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Exercices corrigés — Séries de Fourier

Analyse · 24 exercices-types du palier socle

BUTBTSL2L3Maths ingénieur

Chaque exercice donne l'énoncé, des indices progressifs et la correction rédigée étape par étape. Ouvre les blocs seulement après avoir cherché.

Revoir le cours : Séries de Fourier Définitions, méthodes et exemples corrigés du chapitre.

Période et pulsation

ApplicationDifficulté 3/5

Un signal est TT-périodique. 1) Donner sa pulsation ω\omega si T=2πT=2\pi. 2) Donner ω\omega pour un signal de période T=20 msT=20\ \text{ms}.

Indices (3)

ω=2πT\omega=\dfrac{2\pi}{T}.

Pour la question 2, convertir 20 ms=0,02 s20\ \text{ms}=0{,}02\ \text{s}.

2π0,02=100π\dfrac{2\pi}{0{,}02}=100\pi.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le vocabulaire de base de tout le chapitre, et il tient en une relation.

ω=2πT\boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}}

Trois grandeurs décrivent la même chose, et il faut savoir passer de l'une à l'autre sans hésiter :

grandeur symbole unité relation
période TT secondes (s) —
fréquence ff hertz (Hz) f=1Tf=\dfrac1T
pulsation ω\omega radians par seconde (rad/s) ω=2πf=2πT\omega=2\pi f=\dfrac{2\pi}{T}

⚠️ La pulsation n'est PAS la fréquence. Elle vaut 2π2\pi fois la fréquence, et c'est elle qui apparaît dans les formules — parce que le sinus et le cosinus ont pour période 2π2\pi, pas 11.

Pourquoi 2π2\pi. On veut que cos⁡(ωt)\cos(\omega t) ait la période TT, c'est-à-dire que

ω(t+T)=ωt+2π⟺ωT=2π\omega(t+T)=\omega t+2\pi \qquad\Longleftrightarrow\qquad \omega T=2\pi

ℹ️ C'est la seule chose à retenir, et tout le reste s'en déduit. La pulsation est le nombre de radians parcourus par seconde ; la fréquence, le nombre de tours par seconde.

⚠️⚠️ Le piège des UNITÉS. Une période donnée en millisecondes doit être convertie en secondes avant tout calcul :

20 ms=20×10−3 s=0,020 s20\ \text{ms}=20\times 10^{-3}\ \text{s}=0{,}020\ \text{s}

Oublier cette conversion donne un résultat mille fois trop petit — et sur une grandeur physique, c'est une erreur qui ne pardonne pas.

Le contrôle qui l'attrape : un ordre de grandeur. Une période de quelques dizaines de millisecondes correspond à des dizaines de hertz ; si l'on trouve une fraction de hertz, la conversion a sauté.

Les deux calculs

1) T=2πT=2\pi.

ω=2πT=2π2π=1\omega=\dfrac{2\pi}{T}=\dfrac{2\pi}{2\pi}=1
ω=1 rad/s\boxed{\omega=1\ \text{rad/s}}

ℹ️ C'est le cas de référence de tout le chapitre, et ce n'est pas un hasard : avec T=2πT=2\pi la pulsation vaut 11, donc les harmoniques s'écrivent simplement cos⁡(nt)\cos(nt) et sin⁡(nt)\sin(nt) — sans facteur parasite. Tous les exercices qui suivent l'utilisent.

Contrôle : cos⁡(1×t)\cos(1\times t) a bien pour période 2π2\pi ✓

2) T=20 msT=20\ \text{ms}.

D'abord la conversion, et c'est l'étape à ne pas sauter :

T=20 ms=0,020 sT=20\ \text{ms}=0{,}020\ \text{s}
ω=2π0,020=2π2×10−2=100π\omega=\dfrac{2\pi}{0{,}020}=\dfrac{2\pi}{2\times 10^{-2}}=100\pi
ω=100π≈314 rad/s\boxed{\omega=100\pi\approx 314\ \text{rad/s}}

La fréquence correspondante :

f=1T=10,020=50 Hzf=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{0{,}020}=50\ \text{Hz}

⚠️⚠️ 5050 Hz est la fréquence du réseau électrique européen — ce n'est évidemment pas une coïncidence dans un exercice de génie électrique. Reconnaître cette valeur est le meilleur contrôle possible : si l'on trouve autre chose, la conversion a échoué.

Vérifions la cohérence des trois grandeurs :

ω=2πf=2π×50=100π✓\omega=2\pi f=2\pi\times 50=100\pi \quad\checkmark

Le contrôle par ordre de grandeur. Comparons ce qu'on obtiendrait sans la conversion :

calcul résultat plausible ?
2π0,020\dfrac{2\pi}{0{,}020} 314314 rad/s ✓ correspond à 5050 Hz
2π20\dfrac{2\pi}{20} (ms non converties) 0,3140{,}314 rad/s ✗ soit 0,050{,}05 Hz — une oscillation toutes les 20 secondes

⚠️ L'écart est d'un facteur 10001000, et il se voit à l'œil : un signal électrique n'oscille pas une fois toutes les vingt secondes.

ℹ️ Où ces grandeurs vont servir. Dans toute la suite du chapitre, les harmoniques s'écrivent

cos⁡(nωt)etsin⁡(nωt)\cos(n\omega t) \qquad\text{et}\qquad \sin(n\omega t)

L'harmonique de rang nn a donc la fréquence n fn\,f : le rang 33 d'un signal à 5050 Hz vibre à 150150 Hz. C'est ce qui donne son sens au spectre (D5).

Rappel de cours

LA relation du chapitre

ω=2πT=2πff=1T\boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}=2\pi f} \qquad\qquad f=\dfrac1T

Les trois grandeurs

T (s)f (Hz)ω (rad/s)T \ (\text{s}) \qquad f \ (\text{Hz}) \qquad \omega \ (\text{rad/s})
⚠️ La pulsation n'est pas la fréquence : ω=2πf\omega=2\pi f.

Pourquoi 2π2\pi On veut cos⁡(ω(t+T))=cos⁡(ωt)\cos(\omega(t+T))=\cos(\omega t), donc ωT=2π\omega T=2\pi.

⚠️⚠️ CONVERTIR LES UNITÉS AVANT DE CALCULER

20 ms=0,020 s20\ \text{ms}=0{,}020\ \text{s}
Sans conversion, le résultat est 1000 fois trop petit.

Les deux résultats

T=2π ⟹ ω=1 rad/sT=20 ms ⟹ ω=100π≈314 rad/s, f=50 HzT=2\pi \ \Longrightarrow \ \omega=1 \ \text{rad/s} \qquad\qquad T=20\ \text{ms} \ \Longrightarrow \ \omega=100\pi\approx 314 \ \text{rad/s}, \ f=50 \ \text{Hz}

ℹ️ T=2πT=2\pi est le cas de référence du chapitre : ω=1\omega=1, donc les harmoniques s'écrivent cos⁡(nt)\cos(nt), sin⁡(nt)\sin(nt).

Harmonique de rang nn

cos⁡(nωt)de freˊquence n f\cos(n\omega t) \qquad\text{de fréquence } n\,f

Contrôle : l'ordre de grandeur. 5050 Hz est la fréquence du réseau — la reconnaître valide la conversion.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier de convertir les millisecondes et calculer 2π20=0,314\dfrac{2\pi}{20}=0{,}314 rad/s.

Le contrôle : l'ordre de grandeur. Cela ferait 0,050{,}05 Hz, soit une oscillation toutes les vingt secondes — impossible pour un signal électrique.

⚠️⚠️ Confondre pulsation et fréquence et répondre 5050 rad/s au lieu de 100π100\pi.

Le contrôle : ω=2πf\omega=2\pi f, donc ω\omega est toujours plus grand que ff (d'un facteur ≈6,28\approx 6{,}28).

⚠️ Écrire ω=T2π\omega=\dfrac{T}{2\pi}, la relation inversée.

Le contrôle : plus la période est courte, plus la pulsation est grande. Une période de 2020 ms (courte) doit donner une grande pulsation.

⚠️ Répondre ω=2π\omega=2\pi pour T=2πT=2\pi en confondant les deux.

Le contrôle : ωT\omega T doit valoir 2π2\pi. Avec ω=2π\omega=2\pi et T=2πT=2\pi, on obtiendrait 4π24\pi^2 ✗

⚠️ Donner ω\omega sans unité, ou en hertz. La pulsation est en rad/s.

⚠️ Écrire 100π≈100×3=300100\pi\approx 100\times 3=300 en arrondissant trop tôt. 100π≈314100\pi\approx 314 — garder la valeur exacte et n'arrondir qu'à la fin.

⚠️ Croire que T=2πT=2\pi signifie « période de 6,286{,}28 secondes ». C'est vrai si tt est en secondes, mais dans les exercices théoriques tt est souvent sans dimension. Le cas T=2πT=2\pi sert à simplifier les formules, pas à décrire un signal réel.

À retenir
ω=2πT=2πff=1T\boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}=2\pi f} \qquad\qquad f=\dfrac1T
T=2π ⟹ ω=1 rad/sT=20 ms ⟹ ω=100π≈314 rad/sT=2\pi \ \Longrightarrow \ \boxed{\omega=1\ \text{rad/s}} \qquad\qquad T=20\ \text{ms} \ \Longrightarrow \ \boxed{\omega=100\pi\approx 314\ \text{rad/s}}

⚠️⚠️ CONVERTIR les millisecondes en secondes AVANT de calculer — sans quoi le résultat est 1000 fois trop petit.

Le contrôle : T=20T=20 ms donne f=50f=50 Hz, la fréquence du réseau électrique. La reconnaître valide toute la conversion.

⚠️ La pulsation n'est PAS la fréquence : ω=2πf\omega=2\pi f, donc toujours ≈6,28\approx 6{,}28 fois plus grande.

ℹ️ T=2πT=2\pi est le cas de référence du chapitre — la pulsation vaut 11, donc les harmoniques s'écrivent cos⁡(nt)\cos(nt) et sin⁡(nt)\sin(nt), sans facteur parasite.

L'harmonique de rang nn a la fréquence n fn\,f — c'est ce qui donne son sens au spectre.

Réponse. ω=1 rad/s\omega=1\ \text{rad/s} ; ω=100π rad/s\omega=100\pi\ \text{rad/s}. (Recoupement : f0=1/T=50 Hzf_0=1/T=50\ \text{Hz} et ω=2πf0=100π\omega=2\pi f_0=100\pi ✓)
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Valeur moyenne d'un créneau

CalculDifficulté 3/5

Soit le créneau TT-périodique (T=2πT=2\pi) défini par f(t)=+1f(t)=+1 sur ]0;π[]0;\pi[ et f(t)=−1f(t)=-1 sur ]−π;0[]-\pi;0[. Calculer sa valeur moyenne a0a_0.

Indices (3)

a0=1T∫−T/2T/2f(t) dta_0=\dfrac1T\displaystyle\int_{-T/2}^{T/2}f(t)\,dt.

Découper en deux morceaux ]−π;0[]-\pi;0[ et ]0;π[]0;\pi[.

Les deux aires se compensent.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le premier coefficient de Fourier, et le plus facile — mais sa définition est le premier piège du chapitre.

a0=1T∫Tf(t) dt= la VALEUR MOYENNE de f\boxed{a_0=\dfrac1T\int_{T}f(t)\,dt \qquad = \ \text{la VALEUR MOYENNE de } f}

⚠️⚠️ Attention à la convention. Certains ouvrages notent a0a_0 le double de la moyenne (pour uniformiser avec la formule des ana_n), et écrivent alors a02\dfrac{a_0}{2} dans la série. Ici — et dans tout ce chapitre — a0a_0 EST la valeur moyenne, et la série s'écrit

f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\left[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\right]

Vérifier la convention du cours avant de comparer à un corrigé trouvé ailleurs.

Ce que a0a_0 représente physiquement :

a0=la composante CONTINUE du signal\boxed{a_0=\text{la composante CONTINUE du signal}}

ℹ️ En électricité, c'est la tension continue autour de laquelle le signal oscille. Un signal alternatif pur a a0=0a_0=0 ; un signal redressé, non (A4).

Ici, le créneau vaut +1+1 la moitié du temps et −1-1 l'autre moitié.

la reˊponse se voit AVANT tout calcul : a0=0\boxed{\text{la réponse se voit AVANT tout calcul : } a_0=0}

⚠️ C'est un argument de symétrie, et il est parfaitement rigoureux : les aires positive et négative sont égales, donc l'intégrale est nulle. Poser l'intégrale sert alors à confirmer, pas à découvrir.

ℹ️ Prendre l'habitude de regarder le signal avant de calculer est le réflexe le plus rentable de ce chapitre — il évitera bien plus qu'une intégrale.

Le calcul, et l'argument qui l'anticipe

Le signal. Sur une période ]−π;π[]-\pi;\pi[ :

f(t)={+1si 0<t<π−1si −π<t<0f(t)=\begin{cases}+1&\text{si } 0<t<\pi\\ -1&\text{si } -\pi<t<0\end{cases}

L'argument de symétrie, d'abord. Le signal passe autant de temps à +1+1 qu'à −1-1 :

aire positive=1×π=πaire neˊgative=(−1)×π=−π\text{aire positive} = 1\times\pi=\pi \qquad \text{aire négative} = (-1)\times\pi=-\pi
elles se compensent exactement ⟹ a0=0\boxed{\text{elles se compensent exactement} \ \Longrightarrow \ a_0=0}

Le calcul, pour confirmer. Avec T=2πT=2\pi :

a0=12π∫−ππf(t) dta_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\,dt

⚠️ Il faut DÉCOUPER l'intégrale, puisque ff n'a pas la même expression sur les deux moitiés :

∫−ππf(t) dt=∫−π0(−1) dt+∫0π(+1) dt\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\,dt=\int_{-\pi}^{0}(-1)\,dt+\int_{0}^{\pi}(+1)\,dt

Chaque morceau est l'intégrale d'une constante :

∫−π0(−1) dt=(−1)×(0−(−π))=−π\int_{-\pi}^{0}(-1)\,dt=(-1)\times\big(0-(-\pi)\big)=-\pi
∫0π(+1) dt=1×(π−0)=π\int_{0}^{\pi}(+1)\,dt=1\times(\pi-0)=\pi

On somme :

a0=12π(−π+π)=02πa_0=\dfrac{1}{2\pi}\left(-\pi+\pi\right)=\dfrac{0}{2\pi}
a0=0\boxed{a_0=0}

✓ Conforme à l'argument de symétrie.

Les contrôles.

a) L'encadrement. Le signal vaut toujours entre −1-1 et +1+1, donc sa moyenne aussi :

−1≤a0≤1✓-1\leq a_0\leq 1 \quad\checkmark

ℹ️ Ce contrôle est trivial mais efficace : trouver a0=πa_0=\pi ou a0=2a_0=2 serait immédiatement absurde. Une moyenne est toujours comprise entre le minimum et le maximum du signal.

b) La parité. Le créneau est une fonction impaire :

f(−t)=−f(t)f(-t)=-f(t)

Vérifions : pour t=0,5t=0{,}5, f(0,5)=+1f(0{,}5)=+1 et f(−0,5)=−1f(-0{,}5)=-1 ✓

f IMPAIRE ⟹ ∫−ππf=0 ⟹ a0=0\boxed{f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-\pi}^{\pi}f=0 \ \Longrightarrow \ a_0=0}

⚠️⚠️ C'est le troisième argument, et le plus général. Il ne dépend pas de la forme particulière du créneau : toute fonction impaire a une valeur moyenne nulle sur un intervalle symétrique. Ce sera le sujet de B5.

c) La lecture physique. Un créneau ±1\pm 1 est un signal alternatif pur : il n'a aucune composante continue. Un voltmètre en position « continu » y lirait 00.

ℹ️ À comparer avec B6, où le créneau vaut 00 ou 11 : là, la moyenne vaut 12\frac12, et le signal a une composante continue. Le même créneau décalé n'a pas le même a0a_0 — la moyenne dépend du niveau, pas de la forme.

Rappel de cours

VALEUR MOYENNE

a0=1T∫Tf(t) dt\boxed{a_0=\dfrac1T\int_{T}f(t)\,dt}
C'est la composante continue du signal.

⚠️⚠️ CONVENTION Ici a0a_0 EST la moyenne, et la série s'écrit

f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\left[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\right]
D'autres ouvrages notent a02\frac{a_0}{2} dans la série. Vérifier la convention avant de comparer.

Intégrale d'une fonction définie par morceaux

∫−ππ=∫−π0+∫0π\int_{-\pi}^{\pi}=\int_{-\pi}^{0}+\int_{0}^{\pi}
Découper là où l'expression change.

⚠️ L'argument de parité — le plus général

f IMPAIRE ⟹ ∫−aaf=0 ⟹ a0=0f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-a}^{a}f=0 \ \Longrightarrow \ a_0=0
Sans aucun calcul.

Contrôles · une moyenne est encadrée par le min et le max du signal ; · symétrie des aires ; · lecture physique : un alternatif pur a a0=0a_0=0.

ℹ️ Le niveau compte, pas la forme Créneau ±1\pm 1 : a0=0a_0=0. Créneau 0/10/1 : a0=12a_0=\frac12 (B6).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le facteur 1T\dfrac1T et répondre a0=∫f=0a_0=\int f=0… qui donne la bonne réponse ici par accident, puisque l'intégrale est nulle.

Le contrôle : sur un autre signal, l'erreur mordrait. Vérifier l'encadrement −1≤a0≤1-1\leq a_0\leq 1 ne suffit pas non plus ici — c'est un cas où l'erreur est invisible, raison de plus pour écrire la formule complète.

⚠️ Prendre 12π\dfrac{1}{2\pi} alors que T≠2πT\neq 2\pi, ou l'inverse. Le facteur est 1T\dfrac1T, et TT vaut ici 2π2\pi.

⚠️ Ne pas découper l'intégrale et intégrer « ff » comme si elle avait une expression unique. Le signal en a deux.

⚠️ Se tromper de signe sur la borne : ∫−π0(−1) dt=(−1)×(0−(−π))=−π\displaystyle\int_{-\pi}^{0}(-1)\,dt=(-1)\times(0-(-\pi))=-\pi, et non +π+\pi.

Le contrôle : l'aire d'un signal négatif est négative.

⚠️ Croire que a0=0a_0=0 signifie que le signal est nul. Il signifie que sa moyenne est nulle : le signal oscille autour de zéro, sans y être.

⚠️ Confondre la valeur moyenne et la valeur EFFICACE. La moyenne du créneau vaut 00 ; sa valeur efficace vaut 11 (car f2=1f^2=1 partout). Ce sont deux grandeurs différentes — c'est le sujet de D6.

⚠️ Ne pas exploiter la parité. L'argument « ff impaire donc moyenne nulle » est le plus court, le plus général, et il ne demande aucun calcul.

À retenir
a0=1T∫Tf(t) dt=la VALEUR MOYENNE⟹a0=0\boxed{a_0=\dfrac1T\int_{T}f(t)\,dt = \text{la VALEUR MOYENNE}} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{a_0=0}

Trois arguments concordants, du plus court au plus calculatoire :

  1. la parité — ff est impaire, donc son intégrale sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ est nulle ;
  2. la symétrie des aires — +π+\pi et −π-\pi se compensent ;
  3. le calcul — en découpant ∫−π0+∫0π\displaystyle\int_{-\pi}^{0}+\int_{0}^{\pi}.

⚠️⚠️ CONVENTION : ici a0a_0 est la moyenne, et la série s'écrit f=a0+∑[… ]f=a_0+\sum[\dots]. D'autres ouvrages y mettent a02\frac{a_0}{2}.

a0a_0 est la composante CONTINUE — ce qu'un voltmètre lirait en position « continu ». Ici 00 : le créneau ±1\pm 1 est un alternatif pur.

⚠️ Contrôle trivial et efficace : une moyenne est toujours encadrée par le min et le max du signal.

⚠️ Ne pas confondre moyenne et valeur EFFICACE : ici 00 contre 11.

Réponse. a0=0a_0=0. (Recoupement : le signal est impair, sa moyenne est nulle ✓)
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Valeur moyenne d'un signal triangle

CalculDifficulté 3/5

Soit f(t)=∣t∣f(t)=|t| sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, prolongée par 2π2\pi-périodicité. Calculer a0a_0.

Indices (3)

a0=12π∫−ππ∣t∣ dta_0=\dfrac1{2\pi}\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}|t|\,dt.

∣t∣|t| est paire : ∫−ππ∣t∣ dt=2∫0πt dt\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}|t|\,dt=2\int_0^\pi t\,dt.

∫0πt dt=π22\displaystyle\int_0^\pi t\,dt=\dfrac{\pi^2}2.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une valeur moyenne qui, cette fois, n'est PAS nulle — et l'exercice montre pourquoi.

f(t)=∣t∣sur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=|t| \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}

Ce signal est le « triangle » : il descend linéairement de π\pi à 00 sur ]−π;0[]-\pi;0[, puis remonte de 00 à π\pi. Sa forme est celle d'un V.

a0=1T∫Tf(t) dt=12π∫−ππ∣t∣ dt\boxed{a_0=\dfrac1T\int_{T}f(t)\,dt=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}|t|\,dt}

⚠️ ∣t∣|t| est POSITIVE partout : il n'y a aucune compensation d'aires, donc a0>0a_0>0 nécessairement. C'est le premier contrôle, et il est disponible avant tout calcul.

Le second réflexe — exploiter la PARITÉ.

∣−t∣=∣t∣⟹f est PAIRE|{-t}|=|t| \qquad\Longrightarrow\qquad f \text{ est PAIRE}
f PAIRE ⟹ ∫−aaf=2∫0af\boxed{f \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-a}^{a}f=2\int_{0}^{a}f}

On divise le travail par deux, et surtout on supprime la valeur absolue : sur ]0;π[]0;\pi[, ∣t∣=t|t|=t tout simplement.

ℹ️ C'est le réflexe le plus rentable du chapitre. Une valeur absolue est pénible à intégrer ; la parité la fait disparaître.

On peut même prévoir le résultat. Le signal monte linéairement de 00 à π\pi : sa moyenne est celle d'une fonction affine, donc la moyenne des extrêmes :

0+π2=π2\dfrac{0+\pi}{2}=\dfrac{\pi}{2}

⚠️ Cet argument ne vaut que parce que le signal est AFFINE sur [0;π][0;\pi] (et pair, donc de même moyenne sur ]−π;π[]-\pi;\pi[) — être affine par morceaux ne suffirait pas. Il ne se généralise pas — mais ici il donne la réponse en trois secondes, et le calcul ne fera que la confirmer.

Le calcul
a0=12π∫−ππ∣t∣ dta_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}|t|\,dt

Par parité — ∣t∣|t| est paire :

=12π×2∫0π∣t∣ dt=1π∫0πt dt=\dfrac{1}{2\pi}\times 2\int_{0}^{\pi}|t|\,dt=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\,dt

⚠️ Sur ]0;π[]0;\pi[, on a t>0t>0 donc ∣t∣=t|t|=t : la valeur absolue disparaît. C'est tout le bénéfice de la parité.

L'intégrale :

∫0πt dt=[t22]0π=π22−0=π22\int_{0}^{\pi}t\,dt=\left[\dfrac{t^{2}}{2}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{\pi^{2}}{2}-0=\dfrac{\pi^{2}}{2}

On assemble :

a0=1π×π22=π2a_0=\dfrac{1}{\pi}\times\dfrac{\pi^{2}}{2}=\dfrac{\pi}{2}
a0=π2≈1,571\boxed{a_0=\dfrac{\pi}{2}\approx 1{,}571}

Les contrôles.

a) L'encadrement. Le signal varie entre 00 et π\pi :

0≤a0≤πet π2≈1,57 y est bien✓0\leq a_0\leq\pi \qquad\text{et } \dfrac\pi2\approx 1{,}57 \text{ y est bien} \quad\checkmark

b) La prédiction affine. Un signal affine a pour moyenne la moyenne de ses extrêmes :

0+π2=π2✓\dfrac{0+\pi}{2}=\dfrac{\pi}{2} \quad\checkmark

c) L'aire géométrique — le contrôle le plus visuel. Sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, le graphe de ∣t∣|t| dessine deux triangles rectangles de base π\pi et de hauteur π\pi :

aire d’un triangle=base×hauteur2=π×π2=π22\text{aire d'un triangle}=\dfrac{\text{base}\times\text{hauteur}}{2}=\dfrac{\pi\times\pi}{2}=\dfrac{\pi^{2}}{2}
aire totale=2×π22=π2\text{aire totale}=2\times\dfrac{\pi^{2}}{2}=\pi^{2}
a0=airelargeur=π22π=π2✓a_0=\dfrac{\text{aire}}{\text{largeur}}=\dfrac{\pi^{2}}{2\pi}=\dfrac{\pi}{2} \quad\checkmark

ℹ️ Trois contrôles concordants, dont un entièrement géométrique — sans aucune primitive. Sur les signaux affines par morceaux, l'aire se calcule à vue : c'est plus rapide et plus sûr que la primitive.

d) Le signe. a0>0a_0>0, conforme au fait que f≥0f\geq 0 partout ✓

La lecture physique. Ce signal a une composante continue de π2\frac\pi2 : il oscille autour de 1,571{,}57, pas autour de 00. C'est l'inverse du créneau ±1\pm 1 de A2.

f≥0 partout, continue et non identiquement nulle ⟹ a0>0\boxed{f\geq 0 \ \text{partout, continue et non identiquement nulle} \ \Longrightarrow \ a_0>0}

ℹ️ Ce que a0a_0 annonce pour la suite. Dans la série de Fourier du triangle, il y aura donc un terme constant π2\frac\pi2 — c'est lui qu'on retrouvera en C4, et c'est en l'isolant qu'on obtiendra ∑1(2k+1)2=π28\sum\frac{1}{(2k+1)^2}=\frac{\pi^2}{8}.

Rappel de cours

Valeur moyenne

a0=1T∫Tf(t) dta_0=\dfrac1T\int_{T}f(t)\,dt

⚠️⚠️ PARITÉ — le réflexe le plus rentable

f PAIRE ⟹ ∫−aaf=2∫0aff \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-a}^{a}f=2\int_{0}^{a}f
f IMPAIRE ⟹ ∫−aaf=0f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-a}^{a}f=0
Sur ∣t∣|t|, la parité supprime la valeur absolue : sur ]0;π[]0;\pi[, ∣t∣=t|t|=t.

Le résultat

a0=1π∫0πt dt=1π⋅π22=π2a_0=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\,dt=\dfrac{1}{\pi}\cdot\dfrac{\pi^{2}}{2}=\boxed{\dfrac{\pi}{2}}

Trois contrôles · encadrement : 0≤a0≤π0\leq a_0\leq\pi ; · signal affine : moyenne =min+max2=\dfrac{\text{min}+\text{max}}{2} (ne vaut QUE pour l'affine) ; · aire géométrique : deux triangles π×π2\dfrac{\pi\times\pi}{2}, soit π2\pi^{2}, divisée par 2π2\pi.

⚠️ Sur un signal affine par morceaux, calculer l'aire À VUE Plus rapide et plus sûr qu'une primitive.

Signe

f≥0 partout, continue et non identiquement nulle ⟹ a0>0f\geq 0 \ \text{partout, continue et non identiquement nulle} \ \Longrightarrow \ a_0>0

ℹ️ Ce a0=π2a_0=\frac\pi2 sera le terme constant de la série en C4.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Croire que a0=0a_0=0 « parce que le signal est symétrique ». Il est pair, pas impair — et c'est l'imparité qui annule l'intégrale.

Le contrôle : ∣t∣≥0|t|\geq 0 partout, continue et non identiquement nulle, donc sa moyenne ne peut pas être nulle.

⚠️⚠️ Intégrer ∣t∣|t| sans traiter la valeur absolue et écrire [t22]−ππ=0\left[\frac{t^2}{2}\right]_{-\pi}^{\pi}=0.

C'est l'erreur la plus fréquente, et elle donne 00 — donc un résultat qui ressemble à celui de A2. Le contrôle du signe l'attrape immédiatement.

ℹ️ La cause : t22\frac{t^2}{2} est une primitive de tt, pas de ∣t∣|t|. Sur ]−π;0[]-\pi;0[, ∣t∣=−t|t|=-t et la primitive est −t22-\frac{t^2}{2}.

⚠️ Oublier le facteur 22 de la parité, et écrire a0=12π∫0πt dt=π4a_0=\frac{1}{2\pi}\int_0^\pi t\,dt=\frac{\pi}{4}.

Le contrôle : la prédiction affine donne π2\frac\pi2, pas π4\frac\pi4.

⚠️ Oublier le facteur 1T\frac1T et répondre π22\frac{\pi^2}{2} ou π2\pi^2.

Le contrôle : l'encadrement 0≤a0≤π0\leq a_0\leq\pi. Or π2≈9,87>π\pi^2\approx 9{,}87>\pi ✗

⚠️ Prendre T=πT=\pi au lieu de 2π2\pi. La période est bien 2π2\pi : le signal se répète tous les 2π2\pi.

⚠️ Appliquer « moyenne des extrêmes » à un signal non affine. Cet argument ne vaut que pour un signal affine sur l'intervalle d'intégration — pas pour un signal seulement affine par morceaux (E1 : un créneau n'y obéit que si son rapport cyclique vaut 12\frac12). Sur ∣sin⁡t∣|\sin t| (A4), il donnerait 0+12=0,5\frac{0+1}{2}=0{,}5, alors que la vraie moyenne est 2π≈0,637\frac2\pi\approx 0{,}637 ✗

⚠️ Ne faire aucun contrôle. L'aire géométrique se calcule en dix secondes et confirme tout.

À retenir
a0=12π∫−ππ∣t∣ dt =pariteˊ 1π∫0πt dt=π2≈1,571a_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}|t|\,dt \ \overset{\text{parité}}{=} \ \dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\,dt=\boxed{\dfrac{\pi}{2}\approx 1{,}571}
f PAIRE ⟹ ∫−aaf=2∫0afet sur ]0;π[, ∣t∣=t\boxed{f \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-a}^{a}f=2\int_{0}^{a}f} \qquad \text{et sur } ]0;\pi[, \ |t|=t

La parité supprime la valeur absolue — c'est le réflexe le plus rentable du chapitre.

⚠️⚠️ NE PAS écrire [t22]−ππ=0\left[\frac{t^2}{2}\right]_{-\pi}^{\pi}=0 : t22\frac{t^2}{2} est une primitive de tt, pas de ∣t∣|t|. L'erreur donne 00, donc un résultat plausible — c'est le signe qui l'attrape : ∣t∣≥0|t|\geq 0, continue et non identiquement nulle, impose a0>0a_0>0.

Trois contrôles : encadrement 0≤a0≤π0\leq a_0\leq\pi · moyenne des extrêmes 0+π2\frac{0+\pi}{2} (signal affine seulement) · aire géométrique — deux triangles π×π2\frac{\pi\times\pi}{2}, soit π2\pi^2, divisée par 2π2\pi.

⚠️ « Moyenne des extrêmes » ne vaut QUE pour l'affine : sur ∣sin⁡t∣|\sin t| elle donnerait 0,50{,}5 au lieu de 2π≈0,637\frac2\pi\approx 0{,}637.

Réponse. a0=π2a_0=\dfrac\pi2. (Recoupement : valeur moyenne de ∣t∣|t| sur [0;π][0;\pi] = π2\tfrac\pi2, et la fonction est paire ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Valeur moyenne d'un redressement

CalculDifficulté 3/5

Le redressement double alternance f(t)=∣sin⁡t∣f(t)=|\sin t| est π\pi-périodique. Calculer sa valeur moyenne a0a_0.

Indices (3)

Ici T=πT=\pi : a0=1π∫0π∣sin⁡t∣ dta_0=\dfrac1\pi\displaystyle\int_0^\pi|\sin t|\,dt.

Sur ]0;π[]0;\pi[, sin⁡t≥0\sin t\ge0 donc ∣sin⁡t∣=sin⁡t|\sin t|=\sin t.

∫0πsin⁡t dt=2\displaystyle\int_0^\pi\sin t\,dt=2.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le redressement double alternance — le signal le plus courant de l'électronique de puissance, et un piège de période.

f(t)=∣sin⁡t∣f(t)=|\sin t|

⚠️⚠️ CE SIGNAL EST π\pi-PÉRIODIQUE, PAS 2π2\pi. L'énoncé le dit, et il faut comprendre pourquoi :

∣sin⁡(t+π)∣=∣−sin⁡t∣=∣sin⁡t∣|\sin(t+\pi)|=|-\sin t|=|\sin t|

La valeur absolue REPLIE les alternances négatives vers le haut, ce qui double la fréquence apparente. Le signal se répète donc deux fois plus souvent que sin⁡t\sin t.

T=π⟹a0=1π∫0π∣sin⁡t∣ dt\boxed{T=\pi \qquad\Longrightarrow\qquad a_0=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}|\sin t|\,dt}

⚠️ Intégrer sur ]0;π[]0;\pi[ en divisant par 2π2\pi est l'erreur n°1 de l'exercice, et elle divise le résultat par deux. Le contrôle : sur ]0;π[]0;\pi[, sin⁡t≥0\sin t\geq 0 donc ∣sin⁡t∣=sin⁡t|\sin t|=\sin t — et l'on divise par π\pi, la durée sur laquelle on intègre.

ℹ️ Sur ]0;π[]0;\pi[ la valeur absolue disparaît, puisque le sinus y est positif. On choisit donc cette période-là, et le calcul devient élémentaire.

Ce que le résultat représente. C'est la tension continue délivrée par un pont redresseur : la grandeur que lit un voltmètre en position continu à la sortie d'un redressement double alternance.

a0=2π≈0,637\boxed{a_0=\dfrac{2}{\pi}\approx 0{,}637}

⚠️ Cette valeur est à connaître : 0,6370{,}637 fois l'amplitude crête. Elle vaut à peu près les deux tiers du maximum — un ordre de grandeur qui sert de contrôle immédiat.

ℹ️ À comparer : un redressement simple alternance (une alternance sur deux supprimée) donnerait la moitié, 1π≈0,318\frac1\pi\approx 0{,}318.

Le calcul

Sur une période ]0;π[]0;\pi[, le sinus est positif, donc ∣sin⁡t∣=sin⁡t|\sin t|=\sin t :

a0=1T∫0T∣sin⁡t∣ dt=1π∫0πsin⁡t dta_0=\dfrac{1}{T}\int_{0}^{T}|\sin t|\,dt=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}\sin t\,dt

La primitive de sin⁡\sin est −cos⁡-\cos :

∫0πsin⁡t dt=[−cos⁡t]0π=−cos⁡π−(−cos⁡0)=−(−1)+1=2\int_{0}^{\pi}\sin t\,dt=\Big[-\cos t\Big]_{0}^{\pi}=-\cos\pi-(-\cos 0)=-(-1)+1=2

⚠️ Attention au double signe : −cos⁡π=−(−1)=+1-\cos\pi=-(-1)=+1, et −(−cos⁡0)=+1-(-\cos 0)=+1. Total : 22.

a0=1π×2a_0=\dfrac{1}{\pi}\times 2
a0=2π≈0,637\boxed{a_0=\dfrac{2}{\pi}\approx 0{,}637}

Les contrôles.

a) L'encadrement. Le signal varie entre 00 et 11 :

0≤a0≤1et 0,637 y est bien✓0\leq a_0\leq 1 \qquad\text{et } 0{,}637 \text{ y est bien} \quad\checkmark

b) L'ordre de grandeur — le contrôle le plus parlant. Une arche de sinus « remplit » un peu moins des deux tiers du rectangle qui la contient :

aire de l’arche=2aire du rectangle π×1=π≈3,14\text{aire de l'arche}=2 \qquad \text{aire du rectangle } \pi\times 1=\pi\approx 3{,}14
2π≈0,64soit 64 % du rectangle✓\dfrac{2}{\pi}\approx 0{,}64 \qquad\text{soit } 64\ \% \text{ du rectangle} \quad\checkmark

ℹ️ Une arche de sinus est plus « pleine » qu'un triangle (qui remplirait 50 %50\ \%) et moins qu'un rectangle (100 %100\ \%). Trouver une valeur entre 0,50{,}5 et 11 est donc attendu, et 0,6370{,}637 y est.

c) Le contrôle du piège de période. Si l'on avait pris T=2πT=2\pi :

12π∫02π∣sin⁡t∣ dt=12π×4=2π✓\dfrac{1}{2\pi}\int_{0}^{2\pi}|\sin t|\,dt=\dfrac{1}{2\pi}\times 4=\dfrac{2}{\pi} \quad\checkmark

⚠️⚠️ Le résultat est LE MÊME, et c'est important : intégrer sur deux périodes en divisant par deux périodes donne la même moyenne. La formule est cohérente.

L'erreur véritable serait de mélanger les deux — intégrer sur ]0;π[]0;\pi[ en divisant par 2π2\pi :

12π∫0πsin⁡t dt=22π=1π≈0,318\dfrac{1}{2\pi}\int_{0}^{\pi}\sin t\,dt=\dfrac{2}{2\pi}=\dfrac{1}{\pi}\approx 0{,}318
la borne d’inteˊgration et le diviseur T doivent porter sur la MEˆME dureˊe\boxed{\text{la borne d'intégration et le diviseur } T \text{ doivent porter sur la MÊME durée}}

d) La lecture physique. Sur un secteur de 230230 V efficaces, l'amplitude crête vaut 2302≈325230\sqrt2\approx 325 V, donc la tension continue après redressement double alternance vaut

0,637×325≈207 V0{,}637\times 325\approx 207\ \text{V}

ℹ️ C'est l'ordre de grandeur réel en sortie d'un pont de diodes non filtré. Le coefficient 0,6370{,}637 est une constante d'électronique, autant le reconnaître.

⚠️ Ne pas confondre avec la valeur EFFICACE, qui vaut 12≈0,707\frac{1}{\sqrt2}\approx 0{,}707 pour un sinus. Moyenne 0,6370{,}637, efficace 0,7070{,}707 : deux grandeurs distinctes, deux formules distinctes (D6).

Rappel de cours

Valeur moyenne

a0=1T∫Tf(t) dta_0=\dfrac1T\int_{T}f(t)\,dt
⚠️ La borne d'intégration et le diviseur TT doivent porter sur la MÊME durée.

⚠️⚠️ ∣sin⁡t∣|\sin t| est π\pi-PÉRIODIQUE

∣sin⁡(t+π)∣=∣−sin⁡t∣=∣sin⁡t∣|\sin(t+\pi)|=|-\sin t|=|\sin t|
La valeur absolue replie les alternances négatives : la fréquence double.

Sur ]0;π[]0;\pi[, la valeur absolue disparaît sin⁡t≥0\sin t\geq 0, donc ∣sin⁡t∣=sin⁡t|\sin t|=\sin t. Choisir cette période-là.

Le résultat

a0=1π∫0πsin⁡t dt=1π[−cos⁡t]0π=2π≈0,637a_0=\dfrac1\pi\int_0^\pi\sin t\,dt=\dfrac1\pi\Big[-\cos t\Big]_0^\pi=\dfrac2\pi\approx 0{,}637

ℹ️ Constante d'électronique à connaître

double alternance:0,637×Asimple alternance:0,318×A\text{double alternance} : 0{,}637\times A \qquad \text{simple alternance} : 0{,}318\times A

⚠️ Ne pas confondre avec la valeur EFFICACE

moyenne 2π≈0,637efficace d’un sinus 12≈0,707\text{moyenne } \dfrac2\pi\approx 0{,}637 \qquad \text{efficace d'un sinus } \dfrac{1}{\sqrt2}\approx 0{,}707

Contrôles · encadrement 0≤a0≤10\leq a_0\leq 1 ; · taux de remplissage : une arche de sinus remplit 64 %64\ \% de son rectangle (triangle 50 %50\ \%, rectangle 100 %100\ \%).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Mélanger la borne et le diviseur : intégrer sur ]0;π[]0;\pi[ en divisant par 2π2\pi. On obtient 1π≈0,318\frac1\pi\approx 0{,}318, la moitié de la vraie valeur.

Le contrôle : le taux de remplissage. 31,8 %31{,}8\ \% serait moins qu'un triangle, ce qu'une arche de sinus n'est certainement pas.

⚠️ Croire que le signal est 2π2\pi-périodique. Il l'est aussi (toute période est multiple de la plus petite), mais la période fondamentale est π\pi — et c'est elle qui donne la pulsation des harmoniques.

ℹ️ Intégrer sur 2π2\pi en divisant par 2π2\pi donne le bon résultat : la moyenne ne dépend pas du nombre de périodes. C'est cohérent, pas contradictoire.

⚠️ Oublier la valeur absolue et calculer 12π∫02πsin⁡t dt=0\frac{1}{2\pi}\int_0^{2\pi}\sin t\,dt=0.

Le contrôle : le signal est positif ou nul partout, continu et non identiquement nul, donc sa moyenne ne peut pas être nulle.

⚠️ Se tromper de signe sur la primitive : ∫0πsin⁡t dt=[−cos⁡t]0π=1+1=2\int_0^\pi\sin t\,dt=[-\cos t]_0^\pi=1+1=2, et non −2-2 ni 00.

Le contrôle : l'aire sous une courbe positive est positive.

⚠️ Confondre valeur moyenne et valeur efficace. 0,6370{,}637 contre 0,7070{,}707 — les deux se ressemblent numériquement, ce qui rend la confusion facile et coûteuse.

⚠️ Appliquer « moyenne des extrêmes » (0+12=0,5\frac{0+1}{2}=0{,}5). Cet argument ne vaut que pour un signal AFFINE (A3), et une arche de sinus ne l'est pas — d'où l'écart entre 0,50{,}5 et 0,6370{,}637.

⚠️ Arrondir trop tôt : garder 2π\frac2\pi et n'évaluer qu'à la fin.

À retenir
f(t)=∣sin⁡t∣est π-PEˊRIODIQUE⟹a0=1π∫0πsin⁡t dt=2π≈0,637f(t)=|\sin t| \quad\text{est } \boldsymbol{\pi}\text{-PÉRIODIQUE} \qquad\Longrightarrow\qquad a_0=\dfrac1\pi\int_{0}^{\pi}\sin t\,dt=\boxed{\dfrac2\pi\approx 0{,}637}

⚠️⚠️ La valeur absolue REPLIE les alternances négatives : ∣sin⁡(t+π)∣=∣sin⁡t∣|\sin(t+\pi)|=|\sin t|, donc la fréquence double.

Sur ]0;π[]0;\pi[, sin⁡t≥0\sin t\geq 0 : la valeur absolue disparaît. Choisir cette période-là.

la borne d’inteˊgration et le diviseur T doivent porter sur la MEˆME dureˊe\boxed{\text{la borne d'intégration et le diviseur } T \text{ doivent porter sur la MÊME durée}}

Les mélanger (∫0π\int_0^\pi divisé par 2π2\pi) donne 0,3180{,}318 — la moitié.

ℹ️ Constante d'électronique : 0,6370{,}637 est la tension continue d'un redressement double alternance (simple alternance : 0,3180{,}318).

⚠️ Moyenne 2π≈0,637\frac2\pi\approx 0{,}637, efficace 12≈0,707\frac{1}{\sqrt2}\approx 0{,}707 — deux grandeurs distinctes, numériquement voisines.

Contrôle : une arche de sinus remplit 64 % de son rectangle (triangle 50 %, rectangle 100 %).

Réponse. a0=2π≈0,637a_0=\dfrac2\pi\approx0{,}637. (Recoupement : valeur moyenne classique d'un redressement double alternance d'amplitude 1 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Premier coefficient b₁ (créneau)

CalculDifficulté 3/5

Pour le créneau impair ±1\pm1 (T=2πT=2\pi), calculer le coefficient b1b_1.

Indices (3)

b1=22π∫−ππf(t)sin⁡t dtb_1=\dfrac2{2\pi}\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\sin t\,dt.

f(t)sin⁡tf(t)\sin t est paire : ∫−ππ=2∫0π\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}=2\int_0^\pi.

Sur ]0;π[]0;\pi[, f=1f=1 : ∫0πsin⁡t dt=2\displaystyle\int_0^\pi\sin t\,dt=2.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le premier vrai coefficient de Fourier du chapitre, et la formule à installer.

bn=2T∫Tf(t) sin⁡(nωt) dt\boxed{b_n=\dfrac{2}{T}\int_{T}f(t)\,\sin(n\omega t)\,dt}

⚠️ Le facteur est 2T\dfrac2T, pas 1T\dfrac1T. Seul a0a_0 porte un 1T\dfrac1T — parce qu'il est une moyenne. Les ana_n et les bnb_n, eux, portent un 2T\dfrac2T.

ℹ️ D'où vient ce 22. Il vient de ∫Tcos⁡2(nωt) dt=T2\displaystyle\int_{T}\cos^{2}(n\omega t)\,dt=\dfrac{T}{2} : pour isoler le coefficient, il faut compenser ce facteur 12\frac12. Ce n'est pas une convention arbitraire.

Ici T=2πT=2\pi et ω=1\omega=1, donc

b1=22π∫−ππf(t)sin⁡t dt=1π∫−ππf(t)sin⁡t dtb_1=\dfrac{2}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\sin t\,dt=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\sin t\,dt

LE réflexe : la parité du PRODUIT.

f impaire × sin⁡ impaire = produit PAIR\boxed{f \text{ impaire} \ \times \ \sin \text{ impaire} \ = \ \text{produit PAIR}}

⚠️⚠️ C'est la règle des signes appliquée aux parités, et elle décide de tout dans ce chapitre :

ff × cos⁡\times\ \cos (pair) × sin⁡\times\ \sin (impair)
paire pair ⟹\Longrightarrow 2∫0π2\displaystyle\int_0^\pi impair ⟹\Longrightarrow 0
impaire impair ⟹\Longrightarrow 0 pair ⟹\Longrightarrow 2∫0π2\displaystyle\int_0^\pi

Conséquence immédiate :

f IMPAIRE ⟹ tous les an=0f PAIRE ⟹ tous les bn=0\boxed{f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \text{tous les } a_n=0 \qquad\qquad f \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ \text{tous les } b_n=0}

ℹ️ Cette table économise la moitié des intégrales de tout le chapitre. Elle sera démontrée en B5 ; ici on l'utilise pour ramener l'intégrale à 2∫0π\displaystyle 2\int_{0}^{\pi}, où ff vaut simplement 11.

Le calcul
b1=1π∫−ππf(t)sin⁡t dtb_1=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\sin t\,dt

Le produit f×sin⁡f\times\sin est PAIR (impaire × impaire) :

=1π×2∫0πf(t)sin⁡t dt=2π∫0π1×sin⁡t dt=\dfrac{1}{\pi}\times 2\int_{0}^{\pi}f(t)\sin t\,dt=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}1\times\sin t\,dt

⚠️ Sur ]0;π[]0;\pi[, le créneau vaut +1+1 : il n'y a plus de fonction par morceaux, plus de découpage. C'est le second bénéfice de la parité.

∫0πsin⁡t dt=[−cos⁡t]0π=1+1=2\int_{0}^{\pi}\sin t\,dt=\Big[-\cos t\Big]_{0}^{\pi}=1+1=2
b1=2π×2b_1=\dfrac{2}{\pi}\times 2
b1=4π≈1,273\boxed{b_1=\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273}

Les contrôles.

a) Le signe. Le créneau et le sinus « montent » ensemble sur ]0;π[]0;\pi[ : leur produit est positif, donc b1>0b_1>0 ✓

ℹ️ Interprétation : le créneau ressemble à sin⁡t\sin t — même signe partout sur une période. Il est donc normal que le coefficient du sinus fondamental soit le plus grand de tous, et positif.

b) L'ordre de grandeur. Le créneau vaut ±1\pm 1, et son fondamental a une amplitude de 1,2731{,}273 :

4π≈1,27>1\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}27>1

⚠️⚠️ Le fondamental DÉPASSE le signal lui-même, et ce n'est pas une erreur. C'est même remarquable : la somme de tous les harmoniques doit redonner un créneau plat à ±1\pm1, ce que le premier terme seul ne peut pas faire — il « dépasse » et les harmoniques suivants viennent le corriger.

ℹ️ C'est le germe du phénomène de Gibbs (C6) : au voisinage des sauts, les sommes partielles dépassent toujours d'environ 9 %9\ \%.

c) La cohérence avec la parité. Le créneau étant impair, on doit avoir an=0a_n=0 pour tout nn — ce que B1 confirmera. Un créneau impair n'a donc QUE des sinus, ce qui est physiquement satisfaisant : les sinus sont impairs, comme lui.

d) Le contrôle par intégration directe, sans la parité :

∫−ππfsin⁡t dt=∫−π0(−1)sin⁡t dt+∫0π(+1)sin⁡t dt\int_{-\pi}^{\pi}f\sin t\,dt=\int_{-\pi}^{0}(-1)\sin t\,dt+\int_{0}^{\pi}(+1)\sin t\,dt
=−[−cos⁡t]−π0+[−cos⁡t]0π=−(−1+(−1))+2=2+2=4=-\Big[-\cos t\Big]_{-\pi}^{0}+\Big[-\cos t\Big]_{0}^{\pi}=-\big(-1+(-1)\big)+2=2+2=4
b1=4π✓b_1=\dfrac{4}{\pi} \quad\checkmark

⚠️ Les deux voies concordent, et la première est deux fois plus courte. Mais savoir faire la seconde est indispensable : c'est elle qui vaut quand le signal n'a aucune parité.

Rappel de cours

LES FORMULES

a0=1T∫Tfan=2T∫Tfcos⁡(nωt) dtbn=2T∫Tfsin⁡(nωt) dt\boxed{a_0=\dfrac1T\int_T f \qquad a_n=\dfrac2T\int_T f\cos(n\omega t)\,dt \qquad b_n=\dfrac2T\int_T f\sin(n\omega t)\,dt}
⚠️ 1T\frac1T pour a0a_0 seul, 2T\frac2T pour les autres. Le 22 vient de ∫Tcos⁡2(nωt) dt=T2\int_T\cos^2(n\omega t)\,dt=\frac T2.

⚠️⚠️ PARITÉ DU PRODUIT — la table qui économise la moitié du chapitre

ff ×cos⁡\times\cos ×sin⁡\times\sin
paire pair ⟹\Longrightarrow 2∫0π2\int_0^\pi impair ⟹\Longrightarrow 0
impaire impair ⟹\Longrightarrow 0 pair ⟹\Longrightarrow 2∫0π2\int_0^\pi
f IMPAIRE⇒tous an=0f PAIRE⇒tous bn=0f \text{ IMPAIRE} \Rightarrow \text{tous } a_n=0 \qquad f \text{ PAIRE} \Rightarrow \text{tous } b_n=0

Le résultat

b1=2π∫0πsin⁡t dt=2π×2=4π≈1,273b_1=\dfrac2\pi\int_0^\pi\sin t\,dt=\dfrac2\pi\times 2=\boxed{\dfrac4\pi\approx 1{,}273}

⚠️ Le fondamental DÉPASSE le signal (1,27>11{,}27>1), et c'est normal : les harmoniques suivants viennent le corriger. C'est le germe du phénomène de Gibbs (C6).

Contrôles · signe : ff et sin⁡\sin de même signe sur ]0;π[]0;\pi[ ⟹\Longrightarrow b1>0b_1>0 ; · calcul direct par découpage, sans la parité — à savoir faire pour les signaux sans parité.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Prendre 1T\dfrac1T au lieu de 2T\dfrac2T et répondre 2π\frac2\pi.

Le contrôle : le fondamental d'un créneau ±1\pm1 vaut 4π≈1,27\frac4\pi\approx 1{,}27 — une valeur d'électronique à connaître. 0,640{,}64 serait celle de la moyenne d'un redressement (A4), pas celle-ci.

⚠️⚠️ Croire que le produit f×sin⁡f\times\sin est impair parce que ff l'est, et conclure b1=0b_1=0.

Le contrôle : impaire × impaire = paire, comme (−1)×(−1)=+1(-1)\times(-1)=+1. Et si b1b_1 était nul, le créneau n'aurait aucune composante fondamentale — absurde pour un signal qui ressemble tant à un sinus.

⚠️ Oublier le facteur 22 de la parité en écrivant 1π∫0π\frac1\pi\int_0^\pi.

Le contrôle : le calcul direct par découpage donne 44 pour l'intégrale complète.

⚠️ Se tromper de signe dans [−cos⁡t]0π\left[-\cos t\right]_0^\pi. C'est −cos⁡π+cos⁡0=1+1=2-\cos\pi+\cos 0=1+1=2.

⚠️ Croire que b1>1b_1>1 est impossible puisque le signal vaut ±1\pm1. Un coefficient de Fourier n'est pas borné par l'amplitude du signal — seule la somme complète l'est.

⚠️ Confondre a1a_1 et b1b_1. Ici a1=0a_1=0 (le signal est impair) et b1=4πb_1=\frac4\pi. La parité dit lequel est nul.

⚠️ Ne pas exploiter la parité et se lancer dans le découpage. C'est faisable et donne le même résultat (le corrigé le montre), mais deux fois plus long.

À retenir
bn=2T∫Tfsin⁡(nωt) dt⟹b1=2π∫0πsin⁡t dt=4π≈1,273\boxed{b_n=\dfrac2T\int_T f\sin(n\omega t)\,dt} \qquad\Longrightarrow\qquad b_1=\dfrac2\pi\int_0^\pi\sin t\,dt=\boxed{\dfrac4\pi\approx 1{,}273}

⚠️ 1T\frac1T pour a0a_0 SEUL ; 2T\frac2T pour ana_n et bnb_n.

impaire×impaire=PAIRE⟹∫−ππ=2∫0π\boxed{\text{impaire}\times\text{impaire}=\text{PAIRE}} \qquad\Longrightarrow\qquad \int_{-\pi}^{\pi}=2\int_{0}^{\pi}

Et sur ]0;π[]0;\pi[ le créneau vaut simplement 11 : plus de découpage. Double bénéfice de la parité.

f IMPAIRE⇒tous an=0f PAIRE⇒tous bn=0f \text{ IMPAIRE} \Rightarrow \text{tous } a_n=0 \qquad\qquad f \text{ PAIRE} \Rightarrow \text{tous } b_n=0

⚠️⚠️ Le fondamental DÉPASSE le signal : 4π≈1,27>1\frac4\pi\approx 1{,}27>1. Ce n'est pas une erreur — les harmoniques suivants viennent le corriger, et c'est le germe du phénomène de Gibbs (C6).

Un coefficient de Fourier n'est pas borné par l'amplitude du signal ; seule la somme complète l'est.

Réponse. b1=4π≈1,27b_1=\dfrac4\pi\approx1{,}27. (Recoupement : formule générale bn=4nπb_n=\tfrac4{n\pi} pour nn impair, n=1n=1 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Premier coefficient a₁ (triangle)

CalculDifficulté 3/5

Pour le signal triangle f(t)=∣t∣f(t)=|t| sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ (T=2πT=2\pi), calculer a1a_1.

Indices (3)

a1=22π∫−ππ∣t∣cos⁡t dt=2π∫0πtcos⁡t dta_1=\dfrac2{2\pi}\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}|t|\cos t\,dt=\dfrac2\pi\int_0^\pi t\cos t\,dt (parité).

Intégration par parties : ∫tcos⁡t dt=tsin⁡t+cos⁡t\displaystyle\int t\cos t\,dt=t\sin t+\cos t.

Évaluer entre 00 et π\pi.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le pendant de A5 pour un signal PAIR, et le premier coefficient qui demande une intégration par parties.

an=2T∫Tf(t) cos⁡(nωt) dt⟹a1=1π∫−ππ∣t∣cos⁡t dt\boxed{a_n=\dfrac{2}{T}\int_{T}f(t)\,\cos(n\omega t)\,dt} \qquad\Longrightarrow\qquad a_1=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}|t|\cos t\,dt

La parité, d'abord.

∣t∣ PAIRE × cos⁡ PAIRE = produit PAIR|t| \text{ PAIRE} \ \times \ \cos \text{ PAIRE} \ = \ \text{produit PAIR}
⟹a1=2π∫0πtcos⁡t dt\Longrightarrow\qquad a_1=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt

⚠️ Deux bénéfices, comme en A5 : on divise l'intervalle par deux, et la valeur absolue disparaît (t>0t>0 sur ]0;π[]0;\pi[).

Le point technique — l'INTÉGRATION PAR PARTIES.

∫0πtcos⁡t dt\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt

Ni tt ni cos⁡t\cos t ne se primitivent l'un contre l'autre directement : il faut l'IPP.

∫abu′v=[uv]ab−∫abuv′\boxed{\int_{a}^{b}u'v=\Big[uv\Big]_{a}^{b}-\int_{a}^{b}uv'}

⚠️⚠️ Le choix est imposé, et il faut savoir pourquoi. On pose

v=t(le polynoˆme)u′=cos⁡t(la trigonomeˊtrique)v=t \quad (\text{le polynôme}) \qquad\qquad u'=\cos t \quad (\text{la trigonométrique})

Car dériver tt donne 11 — le polynôme DISPARAÎT, et l'intégrale restante devient élémentaire. Le choix inverse (v=cos⁡tv=\cos t) donnerait un t2t^2, donc une intégrale pire que la première.

IPP polynoˆme×trigo: TOUJOURS deˊriver le POLYNOˆME\boxed{\text{IPP polynôme} \times \text{trigo} : \ \text{TOUJOURS dériver le POLYNÔME}}

ℹ️ Cette règle vaudra pour tout le chapitre : les intégrales ∫tcos⁡(nt)\int t\cos(nt), ∫tsin⁡(nt)\int t\sin(nt), ∫t2cos⁡(nt)\int t^{2}\cos(nt) se traitent toutes ainsi (B2, B3, B4). La seule différence est qu'un t2t^2 demande DEUX IPP.

On peut prévoir le signe. Sur ]0;π[]0;\pi[, tt est positif mais cos⁡t\cos t est négatif sur la moitié droite, et c'est là que tt est le plus grand — donc les contributions négatives l'emportent :

a1<0 est attendu\boxed{a_1<0 \ \text{est attendu}}
Le calcul
a1=2π∫0πtcos⁡t dta_1=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt

Intégration par parties, avec v=tv=t et u′=cos⁡tu'=\cos t :

v=t ⟹ v′=1u′=cos⁡t ⟹ u=sin⁡tv=t \ \Longrightarrow \ v'=1 \qquad\qquad u'=\cos t \ \Longrightarrow \ u=\sin t
∫0πtcos⁡t dt=[tsin⁡t]0π−∫0π1×sin⁡t dt\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt=\Big[t\sin t\Big]_{0}^{\pi}-\int_{0}^{\pi}1\times\sin t\,dt

Le terme tout intégré :

[tsin⁡t]0π=πsin⁡π−0×sin⁡0=π×0−0=0\Big[t\sin t\Big]_{0}^{\pi}=\pi\sin\pi-0\times\sin 0=\pi\times 0-0=0

⚠️ Il s'annule — parce que sin⁡π=0\sin\pi=0. C'est fréquent et il faut le vérifier, pas le supposer : sur d'autres bornes il ne s'annulerait pas.

L'intégrale restante :

∫0πsin⁡t dt=[−cos⁡t]0π=1+1=2\int_{0}^{\pi}\sin t\,dt=\Big[-\cos t\Big]_{0}^{\pi}=1+1=2

On assemble, sans oublier le signe moins de l'IPP :

∫0πtcos⁡t dt=0−2=−2\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt=0-2=-2
a1=2π×(−2)a_1=\dfrac{2}{\pi}\times(-2)
a1=−4π≈−1,273\boxed{a_1=-\dfrac{4}{\pi}\approx -1{,}273}

Les contrôles.

a) Le signe — prédit avant le calcul :

a1<0✓a_1<0 \quad\checkmark

ℹ️ Interprétation. Le triangle ∣t∣|t| est maximal aux bords (±π\pm\pi) et minimal au centre (00), alors que cos⁡t\cos t fait l'inverse. Les deux signaux sont en opposition, d'où un coefficient négatif — c'est-à-dire un cosinus retourné.

b) La cohérence avec la parité. ∣t∣|t| étant paire, tous les bnb_n sont nuls : le triangle n'a que des cosinus. C'est ce que B3 confirmera.

c) L'ordre de grandeur. ∣a1∣=4π≈1,27\left|a_1\right|=\frac4\pi\approx 1{,}27, à comparer à l'amplitude du signal (qui varie de 00 à π≈3,14\pi\approx 3{,}14).

1,273,14≈0,4\dfrac{1{,}27}{3{,}14}\approx 0{,}4

Le fondamental porte donc environ 40 %40\ \% de l'amplitude — plausible pour un signal qui n'est pas un cosinus pur.

d) Le contrôle numérique. Vérifions l'IPP en évaluant l'intégrale autrement, par la somme de deux morceaux symétriques :

∫0πtcos⁡t dt≈(les valeurs de tcos⁡t sont positives sur ]0;π2[, neˊgatives ensuite)\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt \approx \text{(les valeurs de } t\cos t \text{ sont positives sur } ]0;\tfrac\pi2[, \text{ négatives ensuite)}

Sur ]0;π2[]0;\frac\pi2[, t≤1,57t\leq 1{,}57 et cos⁡t≤1\cos t\leq 1 : la contribution positive est modeste. Sur ]π2;π[]\frac\pi2;\pi[, tt va jusqu'à 3,143{,}14 et cos⁡t\cos t jusqu'à −1-1 : la contribution négative est bien plus forte.

Le total négatif −2-2 est donc cohérent ✓

e) La comparaison avec A5. Deux signaux, deux coefficients de même module :

signal parité coefficient valeur
créneau ±1\pm1 impair b1b_1 +4π+\dfrac4\pi
triangle ∣t∣\lvert t\rvert pair a1a_1 −4π-\dfrac4\pi

⚠️ La coïncidence du module 4π\frac4\pi est un accident de ces deux signaux particuliers, pas une règle. Ce qui est structurel, c'est quel coefficient est non nul — et cela, c'est la parité qui le dit.

Rappel de cours

La formule

an=2T∫Tfcos⁡(nωt) dta_n=\dfrac2T\int_T f\cos(n\omega t)\,dt

Parité du produit

paire×paire=PAIRE ⟹ ∫−ππ=2∫0π\text{paire}\times\text{paire}=\text{PAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-\pi}^{\pi}=2\int_0^\pi
Et sur ]0;π[]0;\pi[, ∣t∣=t|t|=t : la valeur absolue disparaît.

⚠️⚠️ INTÉGRATION PAR PARTIES — la règle du chapitre

∫u′v=[uv]−∫uv′\int u'v=\Big[uv\Big]-\int uv'
polynoˆme×trigo : TOUJOURS deˊriver le POLYNOˆME\boxed{\text{polynôme} \times \text{trigo} \ : \ \text{TOUJOURS dériver le POLYNÔME}}
Le polynôme disparaît ; le choix inverse aggrave l'intégrale. ⚠️ Un t2t^{2} demande deux IPP (B4).

Le résultat

∫0πtcos⁡t dt=[tsin⁡t]0π⏟= 0−∫0πsin⁡t dt=−2⟹a1=−4π\int_0^\pi t\cos t\,dt=\underbrace{\Big[t\sin t\Big]_0^\pi}_{=\,0}-\int_0^\pi\sin t\,dt=-2 \qquad\Longrightarrow\qquad a_1=\boxed{-\dfrac4\pi}

⚠️ Le terme tout intégré s'annule ICI parce que sin⁡π=0\sin\pi=0. Le vérifier, pas le supposer.

Contrôles · signe prévu : ∣t∣|t| maximal aux bords, cos⁡\cos minimal — en opposition ⟹\Longrightarrow a1<0a_1<0 ; · parité : ∣t∣|t| paire ⟹\Longrightarrow tous les bn=0b_n=0, le triangle n'a que des cosinus ; · ordre de grandeur : 1,273,14≈40 %\frac{1{,}27}{3{,}14}\approx 40\ \% de l'amplitude.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Choisir la mauvaise fonction à dériver dans l'IPP, en posant v=cos⁡tv=\cos t. On obtient alors ∫t2sin⁡t\int t^{2}\sin t, plus difficile que l'intégrale de départ.

Le signe qui alerte : si l'IPP produit une intégrale pire, le choix est inversé. Toujours dériver le polynôme.

⚠️⚠️ Oublier le signe moins de l'IPP et écrire 0+2=20+2=2, donc a1=+4πa_1=+\frac4\pi.

Le contrôle : le signe prévu. ∣t∣|t| et cos⁡t\cos t sont en opposition, donc a1<0a_1<0.

⚠️ Supposer que [tsin⁡t]0π\left[t\sin t\right]_0^\pi s'annule sans vérifier. Il s'annule ici parce que sin⁡π=0\sin\pi=0 — sur d'autres bornes, non.

⚠️ Ne pas traiter la valeur absolue et intégrer ∫−ππtcos⁡t dt\int_{-\pi}^{\pi}t\cos t\,dt, qui vaut 00 (produit impair).

Le contrôle : a1=0a_1=0 signifierait que le triangle n'a pas de fondamental — faux, il en a un, et c'est même le plus gros.

⚠️ Oublier le facteur 22 de la parité et répondre −2π-\frac2\pi.

⚠️ Prendre 1T\frac1T au lieu de 2T\frac2T. Même erreur qu'en A5.

⚠️ Calculer b1b_1 à la place. Le signal est pair : b1=0b_1=0, et c'est a1a_1 qui porte l'information.

⚠️ Croire que ∣a1∣=4π|a_1|=\frac4\pi « comme en A5 » est une règle. C'est une coïncidence de ces deux signaux. Ce qui est structurel, c'est quel coefficient est nul — et c'est la parité qui le dit.

À retenir
a1=2π∫0πtcos⁡t dt=2π×(−2)=−4π≈−1,273a_1=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\cos t\,dt=\dfrac{2}{\pi}\times(-2)=\boxed{-\dfrac{4}{\pi}\approx -1{,}273}
paire×paire=PAIRE ⟹ ∫−ππ=2∫0π,et ∣t∣=t sur ]0;π[\text{paire}\times\text{paire}=\text{PAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-\pi}^{\pi}=2\int_{0}^{\pi}, \quad\text{et } |t|=t \text{ sur } ]0;\pi[
IPP polynoˆme×trigo: TOUJOURS deˊriver le POLYNOˆME\boxed{\text{IPP polynôme}\times\text{trigo} : \ \text{TOUJOURS dériver le POLYNÔME}}

Le polynôme disparaît ; le choix inverse produit un t2t^2, donc une intégrale pire. ⚠️ Un t2t^2 de départ demande deux IPP (B4).

∫0πtcos⁡t dt=[tsin⁡t]0π⏟= 0 car sin⁡π=0−∫0πsin⁡t dt=−2\int_0^\pi t\cos t\,dt=\underbrace{\Big[t\sin t\Big]_0^\pi}_{=\,0 \ \text{car } \sin\pi=0}-\int_0^\pi\sin t\,dt=-2

⚠️ Le signe est PRÉVISIBLE : ∣t∣|t| est maximal aux bords, cos⁡t\cos t y est minimal — les deux sont en opposition, donc a1<0a_1<0.

⚠️ ∣t∣|t| est PAIRE ⟹\Longrightarrow tous les bn=0b_n=0 : le triangle n'a que des cosinus.

Réponse. a1=−4πa_1=-\dfrac4\pi. (Recoupement : formule générale an=−4πn2a_n=-\tfrac4{\pi n^2} pour nn impair, n=1n=1 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Coefficients du créneau impair

DémonstrationDifficulté 3/5

Établir les coefficients de Fourier du créneau impair ±1\pm1 (T=2πT=2\pi) : montrer que an=0a_n=0 et donner bnb_n.

Indices (3)

ff est impaire : tous les ana_n (et a0a_0) sont nuls.

bn=2π∫0πsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac2\pi\displaystyle\int_0^\pi\sin(nt)\,dt (parité de fsin⁡(nt)f\sin(nt)).

∫0πsin⁡(nt) dt=1−cos⁡(nπ)n=1−(−1)nn\displaystyle\int_0^\pi\sin(nt)\,dt=\dfrac{1-\cos(n\pi)}n=\dfrac{1-(-1)^n}n.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le calcul complet des coefficients d'un signal, pour la première fois — et c'est le développement le plus utilisé de tout le chapitre.

Deux choses à établir, et la première ne coûte AUCUN calcul.

1) f IMPAIRE ⟹ an=0 pour tout n\boxed{\text{1) } f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0 \ \text{pour tout } n}

Pourquoi. Le produit f×cos⁡(nt)f\times\cos(nt) est impair (impaire × paire), et l'intégrale d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique est nulle :

an=1π∫−ππf(t)cos⁡(nt)⏟IMPAIR dt=0a_n=\dfrac1\pi\int_{-\pi}^{\pi}\underbrace{f(t)\cos(nt)}_{\text{IMPAIR}}\,dt=0

⚠️ C'est valable pour TOUT nn, y compris n=0n=0 — ce que A2 avait déjà établi autrement.

Il ne reste donc que les bnb_n : le créneau impair n'a que des sinus, ce qui est physiquement satisfaisant.

2) bn=2π∫0πsin⁡(nt) dt\boxed{\text{2) } b_n=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}\sin(nt)\,dt}

Le résultat, et sa particularité :

bn=2(1−(−1)n)nπ={4nπsi n IMPAIR0si n PAIR\boxed{b_n=\dfrac{2\left(1-(-1)^{n}\right)}{n\pi}=\begin{cases}\dfrac{4}{n\pi}&\text{si } n \text{ IMPAIR}\\[2mm] 0&\text{si } n \text{ PAIR}\end{cases}}

⚠️⚠️ UN HARMONIQUE SUR DEUX EST NUL, et ce n'est pas un accident de calcul : c'est une conséquence d'une seconde symétrie du signal.

f(t+π)=−f(t)f\left(t+\pi\right)=-f(t)

Le créneau est « antipériodique de demi-période » : décalé d'une demi-période, il devient son opposé. Tout signal ayant cette propriété n'a que des harmoniques IMPAIRS.

ℹ️ C'est une règle générale et très utile : elle permet de prévoir, avant tout calcul, que la moitié des coefficients seront nuls. Elle vaudra aussi pour le triangle (B3), une fois privé de sa moyenne : ∣t∣−π2|t|-\frac\pi2 a cette symétrie, pas ∣t∣|t|.

Les deux calculs

1) La nullité des ana_n.

an=2T∫−ππf(t)cos⁡(nt) dt=1π∫−ππf(t)cos⁡(nt) dta_n=\dfrac{2}{T}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\cos(nt)\,dt=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\cos(nt)\,dt

Étudions la parité du produit g(t)=f(t)cos⁡(nt)g(t)=f(t)\cos(nt) :

g(−t)=f(−t)cos⁡(−nt)=(−f(t))⏟f impaire×cos⁡(nt)⏟cos⁡ paire=−g(t)g(-t)=f(-t)\cos(-nt)=\underbrace{(-f(t))}_{f \text{ impaire}}\times\underbrace{\cos(nt)}_{\cos \text{ paire}}=-g(t)
g est IMPAIRE ⟹ ∫−ππg=0 ⟹ an=0\boxed{g \text{ est IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \int_{-\pi}^{\pi}g=0 \ \Longrightarrow \ a_n=0}

Pour tout n≥0n\geq 0 ✓

2) Le calcul des bnb_n.

bn=1π∫−ππf(t)sin⁡(nt) dtb_n=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}f(t)\sin(nt)\,dt

Le produit f×sin⁡f\times\sin est PAIR (impaire × impaire), donc

=2π∫0π1×sin⁡(nt) dt=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}1\times\sin(nt)\,dt

⚠️ Sur ]0;π[]0;\pi[ le créneau vaut +1+1 — plus de découpage.

La primitive de sin⁡(nt)\sin(nt) est −cos⁡(nt)n-\dfrac{\cos(nt)}{n} :

∫0πsin⁡(nt) dt=[−cos⁡(nt)n]0π=−cos⁡(nπ)n+cos⁡0n=1−cos⁡(nπ)n\int_{0}^{\pi}\sin(nt)\,dt=\left[-\dfrac{\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=-\dfrac{\cos(n\pi)}{n}+\dfrac{\cos 0}{n}=\dfrac{1-\cos(n\pi)}{n}

⚠️⚠️ Le 1n\dfrac1n vient de la dérivation en chaîne : (cos⁡(nt))′=−nsin⁡(nt)(\cos(nt))'=-n\sin(nt), donc il faut diviser par nn. L'oublier est l'erreur n°1 de ce calcul.

Et cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^{n} — le fait à connaître par cœur :

cos⁡π=−1cos⁡2π=+1cos⁡3π=−1…\cos\pi=-1 \qquad \cos 2\pi=+1 \qquad \cos 3\pi=-1 \qquad\dots
bn=2π×1−(−1)nn=2(1−(−1)n)nπb_n=\dfrac{2}{\pi}\times\dfrac{1-(-1)^{n}}{n}=\dfrac{2\left(1-(-1)^{n}\right)}{n\pi}

Explicitons selon la parité de nn :

n PAIR: (−1)n=+1 ⟹ 1−1=0 ⟹ bn=0n \text{ PAIR} : \ (-1)^{n}=+1 \ \Longrightarrow \ 1-1=0 \ \Longrightarrow \ \boxed{b_n=0}
n IMPAIR: (−1)n=−1 ⟹ 1−(−1)=2 ⟹ bn=4nπn \text{ IMPAIR} : \ (-1)^{n}=-1 \ \Longrightarrow \ 1-(-1)=2 \ \Longrightarrow \ \boxed{b_n=\dfrac{4}{n\pi}}

Les contrôles.

a) Le cas n=1n=1 doit redonner A5 :

b1=41×π=4π✓b_1=\dfrac{4}{1\times\pi}=\dfrac4\pi \quad\checkmark

b) Les premières valeurs :

b1=4π≈1,273b2=0b3=43π≈0,424b4=0b5=45π≈0,255b_1=\dfrac4\pi\approx 1{,}273 \qquad b_2=0 \qquad b_3=\dfrac{4}{3\pi}\approx 0{,}424 \qquad b_4=0 \qquad b_5=\dfrac{4}{5\pi}\approx 0{,}255

⚠️ Les amplitudes décroissent en 1n\frac1n — lentement. C'est la signature d'un signal DISCONTINU : les sauts du créneau demandent beaucoup d'harmoniques pour être reproduits.

ℹ️ À comparer avec le triangle (B3), qui décroît en 1n2\frac{1}{n^{2}} parce qu'il est continu. Plus un signal est régulier, plus ses coefficients décroissent vite.

signal discontinu: 1nsignal continu (anguleux): 1n2\boxed{\text{signal discontinu} : \ \frac1n \qquad\qquad \text{signal continu (anguleux)} : \ \frac{1}{n^{2}}}

c) La vérification de la symétrie. Le créneau vérifie f(t+π)=−f(t)f(t+\pi)=-f(t) :

pour t=0,5: f(0,5)=+1etf(0,5+π)=f(−π+0,5)=−1✓\text{pour } t=0{,}5 : \ f(0{,}5)=+1 \quad\text{et}\quad f(0{,}5+\pi)=f(-\pi+0{,}5)=-1 \quad\checkmark

(la seconde égalité par 2π2\pi-périodicité)

Cette symétrie IMPOSE la nullité des harmoniques pairs — et le calcul la confirme.

d) Le contrôle numérique en t=π2t=\frac\pi2. La série doit y valoir 11 :

4π(1−13+15−17+⋯ )\dfrac4\pi\left(1-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\cdots\right)

Les quatre premiers termes donnent 4π×0,724≈0,92\frac4\pi\times 0{,}724\approx 0{,}92 — en route vers 11, lentement. ✓ C'est C2.

Rappel de cours

⚠️⚠️ PARITÉ — la moitié du travail en une ligne

f IMPAIRE ⟹ an=0 pour TOUT n (y compris a0)f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0 \ \text{pour TOUT } n \ (\text{y compris } a_0)
f PAIRE ⟹ bn=0 pour tout nf \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ b_n=0 \ \text{pour tout } n
Car f×cos⁡f\times\cos est alors impair, et ∫−aa(impair)=0\int_{-a}^{a}(\text{impair})=0.

Le résultat

an=0bn=2(1−(−1)n)nπ={4nπn impair0n pair\boxed{a_n=0 \qquad b_n=\dfrac{2\left(1-(-1)^n\right)}{n\pi}=\begin{cases}\dfrac{4}{n\pi}&n \text{ impair}\\ 0&n \text{ pair}\end{cases}}

⚠️ La primitive de sin⁡(nt)\sin(nt) est −cos⁡(nt)n-\dfrac{\cos(nt)}{n} Le 1n\frac1n vient de la chaîne. L'oublier est l'erreur n°1.

À connaître par cœur

cos⁡(nπ)=(−1)nsin⁡(nπ)=0\cos(n\pi)=(-1)^{n} \qquad \sin(n\pi)=0

⚠️⚠️ SYMÉTRIE DE DEMI-PÉRIODE

f(t+T2)=−f(t) ⟹ seuls les harmoniques IMPAIRS surviventf(t+\tfrac T2)=-f(t) \ \Longrightarrow \ \text{seuls les harmoniques IMPAIRS survivent}
Prévisible avant tout calcul.

VITESSE DE DÉCROISSANCE — ce que la régularité dit du spectre

discontinu: 1ncontinu mais anguleux: 1n2\text{discontinu} : \ \dfrac1n \qquad \text{continu mais anguleux} : \ \dfrac{1}{n^{2}}
Le créneau saute ⟹\Longrightarrow 1n\frac1n ⟹\Longrightarrow beaucoup d'harmoniques nécessaires.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le 1n\dfrac1n de la primitive et écrire [−cos⁡(nt)]0π\left[-\cos(nt)\right]_0^\pi.

Le contrôle : n=1n=1 doit redonner b1=4πb_1=\frac4\pi (A5). Sans le 1n\frac1n, on obtiendrait 4π\frac4\pi pour tous les nn impairs — un spectre qui ne décroît pas, donc une série divergente.

⚠️⚠️ Écrire cos⁡(nπ)=1\cos(n\pi)=1 pour tout nn, ou =−1=-1 pour tout nn. C'est (−1)n(-1)^{n} : alterné.

La conséquence : avec cos⁡(nπ)=1\cos(n\pi)=1, tous les bnb_n seraient nuls et le créneau n'aurait aucun développement ✗

⚠️ Croire qu'il faut calculer les ana_n « pour vérifier ». La parité les annule tous, et la démonstration tient en trois lignes. Calculer les intégrales serait du travail perdu.

⚠️ Conclure bn=4nπb_n=\frac{4}{n\pi} pour tout nn, en oubliant que les rangs pairs sont nuls.

Le contrôle : la symétrie f(t+π)=−f(t)f(t+\pi)=-f(t) l'impose, et le facteur 1−(−1)n1-(-1)^n le porte.

⚠️ Se tromper de signe : [−cos⁡(nt)n]0π=−cos⁡(nπ)n+1n=1−(−1)nn\left[-\frac{\cos(nt)}{n}\right]_0^\pi=-\frac{\cos(n\pi)}{n}+\frac1n=\frac{1-(-1)^n}{n}. Les deux termes sont de signes opposés au départ.

⚠️ Oublier le facteur 22 de la parité dans le passage à 2∫0π2\int_0^\pi.

Le contrôle : b1b_1 vaudrait 2π\frac2\pi au lieu de 4π\frac4\pi.

⚠️ Croire qu'une décroissance en 1n\frac1n est une erreur parce qu'elle est « lente ». C'est la signature normale d'un signal discontinu — et elle explique pourquoi il faut tant d'harmoniques pour reproduire un créneau.

À retenir
an=0(f IMPAIRE)bn=2(1−(−1)n)nπ={4nπn impair0n pair\boxed{a_n=0 \quad\text{(} f \text{ IMPAIRE)} \qquad\qquad b_n=\dfrac{2\left(1-(-1)^{n}\right)}{n\pi}=\begin{cases}\dfrac{4}{n\pi}&n \text{ impair}\\ 0&n \text{ pair}\end{cases}}
f IMPAIRE⇒tous les an=0f PAIRE⇒tous les bn=0f \text{ IMPAIRE} \Rightarrow \text{tous les } a_n=0 \qquad\qquad f \text{ PAIRE} \Rightarrow \text{tous les } b_n=0

La démonstration tient en trois lignes : f×cos⁡f\times\cos est impair, donc son intégrale sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ est nulle.

⚠️ La primitive de sin⁡(nt)\sin(nt) est −cos⁡(nt)n-\dfrac{\cos(nt)}{n} — le 1n\frac1n vient de la chaîne, et l'oublier donne un spectre qui ne décroît pas.

⚠️ cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^{n}, alterné.

f(t+T2)=−f(t) ⟹ seuls les harmoniques IMPAIRS survivent\boxed{f(t+\tfrac T2)=-f(t) \ \Longrightarrow \ \text{seuls les harmoniques IMPAIRS survivent}}

Prévisible avant tout calcul — et le facteur 1−(−1)n1-(-1)^n le porte.

deˊcroissance en 1n ⟺ signal DISCONTINU1n2 ⟺ continu anguleux (B3)\text{décroissance en } \tfrac1n \ \Longleftrightarrow \ \text{signal DISCONTINU} \qquad \tfrac{1}{n^2} \ \Longleftrightarrow \ \text{continu anguleux (B3)}
Réponse. an=0a_n=0 ; bn=4nπb_n=\dfrac4{n\pi} (nn impair), 00 sinon. (Recoupement : b1=4πb_1=\tfrac4\pi retrouvé en A5 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Coefficients de la dent de scie

CalculDifficulté 3/5

Soit la dent de scie f(t)=tf(t)=t sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, 2π2\pi-périodique. Déterminer ana_n et bnb_n.

Indices (3)

ff est impaire : a0=0a_0=0, an=0a_n=0.

bn=2π∫0πtsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac2\pi\displaystyle\int_0^\pi t\sin(nt)\,dt (parité de tsin⁡(nt)t\sin(nt)).

IPP : ∫tsin⁡(nt) dt=−tcos⁡(nt)n+sin⁡(nt)n2\displaystyle\int t\sin(nt)\,dt=-\dfrac{t\cos(nt)}n+\dfrac{\sin(nt)}{n^2}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La dent de scie — un signal impair, comme le créneau, mais qui donne un résultat de forme différente.

f(t)=tsur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=t \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}

⚠️ Attention à ce que ce signal EST. Sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ il monte linéairement de −π-\pi à π\pi ; puis il retombe brutalement à −π-\pi et remonte. C'est une rampe avec un saut de 2π2\pi à chaque période — d'où le nom.

La parité, d'abord :

f(−t)=−t=−f(t)⟹f est IMPAIRE ⟹ an=0f(-t)=-t=-f(t) \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{f \text{ est IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0}

Il ne reste que les bnb_n, et il faudra une intégration par parties.

bn=2π∫0πtsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt

Ce qui change par rapport à B1 :

créneau (B1) dent de scie (B2)
ff sur ]0;π[]0;\pi[ constante 11 linéaire tt
technique primitive directe IPP
harmoniques pairs nuls présents
bnb_n 4nπ\dfrac{4}{n\pi} (nn impair) 2(−1)n+1n\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}

⚠️⚠️ Les harmoniques pairs NE sont PAS nuls ici, contrairement au créneau. Pourquoi rien ne les annule : la dent de scie ne vérifie pas f(t+π)=−f(t)f(t+\pi)=-f(t).

Vérifions : f(0,5)=0,5f(0{,}5)=0{,}5, et f(0,5+π)=f(0,5−π)=0,5−π≈−2,64f(0{,}5+\pi)=f(0{,}5-\pi)=0{,}5-\pi\approx -2{,}64, alors que −f(0,5)=−0,5-f(0{,}5)=-0{,}5. Ce n'est pas l'opposé ✓

pas de symeˊtrie de demi-peˊriode ⟹ rien n’annule d’office les rangs pairs\boxed{\text{pas de symétrie de demi-période} \ \Longrightarrow \ \text{rien n'annule d'office les rangs pairs}}

ℹ️ Ne pas plaquer le résultat du créneau. Deux signaux impairs peuvent avoir des spectres très différents — c'est la seconde symétrie qui décide des rangs pairs.

Le calcul

Les ana_n. ff est impaire, donc f×cos⁡f\times\cos est impair :

an=0 pour tout n\boxed{a_n=0 \ \text{pour tout } n}

Les bnb_n. Le produit f×sin⁡f\times\sin est pair (impaire × impaire) :

bn=1π∫−ππtsin⁡(nt) dt=2π∫0πtsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t\sin(nt)\,dt=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt

Intégration par parties, en dérivant le polynôme (règle de A6) :

v=t ⟹ v′=1u′=sin⁡(nt) ⟹ u=−cos⁡(nt)nv=t \ \Longrightarrow \ v'=1 \qquad\qquad u'=\sin(nt) \ \Longrightarrow \ u=-\dfrac{\cos(nt)}{n}
∫0πtsin⁡(nt) dt=[−tcos⁡(nt)n]0π+1n∫0πcos⁡(nt) dt\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt=\left[-\dfrac{t\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}+\dfrac1n\int_{0}^{\pi}\cos(nt)\,dt

⚠️ Les deux signes moins se combinent en un plus : −∫v u′-\int v\,u' avec u=−cos⁡nu=-\frac{\cos}{n} donne +1n∫cos⁡+\frac1n\int\cos.

Le terme tout intégré :

[−tcos⁡(nt)n]0π=−πcos⁡(nπ)n+0=−π(−1)nn\left[-\dfrac{t\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=-\dfrac{\pi\cos(n\pi)}{n}+0=-\dfrac{\pi(-1)^{n}}{n}

⚠️ Cette fois il NE s'annule PAS — contrairement à A6, où c'était sin⁡π=0\sin\pi=0 qui l'annulait. Ici c'est cos⁡(nπ)=(−1)n≠0\cos(n\pi)=(-1)^n\neq 0. Toujours vérifier, jamais supposer.

L'intégrale restante :

∫0πcos⁡(nt) dt=[sin⁡(nt)n]0π=sin⁡(nπ)n−0=0\int_{0}^{\pi}\cos(nt)\,dt=\left[\dfrac{\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{\sin(n\pi)}{n}-0=0

⚠️ Elle est NULLE, car sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0 pour tout entier nn. C'est ce qui rend le calcul court.

On assemble :

∫0πtsin⁡(nt) dt=−π(−1)nn+0=π(−1)n+1n\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt=-\dfrac{\pi(-1)^{n}}{n}+0=\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}

ℹ️ −(−1)n=(−1)n+1-(-1)^{n}=(-1)^{n+1} — c'est la même chose écrite plus proprement.

bn=2π×π(−1)n+1nb_n=\dfrac{2}{\pi}\times\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}
bn=2(−1)n+1n\boxed{b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}}

Les contrôles.

a) Les premières valeurs :

b1=21=2b2=−22=−1b3=23≈0,667b4=−12b_1=\dfrac{2}{1}=2 \qquad b_2=\dfrac{-2}{2}=-1 \qquad b_3=\dfrac{2}{3}\approx 0{,}667 \qquad b_4=-\dfrac12

⚠️ Les signes ALTERNENT, et aucun n'est nul — conforme à l'absence de symétrie de demi-période.

b) Le signe de b1b_1. Sur ]0;π[]0;\pi[, tt et sin⁡t\sin t sont tous deux positifs : leur produit l'est, donc b1>0b_1>0 ✓

c) La décroissance en 1n\frac1n. La dent de scie est discontinue (saut de 2π2\pi), donc ses coefficients décroissent lentement — comme le créneau ✓

la vitesse de deˊcroissance deˊpend de la REˊGULARITEˊ, pas de la pariteˊ\boxed{\text{la vitesse de décroissance dépend de la RÉGULARITÉ, pas de la parité}}

d) Le contrôle par la série, en t=π2t=\frac\pi2. La fonction y vaut π2≈1,571\frac\pi2\approx 1{,}571, et la série donne

∑n≥12(−1)n+1nsin⁡(nπ2)=2(1−13⋅(−1)⋅… )\sum_{n\geq 1}\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}\sin\left(\dfrac{n\pi}{2}\right)=2\left(1-\dfrac{1}{3}\cdot(-1)\cdot\dots\right)

Les quatre premiers termes non nuls (n=1,3,5,7n=1,3,5,7, car sin⁡nπ2=0\sin\frac{n\pi}{2}=0 pour nn pair) :

2(1+13+15+17)×…2\left(1+\dfrac13+\dfrac15+\dfrac17\right)\times\dots

⚠️ Le calcul demande de la prudence sur les signes ; il est fait complètement en C3 pour t=πt=\pi, qui est plus instructif (c'est un point de saut).

e) L'amplitude du fondamental. b1=2b_1=2, à comparer à l'amplitude du signal (π≈3,14\pi\approx 3{,}14) :

23,14≈64 %\dfrac{2}{3{,}14}\approx 64\ \%

Plausible pour un signal linéaire par morceaux.

Rappel de cours

Parité

f(t)=t est IMPAIRE ⟹ an=0 pour tout nf(t)=t \ \text{est IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0 \ \text{pour tout } n

Le résultat

an=0bn=2(−1)n+1n\boxed{a_n=0 \qquad b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}}
b1=2,b2=−1,b3=23,b4=−12,…b_1=2, \quad b_2=-1, \quad b_3=\tfrac23, \quad b_4=-\tfrac12, \dots

⚠️⚠️ TOUS les harmoniques sont présents ici La dent de scie ne vérifie pas f(t+π)=−f(t)f(t+\pi)=-f(t), contrairement au créneau. Ne pas plaquer le résultat de B1.

IPP — dériver le polynôme

u′=sin⁡(nt) ⟹ u=−cos⁡(nt)nv=t ⟹ v′=1u'=\sin(nt) \ \Longrightarrow \ u=-\dfrac{\cos(nt)}{n} \qquad v=t \ \Longrightarrow \ v'=1

⚠️ Ici le terme tout intégré NE s'annule PAS

[−tcos⁡(nt)n]0π=−π(−1)nn\left[-\dfrac{t\cos(nt)}{n}\right]_0^\pi=-\dfrac{\pi(-1)^n}{n}
(en A6 il s'annulait car sin⁡π=0\sin\pi=0 ; ici cos⁡(nπ)=(−1)n≠0\cos(n\pi)=(-1)^n\neq 0). Vérifier, jamais supposer.

L'intégrale restante est nulle

∫0πcos⁡(nt) dt=sin⁡(nπ)n=0\int_0^\pi\cos(nt)\,dt=\dfrac{\sin(n\pi)}{n}=0

Écriture : −(−1)n=(−1)n+1-(-1)^n=(-1)^{n+1}.

⚠️ Ce que chaque symétrie décide

PARITEˊ → quel type de coefficient (a ou b)DEMI-PEˊRIODE → quels RANGS\text{PARITÉ} \ \to \ \text{quel type de coefficient} \ (a \text{ ou } b) \qquad \text{DEMI-PÉRIODE} \ \to \ \text{quels RANGS}
REˊGULARITEˊ → la VITESSE de deˊcroissance\text{RÉGULARITÉ} \ \to \ \text{la VITESSE de décroissance}

L'erreur classique

⚠️⚠️ Plaquer le résultat du créneau et annuler les harmoniques pairs.

Le contrôle : la symétrie de demi-période. La dent de scie ne l'a pas — f(0,5+π)≈−2,64f(0{,}5+\pi)\approx -2{,}64 et non −0,5-0{,}5.

⚠️⚠️ Supposer que le terme tout intégré s'annule, comme en A6.

Le contrôle : il fait intervenir cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^n, qui ne s'annule jamais. C'est même lui qui porte tout le résultat — l'annuler donnerait bn=0b_n=0, donc aucun développement.

⚠️ Se tromper dans le double signe de l'IPP. Avec u=−cos⁡(nt)nu=-\frac{\cos(nt)}{n}, le −∫uv′-\int uv' devient +1n∫cos⁡(nt) dt+\frac1n\int\cos(nt)\,dt.

Le contrôle : b1b_1 doit être positif (tt et sin⁡t\sin t de même signe sur ]0;π[]0;\pi[).

⚠️ Oublier le 1n\frac1n de la primitive de sin⁡(nt)\sin(nt).

Le contrôle : la décroissance. Sans lui, bnb_n ne décroîtrait pas et la série divergerait.

⚠️ Écrire bn=2(−1)nnb_n=\frac{2(-1)^n}{n} avec le mauvais exposant.

Le contrôle : b1b_1 doit valoir +2+2. Avec (−1)n(-1)^n on obtiendrait −2-2 ✗

⚠️ Croire que ∫0πcos⁡(nt) dt\int_0^\pi\cos(nt)\,dt vaut 2n\frac{2}{n} ou autre chose que 00. sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0 pour tout entier nn.

⚠️ Calculer les ana_n. La parité les annule tous — trois lignes suffisent.

⚠️ Croire que la dent de scie a la même série que le créneau parce que les deux sont impairs. La parité décide du type de coefficient, pas de leur valeur.

À retenir
f(t)=t IMPAIRE ⟹ an=0bn=2(−1)n+1nf(t)=t \ \text{IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \boxed{a_n=0} \qquad\qquad \boxed{b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}}
b1=2,b2=−1,b3=23,b4=−12signes ALTERNEˊS, aucun nulb_1=2, \quad b_2=-1, \quad b_3=\tfrac23, \quad b_4=-\tfrac12 \qquad\text{signes ALTERNÉS, aucun nul}

⚠️⚠️ TOUS les harmoniques sont présents, contrairement au créneau : la dent de scie n'a pas la symétrie f(t+π)=−f(t)f(t+\pi)=-f(t). Ne pas plaquer B1.

⚠️ Le terme tout intégré NE s'annule PAS ici — il fait intervenir cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^n, et c'est lui qui porte tout le résultat. En A6 il s'annulait parce que sin⁡π=0\sin\pi=0. Vérifier, jamais supposer.

L'intégrale restante, elle, est nulle : ∫0πcos⁡(nt) dt=sin⁡(nπ)n=0\int_0^\pi\cos(nt)\,dt=\frac{\sin(n\pi)}{n}=0.

PARITEˊ→quel type (a ou b)DEMI-PEˊRIODE→quels rangsREˊGULARITEˊ→la vitesse\boxed{\text{PARITÉ} \to \text{quel type} \ (a \text{ ou } b) \qquad \text{DEMI-PÉRIODE} \to \text{quels rangs} \qquad \text{RÉGULARITÉ} \to \text{la vitesse}}

Trois symétries, trois informations différentes — c'est la grille de lecture de tout le chapitre.

Réponse. an=0a_n=0 ; bn=2(−1)n+1nb_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}n. (Recoupement : b1=2b_1=2, b2=−1b_2=-1, b3=23b_3=\tfrac23 — décroissance en 1/n1/n typique d'un saut ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Coefficients du signal triangle

CalculDifficulté 3/5

Pour le triangle f(t)=∣t∣f(t)=|t| sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ (T=2πT=2\pi), déterminer a0a_0, ana_n et bnb_n.

Indices (3)

ff est paire : bn=0b_n=0.

a0=π2a_0=\dfrac\pi2 (vu en A3).

an=2π∫0πtcos⁡(nt) dta_n=\dfrac2\pi\displaystyle\int_0^\pi t\cos(nt)\,dt, avec ∫0πtcos⁡(nt) dt=(−1)n−1n2\displaystyle\int_0^\pi t\cos(nt)\,dt=\dfrac{(-1)^n-1}{n^2}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le signal PAIR de référence, et le symétrique exact de B1.

f(t)=∣t∣sur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=|t| \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}
∣−t∣=∣t∣⟹f est PAIRE ⟹ bn=0 pour tout n|{-t}|=|t| \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{f \text{ est PAIRE} \ \Longrightarrow \ b_n=0 \ \text{pour tout } n}

Le triangle n'a donc QUE des cosinus — l'inverse du créneau, qui n'avait que des sinus.

Trois choses à établir : a0a_0 (déjà fait en A3), les ana_n, et la nullité des bnb_n.

a0=π2an=2π∫0πtcos⁡(nt) dtbn=0a_0=\dfrac{\pi}{2} \qquad\qquad a_n=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\cos(nt)\,dt \qquad\qquad b_n=0

Ce que l'on peut prévoir sur les ana_n — DEUX symétries, deux conséquences :

1) La symétrie de demi-période. Comme le créneau, le triangle vérifie une propriété qui annule un harmonique sur deux — mais il faut la vérifier plutôt que la supposer, et c'est le calcul qui tranchera.

2) La RÉGULARITÉ. Contrairement au créneau, le triangle est CONTINU : il n'a aucun saut, seulement des angles.

continu (mais anguleux) ⟹ deˊcroissance en 1n2\boxed{\text{continu (mais anguleux)} \ \Longrightarrow \ \text{décroissance en } \dfrac{1}{n^{2}}}

⚠️⚠️ C'est une prédiction forte, et elle sera vérifiée. Le créneau décroît en 1n\frac1n (discontinu), le triangle décroîtra en 1n2\frac{1}{n^2} — donc beaucoup plus vite.

ℹ️ Conséquence pratique : trois harmoniques suffisent à reproduire un triangle de façon très convaincante, alors qu'il en faut des dizaines pour un créneau. La régularité du signal se lit dans son spectre.

Le calcul est celui de A6, généralisé à nn — même IPP, avec cos⁡(nt)\cos(nt) au lieu de cos⁡t\cos t.

Le calcul

1) a0a_0, déjà établi en A3 :

a0=12π∫−ππ∣t∣ dt=1π∫0πt dt=1π⋅π22=π2a_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}|t|\,dt=\dfrac1\pi\int_0^\pi t\,dt=\dfrac1\pi\cdot\dfrac{\pi^2}{2}=\boxed{\dfrac{\pi}{2}}

2) Les bnb_n. Le produit ∣t∣×sin⁡(nt)|t|\times\sin(nt) est impair (paire × impaire) :

bn=1π∫−ππ∣t∣sin⁡(nt)⏟IMPAIR dt=0b_n=\dfrac1\pi\int_{-\pi}^{\pi}\underbrace{|t|\sin(nt)}_{\text{IMPAIR}}\,dt=\boxed{0}

3) Les ana_n. Le produit est pair, donc

an=2π∫0πtcos⁡(nt) dta_n=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\cos(nt)\,dt

IPP, en dérivant le polynôme :

v=t ⟹ v′=1u′=cos⁡(nt) ⟹ u=sin⁡(nt)nv=t \ \Longrightarrow \ v'=1 \qquad\qquad u'=\cos(nt) \ \Longrightarrow \ u=\dfrac{\sin(nt)}{n}
∫0πtcos⁡(nt) dt=[tsin⁡(nt)n]0π−1n∫0πsin⁡(nt) dt\int_{0}^{\pi}t\cos(nt)\,dt=\left[\dfrac{t\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}-\dfrac1n\int_{0}^{\pi}\sin(nt)\,dt

Le terme tout intégré s'annule, car sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0 :

[tsin⁡(nt)n]0π=πsin⁡(nπ)n−0=0\left[\dfrac{t\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{\pi\sin(n\pi)}{n}-0=0

⚠️ Il s'annule ICI, comme en A6 — et pour la même raison. Mais pas en B2, où c'était un cosinus. Vérifier à chaque fois.

L'intégrale restante — déjà calculée en B1 :

∫0πsin⁡(nt) dt=[−cos⁡(nt)n]0π=1−(−1)nn\int_{0}^{\pi}\sin(nt)\,dt=\left[-\dfrac{\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{1-(-1)^{n}}{n}

On assemble :

∫0πtcos⁡(nt) dt=0−1n×1−(−1)nn=(−1)n−1n2\int_{0}^{\pi}t\cos(nt)\,dt=0-\dfrac1n\times\dfrac{1-(-1)^{n}}{n}=\dfrac{(-1)^{n}-1}{n^{2}}
an=2π×(−1)n−1n2a_n=\dfrac{2}{\pi}\times\dfrac{(-1)^{n}-1}{n^{2}}
an=2((−1)n−1)πn2={−4πn2si n IMPAIR0si n PAIR\boxed{a_n=\dfrac{2\left((-1)^{n}-1\right)}{\pi n^{2}}=\begin{cases}-\dfrac{4}{\pi n^{2}}&\text{si } n \text{ IMPAIR}\\[2mm] 0&\text{si } n \text{ PAIR}\end{cases}}

Les contrôles.

a) Le cas n=1n=1 doit redonner A6 :

a1=−4π×1=−4π✓a_1=-\dfrac{4}{\pi\times 1}=-\dfrac4\pi \quad\checkmark

b) Les premières valeurs :

a1=−4π≈−1,273a2=0a3=−49π≈−0,141a5=−425π≈−0,051a_1=-\dfrac4\pi\approx -1{,}273 \qquad a_2=0 \qquad a_3=-\dfrac{4}{9\pi}\approx -0{,}141 \qquad a_5=-\dfrac{4}{25\pi}\approx -0{,}051

⚠️⚠️ La décroissance en 1n2\dfrac{1}{n^{2}} est spectaculaire : a3a_3 vaut déjà neuf fois moins que a1a_1, et a5a_5 vingt-cinq fois moins.

Comparons avec le créneau (B1) :

rang créneau (1n\frac1n) triangle (1n2\frac{1}{n^2})
11 1,2731{,}273 1,2731{,}273
33 0,4240{,}424 0,1410{,}141
55 0,2550{,}255 0,0510{,}051
99 0,1410{,}141 0,0160{,}016

Au rang 99, le triangle est déjà négligeable ; le créneau, non. ✓ La prédiction est vérifiée.

c) Les signes. Tous les ana_n sont négatifs — cohérent avec l'analyse de A6 : le triangle est en opposition avec les cosinus.

d) Le contrôle en t=0t=0, le plus fort. La série doit y valoir f(0)=0f(0)=0 :

0=π2+∑n impair(−4πn2)cos⁡0⏟=1=π2−4π∑n impair1n20=\dfrac\pi2+\sum_{n \text{ impair}}\left(-\dfrac{4}{\pi n^{2}}\right)\underbrace{\cos 0}_{=1}=\dfrac\pi2-\dfrac4\pi\sum_{n \text{ impair}}\dfrac{1}{n^{2}}
⟹∑n impair1n2=π2×π4=π28\Longrightarrow\qquad \sum_{n \text{ impair}}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac\pi2\times\dfrac\pi4=\dfrac{\pi^{2}}{8}

Numériquement : 1+19+125+149≈1,17151+\frac19+\frac{1}{25}+\frac{1}{49}\approx 1{,}1715, et π28≈1,2337\frac{\pi^2}{8}\approx 1{,}2337 — en route, la convergence étant lente ✓

ℹ️ C'est exactement l'exercice C4, et la vérification numérique valide déjà les coefficients.

e) La symétrie de demi-période. Les harmoniques pairs étant nuls, le triangle doit vérifier f(t+π)=−f(t)f(t+\pi)=-f(t)… et il ne le vérifie PAS au sens strict (∣t∣≥0|t|\geq 0 ne peut pas être l'opposé de lui-même).

⚠️⚠️ Attention : c'est le signal centré ∣t∣−π2|t|-\frac\pi2 qui a cette symétrie. Retrancher la composante continue est nécessaire avant d'appliquer la règle — sur ∣t∣|t| brut, elle ne s'applique pas.

la symeˊtrie de demi-peˊriode porte sur le signal PRIVEˊ de sa moyenne\boxed{\text{la symétrie de demi-période porte sur le signal PRIVÉ de sa moyenne}}
Rappel de cours

Parité

∣t∣ PAIRE ⟹ bn=0 pour tout n|t| \ \text{PAIRE} \ \Longrightarrow \ b_n=0 \ \text{pour tout } n
Le triangle n'a que des cosinus.

Les résultats

a0=π2an=2((−1)n−1)πn2={−4πn2n impair0n pairbn=0\boxed{a_0=\dfrac\pi2 \qquad a_n=\dfrac{2\left((-1)^n-1\right)}{\pi n^2}=\begin{cases}-\dfrac{4}{\pi n^2}&n \text{ impair}\\ 0&n \text{ pair}\end{cases} \qquad b_n=0}

IPP — dériver le polynôme, avec u=sin⁡(nt)nu=\dfrac{\sin(nt)}{n}. ⚠️ Le terme tout intégré s'annule ici (sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0) — mais pas en B2. Vérifier à chaque fois.

⚠️⚠️ DÉCROISSANCE ET RÉGULARITÉ

discontinu → 1ncontinu mais anguleux → 1n2\text{discontinu} \ \to \ \dfrac1n \qquad\qquad \text{continu mais anguleux} \ \to \ \dfrac{1}{n^{2}}
Au rang 99 : créneau 0,1410{,}141, triangle 0,0160{,}016. Trois harmoniques suffisent pour un triangle.

⚠️ Symétrie de demi-période : sur le signal CENTRÉ

f(t+T2)=−f(t) s’applique aˋ f−a0, pas aˋ ff(t+\tfrac T2)=-f(t) \ \text{s'applique à } f-a_0, \ \text{pas à } f
Sur ∣t∣|t| brut, la règle ne s'applique pas ; sur ∣t∣−π2|t|-\frac\pi2, si.

Contrôle le plus fort — évaluer la série en un point En t=0t=0 : 0=π2−4π∑n impair1n20=\frac\pi2-\frac4\pi\sum_{n \text{ impair}}\frac{1}{n^2}, d'où ∑=π28\sum=\frac{\pi^2}{8} (C4).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le carré au dénominateur et écrire an=−4πna_n=-\frac{4}{\pi n}.

Le contrôle : la régularité. Un signal continu doit décroître en 1n2\frac{1}{n^2} ; une décroissance en 1n\frac1n signalerait un saut, que le triangle n'a pas.

ℹ️ D'où vient le carré : un 1n\frac1n vient de la primitive de cos⁡(nt)\cos(nt), l'autre de celle de sin⁡(nt)\sin(nt) dans l'intégrale restante. Deux étapes, deux facteurs.

⚠️⚠️ Se tromper de signe et écrire 4πn2\frac{4}{\pi n^2} (positif).

Le contrôle : n=1n=1 doit redonner a1=−4πa_1=-\frac4\pi (A6), négatif.

⚠️ Calculer les bnb_n. La parité les annule tous — une ligne suffit.

⚠️ Oublier a0a_0. Il ne se déduit pas de la formule des ana_n (qui donnerait 00\frac{0}{0} en n=0n=0) : c'est un calcul à part, avec un facteur 1T\frac1T et non 2T\frac2T.

⚠️ Croire que a2=0a_2=0 est une erreur. C'est le facteur (−1)n−1(-1)^n-1 qui l'impose, et c'est confirmé par la symétrie du signal centré.

⚠️ Appliquer la règle de demi-période à ∣t∣|t| directement. Elle porte sur le signal privé de sa moyenne — sinon elle est manifestement fausse pour un signal positif.

⚠️ Supposer que le terme tout intégré s'annule par habitude. Il s'annule ici et en A6 (sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0), pas en B2 (cos⁡(nπ)≠0\cos(n\pi)\neq 0).

⚠️ Ne pas contrôler par la série en t=0t=0. C'est le contrôle le plus fort — il teste tous les coefficients d'un coup, et il donne en prime une somme remarquable.

À retenir
a0=π2an=2((−1)n−1)πn2={−4πn2n impair0n pairbn=0\boxed{a_0=\dfrac\pi2 \qquad a_n=\dfrac{2\left((-1)^n-1\right)}{\pi n^{2}}=\begin{cases}-\dfrac{4}{\pi n^{2}}&n \text{ impair}\\ 0&n \text{ pair}\end{cases} \qquad b_n=0}

∣t∣|t| est PAIRE ⟹\Longrightarrow que des cosinus. Le symétrique exact du créneau (B1), qui n'a que des sinus.

discontinu→1nCONTINU (anguleux)→1n2\boxed{\text{discontinu} \to \dfrac1n \qquad\qquad \text{CONTINU (anguleux)} \to \dfrac{1}{n^{2}}}

⚠️⚠️ La décroissance en 1n2\frac{1}{n^2} est spectaculaire : a3a_3 vaut neuf fois moins que a1a_1. Au rang 9, le triangle est négligeable (0,0160{,}016) là où le créneau ne l'est pas (0,1410{,}141).

⚠️ Le CARRÉ vient de DEUX étapes : un 1n\frac1n de la primitive de cos⁡(nt)\cos(nt), l'autre de celle de sin⁡(nt)\sin(nt).

⚠️ La symétrie de demi-période porte sur le signal PRIVÉ de sa moyenne — sur ∣t∣|t| brut, elle ne s'applique pas.

Contrôle le plus fort : la série en t=0t=0 donne ∑n impair1n2=π28\sum_{n\text{ impair}}\frac{1}{n^2}=\frac{\pi^2}{8} (C4) — il teste tous les coefficients d'un coup.

Réponse. a0=π2a_0=\dfrac\pi2, an=−4πn2a_n=-\dfrac4{\pi n^2} (nn impair), bn=0b_n=0. (Recoupement : a1=−4πa_1=-\tfrac4\pi retrouvé en A6 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Coefficients de f(t)=t²

CalculDifficulté 3/5

Soit f(t)=t2f(t)=t^2 sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, 2π2\pi-périodique. Déterminer a0a_0, ana_n et bnb_n.

Indices (3)

ff est paire : bn=0b_n=0.

a0=12π∫−ππt2 dt=π23a_0=\dfrac1{2\pi}\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}t^2\,dt=\dfrac{\pi^2}3.

an=2π∫0πt2cos⁡(nt) dta_n=\dfrac2\pi\displaystyle\int_0^\pi t^2\cos(nt)\,dt : double IPP, ∫0πt2cos⁡(nt) dt=2π(−1)nn2\displaystyle\int_0^\pi t^2\cos(nt)\,dt=\dfrac{2\pi(-1)^n}{n^2}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le seul signal du chapitre qui demande DEUX intégrations par parties — et il fournira, en D2 et D3, les deux sommes les plus célèbres des mathématiques.

f(t)=t2sur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=t^{2} \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}
(−t)2=t2⟹f est PAIRE ⟹ bn=0(-t)^{2}=t^{2} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{f \text{ est PAIRE} \ \Longrightarrow \ b_n=0}

La règle de l'IPP (A6) : dériver le polynôme. Mais t2t^{2} dérivé donne 2t2t, pas 11 :

degreˊ 2 ⟹ DEUX IPP: t2→2t→2\boxed{\text{degré } 2 \ \Longrightarrow \ \text{DEUX IPP} : \ t^{2} \to 2t \to 2}

⚠️ Chaque IPP abaisse le degré d'une unité. Il en faut donc autant que le degré du polynôme. C'est mécanique, pas une difficulté de raisonnement.

ℹ️ Et il y a un raccourci considérable : la seconde IPP est exactement l'intégrale de B2, déjà calculée. On ne la refait pas.

∫0πtsin⁡(nt) dt=π(−1)n+1n(B2)\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt=\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n} \qquad\text{(B2)}

Ce que l'on peut prévoir.

1) La régularité. t2t^{2} est continue (comme le triangle), donc décroissance en 1n2\frac{1}{n^{2}}.

2) Les rangs. Contrairement au triangle et au créneau, rien n'annule d'office les rangs pairs — le signal centré t2−π23t^2-\frac{\pi^2}{3} ne vérifie pas la symétrie de demi-période ; le calcul montrera qu'aucun harmonique n'est nul.

3) Les signes. Ils vont alterner, à cause du (−1)n(-1)^{n} qui viendra de cos⁡(nπ)\cos(n\pi).

an=4(−1)nn2\boxed{a_n=\dfrac{4(-1)^{n}}{n^{2}}}

⚠️ Comparons les trois signaux pairs et impairs du chapitre, pour voir ce que chaque symétrie décide :

signal parité rangs nuls décroissance
créneau ±1\pm1 impaire pairs 1n\frac1n
dent de scie impaire aucun 1n\frac1n
triangle ∣t∣\lvert t\rvert paire pairs 1n2\frac{1}{n^2}
t2t^{2} paire aucun 1n2\frac{1}{n^2}

Les quatre combinaisons sont représentées — c'est exactement ce que le chapitre veut faire voir.

Le calcul

1) a0a_0, la valeur moyenne :

a0=12π∫−ππt2 dt =pariteˊ 1π∫0πt2 dt=1π[t33]0π=1π⋅π33a_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t^{2}\,dt \ \overset{\text{parité}}{=} \ \dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}t^{2}\,dt=\dfrac{1}{\pi}\left[\dfrac{t^{3}}{3}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{1}{\pi}\cdot\dfrac{\pi^{3}}{3}
a0=π23≈3,290\boxed{a_0=\dfrac{\pi^{2}}{3}\approx 3{,}290}

Contrôle : le signal varie de 00 à π2≈9,87\pi^{2}\approx 9{,}87, et 3,293{,}29 est bien dans cet intervalle — soit un tiers du maximum, ce qui est exactement la moyenne de t2t^{2} sur [0;π][0;\pi] ✓

2) Les bnb_n. Produit pair × impair = impair :

bn=0\boxed{b_n=0}

3) Les ana_n — première IPP.

an=2π∫0πt2cos⁡(nt) dta_n=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t^{2}\cos(nt)\,dt
v=t2 ⟹ v′=2tu′=cos⁡(nt) ⟹ u=sin⁡(nt)nv=t^{2} \ \Longrightarrow \ v'=2t \qquad\qquad u'=\cos(nt) \ \Longrightarrow \ u=\dfrac{\sin(nt)}{n}
∫0πt2cos⁡(nt) dt=[t2sin⁡(nt)n]0π−2n∫0πtsin⁡(nt) dt\int_{0}^{\pi}t^{2}\cos(nt)\,dt=\left[\dfrac{t^{2}\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}-\dfrac{2}{n}\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt

Le terme tout intégré s'annule (sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0) :

[t2sin⁡(nt)n]0π=π2sin⁡(nπ)n−0=0\left[\dfrac{t^{2}\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{\pi^{2}\sin(n\pi)}{n}-0=0

⚠️ Le degré a baissé de 22 à 11 : l'intégrale restante porte sur tsin⁡(nt)t\sin(nt), pas t2t^{2}.

4) La seconde IPP — déjà faite en B2.

∫0πtsin⁡(nt) dt=π(−1)n+1n\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt=\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}

ℹ️ Reconnaître une intégrale déjà calculée fait gagner tout le travail. C'est un réflexe d'examen : les mêmes intégrales reviennent sans cesse dans ce chapitre.

On assemble :

∫0πt2cos⁡(nt) dt=0−2n×π(−1)n+1n=−2π(−1)n+1n2=2π(−1)nn2\int_{0}^{\pi}t^{2}\cos(nt)\,dt=0-\dfrac{2}{n}\times\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}=-\dfrac{2\pi(-1)^{n+1}}{n^{2}}=\dfrac{2\pi(-1)^{n}}{n^{2}}

⚠️ −(−1)n+1=(−1)n-(-1)^{n+1}=(-1)^{n} — les deux signes moins se combinent.

an=2π×2π(−1)nn2a_n=\dfrac{2}{\pi}\times\dfrac{2\pi(-1)^{n}}{n^{2}}
an=4(−1)nn2\boxed{a_n=\dfrac{4(-1)^{n}}{n^{2}}}

Les contrôles.

a) Les premières valeurs :

a1=−4a2=+1a3=−49≈−0,444a4=+14a_1=-4 \qquad a_2=+1 \qquad a_3=-\dfrac49\approx -0{,}444 \qquad a_4=+\dfrac14

⚠️ Les signes ALTERNENT et aucun n'est nul — conforme à la prédiction.

b) La décroissance en 1n2\frac{1}{n^{2}} ✓ — conforme à la continuité du signal.

c) LE contrôle décisif — la série en t=πt=\pi. La fonction y vaut π2\pi^{2} (elle est continue en π\pi par périodicité : f(π−)=π2f(\pi^-)=\pi^2 et f(π+)=f(−π+)=π2f(\pi^+)=f(-\pi^+)=\pi^2) :

π2=π23+∑n≥14(−1)nn2cos⁡(nπ)⏟=(−1)n=π23+4∑n≥1(−1)n(−1)n⏞= 1n2\pi^{2}=\dfrac{\pi^{2}}{3}+\sum_{n\geq 1}\dfrac{4(-1)^{n}}{n^{2}}\underbrace{\cos(n\pi)}_{=(-1)^{n}}=\dfrac{\pi^{2}}{3}+4\sum_{n\geq 1}\dfrac{\overbrace{(-1)^{n}(-1)^{n}}^{=\,1}}{n^{2}}
π2−π23=4∑n≥11n2⟹2π23=4∑1n2⟹∑n≥11n2=π26\pi^{2}-\dfrac{\pi^{2}}{3}=4\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \dfrac{2\pi^{2}}{3}=4\sum\dfrac{1}{n^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac{\pi^{2}}{6}}

⚠️⚠️ C'est le PROBLÈME DE BÂLE, résolu par Euler en 1735 — et le voici en trois lignes. C'est l'exercice D3.

Numériquement : 1+14+19+116+125≈1,4641+\frac14+\frac19+\frac{1}{16}+\frac{1}{25}\approx 1{,}464, et π26≈1,645\frac{\pi^2}{6}\approx 1{,}645 ✓

ℹ️ Que ce contrôle tombe juste valide TOUS les coefficients à la fois — a0a_0 et les ana_n. C'est le contrôle le plus fort disponible sur un développement de Fourier.

Rappel de cours

Parité

t2 PAIRE ⟹ bn=0t^{2} \ \text{PAIRE} \ \Longrightarrow \ b_n=0

Les résultats

a0=π23an=4(−1)nn2bn=0\boxed{a_0=\dfrac{\pi^{2}}{3} \qquad a_n=\dfrac{4(-1)^{n}}{n^{2}} \qquad b_n=0}
a1=−4,a2=1,a3=−49,a4=14signes ALTERNEˊS, aucun nula_1=-4, \quad a_2=1, \quad a_3=-\tfrac49, \quad a_4=\tfrac14 \qquad\text{signes ALTERNÉS, aucun nul}

⚠️⚠️ DEUX IPP pour un degré 2

t2 → 2t → 2t^{2} \ \to \ 2t \ \to \ 2
Chaque IPP abaisse le degré d'une unité. Autant d'IPP que le degré.

ℹ️ La seconde IPP est celle de B2 — ne pas la refaire

∫0πtsin⁡(nt) dt=π(−1)n+1n\int_0^\pi t\sin(nt)\,dt=\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}
Reconnaître une intégrale déjà calculée fait gagner tout le travail.

Ce que chaque symétrie décide — les quatre cas du chapitre

signal parité rangs nuls décroissance
créneau impaire pairs 1n\frac1n
dent de scie impaire aucun 1n\frac1n
triangle paire pairs 1n2\frac{1}{n^2}
t2t^{2} paire aucun 1n2\frac{1}{n^2}

Le contrôle le plus fort — la série en un point En t=πt=\pi : π2=π23+4∑1n2\pi^2=\frac{\pi^2}{3}+4\sum\frac{1}{n^2}, d'où ∑1n2=π26\boxed{\sum\frac{1}{n^2}=\frac{\pi^2}{6}} — le problème de Bâle (D3). Il valide TOUS les coefficients d'un coup.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Ne faire qu'une seule IPP et s'arrêter à ∫tsin⁡(nt)\int t\sin(nt) sans la calculer.

Le contrôle : le résultat doit être une expression fermée en nn, sans intégrale résiduelle. Un degré 22 demande deux IPP.

⚠️⚠️ Se tromper de signe et écrire an=−4(−1)nn2a_n=-\frac{4(-1)^n}{n^2}.

Le contrôle : a1a_1 doit valoir −4-4 (négatif). Et le contrôle de Bâle échouerait — il donnerait ∑1n2<0\sum\frac{1}{n^2}<0, absurde.

⚠️ Oublier le facteur 22 dans v′=2tv'=2t. Il vient de la dérivée de t2t^{2}, et il produit le 44 final.

Le contrôle : a1=−4a_1=-4, pas −2-2.

⚠️ Croire que a0a_0 se déduit de la formule des ana_n en posant n=0n=0. Elle donnerait une division par 00. a0a_0 est un calcul à part, avec un facteur 1T\frac1T.

⚠️ Calculer les bnb_n. La parité les annule tous.

⚠️ Croire que les rangs pairs sont nuls par analogie avec le triangle. Ils ne le sont pas ici : a2=1a_2=1, bien non nul.

⚠️ Supposer que le terme tout intégré s'annule sans vérifier. Il s'annule ici (sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0), mais pas dans tous les cas (B2).

⚠️ Refaire l'IPP de B2 au lieu de la reconnaître. Du travail perdu, et une occasion d'erreur.

⚠️ Ne pas contrôler par la série. Le contrôle en t=πt=\pi teste tous les coefficients à la fois, et donne en prime le problème de Bâle.

À retenir
a0=π23an=4(−1)nn2bn=0(t2 est PAIRE)\boxed{a_0=\dfrac{\pi^{2}}{3} \qquad a_n=\dfrac{4(-1)^{n}}{n^{2}} \qquad b_n=0 \quad (t^{2} \text{ est PAIRE})}
a1=−4,a2=+1,a3=−49signes ALTERNEˊS, AUCUN nula_1=-4, \quad a_2=+1, \quad a_3=-\tfrac49 \qquad\text{signes ALTERNÉS, AUCUN nul}
degreˊ 2 ⟹ DEUX IPP: t2→2t→2\boxed{\text{degré } 2 \ \Longrightarrow \ \text{DEUX IPP} : \ t^{2}\to 2t\to 2}

ℹ️ La seconde IPP est celle de B2 — la reconnaître, pas la refaire : ∫0πtsin⁡(nt) dt=π(−1)n+1n\int_0^\pi t\sin(nt)\,dt=\frac{\pi(-1)^{n+1}}{n}.

⚠️ Les rangs pairs ne sont PAS nuls ici, contrairement au triangle et au créneau — ne pas plaquer.

Le contrôle le plus fort — la série en t=πt=\pi, qui valide tous les coefficients d'un coup :

π2=π23+4∑n≥11n2⟹∑n≥11n2=π26\pi^{2}=\dfrac{\pi^{2}}{3}+4\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac{\pi^{2}}{6}}

C'est le problème de Bâle, résolu par Euler en 1735 — et il tombe en trois lignes (D3).

Réponse. a0=π23a_0=\dfrac{\pi^2}3, an=4(−1)nn2a_n=\dfrac{4(-1)^n}{n^2}, bn=0b_n=0. (Recoupement : sert à prouver ∑1/n2=π26\sum1/n^2=\tfrac{\pi^2}6 en D3 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Parité et coefficients nuls

ApplicationDifficulté 3/5

Sans calcul d'intégrale, indiquer quels coefficients sont nuls pour : (a) f(t)=t3f(t)=t^3 sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ ; (b) g(t)=cos⁡t+∣t∣g(t)=\cos t+|t| sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ ; (c) un créneau pair valant 11 sur ]−π2;π2[]-\tfrac\pi2;\tfrac\pi2[ et 00 ailleurs.

Indices (3)

Étudier la parité de chaque signal.

ff paire ⇒bn=0\Rightarrow b_n=0 ; ff impaire ⇒a0=an=0\Rightarrow a_0=a_n=0.

Une somme de fonctions paires est paire.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

L'exercice qui formalise le réflexe employé depuis A5 — et qui montre qu'il permet de répondre sans écrire une seule intégrale.

f PAIRE⟹bn=0 pour tout n(que des COSINUS)f IMPAIRE⟹a0=0 et an=0 pour tout n(que des SINUS)\boxed{\begin{array}{lcl} f \text{ PAIRE} & \Longrightarrow & b_n=0 \ \text{pour tout } n \quad (\text{que des COSINUS})\\[2mm] f \text{ IMPAIRE} & \Longrightarrow & a_0=0 \ \text{et} \ a_n=0 \ \text{pour tout } n \quad (\text{que des SINUS}) \end{array}}

La démonstration, une fois pour toutes. Elle repose sur deux faits :

1) La parité du produit, exactement comme la règle des signes :

×\times paire ×\times impaire
paire paire impaire
impaire impaire paire

2) L'intégrale d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique est nulle :

∫−aa(impaire)=0\int_{-a}^{a}(\text{impaire})=0

On combine. Si ff est paire, alors f×sin⁡f\times\sin est impaire, donc

bn=2T∫−ππfsin⁡(nt)⏟impaire dt=0b_n=\dfrac2T\int_{-\pi}^{\pi}\underbrace{f\sin(nt)}_{\text{impaire}}\,dt=0

Et symétriquement pour ff impaire.

⚠️⚠️ Le cas de a0a_0 mérite attention. Pour ff impaire, a0=1T∫f=0a_0=\frac1T\int f=0 aussi — c'est l'intégrale de ff seule, qui est impaire. Il faut donc l'annoncer explicitement, il ne se déduit pas de la formule des ana_n.

Le troisième cas, celui qui piège :

une somme de fonctions PAIRES est PAIRE\boxed{\text{une somme de fonctions PAIRES est PAIRE}}

⚠️ Il faut vérifier la parité de CHAQUE terme. Une paire plus une impaire (toutes deux non nulles) n'a aucune parité ; mais un terme sans parité ne suffit pas à conclure : (t−cos⁡t)+cos⁡t=t(t-\cos t)+\cos t=t est impaire. Dans le doute, calculer g(−t)g(-t).

ℹ️ Combien cette règle fait gagner. Sans elle, un développement complet demande deux familles d'intégrales ; avec elle, une seule. La moitié du travail, en trois secondes de réflexion.

Les trois cas

(a) f(t)=t3f(t)=t^{3} sur ]−π;π[]-\pi;\pi[.

f(−t)=(−t)3=−t3=−f(t)f(-t)=(-t)^{3}=-t^{3}=-f(t)
f est IMPAIRE\boxed{f \text{ est IMPAIRE}}

ℹ️ Une puissance IMPAIRE de tt est une fonction impaire — et une puissance paire, une fonction paire. Le vocabulaire dit la chose.

a0=0etan=0 pour tout n≥1\boxed{a_0=0 \qquad\text{et}\qquad a_n=0 \ \text{pour tout } n\geq 1}

Seuls les bnb_n survivent : le développement de t3t^{3} ne contient que des sinus.

Contrôle de bon sens : t3t^3 est négative sur ]−π;0[]-\pi;0[ et positive sur ]0;π[]0;\pi[, en quantités égales — sa moyenne est donc nulle ✓

(b) g(t)=cos⁡t+∣t∣g(t)=\cos t+|t| sur ]−π;π[]-\pi;\pi[.

Vérifions la parité de CHAQUE terme :

cos⁡(−t)=cos⁡tPAIRE∣−t∣=∣t∣PAIRE\cos(-t)=\cos t \quad\text{PAIRE} \qquad\qquad |{-t}|=|t| \quad\text{PAIRE}
g est PAIRE (somme de deux fonctions paires)\boxed{g \text{ est PAIRE (somme de deux fonctions paires)}}
bn=0 pour tout n\boxed{b_n=0 \ \text{pour tout } n}

Les a0a_0 et ana_n survivent : gg n'a que des cosinus.

ℹ️ On peut même prévoir le développement complet sans intégrale supplémentaire :

g=cos⁡t⏟deˊjaˋ un harmonique !+∣t∣⏟deˊveloppeˊ en B3g=\underbrace{\cos t}_{\text{déjà un harmonique !}}+\underbrace{|t|}_{\text{développé en B3}}

Le cos⁡t\cos t EST son propre développement : il apporte +1+1 au coefficient a1a_1. Donc

a1(g)=1+(−4π)=1−4π≈−0,273a0(g)=0+π2=π2a_1(g)=1+\left(-\dfrac4\pi\right)=1-\dfrac4\pi\approx -0{,}273 \qquad a_0(g)=0+\dfrac\pi2=\dfrac\pi2

⚠️ Un signal déjà sinusoïdal n'a pas besoin d'être développé : ses coefficients se lisent directement. C'est une économie qu'on oublie souvent.

(c) Un créneau PAIR valant 11 sur ]−π2;π2[]-\frac\pi2;\frac\pi2[ et 00 ailleurs.

L'énoncé annonce la parité, et elle se vérifie : l'intervalle ]−π2;π2[]-\frac\pi2;\frac\pi2[ est symétrique par rapport à 00, donc f(−t)=f(t)f(-t)=f(t) ✓

bn=0 pour tout n\boxed{b_n=0 \ \text{pour tout } n}

Les a0a_0 et ana_n survivent.

⚠️⚠️ Ce créneau-ci est PAIR, celui de B1 était IMPAIR — et pourtant les deux sont « des créneaux ». La forme ne décide de rien : c'est le POSITIONNEMENT par rapport à l'origine qui décide.

créneau valeurs parité coefficients
B1 +1+1 puis −1-1 impair que des bnb_n
ici 11 centré en 00 pair que des ana_n
B6 11 puis 00 ni l'un ni l'autre a0a_0 et les bnb_n (les ana_n s'annulent pour une autre raison)

⚠️ Le troisième cas est le plus important à comprendre : un signal peut n'avoir aucune parité, et alors la parité seule n'annule aucune famille de coefficients. C'est le cas général, et c'est celui de B6 — où les ana_n s'annulent pourtant, pour une autre raison.

ℹ️ Décaler un signal dans le temps change sa parité, donc son spectre en sinus/cosinus — mais pas les amplitudes an2+bn2\sqrt{a_n^2+b_n^2} (D5). Le décalage redistribue l'énergie entre sinus et cosinus, il ne la change pas.

Rappel de cours

⚠️⚠️ LA RÈGLE

f PAIRE ⟹ bn=0(que des cosinus)\boxed{f \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ b_n=0 \quad (\text{que des cosinus})}
f IMPAIRE ⟹ a0=0 et an=0(que des sinus)\boxed{f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_0=0 \ \text{et} \ a_n=0 \quad (\text{que des sinus})}

La démonstration en deux faits

  1. parité du produit (règle des signes) ;
  2. ∫−aa(impaire)=0\displaystyle\int_{-a}^{a}(\text{impaire})=0.

⚠️ a0a_0 s'annonce à part pour ff impaire — il ne se déduit pas de la formule des ana_n.

Somme

paire+paire=paireimpaire+impaire=impaire\text{paire}+\text{paire}=\text{paire} \qquad \text{impaire}+\text{impaire}=\text{impaire}
⚠️ Vérifier CHAQUE terme. Paire ++ impaire (non nulles) : aucune parité. Un terme sans parité ne suffit pas à conclure — dans le doute, calculer g(−t)g(-t).

Puissances

tpair pairetimpair impairet^{\text{pair}} \ \text{paire} \qquad t^{\text{impair}} \ \text{impaire}

ℹ️ Un terme déjà sinusoïdal EST son propre développement Dans cos⁡t+∣t∣\cos t+|t|, le cos⁡t\cos t apporte directement +1+1 à a1a_1.

⚠️⚠️ C'est le POSITIONNEMENT, pas la forme Trois créneaux, trois parités : impair (B1), pair (ici), aucune (B6). Le cas général est l'absence de parité — et alors la parité seule n'annule aucune famille de coefficients (certains peuvent l'être pour une autre raison, B6).

ℹ️ Décaler un signal change sa répartition sinus/cosinus, pas les amplitudes an2+bn2\sqrt{a_n^2+b_n^2} (D5).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier a0a_0 dans le cas (a). Pour ff impaire, a0=0a_0=0 aussi — et il faut le dire, car il ne se déduit pas de la formule des ana_n.

Le contrôle : a0a_0 est la moyenne, et la moyenne d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique est nulle.

⚠️⚠️ Conclure que g=cos⁡t+∣t∣g=\cos t+|t| n'a aucune parité parce qu'elle est une somme de deux fonctions différentes. Les deux sont paires, donc la somme l'est.

Le contrôle : g(−t)=cos⁡(−t)+∣−t∣=cos⁡t+∣t∣=g(t)g(-t)=\cos(-t)+|-t|=\cos t+|t|=g(t) ✓ — une ligne.

⚠️ Croire que « créneau » implique « impair ». La forme ne décide de rien : le créneau de B1 est impair, celui de (c) est pair, celui de B6 n'a aucune parité.

⚠️ Croire que tout signal a une parité. La plupart n'en ont aucune — c'est le cas général, et alors la parité seule n'annule aucune famille de coefficients.

⚠️ Écrire « bn=0b_n=0 » pour un signal impair. C'est l'inverse : impair ⟹\Longrightarrow ana_n nuls.

ℹ️ Le moyen mnémotechnique : sin⁡\sin est impair, donc il sert à décrire les fonctions impaires. Chacun décrit ses semblables.

⚠️ Calculer des intégrales alors que l'énoncé dit « sans calcul ». Tout l'exercice est de savoir répondre par la parité.

⚠️ Oublier que cos⁡t\cos t est déjà un harmonique dans (b), et le développer. Il apporte simplement +1+1 à a1a_1.

⚠️ Croire qu'un décalage temporel ne change rien. Il change la parité, donc la répartition entre ana_n et bnb_n — mais pas les amplitudes.

À retenir
f PAIRE⇒bn=0 (que des COSINUS)f IMPAIRE⇒a0=an=0 (que des SINUS)\boxed{f \text{ PAIRE} \Rightarrow b_n=0 \ (\text{que des COSINUS}) \qquad f \text{ IMPAIRE} \Rightarrow a_0=a_n=0 \ (\text{que des SINUS})}
cas parité nuls
(a) t3t^{3} impaire a0a_0 et tous les ana_n
(b) cos⁡t+∣t∣\cos t+\lvert t\rvert paire (somme de deux paires) tous les bnb_n
(c) créneau centré paire tous les bnb_n

⚠️ a0a_0 s'annonce À PART pour un signal impair — il ne se déduit pas de la formule des ana_n.

ℹ️ Moyen mnémotechnique : sin⁡\sin est impair, donc il décrit les fonctions impaires. Chacun décrit ses semblables.

⚠️⚠️ C'est le POSITIONNEMENT qui décide, pas la forme : trois créneaux du chapitre, trois parités — impair (B1), pair (c), aucune (B6).

Le cas général est l'ABSENCE de parité, et alors la parité seule n'annule aucune famille de coefficients — certains peuvent l'être pour une autre raison (B6).

ℹ️ Un terme déjà sinusoïdal est son propre développement : dans (b), cos⁡t\cos t apporte directement +1+1 à a1a_1.

Réponse. (a) a0=an=0a_0=a_n=0 ; (b) bn=0b_n=0, et a2k=0a_{2k}=0 (k≥1k\geq1) ; (c) bn=0b_n=0, et a2k=0a_{2k}=0 (k≥1k\geq1) — ces derniers par la symétrie de demi-période du signal privé de sa moyenne (B3). (Recoupement : la parité divise par deux le travail de calcul ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Créneau avec composante continue

CalculDifficulté 3/5

Soit ff 2π2\pi-périodique valant 11 sur ]0;π[]0;\pi[ et 00 sur ]π;2π[]\pi;2\pi[. Déterminer a0a_0, ana_n et bnb_n.

Indices (3)

a0a_0 est la valeur moyenne (proportion du temps à 11).

an=1π∫0πcos⁡(nt) dta_n=\dfrac1\pi\displaystyle\int_0^\pi\cos(nt)\,dt et bn=1π∫0πsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac1\pi\displaystyle\int_0^\pi\sin(nt)\,dt.

∫0πcos⁡(nt) dt=0\displaystyle\int_0^\pi\cos(nt)\,dt=0 pour n≥1n\ge1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le cas GÉNÉRAL — un signal sans aucune parité, donc pour lequel aucun coefficient ne s'annule d'office.

f(t)={1sur ]0;π[0sur ]π;2π[2π-peˊriodiquef(t)=\begin{cases}1&\text{sur } ]0;\pi[\\ 0&\text{sur } ]\pi;2\pi[\end{cases} \qquad 2\pi\text{-périodique}

⚠️ Vérifions qu'il n'a effectivement aucune parité. Sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ (par périodicité), il vaut 00 sur ]−π;0[]-\pi;0[ et 11 sur ]0;π[]0;\pi[ :

f(0,5)=1f(−0,5)=0f(0{,}5)=1 \qquad f(-0{,}5)=0

Ni égal (≠\neq pair), ni opposé (≠\neq impair). ✓

il faut donc calculer a0, an ET bn\boxed{\text{il faut donc calculer } a_0, \ a_n \ \text{ET} \ b_n}

⚠️⚠️ MAIS il y a un raccourci décisif, et c'est tout l'intérêt de l'exercice.

f=12+12×gouˋ g est le creˊneau ±1 de B1\boxed{f=\dfrac12+\dfrac12\times g \qquad\text{où } g \text{ est le créneau } \pm 1 \text{ de B1}}

Vérifions :

sur ]0;π[: 12+12×(+1)=1✓sur ]−π;0[: 12+12×(−1)=0✓\text{sur } ]0;\pi[ : \ \dfrac12+\dfrac12\times(+1)=1 \quad\checkmark \qquad\qquad \text{sur } ]-\pi;0[ : \ \dfrac12+\dfrac12\times(-1)=0 \quad\checkmark

Ce créneau n'est que le créneau ±1\pm1 RECENTRÉ et RÉDUIT de moitié.

ℹ️ Et la transformation de Fourier est LINÉAIRE, donc les coefficients se transforment de la même façon :

opération sur le signal effet sur les coefficients
ajouter une constante cc a0→a0+ca_0 \to a_0+c, le reste inchangé
multiplier par λ\lambda tous les coefficients ×λ\times\lambda
a0=0+12=12an=12×0=0bn=12×4nπ=2nπ\boxed{a_0=0+\dfrac12=\dfrac12 \qquad a_n=\dfrac12\times 0=0 \qquad b_n=\dfrac12\times\dfrac{4}{n\pi}=\dfrac{2}{n\pi}}

⚠️ Le calcul est fait, sans une seule intégrale. Chercher si un signal se ramène à un signal connu est le réflexe le plus rentable de ce chapitre.

Le calcul direct est fait ci-dessous pour confirmer — mais c'est la décomposition qu'il faut retenir.

Le calcul direct, et sa confirmation par décomposition

1) a0a_0 — la valeur moyenne.

a0=12π∫02πf(t) dt=12π(∫0π1 dt+∫π2π0 dt)=12π×πa_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{0}^{2\pi}f(t)\,dt=\dfrac{1}{2\pi}\left(\int_{0}^{\pi}1\,dt+\int_{\pi}^{2\pi}0\,dt\right)=\dfrac{1}{2\pi}\times\pi
a0=12\boxed{a_0=\dfrac12}

ℹ️ Évident sans calcul : le signal vaut 11 la moitié du temps et 00 l'autre moitié. Sa moyenne est 12\frac12.

2) Les ana_n.

an=1π∫02πf(t)cos⁡(nt) dt=1π∫0πcos⁡(nt) dta_n=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{2\pi}f(t)\cos(nt)\,dt=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}\cos(nt)\,dt
=1π[sin⁡(nt)n]0π=1π×sin⁡(nπ)n=0=\dfrac{1}{\pi}\left[\dfrac{\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{1}{\pi}\times\dfrac{\sin(n\pi)}{n}=0
an=0 pour tout n≥1\boxed{a_n=0 \ \text{pour tout } n\geq 1}

⚠️⚠️ Résultat SURPRENANT : ff n'est pas paire, et pourtant tous les ana_n sont nuls !

ℹ️ L'explication est dans la décomposition. f=12+12gf=\frac12+\frac12 g où gg est impair : la constante 12\frac12 n'affecte que a0a_0, et la partie oscillante est impaire. Le signal est donc « impair à une constante près » — ce qui suffit à annuler tous les ana_n pour n≥1n\geq 1.

f−a0 IMPAIRE ⟹ an=0 pour n≥1\boxed{f-a_0 \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0 \ \text{pour } n\geq 1}

⚠️ La bonne question n'est donc pas « ff est-elle paire ou impaire ? » mais « ff PRIVÉE DE SA MOYENNE l'est-elle ? » C'est la version correcte de la règle de B5, et elle couvre bien plus de cas.

3) Les bnb_n.

bn=1π∫0πsin⁡(nt) dt=1π[−cos⁡(nt)n]0π=1π×1−(−1)nnb_n=\dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}\sin(nt)\,dt=\dfrac{1}{\pi}\left[-\dfrac{\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{1}{\pi}\times\dfrac{1-(-1)^{n}}{n}
bn=1−(−1)nnπ={2nπsi n IMPAIR0si n PAIR\boxed{b_n=\dfrac{1-(-1)^{n}}{n\pi}=\begin{cases}\dfrac{2}{n\pi}&\text{si } n \text{ IMPAIR}\\[2mm] 0&\text{si } n \text{ PAIR}\end{cases}}

Les contrôles.

a) La décomposition — le contrôle décisif :

bn(f)=12 bn(g)=12×4nπ=2nπ✓b_n(f)=\dfrac12\,b_n(g)=\dfrac12\times\dfrac{4}{n\pi}=\dfrac{2}{n\pi} \quad\checkmark
a0(f)=12+12×0=12✓an(f)=12×0=0✓a_0(f)=\dfrac12+\dfrac12\times 0=\dfrac12 \quad\checkmark \qquad a_n(f)=\dfrac12\times 0=0 \quad\checkmark

⚠️⚠️ Les trois résultats concordent, et la décomposition les donne SANS AUCUNE INTÉGRALE. C'est le vrai enseignement de l'exercice.

b) L'encadrement de a0a_0 : le signal varie entre 00 et 11, et 12\frac12 y est ✓

c) Les premières valeurs :

b1=2π≈0,637b2=0b3=23π≈0,212b_1=\dfrac{2}{\pi}\approx 0{,}637 \qquad b_2=0 \qquad b_3=\dfrac{2}{3\pi}\approx 0{,}212

Exactement la moitié de celles du créneau ±1\pm1 ✓

d) La décroissance en 1n\frac1n — le signal est discontinu, conforme ✓

e) Le contrôle physique. Ce signal est un signal logique (un bit qui vaut 00 ou 11). Sa composante continue 12\frac12 est ce que mesurerait un voltmètre ; le reste est l'ondulation.

ℹ️ Un signal logique de rapport cyclique α\alpha aurait a0=αa_0=\alpha — la moyenne est le rapport cyclique. Ici α=12\alpha=\frac12.

Rappel de cours

Le cas GÉNÉRAL : aucune parité Il faut calculer a0a_0, ana_n et bnb_n.

⚠️⚠️ LE RACCOURCI — décomposer sur un signal connu

f=12+12 g(g=creˊneau ±1 de B1)f=\dfrac12+\dfrac12\,g \qquad (g = \text{créneau } \pm 1 \text{ de B1})

opération effet sur les coefficients
+c+c a0→a0+ca_0\to a_0+c, le reste inchangé
×λ\times\lambda tous ×λ\times\lambda

La transformation de Fourier est LINÉAIRE : chercher si un signal se ramène à un signal connu.

Les résultats

a0=12an=0bn=1−(−1)nnπ={2nπn impair0n pair\boxed{a_0=\dfrac12 \qquad a_n=0 \qquad b_n=\dfrac{1-(-1)^n}{n\pi}=\begin{cases}\dfrac{2}{n\pi}&n \text{ impair}\\ 0&n \text{ pair}\end{cases}}

⚠️⚠️ LA RÈGLE DE PARITÉ, VERSION CORRECTE

f−a0 IMPAIRE ⟹ an=0 pour n≥1\boxed{f-a_0 \ \text{IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0 \ \text{pour } n\geq 1}
La bonne question n'est pas « ff est-elle impaire ? » mais « ff PRIVÉE DE SA MOYENNE l'est-elle ? » C'est ce qui explique que tous les ana_n soient nuls alors que ff n'est pas impaire.

Lecture physique Signal logique : a0a_0 est le rapport cyclique. Ici 12\frac12.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Conclure « aucune parité, donc aucun coefficient nul » et s'arrêter là. Tous les ana_n sont nuls, et il faut le calculer (ou le voir par décomposition).

Le contrôle : ∫0πcos⁡(nt) dt=sin⁡(nπ)n=0\int_0^\pi\cos(nt)\,dt=\frac{\sin(n\pi)}{n}=0 — deux lignes.

⚠️⚠️ Appliquer la règle de B5 telle quelle et conclure que rien ne s'annule. La bonne version porte sur f−a0f-a_0, pas sur ff.

⚠️ Intégrer sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ sans repositionner le signal. L'énoncé le définit sur ]0;2π[]0;2\pi[ — on peut intégrer sur n'importe quelle période, mais il faut alors utiliser la bonne expression sur chaque morceau.

⚠️ Oublier que f=0f=0 sur la seconde moitié et intégrer 11 sur toute la période. On obtiendrait a0=1a_0=1.

Le contrôle : le signal vaut 00 la moitié du temps, sa moyenne ne peut pas valoir 11.

⚠️ Prendre bn=4nπb_n=\frac{4}{n\pi} comme pour le créneau ±1\pm1. Ce signal a une amplitude deux fois plus petite (11 au lieu de 22), donc des coefficients deux fois plus petits.

Le contrôle : la décomposition f=12+12gf=\frac12+\frac12 g le dit immédiatement.

⚠️ Ne pas chercher la décomposition et faire les trois intégrales. Elles donnent le bon résultat, mais la décomposition les donne toutes en une ligne — et elle explique pourquoi les ana_n sont nuls.

⚠️ Croire que an=0a_n=0 contredit l'absence de parité. Ce n'est pas la parité de ff qui compte, mais celle de f−a0f-a_0.

À retenir
a0=12an=0bn=2nπ (n impair), 0 sinon\boxed{a_0=\dfrac12 \qquad a_n=0 \qquad b_n=\dfrac{2}{n\pi} \ (n \text{ impair}), \ 0 \text{ sinon}}
f=12+12 g(g=creˊneau ±1 de B1)\boxed{f=\dfrac12+\dfrac12\,g \qquad (g=\text{créneau } \pm1 \text{ de B1})}

La transformation de Fourier est LINÉAIRE : ajouter une constante ne touche que a0a_0, multiplier par λ\lambda multiplie tout. Les trois coefficients s'obtiennent SANS aucune intégrale.

⚠️⚠️ Tous les ana_n sont nuls alors que ff n'est PAS impaire. La règle correcte est :

f−a0 IMPAIRE ⟹ an=0 pour n≥1\boxed{f-a_0 \ \text{IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_n=0 \ \text{pour } n\geq 1}

La bonne question n'est pas « ff est-elle impaire ? » mais « ff PRIVÉE DE SA MOYENNE l'est-elle ? »

⚠️ Les bnb_n valent la MOITIÉ de ceux du créneau ±1\pm1 — amplitude deux fois plus petite.

ℹ️ Chercher si un signal se ramène à un signal connu est le réflexe le plus rentable du chapitre. Sur un signal logique, a0a_0 est le rapport cyclique.

Réponse. a0=12a_0=\dfrac12, an=0a_n=0, bn=2nπb_n=\dfrac2{n\pi} (nn impair). (Recoupement : f=12+12×f=\tfrac12+\tfrac12\times(créneau ±1\pm1) → bn=12⋅4nπ=2nπb_n=\tfrac12\cdot\tfrac4{n\pi}=\tfrac2{n\pi} ✓)
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Série de Fourier du créneau

DémonstrationDifficulté 3/5

À partir des coefficients du créneau impair ±1\pm1 (an=0a_n=0, bn=4nπb_n=\tfrac4{n\pi} pour nn impair), écrire sa série de Fourier.

Indices (3)

Seuls les rangs impairs n=2k+1n=2k+1 contribuent.

S(t)=∑n≥1bnsin⁡(nt)S(t)=\displaystyle\sum_{n\ge1}b_n\sin(nt).

Poser n=2k+1n=2k+1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

L'assemblage — on passe des coefficients à la série elle-même, et il n'y a qu'une formule à connaître.

f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]\boxed{f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\Big[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\Big]}

On dispose de tout (B1) : a0=0a_0=0, an=0a_n=0, et

bn={4nπn impair0n pairb_n=\begin{cases}\dfrac{4}{n\pi}&n \text{ impair}\\ 0&n \text{ pair}\end{cases}

Il ne reste donc que les sinus de rang impair.

⚠️⚠️ La difficulté est d'ÉCRIRE « nn impair » proprement. Trois écritures sont possibles, et il faut savoir passer de l'une à l'autre :

écriture forme
en toutes lettres ∑n≥1, n impair4nπsin⁡(nt)\displaystyle\sum_{n\geq 1,\ n \text{ impair}}\dfrac{4}{n\pi}\sin(nt)
avec un changement d'indice ∑k≥04(2k+1)πsin⁡((2k+1)t)\displaystyle\sum_{k\geq 0}\dfrac{4}{(2k+1)\pi}\sin\big((2k+1)t\big)
en extension 4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+⋯ ]\dfrac4\pi\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\cdots\right]
n impair ⟺ n=2k+1 avec k=0,1,2,…\boxed{n \text{ impair} \ \Longleftrightarrow \ n=2k+1 \ \text{avec } k=0,1,2,\dots}

⚠️ Le changement d'indice est indispensable pour les exercices suivants (C2, C4, D1) : c'est sous cette forme que les sommes remarquables apparaissent. S'y entraîner ici.

Contrôle du changement d'indice — vérifier les premières valeurs :

k=0→n=1k=1→n=3k=2→n=5✓k=0 \to n=1 \qquad k=1 \to n=3 \qquad k=2 \to n=5 \quad\checkmark

⚠️ Et ω=1\omega=1 ici, puisque T=2πT=2\pi (A1). Sur un signal de période différente, il faudrait écrire sin⁡(nωt)\sin(n\omega t) — l'oublier est une erreur fréquente dès qu'on quitte le cas de référence.

L'écriture de la série, et sa lecture

On part de la formule générale, avec ω=1\omega=1 :

f(t)=a0⏟=0+∑n≥1[an⏟=0cos⁡(nt)+bnsin⁡(nt)]=∑n≥1bnsin⁡(nt)f(t)=\underbrace{a_0}_{=0}+\sum_{n\geq 1}\Big[\underbrace{a_n}_{=0}\cos(nt)+b_n\sin(nt)\Big]=\sum_{n\geq 1}b_n\sin(nt)

Seuls les rangs impairs contribuent :

f(t)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1\boxed{f(t)=\dfrac{4}{\pi}\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}}

Ou, en extension :

f(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+sin⁡7t7+⋯ ]\boxed{f(t)=\dfrac{4}{\pi}\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\dfrac{\sin 7t}{7}+\cdots\right]}

ℹ️ Le 4π\frac4\pi se factorise parce qu'il est commun à tous les termes — c'est plus lisible, et c'est sous cette forme que la somme remarquable apparaîtra en C2.

Les contrôles.

a) La parité de la série. Elle ne contient que des sinus, donc elle est impaire — comme le créneau ✓

b) La valeur en t=0t=0. Tous les sinus s'annulent :

f(0)=4π[0+0+0+⋯ ]=0f(0)=\dfrac4\pi\left[0+0+0+\cdots\right]=0

⚠️⚠️ Mais le créneau ne vaut PAS 00 en t=0t=0 : il vaut −1-1 à gauche et +1+1 à droite. C'est un point de SAUT.

en un saut, la seˊrie converge vers la MOYENNE des deux limites\boxed{\text{en un saut, la série converge vers la MOYENNE des deux limites}}
f(0−)+f(0+)2=−1+12=0✓\dfrac{f(0^{-})+f(0^{+})}{2}=\dfrac{-1+1}{2}=0 \quad\checkmark

ℹ️ C'est le théorème de DIRICHLET, et la série le vérifie automatiquement — elle ne peut pas faire autrement, puisqu'une somme de fonctions impaires s'annule en 00. C'est l'exercice C3, et E4.

c) La valeur en t=π2t=\frac\pi2. Là le signal est continu (il vaut +1+1 sur tout ]0;π[]0;\pi[), donc la série doit converger vers 11 :

4π[sin⁡π2⏟1+13sin⁡3π2⏟−1+15sin⁡5π2⏟+1+⋯ ]=4π[1−13+15−17+⋯ ]\dfrac4\pi\left[\underbrace{\sin\dfrac\pi2}_{1}+\dfrac{1}{3}\underbrace{\sin\dfrac{3\pi}{2}}_{-1}+\dfrac15\underbrace{\sin\dfrac{5\pi}{2}}_{+1}+\cdots\right]=\dfrac4\pi\left[1-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\cdots\right]

Numériquement, les quatre premiers termes donnent 4π×0,724≈0,92\frac4\pi\times 0{,}724\approx 0{,}92 — en route vers 11 ✓

⚠️ La convergence est LENTE (les coefficients décroissent en 1n\frac1n), et c'est cohérent avec la discontinuité du signal.

ℹ️ C'est de cette égalité que sortira la formule de Leibniz (C2) :

1=4π∑k≥0(−1)k2k+1⟹∑k≥0(−1)k2k+1=π41=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1} \qquad\Longrightarrow\qquad \sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1}=\dfrac\pi4

d) L'amplitude du fondamental. Le premier terme, 4πsin⁡t≈1,273sin⁡t\frac4\pi\sin t\approx 1{,}273\sin t, dépasse le signal — les harmoniques suivants viennent le corriger (C6).

La lecture physique :

un creˊneau = une somme de sinusoı¨des de rangs IMPAIRS, d’amplitudes en 1n\boxed{\text{un créneau = une somme de sinusoïdes de rangs IMPAIRS, d'amplitudes en } \tfrac1n}

ℹ️ C'est pourquoi un signal carré « sonne » différemment d'un sinus pur : il contient les harmoniques 33, 55, 77… et aucun harmonique pair, ce qui lui donne son timbre caractéristique — celui d'une clarinette, dont le tuyau produit précisément les harmoniques impairs.

Rappel de cours

LA SÉRIE DE FOURIER

f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]\boxed{f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\Big[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\Big]}
⚠️ Ne pas oublier ω\omega si T≠2πT\neq 2\pi.

Le résultat

f(t)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+⋯ ]\boxed{f(t)=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}=\dfrac4\pi\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\cdots\right]}

⚠️⚠️ Le changement d'indice, à maîtriser

n impair ⟺ n=2k+1, k=0,1,2,…n \text{ impair} \ \Longleftrightarrow \ n=2k+1, \ k=0,1,2,\dots
Indispensable pour C2, C4, D1 — c'est sous cette forme que les sommes remarquables apparaissent. Contrôle : k=0→n=1k=0\to n=1, k=1→n=3k=1\to n=3, k=2→n=5k=2\to n=5.

THÉORÈME DE DIRICHLET

point de continuiteˊ → f(t)point de SAUT → f(t−)+f(t+)2\text{point de continuité} \ \to \ f(t) \qquad\qquad \text{point de SAUT} \ \to \ \dfrac{f(t^-)+f(t^+)}{2}

Contrôles · en t=0t=0 : la série vaut 00 = moyenne du saut −1+12\frac{-1+1}{2} ✓ · en t=π2t=\frac\pi2 : elle tend vers 11, lentement (décroissance en 1n\frac1n).

ℹ️ Lecture physique Un créneau symétrique (rapport cyclique 12\frac12) ne contient que les harmoniques impairs, d'amplitudes en 1n\frac1n — c'est le timbre de la clarinette.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire ∑n≥14nπsin⁡(nt)\sum_{n\geq 1}\frac{4}{n\pi}\sin(nt) en oubliant la restriction aux rangs impairs.

Le contrôle : b2=0b_2=0, et l'inclure fausserait les sommes ultérieures. En t=π4t=\frac\pi4, on obtiendrait 32\frac32 au lieu de f(π4)=1f\left(\frac\pi4\right)=1 — en t=π2t=\frac\pi2, en revanche, les termes pairs sont nuls et ce contrôle ne verrait rien.

⚠️⚠️ Se tromper dans le changement d'indice en écrivant n=2kn=2k (pair) ou n=2k−1n=2k-1 avec k≥0k\geq 0 (qui donnerait n=−1n=-1).

Le contrôle : les trois premières valeurs doivent être 11, 33, 55.

⚠️ Oublier le ω\omega dans sin⁡(nωt)\sin(n\omega t). Ici ω=1\omega=1 donc il ne se voit pas, mais sur un signal de période T≠2πT\neq 2\pi l'oublier est fatal.

⚠️ Croire que la série vaut f(0)f(0) en t=0t=0. Le créneau y saute : la série converge vers la moyenne −1+12=0\frac{-1+1}{2}=0, pas vers ±1\pm1.

⚠️ Inclure un terme constant. a0=0a_0=0 : il n'y a pas de composante continue.

⚠️ Écrire 4πsin⁡(nt)\frac{4}{\pi}\sin(nt) sans le 1n\frac1n. Le nn est au dénominateur, et c'est lui qui fait converger la série.

⚠️ Croire que la convergence lente signale une erreur. Elle est la conséquence directe de la discontinuité du signal — un triangle convergerait bien plus vite.

⚠️ Ne pas contrôler en un point. Évaluer la série en un point où l'on connaît ff teste d'un coup tous les coefficients dont le terme n'y est pas nul — en t=π2t=\frac\pi2 les rangs impairs seulement, en t=0t=0 aucun (tous les sinus s'y annulent) — et prépare C2 et C4.

À retenir
f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]\boxed{f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\Big[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\Big]}
creˊneau ±1:f(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+⋯ ]=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1\boxed{\text{créneau } \pm1 : \quad f(t)=\dfrac4\pi\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\cdots\right]=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}}

⚠️⚠️ Le changement d'indice n=2k+1n=2k+1 (k≥0k\geq 0) est indispensable pour C2, C4 et D1 — c'est sous cette forme que les sommes remarquables apparaissent. Contrôle : k=0,1,2k=0,1,2 donne n=1,3,5n=1,3,5.

THÉORÈME DE DIRICHLET :

continuiteˊ→f(t)SAUT→f(t−)+f(t+)2\text{continuité} \to f(t) \qquad\qquad \text{SAUT} \to \dfrac{f(t^-)+f(t^+)}{2}

En t=0t=0 la série vaut 00 — la moyenne du saut −1+12\frac{-1+1}{2}, et non ±1\pm1.

En t=π2t=\frac\pi2 elle tend vers 11, lentement : c'est la signature de la discontinuité (décroissance en 1n\frac1n). C'est de là que sortira Leibniz (C2).

ℹ️ Un créneau symétrique (rapport cyclique 12\frac12) ne contient que les harmoniques IMPAIRS — le timbre de la clarinette.

Réponse. f(t)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1f(t)=\dfrac4\pi\displaystyle\sum_{k\ge0}\dfrac{\sin((2k+1)t)}{2k+1}. (Recoupement : seuls les harmoniques impairs, signature d'un créneau symétrique ✓)
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Formule de Leibniz par Dirichlet

DémonstrationDifficulté 3/5

En évaluant la série de Fourier du créneau ±1\pm1 en t=π2t=\dfrac\pi2 (point de continuité où f=1f=1), établir ∑k≥0(−1)k2k+1=π4\displaystyle\sum_{k\ge0}\dfrac{(-1)^k}{2k+1}=\dfrac\pi4.

Indices (3)

En t=π2t=\tfrac\pi2, ff est continue donc S(π2)=f(π2)=1S(\tfrac\pi2)=f(\tfrac\pi2)=1 (Dirichlet).

sin⁡((2k+1)π2)=(−1)k\sin\big((2k+1)\tfrac\pi2\big)=(-1)^k.

Isoler la somme.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une somme célèbre obtenue en évaluant une série de Fourier en un point bien choisi — et le mécanisme est toujours le même.

EˊVALUER la seˊrie en un point ouˋ l’on connaıˆt f, puis IDENTIFIER\boxed{\text{ÉVALUER la série en un point où l'on connaît } f, \text{ puis IDENTIFIER}}

Trois ingrédients :

1) La série (C1) :

f(t)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1f(t)=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}

2) Le point choisi, t=π2t=\dfrac\pi2, et la raison de ce choix :

⚠️ Il faut un point où les DEUX membres sont connus. En t=π2t=\frac\pi2 :

  • à gauche, f(π2)=1f\left(\frac\pi2\right)=1 — le créneau vaut +1+1 sur tout ]0;π[]0;\pi[ ;
  • à droite, sin⁡((2k+1)π2)\sin\left((2k+1)\frac\pi2\right) prend des valeurs simples.

3) Le théorème de Dirichlet, et sa condition.

en un point de CONTINUITEˊ, la seˊrie converge vers f(t)\boxed{\text{en un point de CONTINUITÉ, la série converge vers } f(t)}

⚠️⚠️ C'est pourquoi l'énoncé précise « point de continuité ». En un point de saut (comme t=0t=0 ou t=πt=\pi), la série convergerait vers la moyenne des deux limites — et l'égalité serait fausse.

Le calcul des sinus, qui est toute la finesse :

sin⁡(π2)=1sin⁡(3π2)=−1sin⁡(5π2)=1sin⁡(7π2)=−1\sin\left(\dfrac{\pi}{2}\right)=1 \qquad \sin\left(\dfrac{3\pi}{2}\right)=-1 \qquad \sin\left(\dfrac{5\pi}{2}\right)=1 \qquad \sin\left(\dfrac{7\pi}{2}\right)=-1
sin⁡((2k+1)π2)=(−1)k\boxed{\sin\left((2k+1)\dfrac\pi2\right)=(-1)^{k}}

ℹ️ C'est le signe alterné qui produira la série de Leibniz — sans lui, on obtiendrait une série à termes positifs, qui diverge.

⚠️ Vérifier cette formule sur les trois premières valeurs plutôt que de la supposer : k=0→1k=0\to 1, k=1→−1k=1\to -1, k=2→1k=2\to 1 ✓

La démonstration

On évalue la série en t=π2t=\dfrac\pi2.

À gauche — le créneau est continu en π2\frac\pi2 (il vaut +1+1 sur tout l'intervalle ouvert ]0;π[]0;\pi[), donc Dirichlet donne :

f(π2)=1f\left(\dfrac\pi2\right)=1

À droite :

4π∑k≥0sin⁡((2k+1)π2)2k+1\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\left((2k+1)\dfrac\pi2\right)}{2k+1}

Calculons les sinus, un par un :

k=0: sin⁡π2=1k=1: sin⁡3π2=−1k=2: sin⁡5π2=sin⁡(2π+π2)=1k=0 : \ \sin\dfrac\pi2=1 \qquad k=1 : \ \sin\dfrac{3\pi}{2}=-1 \qquad k=2 : \ \sin\dfrac{5\pi}{2}=\sin\left(2\pi+\dfrac\pi2\right)=1
k=3: sin⁡7π2=sin⁡(2π+3π2)=−1k=3 : \ \sin\dfrac{7\pi}{2}=\sin\left(2\pi+\dfrac{3\pi}{2}\right)=-1
sin⁡((2k+1)π2)=(−1)k\boxed{\sin\left((2k+1)\dfrac\pi2\right)=(-1)^{k}}

L'égalité devient :

1=4π∑k≥0(−1)k2k+11=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1}

On isole la somme — il suffit de multiplier par π4\dfrac\pi4 :

∑k≥0(−1)k2k+1=π4\boxed{\sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1}=\dfrac\pi4}

En extension :

1−13+15−17+19−⋯=π4≈0,7851-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\dfrac19-\cdots=\dfrac\pi4\approx 0{,}785

⚠️⚠️ C'est la FORMULE DE LEIBNIZ, l'une des plus célèbres de l'analyse — et elle vient de tomber en cinq lignes.

Les contrôles.

a) Le contrôle numérique. Sommons les premiers termes :

termes somme partielle
11 11
1−131-\frac13 0,6670{,}667
+15+\frac15 0,8670{,}867
−17-\frac17 0,7240{,}724
+19+\frac19 0,8350{,}835
−111-\frac{1}{11} 0,7440{,}744
π4≈0,785\dfrac\pi4\approx 0{,}785

⚠️ Les sommes partielles ENCADRENT la limite en alternant — c'est la propriété d'une série alternée dont les termes décroissent : elle oscille autour de sa limite en s'en rapprochant.

0,744 < 0,785 < 0,835✓0{,}744 \ < \ 0{,}785 \ < \ 0{,}835 \quad\checkmark

ℹ️ Cet encadrement est un contrôle fort : la limite doit être entre deux sommes partielles consécutives. Ici π4\frac\pi4 y est ✓

b) La convergence est très lente. Après six termes, on n'a qu'une décimale — il en faut une cinquantaine pour deux, et environ cinq cents pour trois.

la formule de Leibniz est belle, pas efficace pour calculer π\boxed{\text{la formule de Leibniz est belle, pas efficace pour calculer } \pi}

⚠️ Cette lenteur est la contrepartie exacte de la discontinuité du créneau (coefficients en 1n\frac1n). Ce n'est pas un défaut de la méthode, c'est une information sur le signal.

c) Le contrôle du signe. La somme doit être positive (le premier terme, 11, domine), et π4>0\frac\pi4>0 ✓

d) Le contrôle de l'ordre de grandeur. La somme est comprise entre son premier terme (11) et sa première somme partielle à deux termes (23≈0,667\frac23\approx 0{,}667). Et 0,7850{,}785 y est ✓

⚠️⚠️ Ce qui se passerait en un point de SAUT. Si l'on avait choisi t=0t=0 :

la seˊrie vaudrait 0mais f(0+)=1 et f(0−)=−1\text{la série vaudrait } 0 \qquad\text{mais } f(0^{+})=1 \text{ et } f(0^{-})=-1

Écrire « 1=01=0 » serait absurde — c'est pourquoi le choix du point n'est pas indifférent.

TOUJOURS veˊrifier la continuiteˊ au point choisi avant d’eˊcrire l’eˊgaliteˊ\boxed{\text{TOUJOURS vérifier la continuité au point choisi avant d'écrire l'égalité}}
Rappel de cours

LA MÉTHODE

eˊvaluer la seˊrie en un point BIEN CHOISI, puis identifier\boxed{\text{évaluer la série en un point BIEN CHOISI, puis identifier}}
Le point doit être tel que les deux membres soient connus.

⚠️⚠️ THÉORÈME DE DIRICHLET — la condition

point de CONTINUITEˊ → la seˊrie vaut f(t)\text{point de CONTINUITÉ} \ \to \ \text{la série vaut } f(t)
point de SAUT → elle vaut f(t−)+f(t+)2\text{point de SAUT} \ \to \ \text{elle vaut } \dfrac{f(t^-)+f(t^+)}{2}
Vérifier la continuité AVANT d'écrire l'égalité.

Le calcul décisif

sin⁡((2k+1)π2)=(−1)k\sin\left((2k+1)\dfrac\pi2\right)=(-1)^{k}
C'est lui qui produit l'alternance. Le vérifier sur k=0,1,2k=0,1,2.

LE RÉSULTAT — formule de Leibniz

∑k≥0(−1)k2k+1=1−13+15−17+⋯=π4\boxed{\sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1}=1-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\cdots=\dfrac\pi4}

⚠️ Série ALTERNÉE à termes décroissants Les sommes partielles encadrent la limite en oscillant :

0,744<π4≈0,785<0,8350{,}744 < \dfrac\pi4\approx 0{,}785 < 0{,}835
Contrôle fort : la limite est entre deux sommes partielles consécutives.

Convergence très lente Six termes ⟹\Longrightarrow une seule décimale ; il en faut une cinquantaine pour deux. C'est la contrepartie de la discontinuité du créneau (coefficients en 1n\frac1n).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Évaluer en un point de SAUT (t=0t=0 ou t=πt=\pi) et écrire l'égalité avec f(t)f(t).

Le résultat serait absurde : en t=0t=0, la série vaut 00 alors que f(0+)=1f(0^+)=1. La condition de continuité n'est pas décorative.

⚠️⚠️ Se tromper dans sin⁡((2k+1)π2)\sin\left((2k+1)\frac\pi2\right) et écrire 11 pour tout kk.

On obtiendrait ∑12k+1\sum\frac{1}{2k+1}, une série divergente — donc une égalité impossible avec un nombre fini.

Le contrôle : calculer les trois premiers sinus à la main.

⚠️ Oublier le facteur 4π\frac4\pi en isolant la somme. Il faut multiplier par π4\frac\pi4, pas par 4π\frac4\pi.

Le contrôle : la somme vaut ≈0,785\approx 0{,}785, donc moins que 11. Multiplier par 4π\frac4\pi donnerait 1,27>11{,}27>1 ✗

⚠️ Croire que la lenteur de convergence invalide le résultat. L'égalité est exacte ; c'est l'approximation numérique qui converge lentement.

⚠️ Sommer les termes dans le désordre. Cette série alternée n'est pas absolument convergente (∑12k+1\sum\frac{1}{2k+1} diverge) : son ordre compte. Réarranger les termes peut changer la limite (théorème de Riemann).

⚠️ Écrire ∑(−1)k2k+1\sum\frac{(-1)^k}{2k+1} à partir de k=1k=1. Elle commence à k=0k=0, dont le terme vaut 11.

⚠️ Ne pas contrôler numériquement. L'encadrement par deux sommes partielles consécutives coûte trois additions et valide tout.

À retenir
∑k≥0(−1)k2k+1=1−13+15−17+⋯=π4(formule de LEIBNIZ)\boxed{\sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1}=1-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\cdots=\dfrac\pi4} \qquad\text{(formule de LEIBNIZ)}

La méthode : évaluer la série de Fourier en un point bien choisi, où les deux membres sont connus. Ici t=π2t=\frac\pi2, où le créneau vaut 11.

DIRICHLET: continuiteˊ→f(t)SAUT→f(t−)+f(t+)2\boxed{\text{DIRICHLET} : \ \text{continuité} \to f(t) \qquad \text{SAUT} \to \dfrac{f(t^-)+f(t^+)}{2}}

⚠️⚠️ VÉRIFIER la continuité AVANT d'écrire l'égalité. En t=0t=0 (un saut), la série vaut 00 alors que f(0+)=1f(0^+)=1 — l'égalité y serait fausse.

Le calcul décisif : sin⁡((2k+1)π2)=(−1)k\sin\left((2k+1)\frac\pi2\right)=(-1)^{k} — c'est lui qui produit l'alternance. Le vérifier sur k=0,1,2k=0,1,2, car le supposer constant donnerait une série divergente.

⚠️ Série alternée : les sommes partielles ENCADRENT la limite en oscillant. 0,744<π4<0,8350{,}744<\frac\pi4<0{,}835 ✓

Convergence très lente (six termes, une seule décimale ; une cinquantaine pour deux) — c'est la contrepartie exacte de la discontinuité du créneau.

Réponse. ∑k≥0(−1)k2k+1=π4\displaystyle\sum_{k\ge0}\dfrac{(-1)^k}{2k+1}=\dfrac\pi4. (Recoupement : c'est la série de Leibniz, 1−13+15−⋯=π41-\tfrac13+\tfrac15-\cdots=\tfrac\pi4 ✓)
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Valeur de la série en un saut

DémonstrationDifficulté 3/5

Pour la dent de scie f(t)=tf(t)=t sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, déterminer la valeur de la série de Fourier en t=πt=\pi et l'interpréter.

Indices (3)

En t=πt=\pi le signal saute de π\pi (limite à gauche) à −π-\pi (limite à droite, par périodicité).

Dirichlet : S(π)=f(π−)+f(π+)2S(\pi)=\dfrac{f(\pi^-)+f(\pi^+)}2.

Vérifier que sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0 confirme le résultat.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le point de SAUT — le cas que C2 avait soigneusement évité, et qu'il faut maintenant regarder en face.

f(t)=tsur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=t \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}

⚠️⚠️ Que vaut ff en t=πt=\pi ? La question n'a pas de réponse simple, et c'est tout le sujet.

À gauche de π\pi, le signal suit f(t)=tf(t)=t, donc

f(π−)=πf(\pi^{-})=\pi

À droite de π\pi, la période suivante commence : ff y recommence à −π-\pi. Par 2π2\pi-périodicité,

f(π+)=f(π+−2π)=f(−π+)=−πf(\pi^{+})=f(\pi^{+}-2\pi)=f(-\pi^{+})=-\pi
le signal SAUTE de π aˋ −π, un saut d’amplitude 2π\boxed{\text{le signal SAUTE de } \pi \ \text{à} \ -\pi, \ \text{un saut d'amplitude } 2\pi}

Que fait la série en un tel point ? Le théorème de Dirichlet répond, et sa réponse est remarquable :

S(t0)=f(t0−)+f(t0+)2la MOYENNE des deux limites\boxed{S(t_0)=\dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2} \qquad\text{la MOYENNE des deux limites}}

ℹ️ La série « ne choisit pas de camp » : elle passe exactement au milieu du saut. C'est une propriété, pas un défaut — et elle est parfaitement déterminée, ce qui est plutôt satisfaisant pour un point où la fonction, elle, est ambiguë.

S(π)=π+(−π)2=0S(\pi)=\dfrac{\pi+(-\pi)}{2}=0

⚠️ On peut le vérifier directement sur la série, et c'est le meilleur contrôle : elle ne contient que des sin⁡(nπ)\sin(n\pi), qui sont tous nuls. La série ne pouvait pas donner autre chose que 00.

Les trois cas de Dirichlet, à connaître :

en t0t_0 la série converge vers
ff continue f(t0)f(t_0)
ff saute f(t0−)+f(t0+)2\dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2}
— (jamais vers l'une des deux limites seule)
Le calcul et son interprétation

1) Les deux limites en t=πt=\pi.

f(π−)=lim⁡t→π−t=πf(\pi^{-})=\lim_{t\to\pi^{-}}t=\pi

Pour la limite à droite, il faut utiliser la 2π2\pi-périodicité :

f(π+)=f(−π+)=lim⁡t→−π+t=−πf(\pi^{+})=f(-\pi^{+})=\lim_{t\to-\pi^{+}}t=-\pi

⚠️ C'est l'étape qu'on rate : oublier de « ramener » le point dans l'intervalle de définition. La fonction n'est définie que sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ ; ailleurs, elle se déduit par périodicité.

2) Le théorème de Dirichlet :

S(π)=f(π−)+f(π+)2=π+(−π)2=02S(\pi)=\dfrac{f(\pi^{-})+f(\pi^{+})}{2}=\dfrac{\pi+(-\pi)}{2}=\dfrac{0}{2}
S(π)=0\boxed{S(\pi)=0}

3) La vérification directe — et elle est imparable. La série de la dent de scie (B2) ne contient que des sinus :

S(t)=∑n≥12(−1)n+1nsin⁡(nt)S(t)=\sum_{n\geq 1}\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}\sin(nt)

En t=πt=\pi :

S(π)=∑n≥12(−1)n+1nsin⁡(nπ)⏟= 0=0✓S(\pi)=\sum_{n\geq 1}\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}\underbrace{\sin(n\pi)}_{=\,0}=0 \quad\checkmark

⚠️⚠️ Tous les termes sont nuls — la série ne pouvait pas donner autre chose. Deux voies indépendantes, un seul résultat.

ℹ️ C'est un contrôle très fort : le théorème prédit 00, et le calcul direct le confirme sans invoquer le théorème.

L'interprétation — ce qu'il faut dire.

la seˊrie ne reproduit PAS f au point de saut, et c’est normal\boxed{\text{la série ne reproduit PAS } f \text{ au point de saut, et c'est normal}}

Trois remarques :

a) La série vaut 00, la fonction « vaut » π\pi. L'écart est de π\pi — considérable. Mais c'est en un point isolé, et cela n'affecte en rien la qualité de l'approximation ailleurs.

ℹ️ Une série de Fourier reconstitue le signal « presque partout » : elle peut différer en un nombre fini de points par période, ceux où le signal saute.

b) Ce n'est pas une limitation de la méthode, c'est une nécessité. La somme partielle en t0t_0 est une moyenne de ff autour de t0t_0, à poids symétriques (le noyau de Dirichlet est pair) : les deux côtés du saut pèsent autant. D'où le milieu.

c) Le lien avec la valeur en t=0t=0. Pour la dent de scie, t=0t=0 est un point de continuité (f(0)=0f(0)=0), et la série y vaut aussi 00 — mais pour une raison différente :

point nature pourquoi S=0S=0
t=0t=0 continuité f(0)=0f(0)=0
t=πt=\pi SAUT moyenne de π\pi et −π-\pi

⚠️ Même valeur, deux justifications distinctes. L'exercice demande de savoir laquelle s'applique — c'est le sens de « interpréter ».

Le phénomène de Gibbs, en prime. Près d'un saut, les sommes partielles dépassent de ≈9 %\approx 9\ \% l'amplitude du saut, quel que soit le nombre de termes.

le deˊpassement de Gibbs ne disparaıˆt JAMAIS — il se reˊtreˊcit sans s’atteˊnuer\boxed{\text{le dépassement de Gibbs ne disparaît JAMAIS — il se rétrécit sans s'atténuer}}

ℹ️ C'est visible sur tout oscilloscope numérique affichant un signal carré reconstruit : les « oreilles » aux transitions. C'est le sujet de C6.

Rappel de cours

⚠️⚠️ THÉORÈME DE DIRICHLET

S(t0)=f(t0−)+f(t0+)2\boxed{S(t_0)=\dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2}}
En un point de continuité, cela redonne f(t0)f(t_0) ; en un saut, la moyenne des deux limites.

Pour la dent de scie en t=πt=\pi

f(π−)=πf(π+)=f(−π+)=−π⟹S(π)=0f(\pi^{-})=\pi \qquad f(\pi^{+})=f(-\pi^{+})=-\pi \qquad\Longrightarrow\qquad S(\pi)=0

⚠️ La limite à droite se calcule PAR PÉRIODICITÉ ff n'est définie que sur ]−π;π[]-\pi;\pi[ : il faut ramener le point dans cet intervalle.

Vérification directe

S(π)=∑2(−1)n+1nsin⁡(nπ)⏟=0=0S(\pi)=\sum\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}\underbrace{\sin(n\pi)}_{=0}=0
Tous les termes sont nuls — la série ne pouvait pas donner autre chose.

Pourquoi le MILIEU La somme partielle en t0t_0 est une moyenne de ff autour de t0t_0, à poids symétriques (noyau de Dirichlet pair) : les deux côtés du saut pèsent autant. D'où le milieu.

ℹ️ Une série de Fourier reconstitue le signal « presque partout » Elle peut différer en un nombre fini de points par période — ceux où le signal saute.

PHÉNOMÈNE DE GIBBS Près d'un saut, les sommes partielles dépassent de ≈9 %\approx 9\ \%, et ce dépassement ne disparaît jamais : il se rétrécit sans s'atténuer (C6).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Répondre S(π)=πS(\pi)=\pi en croyant que la série reproduit ff partout.

Le contrôle : la série ne contient que des sin⁡(nπ)\sin(n\pi), tous nuls. Elle vaut 00, c'est un fait de calcul.

⚠️⚠️ Oublier la périodicité pour la limite à droite, et écrire f(π+)=πf(\pi^+)=\pi (ou ne pas savoir la calculer).

Le contrôle : le signal recommence après π\pi ; il repart de −π-\pi. Dessiner deux périodes lève tout doute.

⚠️ Croire que la série « se trompe ». Elle donne la moyenne des deux limites, comme le prévoit Dirichlet. C'est une propriété du théorème, pas une approximation ratée.

⚠️ Conclure que la série est inutilisable près des sauts. Elle converge parfaitement partout ailleurs ; seul le point isolé diffère.

⚠️ Confondre le cas de t=0t=0 et celui de t=πt=\pi. Les deux donnent 00, mais l'un est un point de continuité et l'autre un saut. L'énoncé demande d'interpréter — donc de dire lequel.

⚠️ Croire que le phénomène de Gibbs finit par disparaître en prenant assez de termes. Il ne disparaît jamais : il se resserre autour du saut, mais son amplitude reste à 9 %9\ \%.

⚠️ Appliquer Dirichlet sans vérifier ses hypothèses. Le théorème exige que ff soit de classe C1\mathcal{C}^1 par morceaux — la continuité par morceaux ne suffit pas. C'est le cas ici, mais ce n'est pas automatique.

À retenir
S(t0)=f(t0−)+f(t0+)2(theˊoreˋme de DIRICHLET)\boxed{S(t_0)=\dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2}} \qquad\text{(théorème de DIRICHLET)}

Pour la dent de scie en t=πt=\pi :

f(π−)=πf(π+)=peˊriodiciteˊf(−π+)=−π⟹S(π)=0f(\pi^{-})=\pi \qquad f(\pi^{+})\overset{\text{périodicité}}{=}f(-\pi^{+})=-\pi \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{S(\pi)=0}

⚠️ La limite à DROITE se calcule par PÉRIODICITÉ — le signal recommence à −π-\pi. Dessiner deux périodes lève tout doute.

Vérification directe et imparable : la série ne contient que des sin⁡(nπ)\sin(n\pi), tous nuls. Deux voies indépendantes, un seul résultat.

Pourquoi le milieu : la somme partielle en t0t_0 moyenne ff avec des poids symétriques autour de t0t_0 (noyau de Dirichlet pair) — les deux côtés du saut pèsent autant.

ℹ️ Une série de Fourier reconstitue le signal « presque partout » — elle peut différer en un nombre fini de points par période.

⚠️ En t=0t=0 la série vaut aussi 00, mais parce que ff y est CONTINUE — même valeur, justification différente. C'est ce que « interpréter » demande.

GIBBS : près d'un saut, dépassement de ≈9 %\approx 9\ \% qui ne disparaît jamais (C6).

Réponse. S(π)=0S(\pi)=0, moyenne des deux limites au saut. (Recoupement : en un saut la série « coupe la marche en deux » ✓)
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Somme des inverses des carrés impairs

DémonstrationDifficulté 3/5

À partir de la série de Fourier du triangle f(t)=∣t∣f(t)=|t| (a0=π2a_0=\tfrac\pi2, an=−4πn2a_n=-\tfrac4{\pi n^2} pour nn impair), évaluer en t=0t=0 pour établir ∑k≥01(2k+1)2=π28\displaystyle\sum_{k\ge0}\dfrac1{(2k+1)^2}=\dfrac{\pi^2}8.

Indices (3)

ff est continue en 00 et f(0)=0f(0)=0, donc S(0)=0S(0)=0.

En t=0t=0, cos⁡(n⋅0)=1\cos(n\cdot0)=1.

Isoler la somme sur les rangs impairs.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le même mécanisme qu'en C2 — évaluer la série en un point choisi — mais sur le triangle, et le résultat est une somme encore plus célèbre.

Les ingrédients (B3) :

f(t)=∣t∣a0=π2an=−4πn2 (n impair)bn=0f(t)=|t| \qquad a_0=\dfrac\pi2 \qquad a_n=-\dfrac{4}{\pi n^{2}} \ (n \text{ impair}) \qquad b_n=0
∣t∣=π2−4π∑k≥0cos⁡((2k+1)t)(2k+1)2\boxed{|t|=\dfrac\pi2-\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\cos\big((2k+1)t\big)}{(2k+1)^{2}}}

Le point choisi : t=0t=0, et le choix est excellent pour trois raisons :

1) ff y est CONTINUE. Le triangle ∣t∣|t| n'a aucun saut — il a un angle en 00, ce qui est très différent :

lim⁡t→0−∣t∣=0=lim⁡t→0+∣t∣=f(0)\lim_{t\to 0^{-}}|t|=0=\lim_{t\to 0^{+}}|t|=f(0)

⚠️⚠️ Un ANGLE n'est pas un SAUT. Le triangle est continu partout ; il n'est simplement pas dérivable en 00. Dirichlet s'applique donc pleinement, et la série vaut exactement f(0)=0f(0)=0.

2) cos⁡0=1\cos 0=1 — tous les cosinus valent 11, ce qui fait disparaître la dépendance en tt.

3) f(0)=0f(0)=0 — le membre de gauche est le plus simple possible.

le bon point est celui ouˋ les DEUX membres se simplifient\boxed{\text{le bon point est celui où les DEUX membres se simplifient}}

ℹ️ Comparaison avec C2 : là, le point de continuité valait 11 et les sinus alternaient ; ici, le point vaut 00 et les cosinus valent tous 11. Deux choix différents, même méthode.

Ce qu'on va obtenir :

0=π2−4π∑k≥01(2k+1)2⟹∑k≥01(2k+1)2=π280=\dfrac\pi2-\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}=\dfrac{\pi^{2}}{8}

⚠️ Cette série est à termes POSITIFS, contrairement à celle de Leibniz : elle approche sa limite par en dessous, sans osciller — mais pas plus vite (après NN termes, les deux erreurs valent environ 14N\frac{1}{4N}).

La démonstration

On écrit la série, avec a0=π2a_0=\frac\pi2, an=−4πn2a_n=-\frac{4}{\pi n^2} pour nn impair, bn=0b_n=0 :

∣t∣=π2+∑n impair(−4πn2)cos⁡(nt)=π2−4π∑k≥0cos⁡((2k+1)t)(2k+1)2|t|=\dfrac\pi2+\sum_{n \text{ impair}}\left(-\dfrac{4}{\pi n^{2}}\right)\cos(nt)=\dfrac\pi2-\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\cos\big((2k+1)t\big)}{(2k+1)^{2}}

On évalue en t=0t=0.

À gauche — le triangle est continu en 00 (angle, pas saut), donc Dirichlet donne :

f(0)=∣0∣=0f(0)=|0|=0

À droite — tous les cosinus valent 11 :

cos⁡((2k+1)×0)=cos⁡0=1\cos\big((2k+1)\times 0\big)=\cos 0=1
0=π2−4π∑k≥01(2k+1)20=\dfrac\pi2-\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}

On isole la somme. D'abord on l'amène à gauche :

4π∑k≥01(2k+1)2=π2\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}=\dfrac\pi2

Puis on multiplie par π4\dfrac\pi4 :

∑k≥01(2k+1)2=π2×π4\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}=\dfrac\pi2\times\dfrac\pi4
∑k≥01(2k+1)2=1+19+125+149+⋯=π28\boxed{\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}=1+\dfrac19+\dfrac{1}{25}+\dfrac{1}{49}+\cdots=\dfrac{\pi^{2}}{8}}

Les contrôles.

a) Le contrôle numérique :

termes somme partielle
11 11
+19+\frac19 1,1111{,}111
+125+\frac{1}{25} 1,1511{,}151
+149+\frac{1}{49} 1,1721{,}172
+181+\frac{1}{81} 1,1841{,}184
π28≈1,2337\dfrac{\pi^{2}}{8}\approx 1{,}2337

⚠️ Les sommes partielles croissent vers la limite, par en dessous — c'est le comportement d'une série à termes positifs (contrairement à Leibniz, qui oscillait autour).

termes positifs ⟹ approche MONOTONE, par en dessous\boxed{\text{termes positifs} \ \Longrightarrow \ \text{approche MONOTONE, par en dessous}}

ℹ️ Un contrôle simple en découle : toute somme partielle doit être inférieure à π28\frac{\pi^2}{8}. Ici 1,183<1,2341{,}183<1{,}234 ✓

b) La comparaison des vitesses. Après cinq termes :

série somme partielle limite écart
Leibniz (1n\frac1n) 0,8350{,}835 0,7850{,}785 6 %6\ \%
celle-ci (1n2\frac{1}{n^{2}}) 1,1831{,}183 1,2341{,}234 4 %4\ \%

Mais les écarts absolus sont presque égaux (0,0500{,}050 environ), et ils décroissent ensuite au même rythme : environ 14N\frac{1}{4N} après NN termes, pour l'une comme pour l'autre.

⚠️ La RÉGULARITÉ du signal (le triangle est continu, le créneau non) accélère la convergence de la série de Fourier vers le signal — pas celle d'une série numérique qu'on en extrait en un point.

c) Le lien avec le problème de Bâle. On sait par D3 que

∑n≥11n2=π26\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac{\pi^{2}}{6}

Séparons pairs et impairs :

∑n≥11n2⏟π2/6=∑n impair1n2⏟?+∑n pair1n2⏟∑m1(2m)2=14∑m1m2\underbrace{\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}}}_{\pi^{2}/6}=\underbrace{\sum_{n \text{ impair}}\dfrac{1}{n^{2}}}_{?}+\underbrace{\sum_{n \text{ pair}}\dfrac{1}{n^{2}}}_{\sum_{m}\frac{1}{(2m)^{2}}=\frac14\sum_m\frac{1}{m^2}}
π26=(∑n impair1n2)+14×π26\dfrac{\pi^{2}}{6}=\left(\sum_{n \text{ impair}}\dfrac{1}{n^{2}}\right)+\dfrac14\times\dfrac{\pi^{2}}{6}
∑n impair1n2=π26(1−14)=π26×34=π28✓\sum_{n \text{ impair}}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac{\pi^{2}}{6}\left(1-\dfrac14\right)=\dfrac{\pi^{2}}{6}\times\dfrac34=\dfrac{\pi^{2}}{8} \quad\checkmark

⚠️⚠️ Contrôle INDÉPENDANT et remarquable : la somme des impairs se déduit de la somme totale, sans aucune série de Fourier. Les deux voies concordent.

les impairs repreˊsentent 34 du total\boxed{\text{les impairs représentent } \dfrac34 \text{ du total}}

ℹ️ L'astuce « pairs = 14\frac14 du total » vient de 1(2m)2=14⋅1m2\frac{1}{(2m)^2}=\frac14\cdot\frac{1}{m^2}. Elle resservira en D1 et D2.

Rappel de cours

La méthode (comme C2)

eˊvaluer la seˊrie en un point BIEN CHOISI, puis isoler la somme\text{évaluer la série en un point BIEN CHOISI, puis isoler la somme}
Le bon point est celui où les DEUX membres se simplifient. Ici t=0t=0 : f(0)=0f(0)=0 et cos⁡0=1\cos 0=1.

⚠️⚠️ UN ANGLE N'EST PAS UN SAUT ∣t∣|t| est continue en 00 (elle n'y est pas dérivable). Dirichlet s'applique pleinement : la série vaut exactement f(0)=0f(0)=0.

LE RÉSULTAT

∑k≥01(2k+1)2=1+19+125+⋯=π28\boxed{\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}=1+\dfrac19+\dfrac{1}{25}+\cdots=\dfrac{\pi^{2}}{8}}

⚠️ Série à TERMES POSITIFS Approche monotone, par en dessous — contrairement à Leibniz, qui oscillait autour de sa limite. Contrôle : toute somme partielle doit être <π28<\frac{\pi^2}{8}.

Vitesse : les coefficients en 1n2\frac{1}{n^2} (signal continu) font converger la série de Fourier vers le signal bien plus vite que ceux en 1n\frac1n — mais la série numérique ∑1(2k+1)2\sum\frac{1}{(2k+1)^2} ne converge pas plus vite que celle de Leibniz (erreur ≈14N\approx\frac{1}{4N} après NN termes pour les deux).

⚠️⚠️ CONTRÔLE INDÉPENDANT — séparer pairs et impairs

∑n pair1n2=14∑n≥11n2⟹∑n impair=34×π26=π28\sum_{n \text{ pair}}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac14\sum_{n\geq 1}\dfrac{1}{n^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \sum_{n \text{ impair}}=\dfrac34\times\dfrac{\pi^{2}}{6}=\dfrac{\pi^{2}}{8}
Sans aucune série de Fourier. L'astuce vient de 1(2m)2=14⋅1m2\frac{1}{(2m)^2}=\frac14\cdot\frac{1}{m^2} — elle resservira en D1 et D2.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Croire que t=0t=0 est un point de saut parce que le triangle y forme un angle.

La distinction est essentielle : ∣t∣|t| est continue en 00 (les deux limites valent 00), simplement non dérivable. Dirichlet donne donc f(0)=0f(0)=0, pas une moyenne.

⚠️⚠️ Se tromper de signe en isolant la somme. L'équation est 0=π2−4πS0=\frac\pi2-\frac4\pi S, donc 4πS=π2\frac4\pi S=\frac\pi2, donc S=π28S=\frac{\pi^2}{8}.

Le contrôle : SS doit être positive (tous ses termes le sont) et supérieure à 11 (son premier terme vaut 11). π28≈1,234\frac{\pi^2}{8}\approx 1{,}234 ✓

⚠️ Oublier le a0=π2a_0=\frac\pi2. Sans lui, on obtiendrait S=0S=0 — absurde pour une série à termes positifs.

⚠️ Écrire cos⁡((2k+1)×0)=0\cos\big((2k+1)\times 0\big)=0. C'est cos⁡0=1\cos 0=1.

⚠️ Sommer sur tous les nn au lieu des seuls impairs. On obtiendrait π26\frac{\pi^2}{6}, pas π28\frac{\pi^2}{8} — les deux se ressemblent, d'où la confusion.

Le contrôle : π26≈1,645\frac{\pi^2}{6}\approx 1{,}645 contre π28≈1,234\frac{\pi^2}{8}\approx 1{,}234. Les sommes partielles (1,1831{,}183) tranchent.

⚠️ Croire que la convergence lente invalide le résultat. L'égalité est exacte.

⚠️ Ne pas faire le contrôle pairs/impairs. Il est indépendant de toute la machinerie de Fourier et confirme le résultat en trois lignes.

À retenir
∣t∣=π2−4π∑k≥0cos⁡((2k+1)t)(2k+1)2→ t=0 ∑k≥01(2k+1)2=π28|t|=\dfrac\pi2-\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\cos\big((2k+1)t\big)}{(2k+1)^{2}} \qquad\xrightarrow{\ t=0\ }\qquad \boxed{\sum_{k\geq 0}\dfrac{1}{(2k+1)^{2}}=\dfrac{\pi^{2}}{8}}

⚠️⚠️ UN ANGLE N'EST PAS UN SAUT. ∣t∣|t| est continue en 00 (non dérivable, ce qui est autre chose) — Dirichlet s'applique pleinement et la série vaut exactement 00.

Le bon point est celui où les DEUX membres se simplifient : ici f(0)=0f(0)=0 et cos⁡0=1\cos 0=1.

⚠️ Série à TERMES POSITIFS : approche monotone par en dessous, contrairement à Leibniz qui oscillait. Contrôle : toute somme partielle est <1,234<1{,}234.

CONTROˆLE INDEˊPENDANT: ∑pairs1n2=14∑tous ⟹ ∑impairs=34×π26=π28\boxed{\text{CONTRÔLE INDÉPENDANT} : \ \sum_{\text{pairs}}\dfrac{1}{n^{2}}=\dfrac14\sum_{\text{tous}} \ \Longrightarrow \ \sum_{\text{impairs}}=\dfrac34\times\dfrac{\pi^{2}}{6}=\dfrac{\pi^{2}}{8}}

Sans aucune série de Fourier — l'astuce vient de 1(2m)2=14⋅1m2\frac{1}{(2m)^2}=\frac14\cdot\frac{1}{m^2}, et elle resservira en D1 et D2.

⚠️ Ne pas confondre π26≈1,645\frac{\pi^2}{6}\approx 1{,}645 (tous les nn) et π28≈1,234\frac{\pi^2}{8}\approx 1{,}234 (impairs seuls).

Réponse. ∑k≥01(2k+1)2=π28\displaystyle\sum_{k\ge0}\dfrac1{(2k+1)^2}=\dfrac{\pi^2}8. (Recoupement : retrouvé par Parseval sur le créneau en D1 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Fondamental et harmoniques

ApplicationDifficulté 3/5

Pour le créneau impair ±1\pm1 (T=2πT=2\pi), donner la fréquence et l'amplitude du fondamental, puis l'amplitude de l'harmonique de rang 33.

Indices (3)

L'amplitude de l'harmonique de rang nn est An=an2+bn2=∣bn∣A_n=\sqrt{a_n^2+b_n^2}=|b_n| ici.

Fondamental : n=1n=1 ; harmonique 3 : n=3n=3.

Le fondamental a la pulsation ω=1\omega=1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le vocabulaire du SPECTRE — celui qu'emploie tout technicien devant un analyseur.

FONDAMENTAL=l’harmonique de rang 1HARMONIQUE de rang n : freˊquence n f\boxed{\text{FONDAMENTAL} = \text{l'harmonique de rang } 1 \qquad\qquad \text{HARMONIQUE de rang } n \ : \ \text{fréquence } n\,f}

Trois grandeurs à donner, et il ne faut pas les confondre :

grandeur ce que c'est pour le rang nn
fréquence n fn\,f où f=1Tf=\frac1T en hertz
pulsation n ωn\,\omega en rad/s
amplitude an2+bn2\sqrt{a_n^{2}+b_n^{2}} dans l'unité du signal

⚠️ Ici an=0a_n=0, donc l'amplitude se réduit à ∣bn∣|b_n| — mais la formule générale est celle du tableau, et il faut la connaître (D5).

Les données (B1) : T=2πT=2\pi, an=0a_n=0, bn=4nπb_n=\frac{4}{n\pi} pour nn impair.

f=1T=12π≈0,159 Hzf=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{2\pi}\approx 0{,}159\ \text{Hz}

⚠️⚠️ NE PAS confondre fréquence et pulsation. Ici ω=1\omega=1 rad/s et f=12π≈0,159f=\frac{1}{2\pi}\approx 0{,}159 Hz. L'énoncé demande la FRÉQUENCE.

Les amplitudes :

A1=∣b1∣=4π≈1,273A3=∣b3∣=43π≈0,424A_1=|b_1|=\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273 \qquad\qquad A_3=|b_3|=\dfrac{4}{3\pi}\approx 0{,}424
A3A1=13\boxed{\dfrac{A_3}{A_1}=\dfrac13}

ℹ️ Le rapport est exactement 13\frac13 — conséquence directe de la décroissance en 1n\frac1n. L'harmonique 3 fait un tiers du fondamental, et l'harmonique 5 un cinquième.

⚠️ L'harmonique de rang 2 est ABSENT (amplitude nulle), et c'est ce qui caractérise le créneau. Un spectre à raies impaires seulement — voir D5.

Les trois réponses

1) La fréquence du fondamental.

T=2π⟹f=1T=12πT=2\pi \qquad\Longrightarrow\qquad f=\dfrac1T=\dfrac{1}{2\pi}
f≈0,159 Hz\boxed{f\approx 0{,}159\ \text{Hz}}

La pulsation correspondante, pour mémoire :

ω=2πf=2π×12π=1 rad/s\omega=2\pi f=2\pi\times\dfrac{1}{2\pi}=1\ \text{rad/s}

⚠️ Les deux nombres sont très différents (0,1590{,}159 contre 11) : lire attentivement ce que l'énoncé demande.

2) L'amplitude du fondamental.

A1=a12+b12=02+(4π)2=4πA_1=\sqrt{a_1^{2}+b_1^{2}}=\sqrt{0^{2}+\left(\dfrac4\pi\right)^{2}}=\dfrac{4}{\pi}
A1=4π≈1,273\boxed{A_1=\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273}

⚠️ Le fondamental DÉPASSE le créneau lui-même (1,273>11{,}273>1), comme on l'avait vu en A5. Ce n'est pas une erreur — c'est la première manifestation de ce que C6 examinera.

3) L'amplitude de l'harmonique de rang 3.

A3=∣b3∣=43πA_3=|b_3|=\dfrac{4}{3\pi}
A3=43π≈0,424\boxed{A_3=\dfrac{4}{3\pi}\approx 0{,}424}

Sa fréquence est 3f=32π≈0,4773f=\dfrac{3}{2\pi}\approx 0{,}477 Hz.

Les contrôles.

a) Le rapport des amplitudes.

A3A1=4/(3π)4/π=13✓\dfrac{A_3}{A_1}=\dfrac{4/(3\pi)}{4/\pi}=\dfrac{1}{3} \quad\checkmark

ℹ️ Cohérent avec la décroissance en 1n\frac1n. Sur un signal continu (le triangle), le rapport serait 19\frac19 — neuf fois moins.

b) L'ordre de grandeur. L'harmonique 3 vaut un tiers du fondamental : il est loin d'être négligeable. C'est pourquoi il faut beaucoup d'harmoniques pour reconstruire un créneau.

c) Le contrôle par l'énergie. La formule de Parseval (D1) donne

moyenne de f2=12∑nAn2=1\text{moyenne de } f^{2}=\dfrac12\sum_{n}A_n^{2}=1

Vérifions ce que portent les deux premiers harmoniques :

12(A12+A32)=12(1,621+0,180)≈0,90\dfrac12\left(A_1^{2}+A_3^{2}\right)=\dfrac12\left(1{,}621+0{,}180\right)\approx 0{,}90
le fondamental et l’harmonique 3 portent deˊjaˋ 90 % de l’eˊnergie\boxed{\text{le fondamental et l'harmonique 3 portent déjà } 90\ \% \text{ de l'énergie}}

⚠️⚠️ Et pourtant l'approximation à deux termes est visuellement mauvaise (C6). L'énergie et la ressemblance visuelle ne sont pas la même chose : 90 %90\ \% de l'énergie ne fait pas 90 %90\ \% de la forme.

ℹ️ C'est un fait important en traitement du signal : les harmoniques de rang élevé portent peu d'énergie mais beaucoup d'information sur les transitions. C'est pour cela qu'un filtre passe-bas « arrondit » les fronts.

d) La lecture physique du spectre.

rang fréquence amplitude présent ?
11 ff 1,2731{,}273 ✓
22 2f2f 00 absent
33 3f3f 0,4240{,}424 ✓
44 4f4f 00 absent
55 5f5f 0,2550{,}255 ✓

⚠️ Un analyseur de spectre montrerait une raie sur deux — c'est la signature visuelle du créneau, et c'est ce qui le distingue immédiatement d'une dent de scie (qui a toutes les raies).

Rappel de cours

Vocabulaire

FONDAMENTAL=rang 1HARMONIQUE de rang n:freˊquence n f\text{FONDAMENTAL} = \text{rang } 1 \qquad \text{HARMONIQUE de rang } n : \text{fréquence } n\,f

Les trois grandeurs

freˊquence n f (Hz)pulsation n ω (rad/s)amplitude An=an2+bn2\text{fréquence } n\,f \ (\text{Hz}) \qquad \text{pulsation } n\,\omega \ (\text{rad/s}) \qquad \text{amplitude } A_n=\sqrt{a_n^{2}+b_n^{2}}
⚠️ Fréquence ≠\neq pulsation : ici f≈0,159f\approx 0{,}159 Hz et ω=1\omega=1 rad/s.

Les réponses

f=12π≈0,159 HzA1=4π≈1,273A3=43π≈0,424f=\dfrac{1}{2\pi}\approx 0{,}159\ \text{Hz} \qquad A_1=\dfrac4\pi\approx 1{,}273 \qquad A_3=\dfrac{4}{3\pi}\approx 0{,}424

Rapport des amplitudes

A3A1=13(deˊcroissance en 1n)\dfrac{A_3}{A_1}=\dfrac13 \qquad\text{(décroissance en } \tfrac1n)
Sur le triangle (continu anguleux, B3) ce serait 19\frac19.

⚠️ Le fondamental dépasse le signal (1,273>11{,}273>1) — voir C6.

⚠️⚠️ ÉNERGIE ≠\neq RESSEMBLANCE VISUELLE Le fondamental et l'harmonique 3 portent déjà 90 % de l'énergie, et l'approximation reste visuellement mauvaise. ℹ️ Les harmoniques élevés portent peu d'énergie mais beaucoup d'information sur les transitions — c'est pourquoi un filtre passe-bas arrondit les fronts.

Signature spectrale Créneau : une raie sur deux (rangs impairs). Dent de scie : toutes les raies.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Répondre ω=1\omega=1 quand on demande la fréquence. f=ω2π≈0,159f=\frac{\omega}{2\pi}\approx 0{,}159 Hz.

Le contrôle : les unités. Une fréquence est en hertz, une pulsation en rad/s.

⚠️ Répondre f=2πf=2\pi en inversant la relation. f=1Tf=\frac1T, et T=2πT=2\pi, donc f=12πf=\frac{1}{2\pi}.

Le contrôle : une période longue (2π≈6,282\pi\approx 6{,}28 s) donne une fréquence basse.

⚠️ Donner A3=4πA_3=\frac{4}{\pi} en oubliant le n=3n=3 au dénominateur.

Le contrôle : le rapport A3A1\frac{A_3}{A_1} doit valoir 13\frac13.

⚠️ Croire que l'harmonique 3 est le troisième terme non nul. C'est le rang 33, donc le deuxième terme présent (le rang 2 étant absent). Rang et position dans la liste sont deux choses différentes.

⚠️ Utiliser An=∣bn∣A_n=|b_n| comme si c'était la formule générale. C'est an2+bn2\sqrt{a_n^2+b_n^2} ; ici an=0a_n=0, d'où la simplification — mais elle ne vaut que dans ce cas.

⚠️ Croire que 90 %90\ \% de l'énergie signifie une bonne approximation visuelle. Les deux notions sont distinctes — c'est précisément l'objet de C6.

⚠️ Oublier de préciser la fréquence de l'harmonique 3. Elle vaut 3f3f, pas ff.

À retenir
f=1T=12π≈0,159 HzA1=4π≈1,273A3=43π≈0,424\boxed{f=\dfrac1T=\dfrac{1}{2\pi}\approx 0{,}159\ \text{Hz} \qquad A_1=\dfrac4\pi\approx 1{,}273 \qquad A_3=\dfrac{4}{3\pi}\approx 0{,}424}
An=an2+bn2(ici an=0, donc An=∣bn∣)A_n=\sqrt{a_n^{2}+b_n^{2}} \qquad\text{(ici } a_n=0, \text{ donc } A_n=|b_n|)

⚠️⚠️ FRÉQUENCE ≠\neq PULSATION : f≈0,159f\approx 0{,}159 Hz contre ω=1\omega=1 rad/s. Lire ce que l'énoncé demande.

A3A1=13(deˊcroissance en 1n — sur le triangle, continu, ce serait 19)\dfrac{A_3}{A_1}=\dfrac13 \qquad\text{(décroissance en } \tfrac1n \text{ — sur le triangle, continu, ce serait } \tfrac19)

⚠️ Le rang 3 est le DEUXIÈME terme présent — le rang 2 est absent. Rang et position dans la liste diffèrent.

⚠️⚠️ ÉNERGIE ≠\neq RESSEMBLANCE VISUELLE : le fondamental et le rang 3 portent déjà 90 % de l'énergie, et l'approximation reste visuellement mauvaise (C6). Les harmoniques élevés portent peu d'énergie mais beaucoup d'information sur les transitions.

Signature spectrale du créneau : une raie sur deux.

Réponse. Fondamental : f=12π≈0,159f=\tfrac1{2\pi}\approx0{,}159 Hz (ω=1\omega=1 rad/s), A1=4πA_1=\tfrac4\pi ; harmonique 3 : A3=43πA_3=\tfrac4{3\pi}. (Recoupement : A3/A1=1/3A_3/A_1=1/3, décroissance en 1/n1/n ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Approximation par les premiers harmoniques

ApplicationDifficulté 3/5

Écrire l'approximation du créneau impair ±1\pm1 par la somme partielle allant jusqu'à l'harmonique de rang 55 (somme des trois premiers termes non nuls).

Indices (3)

On garde les rangs impairs n=1,3,5n=1,3,5.

b1=4πb_1=\tfrac4\pi, b3=43πb_3=\tfrac4{3\pi}, b5=45πb_5=\tfrac4{5\pi}.

Sommer les sinus correspondants.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La somme partielle — ce qu'on obtient en s'arrêtant après quelques harmoniques, c'est-à-dire ce que fait tout appareil réel.

SN(t)=la seˊrie TRONQUEˊE au rang N\boxed{S_N(t)=\text{la série TRONQUÉE au rang } N}

« Jusqu'à l'harmonique de rang 55 », c'est-à-dire les trois premiers termes non nuls (rangs 11, 33, 55 — les rangs pairs étant absents) :

S5(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5]\boxed{S_5(t)=\dfrac{4}{\pi}\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}\right]}

⚠️ « Trois termes » et « rang 5 » désignent la même chose ici, parce qu'un rang sur deux est absent. Sur la dent de scie, où tous les rangs sont présents, « rang 5 » ferait cinq termes. Lire l'énoncé.

Ce que cette somme fait, et ne fait pas.

elle approche bien le PLATEAU, et mal les TRANSITIONS\boxed{\text{elle approche bien le PLATEAU, et mal les TRANSITIONS}}

ℹ️ C'est la difficulté fondamentale : chaque sin⁡(nt)\sin(nt) est une courbe lisse, et une somme finie de courbes lisses ne peut pas produire un saut vertical. Il faut une infinité de termes pour créer une discontinuité.

Et il se produit quelque chose de plus subtil que « ça approche mal » :

PHEˊNOMEˋNE DE GIBBS : preˋs du saut, la somme partielle DEˊPASSE toujours\boxed{\text{PHÉNOMÈNE DE GIBBS : près du saut, la somme partielle DÉPASSE toujours}}

⚠️⚠️ Ce dépassement ne disparaît PAS quand on ajoute des termes. Il se rétrécit (il se rapproche du saut) mais son amplitude reste la même. C'est ce qui rend le phénomène célèbre : ajouter des harmoniques ne le supprime pas.

On va le mesurer — c'est le meilleur moyen de le comprendre.

L'approximation, et ce qu'elle vaut

L'écriture demandée. On reprend la série (C1) et on garde les trois premiers termes non nuls :

S5(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5]\boxed{S_5(t)=\dfrac{4}{\pi}\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}\right]}

En valeurs numériques :

S5(t)≈1,273sin⁡t+0,424sin⁡3t+0,255sin⁡5tS_5(t)\approx 1{,}273\sin t+0{,}424\sin 3t+0{,}255\sin 5t

Évaluons-la en t=π2t=\dfrac\pi2, où le créneau vaut exactement 11 :

sin⁡π2=1sin⁡3π2=−1sin⁡5π2=1\sin\dfrac\pi2=1 \qquad \sin\dfrac{3\pi}{2}=-1 \qquad \sin\dfrac{5\pi}{2}=1
S5(π2)=4π[1−13+15]=4π×15−5+315=4π×1315S_5\left(\dfrac\pi2\right)=\dfrac4\pi\left[1-\dfrac13+\dfrac15\right]=\dfrac4\pi\times\dfrac{15-5+3}{15}=\dfrac4\pi\times\dfrac{13}{15}
S5(π2)=5215π≈1,103\boxed{S_5\left(\dfrac\pi2\right)=\dfrac{52}{15\pi}\approx 1{,}103}

⚠️ L'écart avec 11 est de 10,3 %10{,}3\ \% — au milieu du plateau, là où le signal est parfaitement plat. L'approximation « ondule » autour de la valeur cible.

Le tableau de convergence en ce point :

termes rangs SN(π2)S_N\left(\frac\pi2\right)
11 11 1,2731{,}273
22 1,31,3 0,8490{,}849
33 1,3,51,3,5 1,1031{,}103
1010 jusqu'à 1919 0,9680{,}968
5050 jusqu'à 9999 0,9940{,}994

⚠️ Les valeurs OSCILLENT autour de 11 en s'en rapprochant — c'est le comportement d'une série alternée (C2). La convergence est lente mais sûre.

LE PHÉNOMÈNE DE GIBBS — mesuré. Cherchons non plus la valeur en un point, mais le maximum de la somme partielle :

termes maximum de SNS_N dépassement
33 1,1881{,}188 18,8 %18{,}8\ \%
1010 1,1801{,}180 18,0 %18{,}0\ \%
5050 1,1791{,}179 17,9 %17{,}9\ \%
le deˊpassement NE DEˊCROIˆT PAS — il tend vers ≈17,9 %\boxed{\text{le dépassement NE DÉCROÎT PAS — il tend vers } \approx 17{,}9\ \%}

⚠️⚠️ C'est le fait remarquable, et il surprend toujours. En un point fixé (t=π2t=\frac\pi2), la somme converge bien vers 11. Mais le maximum, lui, reste à 1,1791{,}179 — parce qu'il se déplace vers le saut à mesure qu'on ajoute des termes.

convergence en chaque point ≠ convergence uniforme\boxed{\text{convergence en chaque point} \ \neq \ \text{convergence uniforme}}

ℹ️ Les deux affirmations sont vraies simultanément, et c'est ce qui rend le phénomène subtil :

  • en tout point de continuité, SN(t)→f(t)S_N(t)\to f(t) ✓
  • le maximum de ∣SN−f∣|S_N-f| ne tend PAS vers 00 — il reste à ≈0,179\approx 0{,}179.

⚠️⚠️ DEUX CHIFFRES CIRCULENT, et il faut savoir lequel on cite :

17,9 % de la valeur du PLATEAU (=1)=8,95 % de l’amplitude du SAUT (=2)\boxed{17{,}9\ \% \text{ de la valeur du PLATEAU } (=1) \qquad = \qquad 8{,}95\ \% \text{ de l'amplitude du SAUT } (=2)}

Ce sont les mêmes 0,1790{,}179, rapportés à deux références différentes. La constante de Gibbs est le second chiffre (≈9 %\approx 9\ \% du saut) ; c'est le premier qu'on lit sur un oscilloscope quand le plateau vaut 11.

La lecture pratique.

des oreilles visibles aux transitions d’un signal carreˊ reconstruit\boxed{\text{des oreilles visibles aux transitions d'un signal carré reconstruit}}

ℹ️ Tout oscilloscope numérique les montre, et tout ingénieur du signal les connaît. Elles ne viennent pas d'un défaut de l'appareil : elles sont inhérentes à la troncature du spectre — c'est-à-dire à tout filtrage passe-bas.

Rappel de cours

Somme partielle

S5(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5]\boxed{S_5(t)=\dfrac4\pi\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}\right]}
⚠️ « Rang 5 » = trois termes ICI (un rang sur deux est absent). Sur la dent de scie, ce serait cinq termes.

Ce qu'une somme finie ne peut pas faire Chaque sin⁡(nt)\sin(nt) est lisse : une somme finie ne peut pas produire un saut vertical. Il faut une infinité de termes pour une discontinuité.

⚠️⚠️ PHÉNOMÈNE DE GIBBS

le deˊpassement NE DISPARAIˆT PAS : il se reˊtreˊcit sans s’atteˊnuer\text{le dépassement NE DISPARAÎT PAS : il se rétrécit sans s'atténuer}

termes maximum dépassement
3 1,1881{,}188 18,8 %18{,}8\ \%
50 1,1791{,}179 17,9 %17{,}9\ \%

⚠️⚠️ DEUX CHIFFRES POUR LE MÊME FAIT

17,9 % du PLATEAU (=1)=8,95 % du SAUT (=2)17{,}9\ \% \text{ du PLATEAU } (=1) \qquad = \qquad 8{,}95\ \% \text{ du SAUT } (=2)
La constante de Gibbs est ≈9 %\approx 9\ \% de l'amplitude du saut. Le 18 %18\ \% est ce qu'on lit sur l'écran quand le plateau vaut 11.

⚠️ Deux convergences distinctes

en chaque point:SN(t)→f(t) ✓max⁡∣SN−f∣↛0\text{en chaque point} : S_N(t)\to f(t) \ \checkmark \qquad\qquad \max|S_N-f| \not\to 0
Les deux sont vraies — le maximum se déplace vers le saut.

Contrôle : S5(π2)=5215π≈1,103S_5\left(\frac\pi2\right)=\frac{52}{15\pi}\approx 1{,}103, et les sommes partielles oscillent autour de 11.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Croire que le dépassement de Gibbs disparaît avec assez de termes. Il ne disparaît jamais : de 18,8 %18{,}8\ \% à 33 termes, il tend vers 17,9 %17{,}9\ \% — il ne descend pas.

Ce qui change : sa largeur, qui se rétrécit autour du saut.

⚠️⚠️ Confondre les deux chiffres 9 %9\ \% et 18 %18\ \%. Ce sont les mêmes 0,1790{,}179, rapportés au saut (22) ou au plateau (11). Toujours préciser la référence.

⚠️ Prendre cinq termes au lieu de trois. « Jusqu'à l'harmonique de rang 55 » et « les trois premiers termes non nuls » désignent la même chose ici, parce que les rangs pairs sont absents.

Le contrôle : les rangs présents sont 11, 33, 55 — trois valeurs.

⚠️ Croire que la série « ne converge pas » à cause de Gibbs. Elle converge en tout point de continuité. C'est la convergence uniforme qui échoue — deux notions distinctes.

⚠️ Se tromper dans sin⁡3π2=−1\sin\frac{3\pi}{2}=-1 (et non +1+1).

Le contrôle : S5(π2)≈1,103S_5\left(\frac\pi2\right)\approx 1{,}103. Avec le mauvais signe on obtiendrait 4π×2315≈1,95\frac4\pi\times\frac{23}{15}\approx 1{,}95 — le double du plateau, manifestement faux.

⚠️ Croire que la somme partielle est toujours inférieure au signal. Elle dépasse aux transitions et ondule partout.

⚠️ Attribuer les « oreilles » à un défaut de l'oscilloscope. Elles sont inhérentes à toute troncature du spectre, donc à tout filtrage passe-bas.

⚠️ Ne pas évaluer numériquement. Un seul point (t=π2t=\frac\pi2) suffit à mesurer l'écart et à rendre le phénomène concret.

À retenir
S5(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5]≈1,273sin⁡t+0,424sin⁡3t+0,255sin⁡5t\boxed{S_5(t)=\dfrac{4}{\pi}\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}\right]\approx 1{,}273\sin t+0{,}424\sin 3t+0{,}255\sin 5t}

En t=π2t=\frac\pi2 (où f=1f=1) : S5=5215π≈1,103S_5=\dfrac{52}{15\pi}\approx 1{,}103 — un écart de 10 %10\ \% au milieu du plateau.

PHEˊNOMEˋNE DE GIBBS : le deˊpassement se REˊTREˊCIT sans S’ATTEˊNUER\boxed{\text{PHÉNOMÈNE DE GIBBS : le dépassement se RÉTRÉCIT sans S'ATTÉNUER}}
termes 3 10 50
dépassement 18,8 %18{,}8\ \% 18,0 %18{,}0\ \% 17,9 %17{,}9\ \%

⚠️⚠️ DEUX CHIFFRES, MÊME FAIT : 17,9 %17{,}9\ \% du plateau =8,95 %=8{,}95\ \% du saut. La constante de Gibbs est le second ; toujours préciser la référence.

⚠️ Deux convergences distinctes, toutes deux vraies :

en chaque point SN(t)→f(t) ✓max⁡∣SN−f∣↛0\text{en chaque point } S_N(t)\to f(t) \ \checkmark \qquad\qquad \max|S_N-f|\not\to 0
Le maximum se déplace vers le saut au lieu de décroître.

ℹ️ Ce sont les « oreilles » visibles sur tout oscilloscope numérique — inhérentes à la troncature du spectre, donc à tout filtrage passe-bas.

Réponse. S5(t)=4π(sin⁡t+13sin⁡3t+15sin⁡5t)S_5(t)=\dfrac4\pi\big(\sin t+\tfrac13\sin3t+\tfrac15\sin5t\big). (Recoupement : plus on ajoute d'harmoniques, plus on approche le créneau — phénomène de Gibbs aux sauts ✓)
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Pulsation et valeur moyenne

ApplicationDifficulté 2/5

Un signal 2π2\pi-périodique vaut 22 sur ]0;π[]0;\pi[ et 00 sur ]π;2π[]\pi;2\pi[. Donner sa pulsation ω\omega et sa valeur moyenne a0a_0.

Indices (3)

ω=2πT\omega=\dfrac{2\pi}T.

a0=12π∫0π2 dta_0=\dfrac1{2\pi}\displaystyle\int_0^\pi2\,dt.

Le signal vaut 22 pendant la moitié de la période.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Deux questions élémentaires, et les deux se répondent sans intégrale si l'on regarde le signal.

f(t)={2sur ]0;π[0sur ]π;2π[2π-peˊriodiquef(t)=\begin{cases}2&\text{sur } ]0;\pi[\\ 0&\text{sur } ]\pi;2\pi[\end{cases} \qquad 2\pi\text{-périodique}

1) La pulsation se lit sur la période :

ω=2πT=2π2π=1 rad/s\boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}=\dfrac{2\pi}{2\pi}=1\ \text{rad/s}}

2) La valeur moyenne. Le signal vaut 22 la moitié du temps et 00 l'autre moitié :

a0=2+02=1\boxed{a_0=\dfrac{2+0}{2}=1}

⚠️ Cet argument n'est valable que parce que les deux durées sont ÉGALES. Sur un signal valant 22 pendant un quart de période et 00 pendant trois quarts, la moyenne serait 12\frac12, pas 11.

a0=(valeur haute)×(fraction du temps aˋ cette valeur)\boxed{a_0=\text{(valeur haute)}\times\text{(fraction du temps à cette valeur)}}

ℹ️ Cette fraction s'appelle le RAPPORT CYCLIQUE, noté α\alpha. Ici α=12\alpha=\frac12, d'où a0=2×12=1a_0=2\times\frac12=1.

Le lien avec B6 — ce signal en est le double :

f=2×(creˊneau 0/1 de B6)⏟a0=12f=2\times\underbrace{\left(\text{créneau } 0/1 \text{ de B6}\right)}_{a_0=\frac12}
⟹a0=2×12=1✓\Longrightarrow\qquad a_0=2\times\dfrac12=1 \quad\checkmark

⚠️ La linéarité donne la réponse immédiatement — et elle donnerait aussi tous les autres coefficients : bn=2×2nπ=4nπb_n=2\times\frac{2}{n\pi}=\frac{4}{n\pi} pour nn impair, 00 pour nn pair.

ℹ️ Chercher si un signal est le multiple ou le décalé d'un signal connu évite presque tout le travail. C'est le réflexe le plus rentable du chapitre.

Les deux réponses

1) La pulsation.

T=2π⟹ω=2πT=1 rad/sT=2\pi \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}=1\ \text{rad/s}}

Contrôle : cos⁡(1×t)\cos(1\times t) a bien pour période 2π2\pi ✓

ℹ️ La fréquence correspondante vaut f=12π≈0,159f=\frac{1}{2\pi}\approx 0{,}159 Hz — à ne pas confondre avec la pulsation (A1).

2) La valeur moyenne, par le calcul.

a0=1T∫02πf(t) dt=12π(∫0π2 dt+∫π2π0 dt)a_0=\dfrac{1}{T}\int_{0}^{2\pi}f(t)\,dt=\dfrac{1}{2\pi}\left(\int_{0}^{\pi}2\,dt+\int_{\pi}^{2\pi}0\,dt\right)
=12π(2π+0)=2π2π=\dfrac{1}{2\pi}\left(2\pi+0\right)=\dfrac{2\pi}{2\pi}
a0=1\boxed{a_0=1}

Les contrôles.

a) L'argument des aires, qui donne la réponse sans primitive. L'aire sous la courbe sur une période vaut

2×π=2π(un rectangle de hauteur 2 et de largeur π)2\times\pi=2\pi \qquad\text{(un rectangle de hauteur } 2 \text{ et de largeur } \pi)
a0=airelargeur totale=2π2π=1✓a_0=\dfrac{\text{aire}}{\text{largeur totale}}=\dfrac{2\pi}{2\pi}=1 \quad\checkmark

ℹ️ Sur un signal constant par morceaux, l'aire se calcule à vue — inutile de poser une primitive.

b) L'encadrement. Le signal varie entre 00 et 22 :

0≤a0≤2et 1 y est, exactement au milieu✓0\leq a_0\leq 2 \qquad\text{et } 1 \text{ y est, exactement au milieu} \quad\checkmark

c) Le rapport cyclique.

a0=valeur haute×α=2×12=1✓a_0=\text{valeur haute}\times\alpha=2\times\dfrac12=1 \quad\checkmark

d) Le lien avec B6. Ce signal vaut le double du créneau 0/10/1, donc

a0(f)=2×a0(B6)=2×12=1✓a_0(f)=2\times a_0(\text{B6})=2\times\dfrac12=1 \quad\checkmark

⚠️ Quatre voies concordantes, dont trois sans aucune intégrale. C'est le genre de vérification qui coûte dix secondes et élimine tout doute.

La lecture physique.

a0=1 est ce que lirait un voltmeˋtre en position CONTINU\boxed{a_0=1 \ \text{est ce que lirait un voltmètre en position CONTINU}}

ℹ️ C'est un signal logique — un bit qui vaut 22 V ou 00 V, avec un rapport cyclique de 50 %50\ \%. En modulation de largeur d'impulsion (MLI/PWM), c'est exactement ce qu'on règle : faire varier α\alpha pour obtenir la tension moyenne voulue.

α=25 % ⟹ a0=0,5 Vα=75 % ⟹ a0=1,5 V\alpha=25\ \% \ \Longrightarrow \ a_0=0{,}5\ \text{V} \qquad \alpha=75\ \% \ \Longrightarrow \ a_0=1{,}5\ \text{V}

⚠️ La moyenne est proportionnelle au rapport cyclique — c'est le principe de tout variateur, de tout hacheur, et de la commande des moteurs à courant continu.

Rappel de cours

Pulsation

ω=2πTici ω=1 rad/s\boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}} \qquad\text{ici } \omega=1 \ \text{rad/s}
⚠️ À distinguer de la fréquence f=1T≈0,159f=\frac1T\approx 0{,}159 Hz.

Valeur moyenne

a0=1T∫Tfici a0=1a_0=\dfrac1T\int_T f \qquad\text{ici } \boxed{a_0=1}

Sur un signal constant par morceaux — À VUE

a0=aire sur une peˊriodeTa_0=\dfrac{\text{aire sur une période}}{T}
Ici un rectangle 2×π2\times\pi sur une largeur 2π2\pi.

⚠️ RAPPORT CYCLIQUE

a0=valeur haute×α\boxed{a_0=\text{valeur haute}\times\alpha}
Ici α=12\alpha=\frac12, donc a0=2×12=1a_0=2\times\frac12=1. Cet argument suppose que les durées soient bien dans ce rapport — le vérifier.

Linéarité — le réflexe le plus rentable

f=2×(creˊneau 0/1 de B6) ⟹ tous les coefficients×2f=2\times(\text{créneau } 0/1 \text{ de B6}) \ \Longrightarrow \ \text{tous les coefficients} \times 2
a0=2×12=1bn=2×2nπ=4nπ (n impair), 0 (n pair)a_0=2\times\tfrac12=1 \qquad b_n=2\times\tfrac{2}{n\pi}=\tfrac{4}{n\pi} \ (n \text{ impair}), \ 0 \ (n \text{ pair})

Contrôle : 0≤a0≤20\leq a_0\leq 2 (encadrement par le min et le max).

ℹ️ Lecture physique — MLI / PWM La moyenne est proportionnelle au rapport cyclique : c'est le principe de tout hacheur et de toute commande de moteur à courant continu.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Répondre ω=2π\omega=2\pi en confondant pulsation et période.

Le contrôle : ωT\omega T doit valoir 2π2\pi. Avec ω=2π\omega=2\pi et T=2πT=2\pi, on obtiendrait 4π24\pi^{2} ✗

⚠️ Répondre ω=12π\omega=\frac{1}{2\pi}, qui est la fréquence, pas la pulsation.

Le contrôle : les unités. Pulsation en rad/s, fréquence en Hz.

⚠️⚠️ Répondre a0=2a_0=2 en prenant la valeur haute pour la moyenne. Le signal est nul la moitié du temps.

Le contrôle : l'encadrement 0≤a0≤20\leq a_0\leq 2 est satisfait par 22… mais l'aire ne l'est pas : 2×2π=4π≠2π2\times 2\pi=4\pi\neq 2\pi.

⚠️ Oublier le facteur 1T\frac1T et répondre a0=2πa_0=2\pi.

Le contrôle : 2π≈6,282\pi\approx 6{,}28, bien au-delà du maximum du signal ✗

⚠️ Intégrer sur ]0;π[]0;\pi[ en divisant par π\pi et trouver a0=2a_0=2. La borne et le diviseur doivent porter sur la même durée — une période entière (A4).

⚠️ Appliquer « moyenne des extrêmes » (0+22=1\frac{0+2}{2}=1). Ici cela tombe juste par coïncidence, parce que α=12\alpha=\frac12. Avec un autre rapport cyclique, ce serait faux — l'argument correct est celui de l'aire.

⚠️ Ne pas chercher le lien avec B6. Il donne la réponse en une ligne, et tous les autres coefficients avec.

À retenir
ω=2πT=1 rad/sa0=1\boxed{\omega=\dfrac{2\pi}{T}=1\ \text{rad/s}} \qquad\qquad \boxed{a_0=1}

La moyenne, par l'AIRE : un rectangle 2×π2\times\pi sur une largeur 2π2\pi, soit 2π2π=1\frac{2\pi}{2\pi}=1. Sur un signal constant par morceaux, l'aire se calcule à vue.

a0=valeur haute×α(α=rapport cyclique)\boxed{a_0=\text{valeur haute}\times\alpha \qquad (\alpha=\text{rapport cyclique})}

Ici α=12\alpha=\frac12, donc a0=2×12=1a_0=2\times\frac12=1.

⚠️ « Moyenne des extrêmes » tombe juste ICI par coïncidence (α=12\alpha=\frac12) — avec un autre rapport cyclique, ce serait faux. L'argument correct est celui de l'aire.

Le réflexe le plus rentable : ce signal est le double du créneau 0/10/1 de B6. Par linéarité, a0=2×12=1a_0=2\times\frac12=1 et bn=2×2nπ=4nπb_n=2\times\frac{2}{n\pi}=\frac{4}{n\pi} (nn impair, 00 sinon) — tout, en une ligne.

⚠️ Pulsation (11 rad/s) ≠\neq fréquence (0,1590{,}159 Hz).

ℹ️ La moyenne est proportionnelle au rapport cyclique — le principe de toute MLI, de tout hacheur, de toute commande de moteur.

Réponse. ω=1\omega=1, a0=1a_0=1. (Recoupement : moyenne d'un signal à 22 la moitié du temps et 00 l'autre moitié = 11 ✓)
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Coefficients d'une dent de scie (DS)

CalculDifficulté 3/5

Soit f(t)=tf(t)=t sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, 2π2\pi-périodique. Justifier la nullité de certains coefficients puis calculer bnb_n.

Indices (3)

Parité de ff ?

bn=2π∫0πtsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac2\pi\displaystyle\int_0^\pi t\sin(nt)\,dt (IPP).

∫0πtsin⁡(nt) dt=−π(−1)nn\displaystyle\int_0^\pi t\sin(nt)\,dt=-\dfrac{\pi(-1)^n}n.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une reprise de B2, avec l'accent mis sur la justification — l'énoncé demande d'abord de justifier, puis de calculer.

f(t)=tsur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=t \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}

1) La justification, en une ligne :

f(−t)=−t=−f(t)⟹f est IMPAIREf(-t)=-t=-f(t) \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{f \text{ est IMPAIRE}}

Donc :

a0=0etan=0 pour tout n≥1\boxed{a_0=0 \qquad\text{et}\qquad a_n=0 \ \text{pour tout } n\geq 1}

Pourquoi. Le produit f×cos⁡(nt)f\times\cos(nt) est impair (impaire × paire), et l'intégrale d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique est nulle.

⚠️⚠️ Il faut justifier les DEUX, a0a_0 et ana_n — ce sont deux formules différentes, et a0a_0 ne se déduit pas de celle des ana_n.

l'intégrande parité
a0a_0 ff seule impaire ⟹\Longrightarrow nulle
ana_n f×cos⁡(nt)f\times\cos(nt) impaire ⟹\Longrightarrow nulle

2) Le calcul des bnb_n. Le produit f×sin⁡f\times\sin est pair, donc

bn=2π∫0πtsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt

Il faut une IPP, en dérivant le polynôme (règle du chapitre).

⚠️ On peut prévoir la forme du résultat : les coefficients d'un signal discontinu décroissent en 1n\frac1n, et le cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^n qui apparaîtra fera alterner les signes.

bn=2(−1)n+1n\boxed{b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}}

ℹ️ Et tous les rangs sont présents — la dent de scie n'a pas la symétrie de demi-période du créneau (B2).

Justification et calcul

1) La justification.

f(−t)=−t=−f(t)⟹f est IMPAIREf(-t)=-t=-f(t) \qquad\Longrightarrow\qquad f \text{ est IMPAIRE}

Pour a0a_0 — l'intégrande est ff elle-même, impaire :

a0=12π∫−ππt⏟impaire dt=0a_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}\underbrace{t}_{\text{impaire}}\,dt=0

Pour ana_n — l'intégrande est f×cos⁡(nt)f\times\cos(nt), produit d'une impaire et d'une paire, donc impair :

an=1π∫−ππtcos⁡(nt)⏟impaire dt=0a_n=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}\underbrace{t\cos(nt)}_{\text{impaire}}\,dt=0
a0=0an=0 pour tout n\boxed{a_0=0 \qquad a_n=0 \ \text{pour tout } n}

Contrôle de bon sens : tt est négative sur ]−π;0[]-\pi;0[ et positive sur ]0;π[]0;\pi[, en quantités égales — sa moyenne est nulle ✓

2) Le calcul de bnb_n.

bn=1π∫−ππtsin⁡(nt) dt =produit PAIR 2π∫0πtsin⁡(nt) dtb_n=\dfrac{1}{\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t\sin(nt)\,dt \ \overset{\text{produit PAIR}}{=} \ \dfrac{2}{\pi}\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt

IPP, en dérivant le polynôme :

v=t ⟹ v′=1u′=sin⁡(nt) ⟹ u=−cos⁡(nt)nv=t \ \Longrightarrow \ v'=1 \qquad\qquad u'=\sin(nt) \ \Longrightarrow \ u=-\dfrac{\cos(nt)}{n}
∫0πtsin⁡(nt) dt=[−tcos⁡(nt)n]0π+1n∫0πcos⁡(nt) dt\int_{0}^{\pi}t\sin(nt)\,dt=\left[-\dfrac{t\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}+\dfrac1n\int_{0}^{\pi}\cos(nt)\,dt

Le terme tout intégré :

[−tcos⁡(nt)n]0π=−πcos⁡(nπ)n+0=−π(−1)nn=π(−1)n+1n\left[-\dfrac{t\cos(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=-\dfrac{\pi\cos(n\pi)}{n}+0=-\dfrac{\pi(-1)^{n}}{n}=\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}

⚠️ Il ne s'annule PAS — c'est cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^n, qui ne vaut jamais zéro. C'est lui qui porte tout le résultat.

L'intégrale restante :

∫0πcos⁡(nt) dt=[sin⁡(nt)n]0π=sin⁡(nπ)n=0\int_{0}^{\pi}\cos(nt)\,dt=\left[\dfrac{\sin(nt)}{n}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{\sin(n\pi)}{n}=0

⚠️ Elle, en revanche, est nulle — car sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0 pour tout entier nn.

On assemble :

bn=2π×π(−1)n+1n=2(−1)n+1nb_n=\dfrac{2}{\pi}\times\dfrac{\pi(-1)^{n+1}}{n}=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}
bn=2(−1)n+1n\boxed{b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}}

Les contrôles.

a) Les premières valeurs :

b1=2b2=−1b3=23b4=−12b_1=2 \qquad b_2=-1 \qquad b_3=\dfrac23 \qquad b_4=-\dfrac12

⚠️ Signes alternés, aucun nul — la dent de scie contient tous les harmoniques, contrairement au créneau.

b) Le signe de b1b_1. Sur ]0;π[]0;\pi[, t>0t>0 et sin⁡t>0\sin t>0 : leur produit est positif, donc b1>0b_1>0 ✓

c) La décroissance en 1n\frac1n — conforme à la discontinuité du signal (saut de 2π2\pi à chaque période) ✓

d) Le contrôle par la série en t=π2t=\frac\pi2, où f=π2≈1,571f=\frac\pi2\approx 1{,}571 :

S(π2)=∑n≥12(−1)n+1nsin⁡(nπ2)S\left(\dfrac\pi2\right)=\sum_{n\geq 1}\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}\sin\left(\dfrac{n\pi}{2}\right)

Les sin⁡nπ2\sin\frac{n\pi}{2} s'annulent pour nn pair, et valent ±1\pm1 pour nn impair :

=2(1−13+15−17+⋯ )=2×π4=π2=2\left(1-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\cdots\right)=2\times\dfrac\pi4=\dfrac\pi2

⚠️ Attention aux signes composés : (−1)n+1×sin⁡nπ2(-1)^{n+1}\times\sin\frac{n\pi}{2} vaut +1+1 pour n=1n=1, (+1)×(−1)=−1(+1)\times(-1)=-1 pour n=3n=3… les termes alternent : c'est la série de Leibniz (C2), et l'on retrouve f(π2)=π2f\left(\frac\pi2\right)=\frac\pi2 ✓

ℹ️ Mais elle ne converge pas absolument : ∑22k+1\sum\frac{2}{2k+1} diverge. L'ordre des termes compte — on ne les réordonne pas. C'est une subtilité qu'il faut connaître pour ne pas s'y perdre.

En t=πt=\pi (C3), tous les sin⁡(nπ)\sin(n\pi) sont nuls et la série vaut 00 ✓ — la moyenne du saut, mais ce contrôle-là ne teste aucun coefficient.

Rappel de cours

La justification, en une ligne

f(−t)=−f(t) ⟹ f IMPAIRE ⟹ a0=0 ET an=0f(-t)=-f(t) \ \Longrightarrow \ f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \boxed{a_0=0 \ \text{ET} \ a_n=0}
⚠️ Les DEUX se justifient : a0a_0 intègre ff seule, ana_n intègre f×cos⁡f\times\cos — deux formules distinctes, toutes deux d'intégrande impair.

Le résultat

bn=2(−1)n+1nb1=2, b2=−1, b3=23, b4=−12\boxed{b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}} \qquad b_1=2, \ b_2=-1, \ b_3=\tfrac23, \ b_4=-\tfrac12
Signes alternés, AUCUN nul — tous les harmoniques sont présents.

IPP : dériver le polynôme, u=−cos⁡(nt)nu=-\dfrac{\cos(nt)}{n}. ⚠️ Le terme tout intégré NE s'annule pas (cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^n) — c'est lui qui porte le résultat. L'intégrale restante, si (sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0).

Décroissance en 1n\frac1n — signal discontinu (saut de 2π2\pi).

⚠️⚠️ La série de Fourier ne converge PAS absolument En t=π2t=\frac\pi2, les termes non nuls valent 2,−23,25,…2,-\frac23,\frac25,\dots : série alternée, de somme π2=f(π2)\frac\pi2=f\left(\frac\pi2\right) ✓. Mais ∑22k+1\sum\frac{2}{2k+1} diverge : l'ordre des termes compte, on ne les réordonne pas. En t=πt=\pi (C3), la série vaut 00 : la moyenne du saut.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Justifier seulement an=0a_n=0 et oublier a0a_0. L'énoncé dit « certains coefficients » — il faut les nommer tous.

⚠️⚠️ Écrire « ff impaire donc bn=0b_n=0 ». C'est l'inverse : impaire ⟹\Longrightarrow ana_n nuls.

ℹ️ Le moyen mnémotechnique : sin⁡\sin est impair, donc il décrit les fonctions impaires. Chacun décrit ses semblables.

⚠️ Supposer que le terme tout intégré s'annule. Ici il vaut π(−1)n+1n\frac{\pi(-1)^{n+1}}{n} — et c'est lui le résultat. L'annuler donnerait bn=0b_n=0.

⚠️ Se tromper de signe et écrire bn=2(−1)nnb_n=\frac{2(-1)^n}{n}.

Le contrôle : b1b_1 doit valoir +2+2 (le produit tsin⁡tt\sin t est positif sur ]0;π[]0;\pi[).

⚠️ Oublier le 1n\frac1n de la primitive de sin⁡(nt)\sin(nt).

Le contrôle : sans lui, les coefficients ne décroîtraient pas et la série divergerait.

⚠️ Annuler les rangs pairs par analogie avec le créneau. La dent de scie n'a pas la symétrie de demi-période — tous ses harmoniques sont présents.

⚠️ Réordonner les termes de la série pour « simplifier ». Elle ne converge pas absolument : un réarrangement peut changer la limite, voire faire diverger la série (théorème de Riemann, C2).

⚠️ Calculer les ana_n par intégration alors que la parité les annule. Trois lignes suffisent.

À retenir
f(t)=t IMPAIRE ⟹ a0=0 ET an=0bn=2(−1)n+1nf(t)=t \ \text{IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ \boxed{a_0=0 \ \text{ET} \ a_n=0} \qquad\qquad \boxed{b_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}{n}}
b1=2,b2=−1,b3=23,b4=−12alterneˊs, AUCUN nulb_1=2, \quad b_2=-1, \quad b_3=\tfrac23, \quad b_4=-\tfrac12 \qquad\text{alternés, AUCUN nul}

⚠️ Justifier les DEUX : a0a_0 intègre ff seule, ana_n intègre f×cos⁡f\times\cos — deux formules distinctes, toutes deux d'intégrande impair.

ℹ️ Mnémotechnique : sin⁡\sin est impair, donc il décrit les fonctions impaires. Chacun décrit ses semblables.

⚠️ Le terme tout intégré NE s'annule PAS (cos⁡(nπ)=(−1)n\cos(n\pi)=(-1)^n) — c'est lui qui porte le résultat. L'intégrale restante, elle, s'annule (sin⁡(nπ)=0\sin(n\pi)=0).

⚠️ Tous les rangs sont présents — la dent de scie n'a pas la symétrie de demi-période du créneau.

⚠️⚠️ La série ne converge PAS absolument : en t=π2t=\frac\pi2, ∑22k+1\sum\frac{2}{2k+1} diverge. L'ordre des termes compte — on ne les réordonne pas ; pris dans l'ordre, ils donnent bien π2=f(π2)\frac\pi2=f\left(\frac\pi2\right).

Réponse. an=0a_n=0, bn=2(−1)n+1nb_n=\dfrac{2(-1)^{n+1}}n. (Recoupement : identique à B2 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Série de Fourier et fondamental

ApplicationDifficulté 3/5

Le créneau impair ±1\pm1 a pour coefficients bn=4nπb_n=\tfrac4{n\pi} (nn impair). Écrire sa série de Fourier et donner l'amplitude du fondamental.

Indices (3)

Seuls les rangs impairs apparaissent.

Fondamental = terme n=1n=1.

Amplitude du fondamental =∣b1∣=|b_1|.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une reprise de C1 et C5, en deux temps : écrire la série, puis lire une amplitude.

Les données : bn=4nπb_n=\dfrac{4}{n\pi} pour nn impair, et implicitement a0=an=0a_0=a_n=0 (le créneau est impair).

1) La série s'obtient en substituant dans la formule générale :

f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\Big[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\Big]

Seuls les bnb_n de rang impair survivent, et ω=1\omega=1 :

f(t)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1\boxed{f(t)=\dfrac{4}{\pi}\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}}

⚠️ Le changement d'indice n=2k+1n=2k+1 est ce qui permet d'écrire proprement « les rangs impairs ». Contrôle : k=0,1,2k=0,1,2 donne n=1,3,5n=1,3,5 ✓

2) L'amplitude du fondamental. Le fondamental est l'harmonique de rang 11 :

A1=a12+b12=0+(4π)2=4πA_1=\sqrt{a_1^{2}+b_1^{2}}=\sqrt{0+\left(\dfrac{4}{\pi}\right)^{2}}=\dfrac{4}{\pi}
A1=4π≈1,273\boxed{A_1=\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273}

⚠️⚠️ L'amplitude DÉPASSE le signal (1,273>11{,}273>1), et ce n'est pas une erreur. Une seule sinusoïde ne peut pas reproduire un plateau plat : elle doit dépasser au milieu pour « compenser » sa forme arrondie, et les harmoniques suivants corrigent le reste.

ℹ️ On peut le voir autrement : la série évaluée en π2\frac\pi2 vaut 4π(1−13+15−⋯ )=1\frac4\pi(1-\frac13+\frac15-\cdots)=1. Le premier terme seul vaut 1,2731{,}273, et les suivants le ramènent à 11 — en soustrayant, puis en ajoutant, alternativement.

le fondamental sur-estime, les harmoniques CORRIGENT\boxed{\text{le fondamental sur-estime, les harmoniques CORRIGENT}}
Les deux réponses

1) La série de Fourier.

On part de la formule générale, avec a0=0a_0=0, an=0a_n=0, ω=1\omega=1 :

f(t)=∑n≥1bnsin⁡(nt)f(t)=\sum_{n\geq 1}b_n\sin(nt)

Seuls les rangs impairs contribuent :

f(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+sin⁡7t7+⋯ ]=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1\boxed{f(t)=\dfrac{4}{\pi}\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\dfrac{\sin 7t}{7}+\cdots\right]=\dfrac{4}{\pi}\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}}

2) L'amplitude du fondamental.

A1=∣b1∣=4π≈1,273\boxed{A_1=|b_1|=\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273}

Les contrôles.

a) La parité. La série ne contient que des sinus, donc elle est impaire — comme le créneau ✓

b) En t=0t=0. Tous les sinus s'annulent, donc S(0)=0S(0)=0.

Or le créneau y saute de −1-1 à +1+1. Dirichlet donne la moyenne :

−1+12=0✓\dfrac{-1+1}{2}=0 \quad\checkmark

c) En t=π2t=\frac\pi2. Le signal y vaut 11 (point de continuité), et la série donne

4π[1−13+15−⋯ ]\dfrac4\pi\left[1-\dfrac13+\dfrac15-\cdots\right]

Les sommes partielles : 1,2731{,}273, puis 0,8490{,}849, puis 1,1031{,}103, puis 0,9220{,}922… elles oscillent autour de 11 en s'en rapprochant ✓

d) L'ordre de grandeur du fondamental.

4π≈1,273soit 27 % au-dessus de l’amplitude du creˊneau\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273 \qquad\text{soit } 27\ \% \text{ au-dessus de l'amplitude du créneau}

ℹ️ Ce nombre est à connaître : c'est le rapport entre le fondamental et un créneau de même amplitude, et il sert quotidiennement en électronique — un onduleur produit un créneau dont on n'utilise souvent que le fondamental.

e) L'énergie. Le fondamental porte

A12/21=(4/π)22=162π2≈0,81\dfrac{A_1^{2}/2}{1}=\dfrac{(4/\pi)^{2}}{2}=\dfrac{16}{2\pi^{2}}\approx 0{,}81
81 % de l’eˊnergie dans le seul fondamental\boxed{81\ \% \text{ de l'énergie dans le seul fondamental}}

⚠️ Et pourtant l'approximation par le seul fondamental est visuellement très mauvaise (C6). Énergie et ressemblance sont deux choses distinctes — une des idées les plus utiles du chapitre.

f) La structure du spectre. Les rangs pairs sont absents ; les amplitudes décroissent en 1n\frac1n :

rang 11 33 55 77
amplitude 1,2731{,}273 0,4240{,}424 0,2550{,}255 0,1820{,}182

⚠️ L'harmonique 3 fait encore un tiers du fondamental — c'est beaucoup, et c'est pourquoi un créneau ne se reconstruit pas avec peu de termes.

Rappel de cours

LA SÉRIE DE FOURIER

f(t)=a0+∑n≥1[ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt)]f(t)=a_0+\sum_{n\geq 1}\Big[a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\Big]

Le résultat

f(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+⋯ ]=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1\boxed{f(t)=\dfrac4\pi\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\cdots\right]=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}}

Le changement d'indice

n impair ⟺ n=2k+1, k≥0n \text{ impair} \ \Longleftrightarrow \ n=2k+1, \ k\geq 0
Contrôle : k=0,1,2→n=1,3,5k=0,1,2 \to n=1,3,5.

Amplitude du fondamental

A1=a12+b12=4π≈1,273\boxed{A_1=\sqrt{a_1^{2}+b_1^{2}}=\dfrac4\pi\approx 1{,}273}

⚠️⚠️ Elle DÉPASSE le signal de 27 %27\ \% Une seule sinusoïde ne peut pas faire un plateau plat : elle sur-estime au milieu, et les harmoniques corrigent. ℹ️ Nombre à connaître en électronique : rapport fondamental/créneau d'un onduleur.

Énergie

A122=162π2≈81 % de l’eˊnergie totale\dfrac{A_1^{2}}{2}=\dfrac{16}{2\pi^{2}}\approx 81\ \% \text{ de l'énergie totale}
⚠️ Et l'approximation reste visuellement mauvaise — énergie ≠\neq ressemblance.

Contrôles : parité impaire ✓ · en t=0t=0 la série vaut 00 (Dirichlet sur un saut) · en π2\frac\pi2 elle oscille vers 11.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Sommer sur tous les nn au lieu des seuls impairs.

Le contrôle : b2=0b_2=0. Inclure les rangs pairs fausserait toute évaluation ultérieure.

⚠️ Se tromper dans le changement d'indice (n=2kn=2k, ou n=2k−1n=2k-1 avec k≥0k\geq 0).

Le contrôle : les trois premières valeurs doivent être 11, 33, 55.

⚠️ Croire que A1>1A_1>1 est une erreur parce que le créneau vaut ±1\pm1. Un coefficient de Fourier n'est pas borné par l'amplitude du signal — seule la somme complète l'est.

⚠️ Confondre l'amplitude du fondamental et la valeur efficace. A1=4π≈1,273A_1=\frac4\pi\approx 1{,}273 est une amplitude crête ; la valeur efficace de ce fondamental vaut A12≈0,90\frac{A_1}{\sqrt2}\approx 0{,}90.

⚠️ Oublier le 1n\frac1n dans les termes de la série.

Le contrôle : sans lui la série divergerait, et l'amplitude ne décroîtrait pas.

⚠️ Écrire sin⁡(nt)\sin(nt) avec n=kn=k au lieu de n=2k+1n=2k+1. L'argument du sinus doit porter le rang.

⚠️ Croire que 81 %81\ \% de l'énergie signifie une bonne approximation. Visuellement, le fondamental seul ne ressemble pas du tout à un créneau.

⚠️ Oublier de préciser que a0=0a_0=0 et an=0a_n=0. L'énoncé ne donne que les bnb_n, mais la série complète exige de dire ce que valent les autres.

À retenir
f(t)=4π[sin⁡t+sin⁡3t3+sin⁡5t5+⋯ ]=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1\boxed{f(t)=\dfrac{4}{\pi}\left[\sin t+\dfrac{\sin 3t}{3}+\dfrac{\sin 5t}{5}+\cdots\right]=\dfrac{4}{\pi}\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)t\big)}{2k+1}}
A1=4π≈1,273\boxed{A_1=\dfrac{4}{\pi}\approx 1{,}273}

⚠️⚠️ L'amplitude du fondamental DÉPASSE le signal de 27 %27\ \%, et ce n'est pas une erreur : une seule sinusoïde ne peut pas faire un plateau plat — elle sur-estime au milieu, et les harmoniques corrigent.

Un coefficient de Fourier n'est pas borné par l'amplitude du signal ; seule la somme complète l'est.

Le changement d'indice n=2k+1n=2k+1 (k≥0k\geq 0) écrit proprement « les rangs impairs ». Contrôle : k=0,1,2→n=1,3,5k=0,1,2\to n=1,3,5.

Contrôles : la série est impaire ✓ · en t=0t=0 elle vaut 00 (Dirichlet sur un saut) · en π2\frac\pi2 elle oscille vers 11 (1,2731{,}273, 0,8490{,}849, 1,1031{,}103…).

⚠️ Le fondamental porte 81 %81\ \% de l'énergie et ressemble très mal au créneau — énergie ≠\neq ressemblance.

Réponse. f(t)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)t)2k+1f(t)=\tfrac4\pi\sum_{k\ge0}\tfrac{\sin((2k+1)t)}{2k+1} ; fondamental d'amplitude 4π\tfrac4\pi. (Recoupement : cf. C1 et C5 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Convergence de Dirichlet

ApplicationDifficulté 3/5

Pour le créneau impair ±1\pm1, donner la valeur de sa série de Fourier en t=0t=0 et en t=π2t=\dfrac\pi2, en justifiant par le théorème de Dirichlet.

Indices (3)

En t=0t=0 il y a un saut de −1-1 à +1+1.

En t=π2t=\tfrac\pi2 le signal est continu, f(π2)=1f(\tfrac\pi2)=1.

Dirichlet : moyenne des limites en un saut, valeur de ff ailleurs.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Deux points, deux régimes — et c'est tout le théorème de Dirichlet en un exercice.

S(t0)={f(t0)si f est CONTINUE en t0f(t0−)+f(t0+)2si f y SAUTE\boxed{S(t_0)=\begin{cases}f(t_0)&\text{si } f \text{ est CONTINUE en } t_0\\[2mm] \dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2}&\text{si } f \text{ y SAUTE}\end{cases}}

La première chose à faire, pour chaque point : déterminer dans quel cas on est.

regarder ce que fait le signal AU VOISINAGE du point, pas seulement en ce point\boxed{\text{regarder ce que fait le signal AU VOISINAGE du point, pas seulement en ce point}}

Le créneau ±1\pm1 vaut −1-1 sur ]−π;0[]-\pi;0[ et +1+1 sur ]0;π[]0;\pi[.

En t=0t=0 : le signal passe de −1-1 à +1+1. C'est un SAUT.

f(0−)=−1f(0+)=+1f(0^{-})=-1 \qquad f(0^{+})=+1

En t=π2t=\frac\pi2 : le signal vaut +1+1 sur tout l'intervalle ]0;π[]0;\pi[, qui contient π2\frac\pi2. C'est un point de CONTINUITÉ.

f(π2)=1f\left(\dfrac\pi2\right)=1

⚠️⚠️ La difficulté est de reconnaître le cas, pas d'appliquer la formule. Un point de saut se cherche là où le signal change d'expression, et se confirme par des limites à gauche et à droite DIFFÉRENTES (un angle n'est pas un saut, C4) — ici en t=0t=0, où l'on passe de la branche −1-1 à la branche +1+1.

ℹ️ Les points de saut d'un créneau sont 00, π\pi, 2π2\pi… — c'est-à-dire les frontières entre les deux branches. Partout ailleurs, il est constant, donc continu.

Ce qu'on va trouver :

S(0)=0S(π2)=1\boxed{S(0)=0 \qquad\qquad S\left(\dfrac\pi2\right)=1}

⚠️ En t=0t=0, la série ne vaut NI −1-1 NI +1+1 : elle passe au milieu. C'est une propriété du théorème, pas une approximation.

Les deux valeurs

1) En t=0t=0 — un point de SAUT.

Les deux limites :

f(0−)=lim⁡t→0−f(t)=−1f(0+)=lim⁡t→0+f(t)=+1f(0^{-})=\lim_{t\to 0^{-}}f(t)=-1 \qquad\qquad f(0^{+})=\lim_{t\to 0^{+}}f(t)=+1

Elles diffèrent ⟹\Longrightarrow le signal saute. Dirichlet donne la moyenne :

S(0)=f(0−)+f(0+)2=−1+12S(0)=\dfrac{f(0^{-})+f(0^{+})}{2}=\dfrac{-1+1}{2}
S(0)=0\boxed{S(0)=0}

Vérification directe — la série ne contient que des sinus :

S(0)=4π∑k≥0sin⁡((2k+1)×0)2k+1=4π∑k≥002k+1=0✓S(0)=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{\sin\big((2k+1)\times 0\big)}{2k+1}=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{0}{2k+1}=0 \quad\checkmark

⚠️⚠️ Tous les termes sont nuls — la série ne pouvait pas donner autre chose. Deux voies indépendantes, un seul résultat.

ℹ️ C'est structurel : une somme de fonctions impaires s'annule nécessairement en 00. La série ne peut donc jamais valoir ±1\pm1 en ce point, quel que soit le nombre de termes.

2) En t=π2t=\frac\pi2 — un point de CONTINUITÉ.

Le signal vaut +1+1 sur tout ]0;π[]0;\pi[, donc il est constant au voisinage de π2\frac\pi2 :

f(π2−)=f(π2+)=1f\left(\dfrac\pi2^{-}\right)=f\left(\dfrac\pi2^{+}\right)=1

Les deux limites coïncident ⟹\Longrightarrow continuité. Dirichlet donne ff elle-même :

S(π2)=1\boxed{S\left(\dfrac\pi2\right)=1}

Vérification par la série :

S(π2)=4π[1−13+15−17+⋯ ]S\left(\dfrac\pi2\right)=\dfrac4\pi\left[1-\dfrac13+\dfrac15-\dfrac17+\cdots\right]

Les sommes partielles : 1,2731{,}273 ; 0,8490{,}849 ; 1,1031{,}103 ; 0,9220{,}922 ; 1,0631{,}063…

⚠️ Elles oscillent autour de 11 en s'en rapprochant — c'est le comportement d'une série alternée ✓

ℹ️ Et c'est de cette égalité que vient la formule de Leibniz (C2) :

1=4π∑k≥0(−1)k2k+1⟹∑k≥0(−1)k2k+1=π41=\dfrac4\pi\sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1} \qquad\Longrightarrow\qquad \sum_{k\geq 0}\dfrac{(-1)^{k}}{2k+1}=\dfrac\pi4

Le tableau récapitulatif :

point nature S(t)S(t) pourquoi
t=0t=0 SAUT de −1-1 à +1+1 0\mathbf{0} moyenne des deux limites
t=π2t=\frac\pi2 CONTINUITÉ 1\mathbf{1} S=fS=f
t=πt=\pi SAUT de +1+1 à −1-1 00 moyenne

⚠️ Les points de saut d'un créneau sont les multiples de π\pi — les frontières entre branches. Partout ailleurs, il est continu.

La lecture d'ensemble.

la seˊrie reproduit f PARTOUT sauf aux sauts, ouˋ elle passe au milieu\boxed{\text{la série reproduit } f \text{ PARTOUT sauf aux sauts, où elle passe au milieu}}

ℹ️ Ce comportement n'est pas un défaut : la somme partielle en t0t_0 moyenne ff avec des poids symétriques autour de t0t_0 (noyau de Dirichlet pair), donc les deux côtés d'un saut pèsent autant. D'où le milieu — parfaitement déterminé, là où la fonction, elle, est ambiguë.

Rappel de cours

⚠️⚠️ THÉORÈME DE DIRICHLET

S(t0)={f(t0)si f CONTINUE en t0f(t0−)+f(t0+)2si f SAUTE\boxed{S(t_0)=\begin{cases}f(t_0)&\text{si } f \text{ CONTINUE en } t_0\\[2mm] \dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2}&\text{si } f \text{ SAUTE}\end{cases}}

La difficulté est de RECONNAÎTRE le cas

un saut se repeˋre laˋ ouˋ les limites aˋ gauche et aˋ droite DIFFEˋRENT\text{un saut se repère là où les limites à gauche et à droite DIFFÈRENT}
Les candidats sont les points où le signal change d'expression — un angle n'est pas un saut (C4). Pour un créneau : les multiples de π\pi. Partout ailleurs, il est constant donc continu.

Les deux valeurs

S(0)=−1+12=0S(π2)=1\boxed{S(0)=\dfrac{-1+1}{2}=0 \qquad\qquad S\left(\dfrac\pi2\right)=1}

Vérification directe en t=0t=0 La série ne contient que des sinus : sin⁡0=0\sin 0=0 pour tous. Elle ne pouvait pas donner autre chose. ℹ️ Une somme de fonctions impaires s'annule nécessairement en 00.

En π2\frac\pi2, les sommes partielles OSCILLENT vers 11

1,273 ; 0,849 ; 1,103 ; 0,922 ; 1,063…1{,}273 \ ; \ 0{,}849 \ ; \ 1{,}103 \ ; \ 0{,}922 \ ; \ 1{,}063 \dots
C'est de là que vient Leibniz (C2).

Pourquoi le milieu La somme partielle en t0t_0 moyenne ff avec des poids symétriques autour de t0t_0 (noyau de Dirichlet pair) : les deux côtés du saut pèsent autant.

la seˊrie reproduit f partout SAUF aux sauts, ouˋ elle passe au milieu\boxed{\text{la série reproduit } f \text{ partout SAUF aux sauts, où elle passe au milieu}}

L'erreur classique

⚠️⚠️ Répondre S(0)=1S(0)=1 ou S(0)=−1S(0)=-1, en croyant que la série « choisit » un côté.

Le contrôle : la série ne contient que des sinus, tous nuls en 00. Elle vaut 00, c'est un fait de calcul.

⚠️⚠️ Appliquer la moyenne en π2\frac\pi2, où il n'y a pas de saut.

Le contrôle : les deux limites y sont égales (=1=1), donc leur moyenne vaut 11 — la formule du saut redonne bien ff en un point de continuité. Les deux cas se rejoignent, ce qui est rassurant.

⚠️ Croire que t=π2t=\frac\pi2 est « au bord » d'une branche. Le signal vaut +1+1 sur tout ]0;π[]0;\pi[, et π2\frac\pi2 est au milieu de cet intervalle.

⚠️ Confondre « la fonction n'est pas définie en 00 » et « elle y saute ». Peu importe la valeur qu'on lui attribue en 00 : la série vaut la moyenne des limites, quelle que soit cette convention.

⚠️ Croire que la série « se trompe » en 00. Elle donne la moyenne des deux limites, comme le prévoit Dirichlet.

⚠️ Oublier de justifier. L'énoncé dit « en justifiant par le théorème de Dirichlet » : il faut nommer le cas (saut ou continuité) et donner les limites.

⚠️ Croire qu'ajouter des termes finira par donner ±1\pm1 en 00. Chaque somme partielle vaut exactement 00 en ce point — ce n'est pas une question de convergence.

À retenir
S(t0)={f(t0)CONTINUITEˊf(t0−)+f(t0+)2SAUT(DIRICHLET)\boxed{S(t_0)=\begin{cases}f(t_0)&\text{CONTINUITÉ}\\[2mm] \dfrac{f(t_0^{-})+f(t_0^{+})}{2}&\text{SAUT}\end{cases}} \qquad\text{(DIRICHLET)}
point nature S(t)S(t)
t=0t=0 SAUT de −1-1 à +1+1 0\boxed{0}
t=π2t=\frac\pi2 CONTINUITÉ 1\boxed{1}

⚠️⚠️ La difficulté est de RECONNAÎTRE le cas, pas d'appliquer la formule. Un saut se repère là où les limites à gauche et à droite diffèrent — un changement d'expression n'en est qu'un candidat ; pour un créneau, les multiples de π\pi.

Vérification directe en 00 : la série ne contient que des sinus, tous nuls. Elle ne pouvait pas donner autre chose — chaque somme partielle vaut exactement 00, ce n'est pas une question de convergence.

En π2\frac\pi2, les sommes partielles oscillent vers 11 (1,2731{,}273 ; 0,8490{,}849 ; 1,1031{,}103…) — et c'est de là que vient Leibniz (C2).

la seˊrie reproduit f PARTOUT sauf aux sauts, ouˋ elle passe au MILIEU\boxed{\text{la série reproduit } f \text{ PARTOUT sauf aux sauts, où elle passe au MILIEU}}

ℹ️ Pourquoi le milieu : la somme partielle moyenne ff avec des poids symétriques autour du point (noyau de Dirichlet pair) — les deux côtés du saut pèsent autant.

Réponse. S(0)=0S(0)=0 ; S(π2)=1S(\tfrac\pi2)=1. (Recoupement : S(π2)=1S(\tfrac\pi2)=1 redonne la formule de Leibniz, cf. C2 ✓)
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Valeur efficace d'un signal composé

CalculDifficulté 2/5

Calculer la valeur efficace de s(t)=3+4cos⁡(ωt)s(t)=3+4\cos(\omega t).

Indices (3)

a0=3a_0=3, a1=4a_1=4.

seff2=a02+12a12s_{\text{eff}}^2=a_0^2+\dfrac12 a_1^2.

Prendre la racine.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La valeur efficace d'un signal déjà décomposé — deux termes seulement, mais toute la règle y est.

s(t)=3+4cos⁡(ωt)s(t)=3+4\cos(\omega t)
seff2=a02+12∑n≥1(an2+bn2)\boxed{s_{\text{eff}}^{2}=a_0^{2}+\dfrac12\sum_{n\geq 1}\left(a_n^{2}+b_n^{2}\right)}

On lit les coefficients, sans aucune intégrale :

a0=3a1=4tous les autres=0\boxed{a_0=3 \qquad a_1=4 \qquad\text{tous les autres} = 0}

ℹ️ Un signal donné comme somme de sinusoïdes EST sa propre série de Fourier. Rien à calculer.

⚠️⚠️ LA RÈGLE DES FACTEURS, et c'est tout l'exercice :

la CONTINUE au carreˊ SANS 12les OSCILLATIONS avec 12\boxed{\text{la CONTINUE au carré SANS } \tfrac12 \qquad\qquad \text{les OSCILLATIONS avec } \tfrac12}

Pourquoi cette asymétrie. Une composante continue vaut 33 en permanence : sa contribution à la puissance est 32=93^{2}=9. Une sinusoïde d'amplitude 44, elle, n'atteint ±4\pm4 qu'à ses extrêmes : le carré moyen de cos⁡\cos vaut 12\frac12, et sa contribution moyenne n'est que 422=8\frac{4^{2}}{2}=8.

ℹ️ C'est le même 12\frac12 que le 12\frac{1}{\sqrt2} familier de l'électricité :

(A2)2=A22\left(\dfrac{A}{\sqrt2}\right)^{2}=\dfrac{A^{2}}{2}

Le résultat attendu :

seff2=9+8=17⟹seff=17≈4,12s_{\text{eff}}^{2}=9+8=17 \qquad\Longrightarrow\qquad s_{\text{eff}}=\sqrt{17}\approx 4{,}12

⚠️ Remarquable : l'amplitude de l'oscillation (44) est plus grande que la continue (33), et pourtant elle contribue moins à la puissance (88 contre 99). C'est exactement l'effet du facteur 12\frac12, et c'est ce que l'exercice veut faire sentir.

Le calcul

1) Les coefficients, lus directement :

s(t)=3⏟a0+4⏟a1cos⁡(ωt)s(t)=\underbrace{3}_{a_0}+\underbrace{4}_{a_1}\cos(\omega t)

2) Parseval :

seff2=a02+12(a12+b12)=32+12×42s_{\text{eff}}^{2}=a_0^{2}+\dfrac12\left(a_1^{2}+b_1^{2}\right)=3^{2}+\dfrac12\times 4^{2}
=9+162=9+8=9+\dfrac{16}{2}=9+8
seff=17≈4,12\boxed{s_{\text{eff}}=\sqrt{17}\approx 4{,}12}

Les contrôles.

a) L'encadrement. La valeur efficace est comprise entre la composante continue et le maximum :

smin⁡=3−4=−1smax⁡=3+4=7∣a0∣=3s_{\min}=3-4=-1 \qquad s_{\max}=3+4=7 \qquad |a_0|=3
3≤4,12≤7✓3\leq 4{,}12\leq 7 \quad\checkmark

⚠️ La borne inférieure est ∣a0∣|a_0|, pas smin⁡s_{\min} : la valeur efficace ne peut jamais descendre sous la composante continue en valeur absolue.

b) La répartition de la puissance :

composante contribution part
continue (33) 99 53 %53\ \%
oscillation (44) 88 47 %47\ \%

⚠️⚠️ L'oscillation a une AMPLITUDE plus grande (4>34>3) et contribue MOINS (8<98<9). C'est l'effet du facteur 12\frac12, et c'est contre-intuitif la première fois.

ℹ️ La raison physique : une sinusoïde passe autant de temps près de zéro que près de son maximum. Sa puissance moyenne est la moitié de son maximum.

c) Le contrôle par le cas connu. Sans composante continue, on aurait

seff=162=42≈2,83s_{\text{eff}}=\sqrt{\dfrac{16}{2}}=\dfrac{4}{\sqrt2}\approx 2{,}83

C'est la formule familière A2=0,707 A\frac{A}{\sqrt2}=0{,}707\,A ✓

d) Les erreurs qu'on écarte :

variante résultat pourquoi elle est fausse
9+16=5\sqrt{9+16}=5 55 pas de 12\frac12 sur l'oscillation
4,5+8≈3,54\sqrt{4{,}5+8}\approx 3{,}54 3,543{,}54 un 12\frac12 sur la continue
3+42≈5,833+\frac{4}{\sqrt2}\approx 5{,}83 5,835{,}83 on additionne les efficaces au lieu des puissances

⚠️⚠️ Les trois résultats sont plausibles (entre 33 et 77) — l'encadrement ne suffit donc pas à les écarter. Il faut connaître la règle, et la vérifier sur le cas du sinus seul.

e) La valeur MOYENNE, à ne pas confondre.

s‾=a0=3(le cosinus a une moyenne nulle)\overline{s}=a_0=3 \qquad\text{(le cosinus a une moyenne nulle)}
moyenne 3efficace 4,12\boxed{\text{moyenne } 3 \qquad\text{efficace } 4{,}12}

ℹ️ Un multimètre affiche l'une ou l'autre selon sa position : « DC » donne 33, « AC+DC RMS » donne 4,124{,}12. Et un multimètre bas de gamme en position « AC » donnerait encore autre chose — la valeur efficace de la seule partie alternative, soit 42≈2,83\frac{4}{\sqrt2}\approx 2{,}83.

⚠️ Trois nombres pour un seul signal : 33, 2,832{,}83 et 4,124{,}12. Savoir lequel on cherche est aussi important que savoir le calculer.

Rappel de cours

VALEUR EFFICACE par Parseval

seff2=a02+12∑n≥1(an2+bn2)\boxed{s_{\text{eff}}^{2}=a_0^{2}+\dfrac12\sum_{n\geq 1}\left(a_n^{2}+b_n^{2}\right)}

⚠️⚠️ LA RÈGLE DES FACTEURS

CONTINUE : SANS 12OSCILLATIONS : AVEC 12\text{CONTINUE : SANS } \tfrac12 \qquad\qquad \text{OSCILLATIONS : AVEC } \tfrac12
Raison physique : la continue vaut sa valeur en permanence ; une sinusoïde n'atteint son amplitude qu'à ses extrêmes, et cos⁡2\cos^2 ne vaut que 12\frac12 en moyenne. ℹ️ C'est le 12\frac12 de (A2)2=A22\left(\frac{A}{\sqrt2}\right)^{2}=\frac{A^{2}}{2}.

Le résultat

seff2=32+422=9+8=17⟹seff=17≈4,12s_{\text{eff}}^{2}=3^{2}+\dfrac{4^{2}}{2}=9+8=17 \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{s_{\text{eff}}=\sqrt{17}\approx 4{,}12}

⚠️ L'oscillation a une amplitude PLUS GRANDE et contribue MOINS (4>34>3 mais 8<98<9).

Encadrement

∣a0∣≤seff≤smax⁡3≤4,12≤7|a_0|\leq s_{\text{eff}}\leq s_{\max} \qquad 3\leq 4{,}12\leq 7

⚠️⚠️ Les trois erreurs classiques donnent des résultats PLAUSIBLES

9+16=54,5+8≈3,543+42≈5,83\sqrt{9+16}=5 \qquad \sqrt{4{,}5+8}\approx 3{,}54 \qquad 3+\tfrac{4}{\sqrt2}\approx 5{,}83
L'encadrement ne les écarte pas. Vérifier sur le cas du sinus seul : A2\frac{A}{\sqrt2}.

TROIS nombres pour un signal

moyenne 3efficace de l’alternatif 2,83efficace totale 4,12\text{moyenne } 3 \qquad \text{efficace de l'alternatif } 2{,}83 \qquad \text{efficace totale } 4{,}12
Savoir lequel on cherche est aussi important que savoir le calculer.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le 12\frac12 : 9+16=5\sqrt{9+16}=5.

Le contrôle : sur un cosinus seul, la formule donnerait seff=As_{\text{eff}}=A au lieu de A2\frac{A}{\sqrt2}. La formule familière de l'électricité tranche.

⚠️⚠️ Mettre un 12\frac12 sur la continue : 4,5+8≈3,54\sqrt{4{,}5+8}\approx 3{,}54.

⚠️ Additionner les valeurs efficaces : 3+42≈5,833+\frac{4}{\sqrt2}\approx 5{,}83.

Ce sont les PUISSANCES qui s'additionnent, jamais les valeurs efficaces. C'est tout le sens de Parseval.

⚠️⚠️ Les trois erreurs donnent des résultats dans l'encadrement [3;7][3;7] — l'encadrement ne suffit pas. Il faut connaître la règle.

⚠️ Confondre efficace et moyenne. La moyenne vaut 33 (le cosinus s'annule en moyenne), l'efficace 4,124{,}12.

⚠️ Oublier de prendre la racine. 1717 est le carré de la valeur efficace.

⚠️ Croire que le résultat dépend de ω\omega. Il n'en dépend pas — c'est une moyenne sur une période, quelle qu'en soit la durée.

⚠️ Chercher à calculer ∫s2\int s^{2}. Faisable, mais Parseval donne le résultat en deux multiplications.

⚠️ Croire que l'amplitude la plus grande contribue le plus. Ici l'oscillation (44) contribue moins que la continue (33).

À retenir
s(t)=3+4cos⁡(ωt)⟹seff2=32⏟9+422⏟8=17⟹seff=17≈4,12s(t)=3+4\cos(\omega t) \qquad\Longrightarrow\qquad s_{\text{eff}}^{2}=\underbrace{3^{2}}_{9}+\underbrace{\dfrac{4^{2}}{2}}_{8}=17 \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{s_{\text{eff}}=\sqrt{17}\approx 4{,}12}
la CONTINUE au carreˊ SANS 12les OSCILLATIONS AVEC\boxed{\text{la CONTINUE au carré SANS } \tfrac12 \qquad\qquad \text{les OSCILLATIONS AVEC}}

Raison physique : la continue vaut sa valeur en permanence ; une sinusoïde n'atteint son amplitude qu'à ses extrêmes, et cos⁡2\cos^2 ne vaut que 12\frac12 en moyenne. C'est le 12\frac12 de (A2)2\left(\frac{A}{\sqrt2}\right)^{2}.

⚠️⚠️ L'oscillation a une amplitude PLUS GRANDE (4>34>3) et contribue MOINS (8<98<9) — l'effet du facteur 12\frac12, contre-intuitif la première fois.

⚠️⚠️ Les trois erreurs classiques donnent des résultats PLAUSIBLES (55 ; 3,543{,}54 ; 5,835{,}83), tous dans l'encadrement [3;7][3;7]. L'encadrement ne les écarte pas — vérifier sur le sinus seul, où la réponse doit être A2\frac{A}{\sqrt2}.

⚠️ Les PUISSANCES s'additionnent, jamais les valeurs efficaces.

TROIS nombres pour ce signal : moyenne 33 · efficace de l'alternatif 2,832{,}83 · efficace totale 4,124{,}12.

Réponse. seff=17≈4,12s_{\text{eff}}=\sqrt{17}\approx4{,}12. (Recoupement : composante continue 33 + sinusoïde efficace 4/24/\sqrt2, 9+8=17\sqrt{9+8}=\sqrt{17} ✓)
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Parité d'un signal

ApplicationDifficulté 3/5

Soit f(t)=t2f(t)=t^2 sur ]−π;π[]-\pi;\pi[, 2π2\pi-périodique. Sans calculer ana_n, indiquer quels coefficients sont nuls, puis calculer la valeur moyenne a0a_0.

Indices (3)

Étudier la parité de t2t^2.

Fonction paire ⇒bn=0\Rightarrow b_n=0.

a0=12π∫−ππt2 dta_0=\dfrac1{2\pi}\displaystyle\int_{-\pi}^{\pi}t^2\,dt.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Deux questions, deux réflexes — et aucune ne demande le calcul des ana_n.

f(t)=t2sur ]−π;π[,2π-peˊriodiquef(t)=t^{2} \quad\text{sur } ]-\pi;\pi[, \qquad 2\pi\text{-périodique}

1) La parité.

f(−t)=(−t)2=t2=f(t)⟹f est PAIREf(-t)=(-t)^{2}=t^{2}=f(t) \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{f \text{ est PAIRE}}

Donc :

bn=0 pour tout n\boxed{b_n=0 \ \text{pour tout } n}

Pourquoi. Le produit f×sin⁡(nt)f\times\sin(nt) est impair (paire × impaire), et l'intégrale d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique est nulle.

bn=1π∫−ππt2sin⁡(nt)⏟IMPAIR dt=0b_n=\dfrac1\pi\int_{-\pi}^{\pi}\underbrace{t^{2}\sin(nt)}_{\text{IMPAIR}}\,dt=0

⚠️ Le signal n'a donc QUE des cosinus — plus un terme constant.

ℹ️ Moyen mnémotechnique : cos⁡\cos est pair, donc il décrit les fonctions paires. Chacun décrit ses semblables.

2) La valeur moyenne.

a0=12π∫−ππt2 dta_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t^{2}\,dt

Et la parité aide encore : t2t^{2} étant paire,

=12π×2∫0πt2 dt=1π∫0πt2 dt=\dfrac{1}{2\pi}\times 2\int_{0}^{\pi}t^{2}\,dt=\dfrac1\pi\int_{0}^{\pi}t^{2}\,dt

⚠️ On peut prévoir l'ordre de grandeur. Le signal varie de 00 à π2≈9,87\pi^{2}\approx 9{,}87, et la parabole t2t^{2} « remplit » un tiers de son rectangle sur [0;π][0;\pi] :

a0≈π23≈3,29a_0\approx\dfrac{\pi^{2}}{3}\approx 3{,}29
∫0at2 dt=a33 ⟹ la moyenne de t2 sur [0;a] est le TIERS de son maximum\boxed{\int_{0}^{a}t^{2}\,dt=\dfrac{a^{3}}{3} \ \Longrightarrow \ \text{la moyenne de } t^{2} \text{ sur } [0;a] \text{ est le TIERS de son maximum}}

ℹ️ À comparer : une droite remplit la moitié (A3), une arche de sinus 64 %64\ \% (A4). Chaque forme a son taux de remplissage, et le connaître donne un contrôle immédiat.

Les deux réponses

1) Les coefficients nuls.

f(−t)=(−t)2=t2=f(t)⟹f est PAIREf(-t)=(-t)^{2}=t^{2}=f(t) \qquad\Longrightarrow\qquad f \text{ est PAIRE}

Le produit t2sin⁡(nt)t^{2}\sin(nt) est donc impair (paire × impaire), et son intégrale sur l'intervalle symétrique ]−π;π[]-\pi;\pi[ est nulle :

bn=0 pour tout n≥1\boxed{b_n=0 \ \text{pour tout } n\geq 1}

⚠️ Les ana_n, eux, ne sont PAS nuls — c'est le produit t2cos⁡(nt)t^{2}\cos(nt) qui est pair, donc son intégrale ne s'annule pas. La parité annule une famille sur deux, jamais les deux.

2) La valeur moyenne.

a0=12π∫−ππt2 dt =pariteˊ 1π∫0πt2 dta_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t^{2}\,dt \ \overset{\text{parité}}{=} \ \dfrac{1}{\pi}\int_{0}^{\pi}t^{2}\,dt
=1π[t33]0π=1π×π33=\dfrac{1}{\pi}\left[\dfrac{t^{3}}{3}\right]_{0}^{\pi}=\dfrac{1}{\pi}\times\dfrac{\pi^{3}}{3}
a0=π23≈3,29\boxed{a_0=\dfrac{\pi^{2}}{3}\approx 3{,}29}

Les contrôles.

a) L'encadrement. Le signal varie entre 00 et π2≈9,87\pi^{2}\approx 9{,}87 :

0≤3,29≤9,87✓0\leq 3{,}29\leq 9{,}87 \quad\checkmark

b) Le taux de remplissage. La parabole t2t^{2} sur [0;π][0;\pi] remplit le tiers de son rectangle :

a0max⁡=π2/3π2=13✓\dfrac{a_0}{\max}=\dfrac{\pi^{2}/3}{\pi^{2}}=\dfrac13 \quad\checkmark

ℹ️ Comparaison des formes du chapitre :

signal taux de remplissage moyenne
créneau 0/10/1 12\frac12 0,50{,}5
triangle ∣t∣\lvert t\rvert 12\frac12 π2\frac\pi2
arche ∣sin⁡t∣\lvert \sin t\rvert 2π≈0,64\frac{2}{\pi}\approx 0{,}64 2π\frac2\pi
parabole t2t^{2} 13\frac13 π23\frac{\pi^{2}}{3}

⚠️ La parabole est la plus « creuse » : elle reste longtemps près de zéro et ne monte qu'à la fin. D'où un tiers, et non la moitié.

c) Le signe. t2≥0t^{2}\geq 0 partout, donc a0>0a_0>0 ✓ — et il ne peut pas être nul, contrairement au cas d'un signal impair.

d) Le contrôle sans primitive. L'aire sous la parabole t2t^{2} sur [0;π][0;\pi] vaut π33\frac{\pi^{3}}{3} ; sur [−π;π][-\pi;\pi], le double :

2π33⟹a0=2π3/32π=π23✓\dfrac{2\pi^{3}}{3} \qquad\Longrightarrow\qquad a_0=\dfrac{2\pi^{3}/3}{2\pi}=\dfrac{\pi^{2}}{3} \quad\checkmark

e) Le lien avec le reste du chapitre. Ce a0=π23a_0=\frac{\pi^{2}}{3} est celui qui apparaît en B4, D2 et D3 :

D3 (Baˆle): π2=π23+4∑1n2D2 (Parseval): π45=(π23)2+8∑1n4\text{D3 (Bâle)} : \ \pi^{2}=\dfrac{\pi^{2}}{3}+4\sum\dfrac{1}{n^{2}} \qquad \text{D2 (Parseval)} : \ \dfrac{\pi^{4}}{5}=\left(\dfrac{\pi^{2}}{3}\right)^{2}+8\sum\dfrac{1}{n^{4}}

⚠️⚠️ Dans les deux cas, a0a_0 porte une part décisive du résultat. En D2 il représente plus de la moitié de la puissance du signal — l'oublier doublerait la réponse.

a0 n’est jamais un deˊtail : c’est souvent le plus gros terme\boxed{a_0 \ \text{n'est jamais un détail : c'est souvent le plus gros terme}}
Rappel de cours

PARITÉ

f(−t)=f(t) ⟹ f PAIRE ⟹ bn=0(que des cosinus)f(-t)=f(t) \ \Longrightarrow \ f \text{ PAIRE} \ \Longrightarrow \ \boxed{b_n=0} \quad (\text{que des cosinus})
f(−t)=−f(t) ⟹ f IMPAIRE ⟹ a0=an=0(que des sinus)f(-t)=-f(t) \ \Longrightarrow \ f \text{ IMPAIRE} \ \Longrightarrow \ a_0=a_n=0 \quad (\text{que des sinus})

ℹ️ Mnémotechnique : cos⁡\cos est pair, il décrit les fonctions paires. Chacun décrit ses semblables.

⚠️ La parité annule UNE famille sur deux, jamais les deux Ici les ana_n ne sont pas nuls (produit t2cos⁡t^{2}\cos pair).

La valeur moyenne

a0=12π∫−ππt2 dt =pariteˊ 1π∫0πt2 dt=π23≈3,29a_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t^{2}\,dt \ \overset{\text{parité}}{=} \ \dfrac1\pi\int_0^\pi t^{2}\,dt=\boxed{\dfrac{\pi^{2}}{3}\approx 3{,}29}

TAUX DE REMPLISSAGE — un contrôle immédiat

forme remplissage
droite (triangle) 12\frac12
arche de sinus 2π≈0,64\frac2\pi\approx 0{,}64
parabole t2t^{2} sur [0;a][0;a] 13\boxed{\frac13}

La parabole est la plus « creuse » : elle reste longtemps près de zéro.

Contrôles : encadrement 0≤a0≤π20\leq a_0\leq\pi^{2} · signe positif (f≥0f\geq 0) · aire sans primitive.

⚠️⚠️ a0a_0 n'est JAMAIS un détail En D2, il porte plus de la moitié de la puissance du signal — l'oublier doublerait le résultat.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire « ff paire donc an=0a_n=0 ». C'est l'inverse : paire ⟹\Longrightarrow bn=0b_n=0.

Le contrôle : cos⁡\cos est pair, il « ressemble » à une fonction paire. Chacun décrit ses semblables.

⚠️⚠️ Croire que la parité annule aussi les ana_n. Elle n'annule qu'une famille — sinon le signal n'aurait aucun développement.

Le contrôle : a0=π23≠0a_0=\frac{\pi^2}{3}\neq 0, ce qui suffit à montrer que tout ne s'annule pas.

⚠️ Oublier le facteur 22 de la parité et écrire a0=12π∫0πt2 dt=π26a_0=\frac{1}{2\pi}\int_0^\pi t^2\,dt=\frac{\pi^2}{6}.

Le contrôle : le taux de remplissage vaudrait 16\frac16, ce qui est trop peu pour une parabole.

⚠️ Oublier le facteur 1T\frac1T et répondre 2π33\frac{2\pi^3}{3}.

Le contrôle : l'encadrement. 2π33≈20,7\frac{2\pi^3}{3}\approx 20{,}7, bien au-delà du maximum π2≈9,87\pi^2\approx 9{,}87 ✗

⚠️ Se tromper de primitive : ∫t2=t33\int t^{2}=\frac{t^{3}}{3}, pas t32\frac{t^{3}}{2} ni 2t2t.

⚠️ Appliquer « moyenne des extrêmes » (0+π22≈4,93\frac{0+\pi^2}{2}\approx 4{,}93). Cet argument ne vaut que pour un signal AFFINE — la parabole donne 13\frac13, pas 12\frac12.

⚠️ Calculer les ana_n alors que l'énoncé dit « sans calculer ana_n ». Seuls la parité et a0a_0 sont demandés.

⚠️ Traiter a0a_0 comme négligeable. C'est souvent le plus gros terme du développement.

À retenir
f(t)=t2 est PAIRE ⟹ bn=0a0=π23≈3,29f(t)=t^{2} \ \text{est PAIRE} \ \Longrightarrow \ \boxed{b_n=0} \qquad\qquad \boxed{a_0=\dfrac{\pi^{2}}{3}\approx 3{,}29}

⚠️ PAIRE ⟹\Longrightarrow bn=0b_n=0 (que des cosinus) ; IMPAIRE ⟹\Longrightarrow a0=an=0a_0=a_n=0 (que des sinus).

ℹ️ Mnémotechnique : cos⁡\cos est pair, il décrit les fonctions paires. Chacun décrit ses semblables.

⚠️ La parité annule UNE famille sur deux, jamais les deux — les ana_n ne sont pas nuls ici.

a0=12π∫−ππt2 dt =pariteˊ 1π∫0πt2 dt=π23a_0=\dfrac{1}{2\pi}\int_{-\pi}^{\pi}t^{2}\,dt \ \overset{\text{parité}}{=} \ \dfrac1\pi\int_{0}^{\pi}t^{2}\,dt=\dfrac{\pi^{2}}{3}

TAUX DE REMPLISSAGE — contrôle immédiat : la parabole t2t^{2} (sur [0;a][0;a]) remplit le tiers de son rectangle (une droite : la moitié ; une arche de sinus : 64 %64\ \%). La parabole est la plus « creuse ».

⚠️ « Moyenne des extrêmes » ne vaut que pour l'AFFINE — elle donnerait 4,934{,}93 au lieu de 3,293{,}29.

⚠️⚠️ a0a_0 n'est jamais un détail : en D2 il porte plus de la moitié de la puissance du signal.

Réponse. bn=0b_n=0 ; a0=π23a_0=\dfrac{\pi^2}3. (Recoupement : coefficients complets calculés en B4 ✓)
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S'entraîner davantage sur séries de fourier

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