri produit bien la chaîne de divisibilité : chaque colonne prend, pour chaque premier, un exposant au moins aussi grand que la colonne précédente. Donc
👉 Le plus grand facteur invariant est le produit des plus grandes puissances — c'est-à-dire l'exposant du module.
Diviseurs élémentaires
Colonne par colonne, de la plus grande à la plus petite :
Contrôles :
Les deux dernières lignes justifient à elles seules l'existence des diviseurs élémentaires : le comptage par partitions (exercice C5) et la réduction de Jordan (exercice D5) ne se lisent directement que sur les diviseurs élémentaires.
👉 Et l'inverse est vrai : le nombre minimal de générateurs ne se lit pas sur les diviseurs élémentaires sans les réapparier. C'est pourquoi il faut savoir passer de l'une à l'autre dans les deux sens, et pas seulement en connaître une.
Les deux formes pour ℤ/6 × ℤ/4
Écrire le groupe
Indices (3)
Décomposer
Diviseurs élémentaires : regrouper par premier.
Facteurs invariants : aligner les partitions de chaque premier.
Correction détaillée
Trois écritures du même groupe — la présentation de départ, et les deux formes canoniques. Seules les deux dernières permettent de comparer
Théorème chinois sur chaque facteur :
Réorganisé par premier :
⚠️ On n'éclate PAS
Trier chaque premier par ordre décroissant, compléter par des
Multiplier colonne par colonne :
Contrôles :
La présentation
👉 Deux chemins indépendants, même résultat. L'un passe par le chinois et le réappariement, l'autre par le pivot matriciel — et c'est leur accord qui valide le calcul.
Contrôle supplémentaire par l'exposant : l'ordre maximal d'un élément vaut
Donc
L'écriture de départ ne dit rien :
👉 C'est ce qui rend l'exercice C6 possible : deux groupes d'apparence très différente y sont isomorphes, et seule la forme canonique le révèle.
Unicité de la décomposition
Montrer que deux présentations d'un même groupe abélien fini donnent les mêmes facteurs invariants : la décomposition est unique. (Indication : caractériser les
Indices (3)
Le rang libre
Pour la torsion, compter
Les
Correction détaillée
Sans ce résultat, le théorème de structure serait inutilisable : on saurait qu'une décomposition existe, sans pouvoir s'en servir pour décider si deux modules sont isomorphes.
La stratégie : caractériser les
La partie de torsion est intrinsèque :
et
Argument court pour l'invariance du rang : tensoriser par le corps des fractions
L'idée : pour
Sur un facteur
Donc, sur une décomposition
Le membre de gauche ne dépend que de
👉 On a extrait une information de la décomposition sans regarder la décomposition. C'est tout le mécanisme.
On itère avec les puissances de
— et plus simplement, les cardinaux
Sur un exemple :
Ces cardinaux se calculent sur
La chaîne de divisibilité fait le reste : elle impose l'ordre des
Il y a une seconde preuve, entièrement différente : les
👉 Deux preuves indépendantes du même fait — l'une par comptage dans le module, l'autre par les mineurs de la matrice. Leur accord est une garantie de plus.
Ce que l'unicité rend possible :
Sans unicité, aucune de ces trois questions n'aurait de réponse effective. Un théorème d'existence seul ne classifie rien : c'est l'unicité qui transforme une décomposition en invariant.
Application du théorème de structure
Un groupe abélien fini
Indices (3)
Ordre
Aligner les partitions :
Nombre de générateurs
Correction détaillée
Diviseurs élémentaires
Les trois se lisent sur la même liste, par trois opérations différentes : produit, réappariement, comptage.
L'ordre est le produit des diviseurs élémentaires — c'est immédiat, le groupe étant un produit direct :
Contrôle par les premiers :
Trier par premier, décroissant, compléter par des
Multiplier colonne par colonne, de la plus grande à la plus petite :
Deux contrôles :
👉 Le nombre de colonnes est imposé par le premier le plus « long » : ici
Pourquoi c'est le nombre MINIMAL de générateurs. Un groupe abélien engendré par
Et l'on peut le lire autrement : le rang est
Contrôle par
car les trois facteurs de la décomposition sont d'ordre pair. Le
La dernière ligne est le genre de question que seule la forme canonique tranche :
👉 C'est exactement ce que la classification apporte : une information que le seul cardinal ne peut pas donner. Vingt et un groupes abéliens différents ont l'ordre
Invariance du rang, partie libre = M/T(M)
Montrer que la partie libre d'un module de type fini sur un principal est isomorphe à
Indices (3)
Dans
Le rang
Correction détaillée
Le premier point identifie la partie libre à un objet intrinsèque :
Le second dit que
Partons d'une décomposition
Composons la projection avec l'inclusion :
Injective : un élément de
Surjective : tout
👉 La partie libre n'est donc pas un CHOIX arbitraire : elle est déterminée à isomorphisme près, même si le sous-module
⚠️ Cette distinction compte. Dans
Il faut montrer que
Méthode 1 — passer au corps des fractions. Soit
et la dimension d'un espace vectoriel est invariante :
Méthode 2 — quotienter par un idéal maximal, si l'on préfère éviter le produit tensoriel. Soit
est un espace vectoriel sur le corps
👉 Les deux méthodes font la même chose : ramener une question sur un anneau à une question de dimension sur un corps, où la réponse est connue.
⚠️ Sur un anneau quelconque, le rang PEUT être mal défini. Il existe des anneaux (non commutatifs) où
comme modules — on les dit sans la propriété IBN (invariant basis number). L'exemple classique est l'anneau des endomorphismes d'un espace vectoriel de dimension infinie.
Ce qui la sauve ici :
👉 Le réflexe utile : quand une propriété d'algèbre linéaire semble « évidente » sur un anneau, se demander où l'on utiliserait un corps. Si la réponse est « nulle part », c'est probablement faux.
Les deux dernières lignes ont le même rang et ne sont pas isomorphes. Le rang ne classifie donc rien à lui seul : il faut les
Et le rang décide d'une chose, qu'il est seul à décider :
👉 C'est ce qui sépare le lot C du lot D : les groupes abéliens finis sont de rang