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Exercices corrigés — Transformée en z

Analyse · 24 exercices-types du palier socle

BUTBTSL2L3Maths ingénieur

Chaque exercice donne l'énoncé, des indices progressifs et la correction rédigée étape par étape. Ouvre les blocs seulement après avoir cherché.

Revoir le cours : Transformée en z Définitions, méthodes et exemples corrigés du chapitre.

Transformée de l'impulsion

ApplicationDifficulté 3/5

Donner la transformée en z de l'impulsion δ[n]\delta[n] (valant 11 en n=0n=0, 00 sinon), puis de l'impulsion retardée δ[n−3]\delta[n-3].

Indices (3)

X(z)=∑n≥0δ[n] z−nX(z)=\displaystyle\sum_{n\ge0}\delta[n]\,z^{-n} : un seul terme non nul.

Pour δ[n]\delta[n], seul n=0n=0 contribue : z0=1z^0=1.

Pour δ[n−3]\delta[n-3], seul n=3n=3 contribue.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le tout premier calcul du chapitre, et il faut partir de la définition — pas de la table.

X(z)=Z{x[n]}=∑n=0+∞x[n] z−n\boxed{X(z)=\mathcal{Z}\{x[n]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]\,z^{-n}}

⚠️ Lire cette formule lentement. C'est une somme infinie où le nn-ième échantillon du signal est le coefficient de z−nz^{-n}. Autrement dit :

X(z)=x[0]+x[1]z−1+x[2]z−2+x[3]z−3+⋯X(z)=x[0]+x[1]z^{-1}+x[2]z^{-2}+x[3]z^{-3}+\cdots

C'est un dictionnaire, terme à terme : connaître X(z)X(z), c'est connaître tous les échantillons, et réciproquement.

⚠️ Les puissances sont NÉGATIVES. C'est la convention universelle du traitement du signal, et elle a une raison : z−1z^{-1} représente un retard d'un pas. Écrire z+nz^{+n} inverserait le sens du temps.

L'impulsion δ[n]\delta[n] est le signal le plus simple qui soit :

δ[0]=1δ[1]=δ[2]=⋯=0\delta[0]=1 \qquad \delta[1]=\delta[2]=\cdots=0

Un seul terme survit dans la somme. C'est ce qui rend ce calcul immédiat — et c'est aussi ce qui fait de δ\delta le signal de référence de tout le chapitre.

ℹ️ Pourquoi commencer par là. δ\delta joue pour le discret le rôle que joue 11 pour la multiplication : c'est l'élément neutre de la convolution, et sa transformée vaut 11. Tout le chapitre s'appuiera dessus — notamment la réponse impulsionnelle d'un filtre (D5).

Les deux calculs

1) L'impulsion δ[n]\delta[n].

Z{δ[n]}=∑n=0+∞δ[n] z−n=δ[0] z0⏟1×1+δ[1] z−1⏟0+δ[2] z−2⏟0+⋯\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}\delta[n]\,z^{-n}=\underbrace{\delta[0]\,z^{0}}_{1\times 1}+\underbrace{\delta[1]\,z^{-1}}_{0}+\underbrace{\delta[2]\,z^{-2}}_{0}+\cdots

Tous les termes sont nuls sauf le premier :

Z{δ[n]}=1\boxed{\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=1}

⚠️ z0=1z^{0}=1, pas zz. Le terme n=0n=0 porte z−0=1z^{-0}=1.

2) L'impulsion retardée δ[n−3]\delta[n-3]. Ce signal vaut 11 en n=3n=3 et 00 partout ailleurs :

δ[n−3]={1si n=30sinon\delta[n-3]=\begin{cases}1&\text{si } n=3\\ 0&\text{sinon}\end{cases}
Z{δ[n−3]}=∑n=0+∞δ[n−3] z−n=0+0+0+1×z−3+0+⋯\mathcal{Z}\{\delta[n-3]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}\delta[n-3]\,z^{-n}=0+0+0+1\times z^{-3}+0+\cdots
Z{δ[n−3]}=z−3=1z3\boxed{\mathcal{Z}\{\delta[n-3]\}=z^{-3}=\dfrac{1}{z^{3}}}

Le contrôle universel de ce chapitre — redévelopper. C'est le contrôle à prendre comme réflexe : on repart de la forme close et on relit les échantillons.

z−3=0⋅z0+0⋅z−1+0⋅z−2+1⋅z−3+0⋯z^{-3}=0\cdot z^{0}+0\cdot z^{-1}+0\cdot z^{-2}+\mathbf{1}\cdot z^{-3}+0\cdots

On lit x[0]=0x[0]=0, x[1]=0x[1]=0, x[2]=0x[2]=0, x[3]=1x[3]=1 — c'est bien δ[n−3]\delta[n-3] ✓

⚠️ Ce contrôle marchera pour TOUT le chapitre, y compris sur des fractions rationnelles : il suffira d'effectuer la division selon les puissances de 1/z1/z. Il rend presque toute erreur détectable en trois lignes.

Ce que le résultat annonce — le théorème du retard. Comparons :

signal transformée
δ[n]\delta[n] 11
δ[n−3]\delta[n-3] z−3×1z^{-3}\times 1
retarder de k pas ⟺ multiplier par z−k\boxed{\text{retarder de } k \text{ pas} \ \Longleftrightarrow \ \text{multiplier par } z^{-k}}

ℹ️ C'est le théorème du retard (B1), déjà lisible ici. Et il donne son sens à la convention z−nz^{-n} : dans le monde des zz, le retard est une multiplication, exactement comme la dérivation devient une multiplication par pp chez Laplace. Toute la puissance de la méthode vient de là.

⚠️ Un signal ne doit rien porter avant n=0n=0. La transformée unilatérale ne somme qu'à partir de n=0n=0 : un δ[n+3]\delta[n+3] (avance) sortirait de la somme et vaudrait 00, ce qui n'est pas symétrique du retard. Avance et retard ne se traitent pas de la même façon — c'est tout l'objet de B2.

Rappel de cours

Définition (transformée en z UNILATÉRALE)

X(z)=∑n=0+∞x[n] z−n=x[0]+x[1]z−1+x[2]z−2+⋯\boxed{X(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]\,z^{-n}=x[0]+x[1]z^{-1}+x[2]z^{-2}+\cdots}
L'échantillon x[n]x[n] est le coefficient de z−nz^{-n}. C'est un dictionnaire terme à terme.

⚠️ Puissances NÉGATIVES z−1z^{-1} = un retard d'un pas. La convention n'est pas arbitraire.

Les deux transformées de base

Z{δ[n]}=1Z{δ[n−k]}=z−k\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=1 \qquad\qquad \mathcal{Z}\{\delta[n-k]\}=z^{-k}

Le théorème du retard, déjà visible

retard de k ⟺ × z−k\text{retard de } k \ \Longleftrightarrow \ \times\, z^{-k}

⚠️⚠️ LE CONTRÔLE DU CHAPITRE — redévelopper Repartir de X(z)X(z) et relire les coefficients de 1 ⁣1\!, z−1z^{-1}, z−2z^{-2}… : on doit retomber sur x[0]x[0], x[1]x[1], x[2]x[2]. Il fonctionne sur tout le chapitre, y compris sur les fractions, par division selon les puissances de 1/z1/z.

Le rôle de δ\delta Élément neutre de la convolution, de transformée 11 : le signal de test naturel d'un filtre (D5).

⚠️ Unilatérale : rien avant n=0n=0 La somme part de n=0n=0. Avance et retard ne sont donc pas symétriques (B2).

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire Z{δ[n]}=z\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=z ou z0=zz^{0}=z. Le terme n=0n=0 porte z−0=1z^{-0}=1.

Le contrôle : redévelopper. zz se lirait « coefficient de z+1z^{+1} », ce qui ne correspond à aucun échantillon d'un signal causal.

⚠️⚠️ Écrire Z{δ[n−3]}=z3\mathcal{Z}\{\delta[n-3]\}=z^{3} au lieu de z−3z^{-3}. L'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle inverse le sens du temps : z+3z^{+3} serait une avance.

Le contrôle : un signal retardé doit avoir ses premiers échantillons nuls. z−3z^{-3} commence bien par trois zéros ; z3z^{3} n'a aucun développement en puissances de 1/z1/z.

⚠️ Confondre δ[n−3]\delta[n-3] et δ[n]−3\delta[n]-3. Le premier est une impulsion décalée ; le second n'a aucun sens ici.

⚠️ Croire que δ[n−3]\delta[n-3] vaut 11 pour n≥3n\geq 3. Non — uniquement en n=3n=3. Le signal qui vaut 11 pour n≥3n\geq 3 est l'échelon retardé u[n−3]u[n-3], et sa transformée est tout autre (B1).

⚠️ Sommer à partir de n=−∞n=-\infty. C'est la transformée bilatérale, un autre objet. Ici la somme part de n=0n=0 — c'est ce qui permet de traiter les conditions initiales (C5, C6).

⚠️ Oublier que δ\delta n'est PAS la fonction de Dirac. L'impulsion discrète est une suite parfaitement ordinaire, qui vaut 11 en un point. Il n'y a ici aucune distribution, aucune subtilité d'analyse.

⚠️ Ne pas contrôler. Le redéveloppement coûte deux lignes et attrape le signe de l'exposant, qui est l'erreur n°1 du chapitre.

À retenir
X(z)=∑n=0+∞x[n] z−n=x[0]+x[1]z−1+x[2]z−2+⋯\boxed{X(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]\,z^{-n}=x[0]+x[1]z^{-1}+x[2]z^{-2}+\cdots}

L'échantillon x[n]x[n] EST le coefficient de z−nz^{-n} — un dictionnaire terme à terme.

Z{δ[n]}=1Z{δ[n−3]}=z−3\boxed{\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=1 \qquad \mathcal{Z}\{\delta[n-3]\}=z^{-3}}
retarder de k pas ⟺ multiplier par z−k\text{retarder de } k \text{ pas} \ \Longleftrightarrow \ \text{multiplier par } z^{-k}

⚠️ Puissances NÉGATIVES : z+3z^{+3} serait une avance, donc un signal qui commence avant n=0n=0.

⚠️⚠️ Le contrôle du chapitre entier : redévelopper X(z)X(z) en puissances de 1/z1/z et relire les premiers échantillons. Deux lignes, et il attrape l'erreur de signe la plus fréquente.

⚠️ δ[n−3]\delta[n-3] vaut 11 EN n=3n=3 seulement — le signal qui vaut 11 à partir de 33 est u[n−3]u[n-3], tout différent.

Réponse. Z{δ[n]}=1\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=1 ; Z{δ[n−3]}=z−3\mathcal{Z}\{\delta[n-3]\}=z^{-3}. (Recoupement : retard de kk ⟹\Longrightarrow facteur z−kz^{-k}, cf. théorème du retard ✓)
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Transformée de l'échelon par la série géométrique

DémonstrationDifficulté 3/5

En reconnaissant une série géométrique, calculer Z{u[n]}\mathcal{Z}\{u[n]\} pour l'échelon unité (u[n]=1u[n]=1, n≥0n\ge0).

Indices (3)

X(z)=∑n≥01⋅z−n=∑n≥0(1z)nX(z)=\displaystyle\sum_{n\ge0}1\cdot z^{-n}=\sum_{n\ge0}\Big(\tfrac1z\Big)^n.

Série géométrique de raison 1/z1/z, convergente pour ∣z∣>1|z|>1.

∑n≥0qn=11−q\displaystyle\sum_{n\ge0}q^n=\dfrac1{1-q}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

L'échelon unité u[n]u[n] vaut 11 pour tout n≥0n\geq 0 :

u[n]=1, 1, 1, 1, …u[n]=1,\,1,\,1,\,1,\,\dots
Z{u[n]}=∑n=0+∞1×z−n=1+z−1+z−2+z−3+⋯\mathcal{Z}\{u[n]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}1\times z^{-n}=1+z^{-1}+z^{-2}+z^{-3}+\cdots

Reconnaître la série géométrique est tout l'exercice.

∑n=0+∞qn=11−qsi ∣q∣<1\boxed{\sum_{n=0}^{+\infty}q^{n}=\dfrac{1}{1-q} \qquad\text{si } |q|<1}

Ici q=z−1=1zq=z^{-1}=\dfrac1z. La somme vaut donc 11−z−1\dfrac{1}{1-z^{-1}}, qu'il reste à mettre sous forme lisible.

⚠️⚠️ La condition ∣q∣<1|q|<1 n'est PAS un détail : elle donne le domaine de convergence

∣1z∣<1⟺∣z∣>1\left|\dfrac1z\right|<1 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \boxed{|z|>1}

Ce domaine fait partie de la réponse. Deux signaux différents peuvent avoir la même expression de X(z)X(z) et se distinguer uniquement par leur domaine — c'est lui qui dit lequel des deux on transforme.

ℹ️ En pratique, dans ce cours, on travaille toujours en unilatéral sur des signaux causaux : le domaine est toujours l'extérieur d'un disque, ∣z∣>R|z|>R où RR est le plus grand module des pôles. Il n'y a donc jamais d'ambiguïté — mais il faut savoir l'écrire, et savoir pourquoi.

Le résultat à mémoriser :

Z{u[n]}=zz−1\boxed{\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{z}{z-1}}

C'est la ligne la plus utilisée de toute la table.

Le calcul, et sa mise en forme
Z{u[n]}=∑n=0+∞z−n=∑n=0+∞(1z)n\mathcal{Z}\{u[n]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}z^{-n}=\sum_{n=0}^{+\infty}\left(\frac1z\right)^{n}

Série géométrique de raison q=1zq=\dfrac1z, convergente si ∣1z∣<1\left|\dfrac1z\right|<1, c'est-à-dire ∣z∣>1|z|>1 :

=11−1z=\dfrac{1}{1-\dfrac1z}

Mise en forme. On multiplie haut et bas par zz — c'est le geste standard du chapitre, celui qui fait disparaître les puissances négatives :

11−1z=1×z(1−1z)×z=zz−1\dfrac{1}{1-\dfrac1z}=\dfrac{1\times z}{\left(1-\dfrac1z\right)\times z}=\dfrac{z}{z-1}
Z{u[n]}=zz−1∣z∣>1\boxed{\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{z}{z-1} \qquad |z|>1}

ℹ️ Pourquoi préférer zz−1\dfrac{z}{z-1} à 11−z−1\dfrac{1}{1-z^{-1}}. Les deux sont justes, mais la première est une fraction rationnelle en zz, dont on lit immédiatement le pôle (z=1z=1) et le zéro (z=0z=0). Tout le travail d'inversion (lot C) repose sur cette forme.

Le contrôle — redévelopper. Effectuons la division de zz par z−1z-1 selon les puissances décroissantes :

zz−1=11−1z=1+1z+1z2+⋯\dfrac{z}{z-1}=\dfrac{1}{1-\dfrac1z}=1+\dfrac1z+\dfrac{1}{z^{2}}+\cdots

en réutilisant la série géométrique dans l'autre sens. On lit x[0]=1x[0]=1, x[1]=1x[1]=1, x[2]=1x[2]=1 — c'est bien l'échelon ✓

Un second contrôle, très rapide — la valeur initiale.

x[0]=lim⁡z→+∞X(z)=lim⁡z→+∞zz−1=1✓x[0]=\lim_{z\to+\infty}X(z)=\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z}{z-1}=1 \quad\checkmark

ℹ️ C'est le théorème de la valeur initiale (D3), et il se rejoue en trois secondes sur n'importe quel résultat du chapitre. En prendre l'habitude dès maintenant.

Le pôle est en z=1z=1, et ce n'est pas un hasard : l'échelon ne tend pas vers zéro, il reste à 11. Un signal qui s'éteint aurait son pôle à l'intérieur du cercle unité.

∣poˆle∣<1 ⟹ le signal s’eˊteint∣poˆle∣=1 (simple) ⟹ il reste borneˊ∣poˆle∣>1 ⟹ il diverge\boxed{|\text{pôle}|<1 \ \Longrightarrow \ \text{le signal s'éteint} \qquad |\text{pôle}|=1 \text{ (simple)} \ \Longrightarrow \ \text{il reste borné} \qquad |\text{pôle}|>1 \ \Longrightarrow \ \text{il diverge}}

ℹ️ Cette lecture des pôles est le cœur du chapitre, et elle resservira à chaque exercice : c'est elle qui dira si un filtre est stable (D5) et si une récurrence converge (C6, E5).

Rappel de cours

Série géométrique

∑n=0+∞qn=11−qsi ∣q∣<1\sum_{n=0}^{+\infty}q^{n}=\dfrac{1}{1-q} \qquad\text{si } |q|<1

La transformée la plus utilisée de la table

Z{u[n]}=zz−1∣z∣>1\boxed{\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{z}{z-1} \qquad |z|>1}

Le geste de mise en forme Multiplier haut et bas par zz : 11−z−1=zz−1\dfrac{1}{1-z^{-1}}=\dfrac{z}{z-1}. Toujours finir sur une fraction rationnelle en zz — c'est la forme qui se lit (pôles, zéros) et qui s'inverse.

Domaine de convergence

∣z∣>1|z|>1
Pour un signal causal, c'est toujours l'extérieur d'un disque : ∣z∣>∣plus grand poˆle∣|z|>|\text{plus grand pôle}|.

⚠️⚠️ Lecture des pôles — le cœur du chapitre

∣poˆle simple∣<1:s’eˊteint=1:borneˊ>1:diverge|\text{pôle simple}|<1 : \text{s'éteint} \qquad =1 : \text{borné} \qquad >1 : \text{diverge}

Théorème de la valeur initiale (contrôle en 3 secondes)

x[0]=lim⁡z→+∞X(z)x[0]=\lim_{z\to+\infty}X(z)

Le contrôle universel Redévelopper en puissances de 1/z1/z et relire x[0]x[0], x[1]x[1], x[2]x[2].

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire 1z−1\dfrac{1}{z-1} au lieu de zz−1\dfrac{z}{z-1}. L'erreur reine du chapitre, et elle vient d'un oubli du ×z\times z en haut lors de la mise en forme.

Le contrôle : la valeur initiale. lim⁡z→∞1z−1=0≠1=u[0]\displaystyle\lim_{z\to\infty}\dfrac{1}{z-1}=0\neq 1=u[0] ✗ Trois secondes, et c'est réglé.

⚠️ Oublier le domaine ∣z∣>1|z|>1. Sans lui, la somme géométrique n'est pas justifiée : on écrirait une égalité entre une série divergente et un nombre.

⚠️ Prendre q=zq=z au lieu de q=z−1q=z^{-1}. On obtiendrait 11−z\dfrac{1}{1-z}, de signe opposé au dénominateur, et un domaine ∣z∣<1|z|<1 — c'est-à-dire le contraire.

Le contrôle : redévelopper. 11−z=1+z+z2+⋯\dfrac{1}{1-z}=1+z+z^{2}+\cdots n'a que des puissances positives, donc ne décrit aucun signal causal.

⚠️ Confondre u[n]u[n] et δ[n]\delta[n]. L'échelon vaut 11 partout (1,1,1,…1,1,1,\dots), l'impulsion vaut 11 une seule fois (1,0,0,…1,0,0,\dots). Leurs transformées sont zz−1\dfrac{z}{z-1} et 11.

⚠️ Laisser la réponse en 11−z−1\dfrac{1}{1-z^{-1}}. Ce n'est pas faux, mais on n'y lit ni pôle ni zéro, et le lot C deviendra impraticable.

⚠️ Croire que le pôle z=1z=1 signale une erreur. Non : il dit que le signal ne s'éteint pas, ce qui est exactement le comportement de l'échelon.

⚠️ Simplifier zz−1\dfrac{z}{z-1} en « 1−1\dfrac{1}{-1} » en « barrant les zz ». On ne simplifie pas un terme d'une somme.

À retenir
Z{u[n]}=∑n=0+∞z−n=11−z−1=zz−1∣z∣>1\boxed{\mathcal{Z}\{u[n]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}z^{-n}=\dfrac{1}{1-z^{-1}}=\dfrac{z}{z-1} \qquad |z|>1}

Série géométrique de raison q=z−1q=z^{-1}, puis multiplier haut et bas par zz pour obtenir une fraction rationnelle en zz — la seule forme où l'on lit les pôles et qui s'inverse.

⚠️⚠️ zz−1\dfrac{z}{z-1}, PAS 1z−1\dfrac{1}{z-1}. L'erreur reine du chapitre. Contrôle en trois secondes : lim⁡z→∞X(z)=x[0]\displaystyle\lim_{z\to\infty}X(z)=x[0], qui doit valoir 11.

Le domaine ∣z∣>1|z|>1 fait partie de la réponse — pour un signal causal, c'est toujours l'extérieur d'un disque.

Le pôle z=1z=1 dit que le signal ne s'éteint pas :

∣poˆle simple∣<1 s’eˊteint=1 borneˊ>1 diverge|\text{pôle simple}|<1 \ \text{s'éteint} \qquad =1 \ \text{borné} \qquad >1 \ \text{diverge}

Réponse. Z{u[n]}=zz−1\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac z{z-1} (pour ∣z∣>1|z|>1). (Recoupement : =11−z−1=\dfrac1{1-z^{-1}}, forme « retard » ✓)
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Transformée d'une suite géométrique

DémonstrationDifficulté 3/5

Calculer Z{an}\mathcal{Z}\{a^n\} (aa réel), puis l'appliquer à 2n2^n et (12)n\left(\tfrac12\right)^n.

Indices (3)

X(z)=∑n≥0anz−n=∑n≥0(az)nX(z)=\displaystyle\sum_{n\ge0}a^n z^{-n}=\sum_{n\ge0}\Big(\tfrac az\Big)^n.

Série géométrique de raison a/za/z (convergente pour ∣z∣>∣a∣|z|>|a|).

Simplifier comme pour l'échelon.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La transformée la plus rentable du chapitre — celle dont presque tout le reste dérive.

x[n]=an⟹X(z)=∑n=0+∞anz−n=∑n=0+∞(az)nx[n]=a^{n} \qquad\Longrightarrow\qquad X(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}a^{n}z^{-n}=\sum_{n=0}^{+\infty}\left(\dfrac az\right)^{n}

C'est encore une série géométrique, cette fois de raison q=azq=\dfrac az.

Z{an}=zz−a∣z∣>∣a∣\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\dfrac{z}{z-a} \qquad |z|>|a|}

⚠️ Le pôle est en z=az=a, exactement là où se trouve la raison de la suite. C'est la clé de lecture du chapitre tout entier :

poˆle en a ⟺ le signal contient an\boxed{\text{pôle en } a \ \Longleftrightarrow \ \text{le signal contient } a^{n}}

Et le comportement se lit dessus, sans calculer :

pôle signal comportement
∣a∣<1\lvert a\rvert<1 (12)n(\tfrac12)^{n} s'éteint
∣a∣=1\lvert a\rvert=1 u[n]=1nu[n]=1^{n} reste borné
∣a∣>1\lvert a\rvert>1 2n2^{n} diverge

ℹ️ L'échelon est un cas particulier : u[n]=1nu[n]=1^{n}, donc zz−1\dfrac{z}{z-1} — la formule de A2 se retrouve en posant a=1a=1. Une formule apprise, deux résultats.

Ce que le lot C demandera. Inverser une fraction, c'est reconnaître des morceaux zz−a\dfrac{z}{z-a} et lire les ana^{n}. Cette ligne de table est donc lue dans les deux sens en permanence — de gauche à droite ici, de droite à gauche en C1.

Le calcul et les deux applications

La formule générale.

Z{an}=∑n=0+∞(az)n=11−azsi ∣az∣<1\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\sum_{n=0}^{+\infty}\left(\dfrac az\right)^{n}=\dfrac{1}{1-\dfrac az} \qquad\text{si } \left|\dfrac az\right|<1

Mise en forme — multiplier haut et bas par zz :

=zz−apour ∣z∣>∣a∣=\dfrac{z}{z-a} \qquad\text{pour } |z|>|a|

1) Pour a=2a=2 :

Z{2n}=zz−2∣z∣>2\boxed{\mathcal{Z}\{2^{n}\}=\dfrac{z}{z-2} \qquad |z|>2}

Contrôle par redéveloppement :

zz−2=11−2z=1+2z+4z2+8z3+⋯\dfrac{z}{z-2}=\dfrac{1}{1-\dfrac2z}=1+\dfrac2z+\dfrac{4}{z^{2}}+\dfrac{8}{z^{3}}+\cdots

On lit x[0]=1x[0]=1, x[1]=2x[1]=2, x[2]=4x[2]=4, x[3]=8x[3]=8 — c'est bien 2n2^{n} ✓

2) Pour a=12a=\dfrac12 :

Z{(12)n}=zz−12=2z2z−1∣z∣>12\boxed{\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}=\dfrac{z}{z-\dfrac12}=\dfrac{2z}{2z-1} \qquad |z|>\tfrac12}

ℹ️ Les deux écritures sont justes. zz−12\dfrac{z}{z-\frac12} est préférable : le pôle z=12z=\frac12 s'y lit directement, alors que dans 2z2z−1\dfrac{2z}{2z-1} il faut résoudre 2z−1=02z-1=0. Garder la forme où le pôle se lit — c'est elle qui sert au lot C.

Contrôle :

zz−12=11−12z=1+12z+14z2+⋯⟹1, 12, 14, … ✓\dfrac{z}{z-\frac12}=\dfrac{1}{1-\dfrac{1}{2z}}=1+\dfrac{1}{2z}+\dfrac{1}{4z^{2}}+\cdots \quad\Longrightarrow\quad 1,\ \tfrac12,\ \tfrac14,\ \dots \ \checkmark

La lecture des deux résultats — et c'est le vrai enseignement.

zz−2: poˆle 2, ∣2∣>1 ⟹ 2n diverge\dfrac{z}{z-2} : \ \text{pôle } 2, \ |2|>1 \ \Longrightarrow \ 2^{n} \ \textbf{diverge}
zz−12: poˆle 12, ∣12∣<1 ⟹ (12)n tend vers 0\dfrac{z}{z-\tfrac12} : \ \text{pôle } \tfrac12, \ \left|\tfrac12\right|<1 \ \Longrightarrow \ \left(\tfrac12\right)^{n} \ \textbf{tend vers } 0

⚠️ Le cercle unité ∣z∣=1|z|=1 est la frontière, et cette frontière décide de tout dans les applications : un filtre est stable si et seulement si tous ses pôles sont strictement à l'intérieur (D5).

⚠️ aa peut être NÉGATIF, et rien ne change. Pour a=−2a=-2 : zz+2\dfrac{z}{z+2}, qui redonne 1,−2,4,−8,…1,-2,4,-8,\dots — la suite alterne de signe et diverge en module. C'est exactement le cas de E4, où le (−2)n(-2)^{n} produit une alternance.

ℹ️ aa peut même être complexe : c'est ainsi qu'on obtient le cosinus et le sinus discrets (A6), en combinant eiωne^{i\omega n} et e−iωne^{-i\omega n}. Les deux pôles y sont conjugués, de module 11 — d'où un signal borné qui oscille.

Rappel de cours

LA transformée du chapitre

Z{an}=zz−a∣z∣>∣a∣\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\dfrac{z}{z-a} \qquad |z|>|a|}
Série géométrique de raison q=azq=\dfrac az.

L'échelon en est un cas particulier

u[n]=1n⟹zz−1u[n]=1^{n} \qquad\Longrightarrow\qquad \dfrac{z}{z-1}

⚠️⚠️ La clé de lecture

poˆle en a ⟺ le signal contient an\text{pôle en } a \ \Longleftrightarrow \ \text{le signal contient } a^{n}
Lue de gauche à droite pour transformer, de droite à gauche pour inverser (lot C).

Le comportement se lit sur le pôle (simple, comme ici)

∣a∣<1 s’eˊteint∣a∣=1 borneˊ∣a∣>1 diverge|a|<1 \ \text{s'éteint} \qquad |a|=1 \ \text{borné} \qquad |a|>1 \ \text{diverge}
Le cercle unité est la frontière — c'est le critère de stabilité d'un filtre (D5).

aa négatif : rien ne change

Z{(−2)n}=zz+2\mathcal{Z}\{(-2)^{n}\}=\dfrac{z}{z+2}
Le signal alterne de signe.

Forme à privilégier zz−12\dfrac{z}{z-\frac12} plutôt que 2z2z−1\dfrac{2z}{2z-1} : le pôle s'y lit sans résoudre.

Contrôle Redévelopper : zz−a=1+az+a2z2+⋯\dfrac{z}{z-a}=1+\dfrac az+\dfrac{a^{2}}{z^{2}}+\cdots

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire 1z−a\dfrac{1}{z-a} au lieu de zz−a\dfrac{z}{z-a}. Le zz du numérateur vient de la mise en forme, et l'oublier est l'erreur la plus fréquente du chapitre.

Le contrôle : lim⁡z→∞1z−a=0≠1=a0\displaystyle\lim_{z\to\infty}\dfrac{1}{z-a}=0\neq 1=a^{0} ✗

ℹ️ Et 1z−a\dfrac{1}{z-a} n'est pas « rien » : c'est la transformée de an−1u[n−1]a^{n-1}u[n-1], le signal retardé d'un pas (B1). Une erreur de zz est un décalage temporel.

⚠️ Écrire zz+a\dfrac{z}{z+a} pour Z{an}\mathcal{Z}\{a^{n}\}. Le pôle doit être en aa : le dénominateur est z−az-a.

Le contrôle : redévelopper deux termes. zz+2\dfrac{z}{z+2} donne 1,−2,4,…1,-2,4,\dots, pas 1,2,4,…1,2,4,\dots

⚠️ Oublier le domaine ∣z∣>∣a∣|z|>|a|, ou écrire ∣z∣>a|z|>a sans les valeurs absolues — faux dès que a<0a<0.

⚠️ Prendre q=zaq=\dfrac za au lieu de az\dfrac az. On obtiendrait aa−z\dfrac{a}{a-z}, de domaine ∣z∣<∣a∣|z|<|a| : c'est la transformée d'un signal anticausal, un autre objet.

⚠️ Croire qu'un pôle >1>1 est une erreur. 2n2^{n} diverge, c'est un fait sur le signal, pas une faute de calcul. Ce qui serait une erreur, c'est de conclure qu'un tel filtre est stable.

⚠️ Confondre ana^{n} et nan^{a}. C'est l'exposant qui varie : suite géométrique, pas puissance.

⚠️ Simplifier 2z2z−1\dfrac{2z}{2z-1} en zz−1\dfrac{z}{z-1} en « divisant par 2 ». Le −1-1 ne se divise pas : 2z2z−1=zz−12\dfrac{2z}{2z-1}=\dfrac{z}{z-\frac12}, de pôle 12\frac12 et non 11 — deux signaux complètement différents ((12)n(\frac12)^n s'éteint, u[n]u[n] non).

À retenir
Z{an}=zz−a∣z∣>∣a∣\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\dfrac{z}{z-a} \qquad |z|>|a|}
Z{2n}=zz−2Z{(12)n}=zz−12\mathcal{Z}\{2^{n}\}=\dfrac{z}{z-2} \qquad\qquad \mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}=\dfrac{z}{z-\tfrac12}

L'échelon en est le cas a=1a=1 : une formule, deux résultats.

poˆle en a ⟺ le signal contient an\boxed{\text{pôle en } a \ \Longleftrightarrow \ \text{le signal contient } a^{n}}

Lue de gauche à droite pour transformer, de DROITE À GAUCHE pour inverser — c'est tout le lot C.

Le comportement se lit sur le pôle (simple, comme ici), sans calcul : ∣a∣<1|a|<1 s'éteint, =1=1 borné, >1>1 diverge. Le cercle unité est la frontière, et c'est le critère de stabilité (D5).

⚠️ zz−a\dfrac{z}{z-a}, jamais 1z−a\dfrac{1}{z-a} — cette dernière est le signal retardé d'un pas. Une erreur de zz est un décalage temporel.

⚠️ Garder la forme où le pôle se lit : zz−12\dfrac{z}{z-\frac12}, pas 2z2z−1\dfrac{2z}{2z-1}.

Réponse. Z{an}=zz−a\mathcal{Z}\{a^n\}=\dfrac z{z-a} ; Z{2n}=zz−2\mathcal{Z}\{2^n\}=\dfrac z{z-2}, Z{(12)n}=zz−12\mathcal{Z}\{(\tfrac12)^n\}=\dfrac z{z-\tfrac12}. (Recoupement : a=1a=1 redonne l'échelon zz−1\tfrac z{z-1} ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Transformée de la rampe

ApplicationDifficulté 3/5

Donner Z{n}\mathcal{Z}\{n\} (rampe discrète) et Z{n2}\mathcal{Z}\{n^2\} à l'aide de la table, puis Z{2n+1}\mathcal{Z}\{2n+1\}.

Indices (3)

Table : Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac z{(z-1)^2}, Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\mathcal{Z}\{n^2\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^3}.

Z{1}=Z{u[n]}=zz−1\mathcal{Z}\{1\}=\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac z{z-1}.

Linéarité pour 2n+12n+1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Trois transformées à lire dans la table, et une somme à composer. L'exercice teste la lecture et la linéarité, pas un calcul de série.

Z{n}=z(z−1)2Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\boxed{\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} \qquad\qquad \mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}}

⚠️ Ce qu'il faut remarquer dans ces deux lignes, parce que c'est la structure de toute la table :

signal dénominateur numérateur
u[n]=1u[n]=1 (z−1)1(z-1)^{1} zz
nn (z−1)2(z-1)^{\mathbf{2}} zz
n2n^{2} (z−1)3(z-1)^{\mathbf{3}} z(z+1)z(z+1)
multiplier par n ⟺ augmenter d’un cran la multipliciteˊ du poˆle non nul\boxed{\text{multiplier par } n \ \Longleftrightarrow \ \text{augmenter d'un cran la multiplicité du pôle non nul}}

ℹ️ Ce n'est pas une coïncidence : c'est le théorème Z{n x[n]}=−z X′(z)\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=-z\,X'(z), qui sera démontré en B4 et B5 — dériver une fraction augmente bien l'exposant du dénominateur d'une unité. Un pôle double annonce donc un nn, un pôle triple un n2n^{2}. Cette lecture rendra le lot C beaucoup plus rapide.

La troisième question — la linéarité.

Z{αx[n]+βy[n]}=αX(z)+βY(z)\boxed{\mathcal{Z}\{\alpha x[n]+\beta y[n]\}=\alpha X(z)+\beta Y(z)}

Elle est immédiate : la transformée est une somme, et une somme est linéaire. Mais c'est elle qui permet de décomposer n'importe quel signal en morceaux tabulés — c'est-à-dire toute la stratégie du chapitre.

2n+1=2×(n)+1×(u[n])2n+1=2\times(n)+1\times(u[n])

⚠️ Le « 11 » est l'échelon u[n]u[n], pas l'impulsion. Le signal 2n+12n+1 vaut 1,3,5,7,…1,3,5,7,\dots : il vaut 11 à chaque instant, donc c'est bien un échelon.

Les trois transformées

1) La rampe.

Z{n}=z(z−1)2∣z∣>1\boxed{\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} \qquad |z|>1}

Contrôle par redéveloppement. Écrivons z(z−1)2=z−1(1−z−1)2\dfrac{z}{(z-1)^{2}}=\dfrac{z^{-1}}{(1-z^{-1})^{2}} et utilisons 1(1−q)2=1+2q+3q2+⋯\dfrac{1}{(1-q)^{2}}=1+2q+3q^{2}+\cdots avec q=z−1q=z^{-1} :

=z−1(1+2z−1+3z−2+⋯ )=0+1⋅z−1+2⋅z−2+3⋅z−3+⋯=z^{-1}\left(1+2z^{-1}+3z^{-2}+\cdots\right)=0+1\cdot z^{-1}+2\cdot z^{-2}+3\cdot z^{-3}+\cdots

On lit x[0]=0x[0]=0, x[1]=1x[1]=1, x[2]=2x[2]=2, x[3]=3x[3]=3 — c'est bien nn ✓

⚠️ x[0]=0x[0]=0 : la rampe démarre à zéro. C'est aussi ce que dit la valeur initiale, lim⁡z→∞z(z−1)2=0\displaystyle\lim_{z\to\infty}\dfrac{z}{(z-1)^{2}}=0 ✓

2) Le carré.

Z{n2}=z(z+1)(z−1)3∣z∣>1\boxed{\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}} \qquad |z|>1}

Contrôle par les deux premières valeurs. Développons le début :

z(z+1)(z−1)3=z−2+z−3(1−z−1)3⋅z0 ⟹ x[0]=0, x[1]=1, x[2]=4, x[3]=9✓\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}=\dfrac{z^{-2}+z^{-3}}{(1-z^{-1})^{3}}\cdot z^{0}\ \Longrightarrow\ x[0]=0, \ x[1]=1, \ x[2]=4, \ x[3]=9 \quad\checkmark

Plus simple et tout aussi convaincant : x[0]=lim⁡z→∞X(z)=0=02x[0]=\displaystyle\lim_{z\to\infty}X(z)=0=0^{2} ✓ et le pôle triple en 11 annonce bien un n2n^{2}.

⚠️ Le numérateur z(z+1)z(z+1) ne s'invente pas. C'est lui qu'on oublie ou qu'on simplifie à tort — voir « l'erreur classique ».

3) La combinaison 2n+12n+1. Par linéarité :

Z{2n+1}=2 Z{n}+Z{u[n]}=2z(z−1)2+zz−1\mathcal{Z}\{2n+1\}=2\,\mathcal{Z}\{n\}+\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{2z}{(z-1)^{2}}+\dfrac{z}{z-1}

On peut s'arrêter là — la réponse est complète et parfaitement lisible. Mais réduisons au même dénominateur, ce qui donne une forme plus compacte :

=2z(z−1)2+z(z−1)(z−1)2=2z+z2−z(z−1)2=z2+z(z−1)2=\dfrac{2z}{(z-1)^{2}}+\dfrac{z(z-1)}{(z-1)^{2}}=\dfrac{2z+z^{2}-z}{(z-1)^{2}}=\dfrac{z^{2}+z}{(z-1)^{2}}
Z{2n+1}=z(z+1)(z−1)2\boxed{\mathcal{Z}\{2n+1\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}}}

Contrôle. Les échantillons de 2n+12n+1 sont 1,3,5,7,…1,3,5,7,\dots

x[0]=lim⁡z→+∞z(z+1)(z−1)2=lim⁡z→+∞z2+zz2−2z+1=1✓x[0]=\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}}=\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z^{2}+z}{z^{2}-2z+1}=1 \quad\checkmark

Et le développement complet donne 1,3,5,7,9,…1,3,5,7,9,\dots ✓

⚠️⚠️ PIÈGE DE LECTURE, et il est méchant. Comparez :

Z{n2}=z(z+1)(z−1)3Z{2n+1}=z(z+1)(z−1)2\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{\mathbf{3}}} \qquad\qquad \mathcal{Z}\{2n+1\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{\mathbf{2}}}

Même numérateur, exposants différents — et deux signaux qui n'ont rien à voir (0,1,4,90,1,4,9 contre 1,3,5,71,3,5,7). L'exposant du dénominateur porte ici toute l'information. C'est un cas où lire la table trop vite se paie comptant.

ℹ️ Le lien n'est pas fortuit : n2n^{2} et 2n+12n+1 sont liés par  (n+1)2−n2=2n+1\,(n+1)^{2}-n^{2}=2n+1, c'est-à-dire une différence. Or, pour un signal nul en n=0n=0 comme n2n^{2}, la différence discrète correspond, dans le monde des zz, à une multiplication par (z−1)(z-1) — d'où exactement un cran de moins au dénominateur.

Rappel de cours

Trois lignes de la table

Z{u[n]}=zz−1Z{n}=z(z−1)2Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{z}{z-1} \qquad \mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} \qquad \mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}

⚠️⚠️ La structure à retenir

multiplier par n ⟺ un cran de plus sur la multipliciteˊ du poˆle non nul\text{multiplier par } n \ \Longleftrightarrow \ \text{un cran de plus sur la multiplicité du pôle non nul}
Conséquence pour l'inversion : pôle double ⇒\Rightarrow un nn · pôle triple ⇒\Rightarrow un n2n^{2}.

Linéarité

Z{αx[n]+βy[n]}=αX(z)+βY(z)\mathcal{Z}\{\alpha x[n]+\beta y[n]\}=\alpha X(z)+\beta Y(z)
C'est elle qui permet de découper tout signal en morceaux tabulés.

⚠️ La constante 11 est l'ÉCHELON Dans 2n+12n+1, le 11 vaut à chaque instant : c'est u[n]u[n], de transformée zz−1\dfrac{z}{z-1} — jamais δ[n]\delta[n], qui ne vaut 11 qu'une fois.

⚠️⚠️ Le piège de l'exposant

z(z+1)(z−1)3=n2maisz(z+1)(z−1)2=2n+1\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}=n^{2} \qquad\text{mais}\qquad \dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}}=2n+1
Même numérateur, deux signaux sans rapport.

Contrôles

x[0]=lim⁡z→+∞X(z)et le redeˊveloppement en 1/zx[0]=\lim_{z\to+\infty}X(z) \qquad\text{et le redéveloppement en } 1/z

L'erreur classique

⚠️⚠️ Transformer le 11 de 2n+12n+1 en δ[n]\delta[n], donc en 11. On obtiendrait 2z(z−1)2+1\dfrac{2z}{(z-1)^{2}}+1, dont les échantillons sont 1,2,4,6,…1,2,4,6,\dots au lieu de 1,3,5,7,…1,3,5,7,\dots — faux dès n=1n=1.

Le contrôle : redévelopper deux termes suffit à trancher.

⚠️⚠️ Confondre les exposants 22 et 33 au dénominateur — voir le piège ci-dessus. Le contrôle : x[1]x[1]. Pour n2n^{2} il vaut 11, pour 2n+12n+1 il vaut 33.

⚠️ Écrire Z{n}=1(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{1}{(z-1)^{2}} en oubliant le zz. Même famille que l'erreur reine de A2/A3.

⚠️ Écrire Z{n2}=z(z−1)3\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z}{(z-1)^{3}} en oubliant le (z+1)(z+1).

Le contrôle : la valeur x[2]x[2] devrait valoir 44 ; sans le (z+1)(z+1) on obtient 11 ✗

⚠️ Croire que Z{n2}=(Z{n})2\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\left(\mathcal{Z}\{n\}\right)^{2}. La transformée n'est pas multiplicative : le produit de deux transformées correspond à une convolution, jamais à un produit terme à terme.

⚠️ Se tromper en réduisant au même dénominateur : zz−1=z(z−1)(z−1)2\dfrac{z}{z-1}=\dfrac{z(z-1)}{(z-1)^{2}}, il faut multiplier haut et bas.

⚠️ Croire qu'il FAUT réduire. 2z(z−1)2+zz−1\dfrac{2z}{(z-1)^{2}}+\dfrac{z}{z-1} est une réponse complète et juste. La forme réduite est plus compacte, pas plus correcte — et pour inverser, c'est la forme décomposée qu'on cherchera (lot C).

⚠️ Oublier que x[0]=0x[0]=0 pour la rampe. Elle démarre à zéro, ce que confirme la valeur initiale.

À retenir
Z{n}=z(z−1)2Z{n2}=z(z+1)(z−1)3Z{2n+1}=z(z+1)(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} \qquad \mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}} \qquad \mathcal{Z}\{2n+1\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}}
multiplier par n ⟺ un cran de plus sur le poˆle\boxed{\text{multiplier par } n \ \Longleftrightarrow \ \text{un cran de plus sur le pôle}}

À l'inversion : pôle double ⟹\Longrightarrow un nn, pôle triple ⟹\Longrightarrow un n2n^{2}. Cette lecture accélère tout le lot C.

⚠️ Dans 2n+12n+1, le 11 est l'ÉCHELON u[n]u[n], pas l'impulsion — il vaut 11 à chaque instant.

⚠️⚠️ Piège d'exposant : z(z+1)(z−1)3\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}} et z(z+1)(z−1)2\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}} ont le même numérateur et donnent 0,1,4,90,1,4,9 contre 1,3,5,71,3,5,7. Lire l'exposant.

⚠️ Z{n2}≠(Z{n})2\mathcal{Z}\{n^2\}\neq\left(\mathcal{Z}\{n\}\right)^2 — un produit de transformées est une convolution.

Contrôle en trois secondes : x[0]=lim⁡z→+∞X(z)x[0]=\displaystyle\lim_{z\to+\infty}X(z).

Réponse. Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac z{(z-1)^2}, Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\mathcal{Z}\{n^2\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^3}, Z{2n+1}=2z(z−1)2+zz−1\mathcal{Z}\{2n+1\}=\dfrac{2z}{(z-1)^2}+\dfrac z{z-1}. (Recoupement : Z{n}=−zX′(z)\mathcal{Z}\{n\}=-zX'(z) avec X=zz−1X=\tfrac z{z-1}, cf. B4 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Linéarité sur un signal composé

CalculDifficulté 3/5

Calculer la transformée en z de x[n]=3 u[n]−2(12)n+δ[n]x[n]=3\,u[n]-2\left(\tfrac12\right)^n+\delta[n].

Indices (3)

Linéarité, terme par terme.

Z{u[n]}=zz−1\mathcal{Z}\{u[n]\}=\tfrac z{z-1}, Z{(12)n}=zz−1/2\mathcal{Z}\{(\tfrac12)^n\}=\tfrac z{z-1/2}, Z{δ[n]}=1\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=1.

Additionner avec les coefficients.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Un exercice de méthode plus que de calcul : il n'y a rien à démontrer, seulement à découper proprement et à lire trois lignes de table.

x[n]=3 u[n]−2(12)n+δ[n]x[n]=3\,u[n]-2\left(\tfrac12\right)^{n}+\delta[n]
Z{αx+βy}=αX(z)+βY(z)\boxed{\mathcal{Z}\{\alpha x+\beta y\}=\alpha X(z)+\beta Y(z)}

Trois morceaux, trois lignes de table, et les coefficients qui suivent :

morceau transformée d'où
u[n]u[n] zz−1\dfrac{z}{z-1} A2
(12)n\left(\tfrac12\right)^{n} zz−12\dfrac{z}{z-\tfrac12} A3 avec a=12a=\tfrac12
δ[n]\delta[n] 11 A1

⚠️ Les trois signaux sont DIFFÉRENTS bien qu'ils se ressemblent à l'écrit. C'est le seul vrai risque de l'exercice :

u[n]:1,1,1,1,…(12)n:1,12,14,…δ[n]:1,0,0,0,…u[n] : 1,1,1,1,\dots \qquad \left(\tfrac12\right)^{n} : 1,\tfrac12,\tfrac14,\dots \qquad \delta[n] : 1,0,0,0,\dots

Les trois valent 11 en n=0n=0 — c'est précisément ce qui les rend confusables. Ils diffèrent ensuite, et leurs transformées n'ont rien de commun.

La stratégie générale du chapitre est là, en miniature :

deˊcouper en morceaux TABULEˊS ⟶ transformer chacun ⟶ recombiner avec les coefficients\boxed{\text{découper en morceaux TABULÉS} \ \longrightarrow \ \text{transformer chacun} \ \longrightarrow \ \text{recombiner avec les coefficients}}

ℹ️ C'est exactement la démarche inverse du lot C, où l'on décompose une fraction pour retrouver des morceaux tabulés. Aller et retour dans le même dictionnaire.

Le calcul et ses contrôles
X(z)=3 Z{u[n]}−2 Z{(12)n}+Z{δ[n]}X(z)=3\,\mathcal{Z}\{u[n]\}-2\,\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}+\mathcal{Z}\{\delta[n]\}
X(z)=3zz−1−2zz−12+1\boxed{X(z)=\dfrac{3z}{z-1}-\dfrac{2z}{z-\dfrac12}+1}

⚠️ Les coefficients 33, −2-2, +1+1 se reportent tels quels, signes compris. Le −2-2 reste négatif.

ℹ️ On peut s'arrêter là. Réduire au même dénominateur donnerait une fraction unique, mais on y perdrait la lecture : sous cette forme, les deux pôles (11 et 12\frac12) et le terme constant se lisent d'un coup d'œil. La forme décomposée est la bonne réponse.

Le domaine de convergence. Chaque morceau a le sien ; l'intersection l'emporte :

∣z∣>1et∣z∣>12ettout z⟹∣z∣>1|z|>1 \quad\text{et}\quad |z|>\tfrac12 \quad\text{et}\quad \text{tout } z \qquad\Longrightarrow\qquad |z|>1
le domaine est donneˊ par le poˆle de plus grand module\boxed{\text{le domaine est donné par le pôle de plus grand module}}

Le contrôle par les échantillons — le plus solide. Calculons x[n]x[n] directement :

x[0]=3×1−2×1+1=2x[1]=3−2×12+0=2x[0]=3\times 1-2\times 1+1=2 \qquad x[1]=3-2\times\tfrac12+0=2
x[2]=3−2×14=52x[3]=3−2×18=114x[2]=3-2\times\tfrac14=\tfrac52 \qquad x[3]=3-2\times\tfrac18=\tfrac{11}{4}

Et par la valeur initiale, sur X(z)X(z) :

x[0]=lim⁡z→+∞(3zz−1−2zz−12+1)=3−2+1=2✓x[0]=\lim_{z\to+\infty}\left(\dfrac{3z}{z-1}-\dfrac{2z}{z-\frac12}+1\right)=3-2+1=2 \quad\checkmark

ℹ️ Chaque terme αzz−a\dfrac{\alpha z}{z-a} tend vers α\alpha, et le terme constant reste. La valeur initiale se lit donc à vue sur une somme de ce type — contrôle gratuit, à faire systématiquement.

Un contrôle supplémentaire — la valeur finale. Le signal tend vers 33 (les deux autres morceaux s'éteignent). Vérifions avec le théorème (D3) :

lim⁡n→+∞x[n]=lim⁡z→1(z−1)X(z)=lim⁡z→1(3z−2z(z−1)z−12+(z−1))=3−0+0=3✓\lim_{n\to+\infty}x[n]=\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=\lim_{z\to 1}\left(3z-\dfrac{2z(z-1)}{z-\frac12}+(z-1)\right)=3-0+0=3 \quad\checkmark

Deux contrôles indépendants, aux deux bouts du temps.

La lecture des pôles, qui explique tout :

pôle module ce qu'il apporte
z=1z=1 =1=1 le régime permanent : la valeur 33 vers laquelle on tend
z=12z=\tfrac12 <1<1 le transitoire : le −2(12)n-2\left(\frac12\right)^{n} qui s'efface
(pas de pôle) — le terme +1+1, instantané, actif au seul n=0n=0

⚠️ Le terme constant +1+1 n'a pas de pôle, et c'est normal : il correspond à une impulsion, qui n'affecte qu'un seul instant. Un terme constant dans X(z)X(z) signale toujours une impulsion. Cette lecture servira en C1 et E1.

Rappel de cours

Linéarité

Z{αx[n]+βy[n]}=αX(z)+βY(z)\mathcal{Z}\{\alpha x[n]+\beta y[n]\}=\alpha X(z)+\beta Y(z)

La stratégie du chapitre

deˊcouper en morceaux TABULEˊS→transformer→recombiner\text{découper en morceaux TABULÉS} \to \text{transformer} \to \text{recombiner}
Le lot C fait le chemin inverse.

⚠️ Trois signaux qui valent tous 11 en n=0n=0

u[n]:1,1,1,…an:1,a,a2,…δ[n]:1,0,0,…u[n] : 1,1,1,\dots \qquad a^{n} : 1,a,a^{2},\dots \qquad \delta[n] : 1,0,0,\dots
zz−1zz−a1\dfrac{z}{z-1} \qquad\qquad \dfrac{z}{z-a} \qquad\qquad 1

Domaine d'une somme

∣z∣>max⁡i∣ai∣le poˆle de plus grand module l’emporte|z|>\max_i|a_i| \qquad\text{le pôle de plus grand module l'emporte}

⚠️ Ne pas réduire au même dénominateur La forme décomposée se lit (pôles, coefficients) ; la forme réduite ne se lit plus, et devra être redécomposée pour inverser.

Lecture des pôles

∣a∣=1:reˊgime permanent∣a∣<1:transitoireterme CONSTANT:impulsion|a|=1 : \text{régime permanent} \qquad |a|<1 : \text{transitoire} \qquad \text{terme CONSTANT} : \text{impulsion}

Deux contrôles aux deux bouts du temps

x[0]=lim⁡z→+∞X(z)lim⁡n→+∞x[n]=lim⁡z→1(z−1)X(z)x[0]=\lim_{z\to+\infty}X(z) \qquad\qquad \lim_{n\to+\infty}x[n]=\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)
La seconde exige les pôles de XX dans le disque unité, sauf éventuellement un pôle simple en z=1z=1 (c'est le cas ici). Sur une somme ∑αizz−ai+c\sum\frac{\alpha_i z}{z-a_i}+c, la valeur initiale vaut ∑αi+c\sum\alpha_i+c — à vue.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Transformer δ[n]\delta[n] en zz−1\dfrac{z}{z-1}, en le confondant avec l'échelon. Les deux valent 11 en n=0n=0, mais l'impulsion retombe à zéro.

Le contrôle : x[1]x[1]. Avec la confusion on obtiendrait 33, la vraie valeur est 22.

⚠️ Écrire Z{(12)n}=zz+12\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}=\dfrac{z}{z+\tfrac12}, avec le mauvais signe. Le pôle est en aa : dénominateur z−12z-\frac12.

⚠️ Perdre le signe du −2-2. Les coefficients se reportent tels quels.

Le contrôle : x[0]=3−2+1=2x[0]=3-2+1=2. Avec un +2+2 on trouverait 66 ✗

⚠️ Réduire au même dénominateur « pour faire propre ». On obtient une fraction juste mais illisible, et il faudra la redécomposer pour toute exploitation ultérieure. La forme décomposée est la bonne réponse.

⚠️ Oublier le domaine, ou prendre ∣z∣>12|z|>\frac12. C'est le plus grand module de pôle qui décide : ∣z∣>1|z|>1.

⚠️ Croire que le terme constant +1+1 est une erreur parce qu'il « n'a pas de zz ». Un terme constant dans X(z)X(z) est la signature d'une impulsion — c'est parfaitement normal, et c'est une information.

⚠️ Confondre 2(12)n2\left(\tfrac12\right)^{n} et (22)n\left(\tfrac{2}{2}\right)^{n} ou (12)2n\left(\tfrac12\right)^{2n}. Le 22 est un coefficient, pas un exposant.

⚠️ Ne faire aucun contrôle. Deux valeurs de x[n]x[n] calculées à la main suffisent, et elles attrapent la confusion δ\delta/uu, qui est l'erreur dominante de cet exercice.

À retenir
X(z)=3zz−1−2zz−12+1∣z∣>1\boxed{X(z)=\dfrac{3z}{z-1}-\dfrac{2z}{z-\dfrac12}+1 \qquad |z|>1}

Découper en morceaux tabulés, transformer chacun, recombiner — la stratégie de tout le chapitre.

⚠️ Trois signaux valent 11 en n=0n=0 et n'ont rien à voir ensuite :

u[n]→zz−1(12)n→zz−12δ[n]→1u[n]\to\dfrac{z}{z-1} \qquad \left(\tfrac12\right)^{n}\to\dfrac{z}{z-\tfrac12} \qquad \delta[n]\to 1

Ne PAS réduire au même dénominateur : la forme décomposée est la seule qui se lise, et la seule exploitable.

Le domaine est fixé par le pôle de plus grand module : ∣z∣>1|z|>1.

Deux contrôles gratuits, aux deux bouts du temps :

x[0]=lim⁡z→∞X(z)=3−2+1=2lim⁡n→∞x[n]=lim⁡z→1(z−1)X(z)=3x[0]=\lim_{z\to\infty}X(z)=3-2+1=2 \qquad \lim_{n\to\infty}x[n]=\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=3

Un terme CONSTANT dans X(z)X(z) signale toujours une impulsion — pas de pôle, donc un effet à un seul instant.

Réponse. X(z)=3zz−1−2zz−12+1X(z)=\dfrac{3z}{z-1}-\dfrac{2z}{z-\tfrac12}+1. (Recoupement : trois briques de la table, pôles en 11 et 12\tfrac12 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Transformées du cosinus et du sinus discrets

ApplicationDifficulté 3/5

Donner Z{cos⁡(ωn)}\mathcal{Z}\{\cos(\omega n)\} et Z{sin⁡(ωn)}\mathcal{Z}\{\sin(\omega n)\}, puis les évaluer pour ω=π2\omega=\dfrac\pi2.

Indices (3)

Table : cos⁡→z(z−cos⁡ω)z2−2zcos⁡ω+1\cos\to\dfrac{z(z-\cos\omega)}{z^2-2z\cos\omega+1}, sin⁡→zsin⁡ωz2−2zcos⁡ω+1\sin\to\dfrac{z\sin\omega}{z^2-2z\cos\omega+1}.

Pour ω=π2\omega=\tfrac\pi2 : cos⁡π2=0\cos\tfrac\pi2=0, sin⁡π2=1\sin\tfrac\pi2=1.

Remplacer.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Les deux dernières lignes fondamentales de la table, et les seules à dénominateur du second degré.

Z{cos⁡(ωn)}=z (z−cos⁡ω)z2−2zcos⁡ω+1Z{sin⁡(ωn)}=z sin⁡ωz2−2zcos⁡ω+1\boxed{\mathcal{Z}\{\cos(\omega n)\}=\dfrac{z\,(z-\cos\omega)}{z^{2}-2z\cos\omega+1} \qquad \mathcal{Z}\{\sin(\omega n)\}=\dfrac{z\,\sin\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}}

⚠️ Le dénominateur est LE MÊME pour les deux. C'est la première chose à retenir : seul le numérateur distingue le cosinus du sinus.

D'où vient ce dénominateur. De eiωne^{i\omega n} et e−iωne^{-i\omega n}, dont les transformées sont zz−eiω\dfrac{z}{z-e^{i\omega}} et zz−e−iω\dfrac{z}{z-e^{-i\omega}} — c'est la formule Z{an}\mathcal{Z}\{a^{n}\} de A3 avec aa complexe de module 11. Le produit des deux dénominateurs donne

(z−eiω)(z−e−iω)=z2−(eiω+e−iω)z+1=z2−2zcos⁡ω+1(z-e^{i\omega})(z-e^{-i\omega})=z^{2}-\left(e^{i\omega}+e^{-i\omega}\right)z+1=z^{2}-2z\cos\omega+1

⚠️ Le +1+1 constant n'est pas décoratif : c'est le produit des deux pôles, eiω×e−iω=1e^{i\omega}\times e^{-i\omega}=1. Il dit que les pôles sont sur le cercle unité — donc que le signal oscille sans s'amortir, ce qui est exactement le comportement d'un cosinus.

deux poˆles conjugueˊs de module 1 ⟺ oscillation pure, non amortie\boxed{\text{deux pôles conjugués de module } 1 \ \Longleftrightarrow \ \text{oscillation pure, non amortie}}

ℹ️ C'est la lecture qui compte. En D4, on multipliera le signal par ana^{n} : les pôles passeront au module ∣a∣|a|, et l'oscillation s'amortira. Le +1+1 deviendra +a2+a^{2} — même produit des pôles. La structure du dénominateur EST le comportement du signal.

Pour ω=π2\omega=\dfrac\pi2, la simplification est spectaculaire : cos⁡π2=0\cos\dfrac\pi2=0 et sin⁡π2=1\sin\dfrac\pi2=1, donc tout le terme en zz disparaît.

Les deux formules, puis $\omega=\pi/2$

Les formules générales, telles qu'elles se lisent dans la table :

Z{cos⁡(ωn)}=z(z−cos⁡ω)z2−2zcos⁡ω+1Z{sin⁡(ωn)}=zsin⁡ωz2−2zcos⁡ω+1\mathcal{Z}\{\cos(\omega n)\}=\dfrac{z(z-\cos\omega)}{z^{2}-2z\cos\omega+1} \qquad \mathcal{Z}\{\sin(\omega n)\}=\dfrac{z\sin\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}

Contrôle immédiat par la valeur initiale, et il valide déjà les numérateurs :

cos⁡: lim⁡z→+∞z2−zcos⁡ωz2−2zcos⁡ω+1=1=cos⁡0✓\cos : \ \lim_{z\to+\infty}\dfrac{z^{2}-z\cos\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}=1=\cos 0 \quad\checkmark
sin⁡: lim⁡z→+∞zsin⁡ωz2−2zcos⁡ω+1=0=sin⁡0✓\sin : \ \lim_{z\to+\infty}\dfrac{z\sin\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}=0=\sin 0 \quad\checkmark

⚠️ Ce contrôle est très discriminant : il distingue les deux formules l'une de l'autre. Le numérateur du cosinus est de degré 22 (donc limite 11), celui du sinus de degré 11 (donc limite 00). Confondre les deux se voit immédiatement.

Maintenant ω=π2\omega=\dfrac\pi2.

cos⁡π2=0sin⁡π2=1\cos\dfrac\pi2=0 \qquad\qquad \sin\dfrac\pi2=1

Le dénominateur commun devient :

z2−2z×0+1=z2+1z^{2}-2z\times 0+1=z^{2}+1

Le cosinus :

Z{cos⁡πn2}=z(z−0)z2+1=z2z2+1\mathcal{Z}\left\{\cos\dfrac{\pi n}{2}\right\}=\dfrac{z(z-0)}{z^{2}+1}=\boxed{\dfrac{z^{2}}{z^{2}+1}}

Le sinus :

Z{sin⁡πn2}=z×1z2+1=zz2+1\mathcal{Z}\left\{\sin\dfrac{\pi n}{2}\right\}=\dfrac{z\times 1}{z^{2}+1}=\boxed{\dfrac{z}{z^{2}+1}}

Le contrôle décisif — les échantillons. Le signal cos⁡πn2\cos\dfrac{\pi n}{2} vaut

n=0:cos⁡0=1n=1:cos⁡π2=0n=2:cos⁡π=−1n=3:cos⁡3π2=0n=0 : \cos 0=1 \qquad n=1 : \cos\dfrac\pi2=0 \qquad n=2 : \cos\pi=-1 \qquad n=3 : \cos\dfrac{3\pi}{2}=0
1, 0, −1, 0, 1, 0, −1,…\boxed{1,\ 0,\ -1,\ 0,\ 1,\ 0,\ -1,\dots}

Vérifions sur la forme close en divisant z2z^{2} par z2+1z^{2}+1 selon les puissances de 1/z1/z :

z2z2+1=11+z−2=1−z−2+z−4−⋯\dfrac{z^{2}}{z^{2}+1}=\dfrac{1}{1+z^{-2}}=1-z^{-2}+z^{-4}-\cdots

On lit 1,0,−1,0,1,…1,0,-1,0,1,\dots ✓ — la série géométrique de raison −z−2-z^{-2} redonne exactement l'alternance.

Pour le sinus, les échantillons sont 0,1,0,−1,0,1,…0,1,0,-1,0,1,\dots :

zz2+1=z−11+z−2=z−1(1−z−2+⋯ )=z−1−z−3+⋯\dfrac{z}{z^{2}+1}=\dfrac{z^{-1}}{1+z^{-2}}=z^{-1}\left(1-z^{-2}+\cdots\right)=z^{-1}-z^{-3}+\cdots

On lit 0,1,0,−1,…0,1,0,-1,\dots ✓

ℹ️ La lecture des pôles. z2+1=0z^{2}+1=0 donne z=±iz=\pm i, deux pôles conjugués de module 11 — sur le cercle unité. Le signal oscille donc indéfiniment sans s'amortir, ce que confirment les échantillons : la suite 1,0,−1,01,0,-1,0 se répète à l'identique, de période 44.

peˊriode 4 ⟺ ω=2π4=π2\boxed{\text{période } 4 \ \Longleftrightarrow \ \omega=\dfrac{2\pi}{4}=\dfrac\pi2}

⚠️ Un signal discret peut être périodique en nn, ce qui n'arrive que pour certaines valeurs de ω\omega : il faut que 2πω\dfrac{2\pi}{\omega} soit rationnel. Ici 2ππ/2=4\dfrac{2\pi}{\pi/2}=4, entier — d'où la période 44.

Rappel de cours

Les deux lignes trigonométriques

Z{cos⁡(ωn)}=z(z−cos⁡ω)z2−2zcos⁡ω+1Z{sin⁡(ωn)}=zsin⁡ωz2−2zcos⁡ω+1\mathcal{Z}\{\cos(\omega n)\}=\dfrac{z(z-\cos\omega)}{z^{2}-2z\cos\omega+1} \qquad \mathcal{Z}\{\sin(\omega n)\}=\dfrac{z\sin\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}
⚠️ Même dénominateur — seul le numérateur les distingue.

D'où vient le dénominateur

(z−eiω)(z−e−iω)=z2−2zcos⁡ω+1(z-e^{i\omega})(z-e^{-i\omega})=z^{2}-2z\cos\omega+1
C'est Z{an}\mathcal{Z}\{a^{n}\} avec aa complexe de module 11.

⚠️⚠️ Le terme constant EST le produit des pôles

+1 ⟺ poˆles de module 1 ⟺ oscillation NON amortie+1 \ \Longleftrightarrow \ \text{pôles de module } 1 \ \Longleftrightarrow \ \text{oscillation NON amortie}
En D4, il deviendra +a2+a^{2} : oscillation amortie.

Contrôle très discriminant — la valeur initiale

cos⁡: x[0]=1 (numeˊrateur de degreˊ 2)sin⁡: x[0]=0 (degreˊ 1)\cos : \ x[0]=1 \ (\text{numérateur de degré } 2) \qquad \sin : \ x[0]=0 \ (\text{degré } 1)

Cas ω=π2\omega=\dfrac\pi2

cos⁡π2=0, sin⁡π2=1⟹z2z2+1etzz2+1\cos\dfrac\pi2=0, \ \sin\dfrac\pi2=1 \qquad\Longrightarrow\qquad \dfrac{z^{2}}{z^{2}+1} \quad\text{et}\quad \dfrac{z}{z^{2}+1}
Échantillons 1,0,−1,0,…1,0,-1,0,\dots et 0,1,0,−1,…0,1,0,-1,\dots — période 44.

Périodicité discrète Un signal cos⁡(ωn)\cos(\omega n) n'est périodique que si 2πω\dfrac{2\pi}{\omega} est rationnel.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Échanger les deux numérateurs : mettre zsin⁡ωz\sin\omega pour le cosinus.

Le contrôle : la valeur initiale. cos⁡\cos doit démarrer à 11, sin⁡\sin à 00 — et les deux numérateurs n'ont pas le même degré, donc l'échange se voit en une seconde.

⚠️⚠️ Écrire z2−2zcos⁡ω−1z^{2}-2z\cos\omega-1 avec un −1-1. Le terme constant est le produit des pôles, eiωe−iω=+1e^{i\omega}e^{-i\omega}=+1.

La conséquence est grave : avec −1-1, le produit des pôles vaudrait −1-1, donc, dès que cos⁡ω≠0\cos\omega\neq0, l'un serait de module >1>1 et le signal divergerait — au lieu d'osciller sagement. Pour ω=π2\omega=\frac\pi2, les pôles seraient ±1\pm1 et le cosinus fautif vaudrait 1,0,1,0,…1,0,1,0,\dots — faux dès x[2]x[2].

⚠️ Oublier le zz en facteur au numérateur du cosinus, et écrire z−cos⁡ωz2−2zcos⁡ω+1\dfrac{z-\cos\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}.

Le contrôle : la limite en +∞+\infty vaudrait 00 au lieu de 11 ✗

⚠️ Croire que cos⁡π2=1\cos\dfrac\pi2=1. C'est 00 — et c'est précisément ce qui fait disparaître le terme en zz du dénominateur.

Le contrôle : les échantillons. cos⁡πn2\cos\dfrac{\pi n}{2} vaut 1,0,−1,01,0,-1,0, donc x[1]=0x[1]=0.

⚠️ Travailler en degrés. ω\omega est en radians ; cos⁡π2\cos\dfrac\pi2 n'est pas cos⁡(90)\cos(90) au sens d'une calculatrice mal réglée.

⚠️ Simplifier z2z2+1\dfrac{z^{2}}{z^{2}+1} en 11\dfrac{1}{1} ou en 11. On ne barre pas un terme d'une somme. La forme correcte pour redévelopper est 11+z−2\dfrac{1}{1+z^{-2}}.

⚠️ Croire que les pôles ±i\pm i posent problème. Ils sont complexes conjugués, de module 11 : c'est la signature normale d'une oscillation, et le signal reste réel.

⚠️ Confondre période du signal et pulsation. Ici ω=π2\omega=\dfrac\pi2 et la période est 44 : T=2πωT=\dfrac{2\pi}{\omega}.

À retenir
Z{cos⁡(ωn)}=z(z−cos⁡ω)z2−2zcos⁡ω+1Z{sin⁡(ωn)}=zsin⁡ωz2−2zcos⁡ω+1\mathcal{Z}\{\cos(\omega n)\}=\dfrac{z(z-\cos\omega)}{z^{2}-2z\cos\omega+1} \qquad \mathcal{Z}\{\sin(\omega n)\}=\dfrac{z\sin\omega}{z^{2}-2z\cos\omega+1}

⚠️ MÊME dénominateur — seul le numérateur distingue les deux. Et il vient de (z−eiω)(z−e−iω)(z-e^{i\omega})(z-e^{-i\omega}).

le terme constant +1=produit des poˆles ⟹ module 1 ⟹ oscillation NON amortie\boxed{\text{le terme constant } +1 = \text{produit des pôles} \ \Longrightarrow \ \text{module } 1 \ \Longrightarrow \ \text{oscillation NON amortie}}

Pour ω=π2\omega=\dfrac\pi2 (cos⁡=0\cos=0, sin⁡=1\sin=1) :

Z{cos⁡πn2}=z2z2+1Z{sin⁡πn2}=zz2+1\mathcal{Z}\left\{\cos\dfrac{\pi n}{2}\right\}=\dfrac{z^{2}}{z^{2}+1} \qquad \mathcal{Z}\left\{\sin\dfrac{\pi n}{2}\right\}=\dfrac{z}{z^{2}+1}

Échantillons 1,0,−1,0,…1,0,-1,0,\dots et 0,1,0,−1,…0,1,0,-1,\dots — période 4=2πω4=\dfrac{2\pi}{\omega}, pôles ±i\pm i sur le cercle unité.

Le contrôle qui distingue les deux formules : x[0]x[0] vaut 11 pour le cosinus, 00 pour le sinus — leurs numérateurs n'ont pas le même degré.

Réponse. Z{cos⁡πn2}=z2z2+1\mathcal{Z}\{\cos\tfrac{\pi n}2\}=\dfrac{z^2}{z^2+1}, Z{sin⁡πn2}=zz2+1\mathcal{Z}\{\sin\tfrac{\pi n}2\}=\dfrac z{z^2+1}. (Recoupement : la suite cos⁡πn2=1,0,−1,0,…\cos\tfrac{\pi n}2=1,0,-1,0,\dots est de période 44, pôles ±i\pm i sur le cercle unité ✓)
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Théorème du retard

ApplicationDifficulté 3/5

À l'aide de Z{x[n−k]u[n−k]}=z−kX(z)\mathcal{Z}\{x[n-k]u[n-k]\}=z^{-k}X(z), calculer la transformée de l'échelon retardé u[n−2]u[n-2] et de la suite a n−1u[n−1]a^{\,n-1}u[n-1].

Indices (3)

Pour u[n−2]u[n-2] : x=ux=u, X=zz−1X=\tfrac z{z-1}, k=2k=2.

Z{u[n−2]}=z−2⋅zz−1\mathcal{Z}\{u[n-2]\}=z^{-2}\cdot\tfrac z{z-1}.

Pour an−1u[n−1]a^{n-1}u[n-1] : x[n]=anx[n]=a^n, X=zz−aX=\tfrac z{z-a}, k=1k=1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le théorème le plus utilisé du chapitre, et celui qui justifie toute la convention z−nz^{-n}.

Z{x[n−k] u[n−k]}=z−k X(z)\boxed{\mathcal{Z}\{x[n-k]\,u[n-k]\}=z^{-k}\,X(z)}
RETARDER de k pas ⟺ MULTIPLIER par z−k\text{RETARDER de } k \text{ pas} \ \Longleftrightarrow \ \text{MULTIPLIER par } z^{-k}

Un décalage temporel devient une multiplication. C'est exactement ce que fait e−τpe^{-\tau p} chez Laplace, et c'est ce qui rend ces transformées si commodes pour les systèmes.

⚠️⚠️ Le facteur u[n−k]u[n-k] n'est PAS décoratif — il est la condition de validité. Il impose que le signal décalé soit nul avant l'instant kk :

x[n−k] u[n−k]={x[n−k]si n≥k0si n<kx[n-k]\,u[n-k]=\begin{cases}x[n-k]&\text{si } n\geq k\\ \mathbf{0}&\text{si } n<k\end{cases}

Sans lui, le théorème est faux. La transformée unilatérale ne somme qu'à partir de n=0n=0 : si le signal décalé portait des valeurs avant kk, elles seraient purement et simplement perdues, et le facteur z−kz^{-k} ne rendrait pas compte de la somme.

ℹ️ Pourquoi la démonstration marche. Posons m=n−km=n-k :

∑n=k+∞x[n−k]z−n=∑m=0+∞x[m] z−(m+k)=z−k∑m=0+∞x[m]z−m=z−kX(z)\sum_{n=k}^{+\infty}x[n-k]z^{-n}=\sum_{m=0}^{+\infty}x[m]\,z^{-(m+k)}=z^{-k}\sum_{m=0}^{+\infty}x[m]z^{-m}=z^{-k}X(z)

Le changement d'indice fait sortir z−kz^{-k} de la somme — et la somme repart bien de m=0m=0 parce que le signal est nul avant kk. C'est là, et nulle part ailleurs, que le u[n−k]u[n-k] intervient.

⚠️ L'AVANCE ne suit pas la même règle : elle fait sortir des termes de la somme, d'où les corrections de B2. Retard et avance ne sont pas symétriques en unilatéral.

Les deux applications

1) L'échelon retardé u[n−2]u[n-2].

Le signal vaut 11 à partir de n=2n=2 :  0, 0, 1, 1, 1,…\ 0,\,0,\,1,\,1,\,1,\dots

⚠️ Ne pas le confondre avec δ[n−2]\delta[n-2], qui vaut 11 uniquement en n=2n=2.

On applique le théorème avec x[n]=u[n]x[n]=u[n], X(z)=zz−1X(z)=\dfrac{z}{z-1} et k=2k=2 :

Z{u[n−2]}=z−2×zz−1=zz2(z−1)\mathcal{Z}\{u[n-2]\}=z^{-2}\times\dfrac{z}{z-1}=\dfrac{z}{z^{2}(z-1)}
Z{u[n−2]}=1z(z−1)\boxed{\mathcal{Z}\{u[n-2]\}=\dfrac{1}{z(z-1)}}

⚠️ Simplifier le zz : zz2=1z\dfrac{z}{z^{2}}=\dfrac1z. C'est une vraie simplification de fraction, pas un « barrage » abusif.

Contrôle par redéveloppement :

1z(z−1)=z−21−z−1=z−2(1+z−1+z−2+⋯ )=z−2+z−3+z−4+⋯\dfrac{1}{z(z-1)}=\dfrac{z^{-2}}{1-z^{-1}}=z^{-2}\left(1+z^{-1}+z^{-2}+\cdots\right)=z^{-2}+z^{-3}+z^{-4}+\cdots

On lit x[0]=0x[0]=0, x[1]=0x[1]=0, x[2]=1x[2]=1, x[3]=1x[3]=1 — bien 0,0,1,1,1,…0,0,1,1,1,\dots ✓

ℹ️ Les deux premiers échantillons sont nuls, comme attendu d'un signal retardé de 22. C'est le contrôle réflexe : un retard de kk doit produire kk zéros en tête.

2) La suite a n−1u[n−1]a^{\,n-1}u[n-1].

Le signal vaut an−1a^{n-1} à partir de n=1n=1 :  0, 1, a, a2,…\ 0,\,1,\,a,\,a^{2},\dots

Théorème avec x[n]=anx[n]=a^{n}, X(z)=zz−aX(z)=\dfrac{z}{z-a} et k=1k=1 :

Z{an−1u[n−1]}=z−1×zz−a\mathcal{Z}\{a^{n-1}u[n-1]\}=z^{-1}\times\dfrac{z}{z-a}
=1z−a\boxed{=\dfrac{1}{z-a}}

⚠️⚠️ Voilà la réponse à une question que tout le monde se pose depuis A3 : à quoi correspond 1z−a\dfrac{1}{z-a}, cette forme si proche de zz−a\dfrac{z}{z-a} ?

zz−a=an1z−a=an−1u[n−1], le meˆme signal RETARDEˊ d’un pas\boxed{\dfrac{z}{z-a}=a^{n} \qquad\qquad \dfrac{1}{z-a}=a^{n-1}u[n-1], \ \text{le même signal RETARDÉ d'un pas}}

Le zz manquant au numérateur est exactement un retard d'un pas. C'est pourquoi l'oubli du zz n'est pas une faute anodine : elle décale le signal dans le temps.

Contrôle :

1z−a=z−11−az−1=z−1(1+az−1+a2z−2+⋯ )=z−1+az−2+a2z−3+⋯\dfrac{1}{z-a}=\dfrac{z^{-1}}{1-az^{-1}}=z^{-1}\left(1+az^{-1}+a^{2}z^{-2}+\cdots\right)=z^{-1}+az^{-2}+a^{2}z^{-3}+\cdots

On lit 0, 1, a, a2,…0,\,1,\,a,\,a^{2},\dots ✓ — un zéro en tête, cohérent avec un retard de 11.

Et la valeur initiale confirme : lim⁡z→+∞1z−a=0=x[0]\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{1}{z-a}=0=x[0] ✓

ℹ️ La lecture générale, à garder pour le lot C :

degreˊ du numeˊrateur<degreˊ du deˊnominateur ⟹ x[0]=0 ⟹ le signal deˊmarre en retard\boxed{\text{degré du numérateur} < \text{degré du dénominateur} \ \Longrightarrow \ x[0]=0 \ \Longrightarrow \ \text{le signal démarre en retard}}
Rappel de cours

THÉORÈME DU RETARD

Z{x[n−k] u[n−k]}=z−kX(z)\boxed{\mathcal{Z}\{x[n-k]\,u[n-k]\}=z^{-k}X(z)}
Retard de kk pas ⟺\Longleftrightarrow multiplication par z−kz^{-k}.

⚠️⚠️ Le u[n−k]u[n-k] est la CONDITION, pas un ornement Il impose que le signal décalé soit nul avant kk. Sans lui, les valeurs antérieures seraient perdues par la somme unilatérale et le théorème serait faux.

La démonstration en une ligne

∑n≥kx[n−k]z−n =m=n−k z−k∑m≥0x[m]z−m\sum_{n\geq k}x[n-k]z^{-n} \ \overset{m=n-k}{=} \ z^{-k}\sum_{m\geq 0}x[m]z^{-m}

⚠️ L'AVANCE n'obéit PAS à la même règle (B2) — elle fait sortir des termes de la somme.

La lecture la plus rentable du chapitre

zz−a=an1z−a=an−1u[n−1]\dfrac{z}{z-a}=a^{n} \qquad\qquad \dfrac{1}{z-a}=a^{n-1}u[n-1]
Le zz manquant EST un retard d'un pas.

Contrôles réflexes · un retard de kk produit kk zéros en tête ; · deg⁡(num)<deg⁡(deˊn)⇒x[0]=0\deg(\text{num})<\deg(\text{dén}) \Rightarrow x[0]=0 ; · x[0]=lim⁡z→+∞X(z)x[0]=\displaystyle\lim_{z\to+\infty}X(z).

⚠️ Ne pas confondre

u[n−2]:0,0,1,1,1,…δ[n−2]:0,0,1,0,0,…u[n-2] : 0,0,1,1,1,\dots \qquad\qquad \delta[n-2] : 0,0,1,0,0,\dots

L'erreur classique

⚠️⚠️ Multiplier par z+kz^{+k} au lieu de z−kz^{-k}. Un retard retarde : les premiers échantillons doivent être nuls.

Le contrôle : compter les zéros en tête. z+2×zz−1=z3z−1z^{+2}\times\dfrac{z}{z-1}=\dfrac{z^{3}}{z-1} n'a aucun développement en puissances de 1/z1/z — ce n'est le signal de personne.

⚠️⚠️ Confondre u[n−2]u[n-2] et δ[n−2]\delta[n-2]. L'échelon retardé vaut 11 à partir de 22 (0,0,1,1,10,0,1,1,1), l'impulsion retardée une seule fois (0,0,1,0,00,0,1,0,0). Transformées : 1z(z−1)\dfrac{1}{z(z-1)} contre z−2z^{-2}.

⚠️ Oublier le facteur u[n−k]u[n-k] et appliquer le théorème à un signal non nul avant kk. Le théorème ne s'applique alors pas : il faut passer par la définition, ou par la formule de l'avance.

⚠️ Se tromper en simplifiant z−2×zz−1z^{-2}\times\dfrac{z}{z-1}. C'est zz2(z−1)=1z(z−1)\dfrac{z}{z^{2}(z-1)}=\dfrac{1}{z(z-1)}, et non 1z2(z−1)\dfrac{1}{z^{2}(z-1)}.

Le contrôle : le premier échantillon non nul doit être en n=2n=2. Avec 1z2(z−1)\dfrac{1}{z^{2}(z-1)} il serait en n=3n=3 ✗

⚠️ Croire que 1z−a\dfrac{1}{z-a} est une forme « fausse » ou à corriger. C'est la transformée parfaitement légitime de an−1u[n−1]a^{n-1}u[n-1] — un signal réel, simplement retardé.

⚠️ Appliquer le théorème du retard à une AVANCE, en écrivant Z{x[n+1]}=zX(z)\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX(z). Il manque le terme −z x[0]-z\,x[0] (B2), et l'oubli change tout dans les récurrences.

⚠️ Ne pas compter les zéros en tête. C'est le contrôle le moins cher du chapitre : kk zéros pour un retard de kk.

À retenir
Z{x[n−k] u[n−k]}=z−kX(z)retard ⟺ × z−k\boxed{\mathcal{Z}\{x[n-k]\,u[n-k]\}=z^{-k}X(z)} \qquad \text{retard} \ \Longleftrightarrow \ \times\,z^{-k}
Z{u[n−2]}=1z(z−1)Z{an−1u[n−1]}=1z−a\mathcal{Z}\{u[n-2]\}=\dfrac{1}{z(z-1)} \qquad\qquad \mathcal{Z}\{a^{n-1}u[n-1]\}=\dfrac{1}{z-a}

⚠️⚠️ Le u[n−k]u[n-k] est la condition de validité : le signal doit être nul avant kk, sinon la somme unilatérale perd ses premières valeurs.

zz−a=an1z−a=an−1u[n−1]\boxed{\dfrac{z}{z-a}=a^{n} \qquad \dfrac{1}{z-a}=a^{n-1}u[n-1]}

Le zz manquant au numérateur EST un retard d'un pas — c'est pourquoi l'oublier n'est jamais anodin.

Contrôle réflexe : un retard de kk donne kk zéros en tête. Et deg⁡(num)<deg⁡(deˊn)⇒x[0]=0\deg(\text{num})<\deg(\text{dén})\Rightarrow x[0]=0.

⚠️ L'avance ne suit PAS cette règle (B2), et u[n−2]≠δ[n−2]u[n-2]\neq\delta[n-2].

Réponse. Z{u[n−2]}=1z(z−1)\mathcal{Z}\{u[n-2]\}=\dfrac1{z(z-1)} ; Z{an−1u[n−1]}=1z−a\mathcal{Z}\{a^{n-1}u[n-1]\}=\dfrac1{z-a}. (Recoupement : retard ⇔\Leftrightarrow facteur z−kz^{-k}, l'analogue de e−τpe^{-\tau p} de Laplace ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Théorème de l'avance

DémonstrationDifficulté 3/5

Établir Z{x[n+1]}=zX(z)−z x[0]\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX(z)-z\,x[0] à partir de la définition, puis l'appliquer à x[n]=anx[n]=a^n.

Indices (3)

Z{x[n+1]}=∑n≥0x[n+1]z−n\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=\displaystyle\sum_{n\ge0}x[n+1]z^{-n} : poser m=n+1m=n+1.

∑m≥1x[m]z−(m−1)=z∑m≥1x[m]z−m=z(X(z)−x[0])\displaystyle\sum_{m\ge1}x[m]z^{-(m-1)}=z\sum_{m\ge1}x[m]z^{-m}=z\big(X(z)-x[0]\big).

Pour ana^n : X=zz−aX=\tfrac z{z-a}, x[0]=1x[0]=1.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le théorème qui rend possible la résolution des récurrences — et le seul du chapitre qui ajoute un terme correctif à la transformée (−z x[0]-z\,x[0]).

Z{x[n+1]}=z X(z)−z x[0]\boxed{\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z)-z\,x[0]}

⚠️⚠️ Le terme −z x[0]-z\,x[0] est ce qui distingue l'avance du retard, et c'est lui qui porte toute l'utilité du théorème.

Pourquoi il apparaît. La somme unilatérale part de n=0n=0. Avancer le signal d'un pas fait sortir x[0]x[0] de la fenêtre d'observation — cette valeur ne peut plus être atteinte par la somme, il faut donc la retrancher explicitement.

RETARD:on ENTRE des zeˊros → simple z−k\text{RETARD} : \text{on ENTRE des zéros} \ \to \ \text{simple } z^{-k}
AVANCE:on PERD x[0] → correction −z x[0]\text{AVANCE} : \text{on PERD } x[0] \ \to \ \text{correction } -z\,x[0]

Retard et avance ne sont pas symétriques, et c'est propre à la transformée unilatérale.

ℹ️ C'est une bonne nouvelle, pas une gêne. Ce terme correctif injecte la condition initiale dans l'équation algébrique. C'est très exactement ce qui permet de résoudre x[n+1]=2x[n]x[n+1]=2x[n], x[0]=3x[0]=3 (C5) : la valeur x[0]=3x[0]=3 entre dans le calcul par ce terme, et par lui seul.

le theˊoreˋme de l’avance est la porte d’entreˊe des conditions initiales\boxed{\text{le théorème de l'avance est la porte d'entrée des conditions initiales}}

Le même mécanisme à l'ordre 2, dont on aura besoin en D1 et D2 :

Z{x[n+2]}=z2X(z)−z2x[0]−z x[1]\mathcal{Z}\{x[n+2]\}=z^{2}X(z)-z^{2}x[0]-z\,x[1]

⚠️ Deux valeurs sortent de la fenêtre, donc deux termes correctifs — et leurs puissances de zz décroissent. C'est l'analogue exact de L{f′′}=p2F−pf(0)−f′(0)\mathcal{L}\{f''\}=p^{2}F-p f(0)-f'(0) chez Laplace.

La démonstration, puis l'application

Établissement du théorème, à partir de la définition.

Z{x[n+1]}=∑n=0+∞x[n+1] z−n\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n+1]\,z^{-n}

Changement d'indice m=n+1m=n+1, donc n=m−1n=m-1 ; quand n=0n=0, m=1m=1 :

=∑m=1+∞x[m] z−(m−1)=∑m=1+∞x[m] z−m z+1=z∑m=1+∞x[m]z−m=\sum_{m=1}^{+\infty}x[m]\,z^{-(m-1)}=\sum_{m=1}^{+\infty}x[m]\,z^{-m}\,z^{+1}=z\sum_{m=1}^{+\infty}x[m]z^{-m}

⚠️ La somme démarre à m=1m=1, pas à m=0m=0. Or X(z)X(z) somme à partir de 00. Il faut donc retrancher le terme manquant :

∑m=1+∞x[m]z−m=∑m=0+∞x[m]z−m⏟X(z)−x[0]z0⏟x[0]=X(z)−x[0]\sum_{m=1}^{+\infty}x[m]z^{-m}=\underbrace{\sum_{m=0}^{+\infty}x[m]z^{-m}}_{X(z)}-\underbrace{x[0]z^{0}}_{x[0]}=X(z)-x[0]
Z{x[n+1]}=z(X(z)−x[0])=z X(z)−z x[0]\boxed{\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\left(X(z)-x[0]\right)=z\,X(z)-z\,x[0]}

ℹ️ Toute la démonstration tient dans le décalage de la borne de la somme. C'est le seul point à comprendre, et il explique pourquoi le facteur correctif est z x[0]z\,x[0] et non x[0]x[0] : le zz était déjà sorti de la somme.

Application à x[n]=anx[n]=a^{n}.

On sait : X(z)=zz−aX(z)=\dfrac{z}{z-a} et x[0]=a0=1x[0]=a^{0}=1.

Z{an+1}=z×zz−a−z×1=z2z−a−z\mathcal{Z}\{a^{n+1}\}=z\times\dfrac{z}{z-a}-z\times 1=\dfrac{z^{2}}{z-a}-z

Réduisons au même dénominateur :

=z2−z(z−a)z−a=z2−z2+azz−a=\dfrac{z^{2}-z(z-a)}{z-a}=\dfrac{z^{2}-z^{2}+az}{z-a}
Z{an+1}=azz−a\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n+1}\}=\dfrac{az}{z-a}}

LE contrôle, et il est décisif — la voie directe. Le signal an+1a^{n+1} n'est autre que a×ana\times a^{n}. Par linéarité :

Z{an+1}=Z{a⋅an}=a Z{an}=a×zz−a=azz−a✓\mathcal{Z}\{a^{n+1}\}=\mathcal{Z}\{a\cdot a^{n}\}=a\,\mathcal{Z}\{a^{n}\}=a\times\dfrac{z}{z-a}=\dfrac{az}{z-a} \quad\checkmark

⚠️⚠️ Les deux voies concordent, et elles sont INDÉPENDANTES : l'une passe par le théorème de l'avance, l'autre par la simple linéarité. C'est la meilleure façon de vérifier qu'on a bien mémorisé le théorème — et notamment que le terme correctif est −z x[0]-z\,x[0] et non −x[0]-x[0].

Vérifions ce que donnerait l'oubli du terme correctif :

z X(z)=z2z−adont la valeur initiale estlim⁡z→+∞z2z−a=+∞z\,X(z)=\dfrac{z^{2}}{z-a} \qquad\text{dont la valeur initiale est} \quad \lim_{z\to+\infty}\dfrac{z^{2}}{z-a}=+\infty

Une transformée dont le développement n'existe pas — le signal correspondant n'est pas causal. L'erreur est donc détectable sans même connaître la réponse.

Contrôle par échantillons :

azz−a=a(1+az+a2z2+⋯ )=a+a2z−1+a3z−2+⋯\dfrac{az}{z-a}=a\left(1+\dfrac az+\dfrac{a^{2}}{z^{2}}+\cdots\right)=a+a^{2}z^{-1}+a^{3}z^{-2}+\cdots

On lit a, a2, a3,…a,\,a^{2},\,a^{3},\dots — c'est bien la suite an+1a^{n+1}, qui démarre à aa ✓

Rappel de cours

THÉORÈME DE L'AVANCE

Z{x[n+1]}=z X(z)−z x[0]\boxed{\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z)-z\,x[0]}
Z{x[n+2]}=z2X(z)−z2x[0]−z x[1]\mathcal{Z}\{x[n+2]\}=z^{2}X(z)-z^{2}x[0]-z\,x[1]

⚠️⚠️ Pourquoi ce terme correctif La somme part de n=0n=0 : avancer fait sortir x[0]x[0] de la fenêtre. Il faut le retrancher.

retard : on entre des zeˊrosavance : on PERD x[0]\text{retard : on entre des zéros} \qquad \text{avance : on PERD } x[0]
Retard et avance ne sont pas symétriques en unilatéral.

La démonstration tient dans la borne de la somme

∑m≥1x[m]z−m=X(z)−x[0]\sum_{m\geq 1}x[m]z^{-m}=X(z)-x[0]

⚠️ C'est la PORTE D'ENTRÉE des conditions initiales Sans ce terme, x[0]x[0] n'apparaîtrait nulle part et aucune récurrence ne serait résoluble (C5, C6, D1, D2).

Analogue exact chez Laplace

L{f′}=pF−f(0)L{f′′}=p2F−pf(0)−f′(0)\mathcal{L}\{f'\}=pF-f(0) \qquad \mathcal{L}\{f''\}=p^{2}F-pf(0)-f'(0)
Mêmes puissances décroissantes sur les termes correctifs.

⚠️ Le facteur est z x[0]z\,x[0], pas x[0]x[0] Le zz avait déjà été sorti de la somme.

Le contrôle qui valide le théorème Sur an+1a^{n+1}, la linéarité donne directement azz−a\dfrac{az}{z-a} : deux voies indépendantes qui doivent concorder.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire Z{x[n+1]}=z X(z)\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z), sans le terme correctif. L'erreur qui rend toute récurrence insoluble : la condition initiale disparaît du calcul.

Le contrôle : sur ana^{n}, on obtiendrait z2z−a\dfrac{z^{2}}{z-a}, dont la limite en +∞+\infty est infinie — aucun signal causal n'a une telle transformée.

⚠️⚠️ Écrire −x[0]-x[0] au lieu de −z x[0]-z\,x[0]. Le zz manque.

Le contrôle : la voie directe. zzz−a−1=z2−z+az−az\dfrac{z}{z-a}-1=\dfrac{z^{2}-z+a}{z-a}, qui n'est pas azz−a\dfrac{az}{z-a} ✗

⚠️⚠️ Appliquer le théorème du RETARD à une avance, en écrivant z+1X(z)z^{+1}X(z) par analogie. Les deux ne sont pas symétriques — c'est le point central de l'exercice.

⚠️ À l'ordre 2, écrire z2X−z x[0]−z x[1]z^{2}X-z\,x[0]-z\,x[1] avec la mauvaise puissance sur le premier terme correctif. C'est z2x[0]z^{2}x[0] : les puissances décroissent, comme chez Laplace.

⚠️ Se tromper de borne dans le changement d'indice : quand n=0n=0, m=n+1=1m=n+1=1. Partir de m=0m=0 ferait disparaître la correction.

⚠️ Réduire de travers : z2z−a−z=z2−z(z−a)z−a\dfrac{z^{2}}{z-a}-z=\dfrac{z^{2}-z(z-a)}{z-a} — il faut multiplier le zz par tout le dénominateur.

⚠️ Croire que le théorème ne sert qu'ici. Il est la clé de tout le lot C et du lot D : sans lui, aucune récurrence ne se résout.

⚠️ Ne pas contrôler par la voie directe. Sur an+1a^{n+1} elle coûte une ligne et valide le théorème entier.

À retenir
Z{x[n+1]}=z X(z)−z x[0]Z{x[n+2]}=z2X(z)−z2x[0]−z x[1]\boxed{\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z)-z\,x[0]} \qquad \mathcal{Z}\{x[n+2]\}=z^{2}X(z)-z^{2}x[0]-z\,x[1]

⚠️⚠️ Le terme −z x[0]-z\,x[0] vient de ce que la somme part de n=0n=0 : avancer fait sortir x[0]x[0] de la fenêtre.

retard : on ENTRE des zeˊros → z−kavance : on PERD x[0] → −z x[0]\text{retard : on ENTRE des zéros} \ \to \ z^{-k} \qquad\qquad \text{avance : on PERD } x[0] \ \to \ -z\,x[0]

Retard et avance ne sont PAS symétriques — c'est propre à l'unilatéral.

ce terme est la porte d’entreˊe des CONDITIONS INITIALES\boxed{\text{ce terme est la porte d'entrée des CONDITIONS INITIALES}}

Sans lui, x[0]x[0] n'apparaîtrait nulle part et aucune récurrence ne serait résoluble.

Sur ana^{n} : Z{an+1}=azz−a\mathcal{Z}\{a^{n+1}\}=\dfrac{az}{z-a}, confirmé par la voie directe a×zz−aa\times\dfrac{z}{z-a} — deux chemins indépendants qui concordent.

⚠️ Sans le terme correctif on obtiendrait z2z−a\dfrac{z^{2}}{z-a}, de limite infinie en +∞+\infty : aucun signal causal n'a cette transformée.

Réponse. Z{x[n+1]}=zX(z)−z x[0]\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX(z)-z\,x[0] ; pour ana^n : azz−a\dfrac{az}{z-a}. (Recoupement : an+1=a⋅ana^{n+1}=a\cdot a^n donne a⋅zz−a=azz−aa\cdot\tfrac z{z-a}=\tfrac{az}{z-a} ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Modulation (multiplication par aⁿ)

ApplicationDifficulté 3/5

À l'aide du théorème de modulation Z{anx[n]}=X ⁣(za)\mathcal{Z}\{a^n x[n]\}=X\!\left(\tfrac za\right), retrouver Z{an}\mathcal{Z}\{a^n\} à partir de l'échelon, puis calculer Z{an n}\mathcal{Z}\{a^n\,n\}.

Indices (3)

Pour Z{an}=Z{an⋅u[n]}\mathcal{Z}\{a^n\}=\mathcal{Z}\{a^n\cdot u[n]\} : X(z)=zz−1X(z)=\tfrac z{z-1}, remplacer zz par z/az/a.

Pour anna^n n : partir de Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\tfrac z{(z-1)^2}.

Remplacer zz par z/az/a et simplifier.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le théorème de modulation — le seul dont l'action ne porte ni sur le numérateur ni sur un facteur, mais sur la variable elle-même.

Z{anx[n]}=X ⁣(za)\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}x[n]\}=X\!\left(\dfrac za\right)}
MULTIPLIER par an ⟺ remplacer z par za dans X\text{MULTIPLIER par } a^{n} \ \Longleftrightarrow \ \text{remplacer } z \text{ par } \dfrac za \ \text{dans } X

Pourquoi c'est vrai — une ligne suffit :

∑n=0+∞anx[n] z−n=∑n=0+∞x[n](za)−n=X ⁣(za)\sum_{n=0}^{+\infty}a^{n}x[n]\,z^{-n}=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]\left(\dfrac za\right)^{-n}=X\!\left(\dfrac za\right)

On regroupe ana^{n} et z−nz^{-n} en (z/a)−n(z/a)^{-n}, et la définition se relit telle quelle avec z/az/a à la place de zz. C'est tout.

⚠️ L'effet géométrique est le seul à mémoriser :

les poˆles sont MULTIPLIEˊS par a\boxed{\text{les pôles sont MULTIPLIÉS par } a}

Un pôle en pp devient un pôle en apap. Si XX a son pôle en 11 (échelon), X(z/a)X(z/a) l'aura en aa — c'est exactement Z{an}\mathcal{Z}\{a^{n}\}.

ℹ️ La conséquence pratique, et elle est importante en D4 : multiplier par ana^{n} avec ∣a∣<1|a|<1 rapproche les pôles de l'origine, donc amortit le signal. C'est ainsi qu'on obtient un cosinus amorti à partir d'un cosinus pur.

oscillation pure (poˆles de module 1) → × an  oscillation amortie (module ∣a∣)\text{oscillation pure (pôles de module } 1) \ \xrightarrow{\ \times\,a^{n}\ } \ \text{oscillation amortie (module } |a|)

Deux applications ici, et la première est une vérification du théorème sur un cas connu — la bonne manière de s'assurer qu'on l'a bien compris avant de s'en servir.

Les deux applications

1) Retrouver Z{an}\mathcal{Z}\{a^{n}\} à partir de l'échelon.

On part de x[n]=u[n]x[n]=u[n], dont X(z)=zz−1X(z)=\dfrac{z}{z-1}.

Alors anu[n]=ana^{n}u[n]=a^{n} (pour n≥0n\geq 0), et le théorème donne :

Z{an}=X ⁣(za)=zaza−1\mathcal{Z}\{a^{n}\}=X\!\left(\dfrac za\right)=\dfrac{\dfrac za}{\dfrac za-1}

⚠️ Il faut simplifier cette fraction étagée, et le geste est toujours le même : multiplier haut et bas par aa.

=za×a(za−1)×a=zz−a=\dfrac{\dfrac za\times a}{\left(\dfrac za-1\right)\times a}=\dfrac{z}{z-a}
Z{an}=zz−a\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\dfrac{z}{z-a}}

✓ C'est exactement la formule de A3, retrouvée par un chemin entièrement différent — là on sommait une série géométrique, ici on applique un théorème. Deux démonstrations indépendantes du même fait : le théorème est bien compris.

Le pôle s'est déplacé de 11 à aa : c'est la multiplication annoncée.

2) Calculer Z{n an}\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}.

On part de x[n]=nx[n]=n, dont X(z)=z(z−1)2X(z)=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} (A4).

Z{an⋅n}=X ⁣(za)=za(za−1)2\mathcal{Z}\{a^{n}\cdot n\}=X\!\left(\dfrac za\right)=\dfrac{\dfrac za}{\left(\dfrac za-1\right)^{2}}

Traitons le dénominateur avec soin — c'est le seul point délicat :

(za−1)2=(z−aa)2=(z−a)2a2\left(\dfrac za-1\right)^{2}=\left(\dfrac{z-a}{a}\right)^{2}=\dfrac{(z-a)^{2}}{a^{2}}

⚠️ Le aa passe au CARRÉ, puisqu'il est dans une parenthèse élevée au carré. C'est l'erreur n°1 de cet exercice.

Z{n an}=za(z−a)2a2=za×a2(z−a)2=a2za (z−a)2\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{\dfrac za}{\dfrac{(z-a)^{2}}{a^{2}}}=\dfrac za\times\dfrac{a^{2}}{(z-a)^{2}}=\dfrac{a^{2}z}{a\,(z-a)^{2}}
Z{n an}=az(z−a)2\boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}}

Les contrôles.

a) Le cas a=1a=1 doit redonner Z{n}\mathcal{Z}\{n\} :

1×z(z−1)2=z(z−1)2✓\dfrac{1\times z}{(z-1)^{2}}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} \quad\checkmark

ℹ️ Ce contrôle est excellent parce qu'il teste précisément le facteur aa du numérateur : sans lui, la formule serait z(z−a)2\dfrac{z}{(z-a)^{2}}, qui donne aussi le bon résultat en a=1a=1… mais pas pour d'autres valeurs. D'où le contrôle suivant.

b) Les échantillons. Prenons a=2a=2 : la formule donne 2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^{2}}, et

2z(z−2)2=2z−11(1−2z−1)2=2z−1(1+4z−1+12z−2+⋯ )\dfrac{2z}{(z-2)^{2}}=2z^{-1}\dfrac{1}{(1-2z^{-1})^{2}}=2z^{-1}\left(1+4z^{-1}+12z^{-2}+\cdots\right)

On lit 0, 2, 8, 24,…0,\,2,\,8,\,24,\dots — et n 2nn\,2^{n} vaut bien 0, 2, 8, 240,\,2,\,8,\,24 ✓

c) La valeur initiale : lim⁡z→+∞az(z−a)2=0=0×a0\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{az}{(z-a)^{2}}=0=0\times a^{0} ✓

d) La structure, contrôle sans calcul : le pôle est double en aa, ce qui annonce un facteur nn (règle de A4) et un ana^{n}. Les deux ingrédients sont là.

poˆle double en a ⟺ n an\boxed{\text{pôle double en } a \ \Longleftrightarrow \ n\,a^{n}}

ℹ️ Cette lecture est celle qui servira en C4 et E3 : devant un (z−a)2(z-a)^{2} au dénominateur, on cherche un n ann\,a^{n}.

Rappel de cours

THÉORÈME DE MODULATION

Z{anx[n]}=X ⁣(za)\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}x[n]\}=X\!\left(\dfrac za\right)}
Démonstration : ∑anx[n]z−n=∑x[n](za)−n\displaystyle\sum a^{n}x[n]z^{-n}=\sum x[n]\left(\tfrac za\right)^{-n}.

⚠️ L'effet à mémoriser

les poˆles sont MULTIPLIEˊS par a\text{les pôles sont MULTIPLIÉS par } a
∣a∣<1|a|<1 rapproche les pôles de l'origine ⟹\Longrightarrow amortissement (D4).

Les deux résultats

Z{an}=zz−aZ{n an}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\dfrac{z}{z-a} \qquad\qquad \boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}}

⚠️⚠️ Le piège du calcul

(za−1)2=(z−a)2a2le a passe au CARREˊ\left(\dfrac za-1\right)^{2}=\dfrac{(z-a)^{2}}{a^{2}} \qquad\text{le } a \text{ passe au CARRÉ}

Le geste de simplification Multiplier haut et bas par aa (ou a2a^{2}) pour effacer la fraction étagée.

Lecture pour l'inversion

poˆle double en a ⟺ n an\text{pôle double en } a \ \Longleftrightarrow \ n\,a^{n}

Contrôles · a=1a=1 doit redonner Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} ; · échantillons sur a=2a=2 : 0,2,8,240,2,8,24 ; · x[0]=0x[0]=0.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le carré sur le aa et écrire (za−1)2=(z−a)2a\left(\dfrac za-1\right)^{2}=\dfrac{(z-a)^{2}}{a}. On obtiendrait z(z−a)2\dfrac{z}{(z-a)^{2}}, sans le facteur aa.

Le contrôle : les échantillons pour a=2a=2. La formule fautive donne 0,1,4,12,…0,1,4,12,\dots au lieu de 0,2,8,240,2,8,24 ✗ — le contrôle a=1a=1, lui, ne verrait rien, ce qui est justement pourquoi il ne suffit pas.

⚠️⚠️ Écrire X(az)X(az) au lieu de X ⁣(za)X\!\left(\dfrac za\right). Les pôles seraient divisés par aa au lieu d'être multipliés — l'effet exactement inverse.

Le contrôle : sur l'échelon, X(az)=azaz−1X(az)=\dfrac{az}{az-1}, de pôle 1a\dfrac1a et non aa ✗

⚠️ Croire que la modulation agit sur le numérateur seul. Elle remplace zz par z/az/a partout, numérateur compris — d'où le za\dfrac za en haut.

⚠️ Rater la simplification de la fraction étagée. Le réflexe est de multiplier haut et bas par la puissance de aa qui apparaît au dénominateur.

⚠️ Écrire Z{n an}=azz−a2\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{z-a^{2}} ou toute variante où le carré change de place. Le carré porte sur (z−a)(z-a), pas sur aa seul.

Le contrôle de structure : un facteur nn exige un pôle double (règle de A4).

⚠️ Confondre modulation et retard. La modulation multiplie le signal par ana^{n} ; le retard le décale. Rien de commun.

⚠️ Ne pas profiter du contrôle « a=1a=1 ». Il est gratuit — mais il ne suffit pas seul, comme le montre le premier point ci-dessus. Le doubler par un contrôle sur a≠1a\neq 1.

À retenir
Z{anx[n]}=X ⁣(za)les poˆles sont MULTIPLIEˊS par a\boxed{\mathcal{Z}\{a^{n}x[n]\}=X\!\left(\dfrac za\right)} \qquad \text{les pôles sont MULTIPLIÉS par } a
Z{an}=zz−aZ{n an}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{a^{n}\}=\dfrac{z}{z-a} \qquad\qquad \boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}}

⚠️⚠️ Le piège du calcul : (za−1)2=(z−a)2a2\left(\dfrac za-1\right)^{2}=\dfrac{(z-a)^{2}}{a^{2}} — le aa passe au CARRÉ. C'est lui qui produit le facteur aa du numérateur.

Lecture pour l'inversion :  poˆle double en a ⟺ n an\ \text{pôle double en } a \ \Longleftrightarrow \ n\,a^{n} (C4, E3).

Contrôles : a=1a=1 redonne z(z−1)2\dfrac{z}{(z-1)^{2}} ✓ — mais il ne suffit pas, il ne voit pas l'oubli du facteur aa. Le doubler par les échantillons (a=2a=2 : 0,2,8,240,2,8,24).

ℹ️ ∣a∣<1|a|<1 rapproche les pôles de l'origine, donc AMORTIT — c'est le mécanisme du cosinus amorti (D4).

Réponse. Z{ann}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{a^n n\}=\dfrac{az}{(z-a)^2}. (Recoupement : ligne n ann\,a^n de la table ✓ ; a=1a=1 redonne z(z−1)2=Z{n}\tfrac z{(z-1)^2}=\mathcal{Z}\{n\} ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Multiplication par n

DémonstrationDifficulté 3/5

À l'aide de Z{n x[n]}=−z X′(z)\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=-z\,X'(z), calculer Z{n}\mathcal{Z}\{n\} à partir de l'échelon, puis Z{n an}\mathcal{Z}\{n\,a^n\}.

Indices (3)

Z{n}=Z{n⋅u[n]}=−z X′(z)\mathcal{Z}\{n\}=\mathcal{Z}\{n\cdot u[n]\}=-z\,X'(z) avec X(z)=zz−1X(z)=\tfrac z{z-1}.

X′(z)=(z−1)−z(z−1)2=−1(z−1)2X'(z)=\dfrac{(z-1)-z}{(z-1)^2}=\dfrac{-1}{(z-1)^2}.

Pour n ann\,a^n : repartir de X=zz−aX=\tfrac z{z-a}, X′=−a(z−a)2X'=\tfrac{-a}{(z-a)^2}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le théorème de dérivation, et le seul du chapitre où l'on dérive par rapport à zz — donc où l'on quitte un instant le monde du signal.

Z{n x[n]}=−z X′(z)\boxed{\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=-z\,X'(z)}

D'où il vient. Dérivons la définition terme à terme par rapport à zz :

X(z)=∑n=0+∞x[n]z−n⟹X′(z)=∑n=0+∞x[n] (−n) z−n−1X(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]z^{-n} \qquad\Longrightarrow\qquad X'(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]\,(-n)\,z^{-n-1}

Multiplions par −z-z :

−z X′(z)=∑n=0+∞n x[n] z−n−1×z=∑n=0+∞n x[n] z−n=Z{n x[n]}-z\,X'(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}n\,x[n]\,z^{-n-1}\times z=\sum_{n=0}^{+\infty}n\,x[n]\,z^{-n}=\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}

⚠️ Le −z-z n'est pas arbitraire : le −- compense le signe venu de z−nz^{-n} (l'exposant est négatif), et le zz compense le z−1z^{-1} que la dérivation a fait apparaître. Les deux facteurs ont chacun leur raison.

L'effet structurel, à retenir :

multiplier par n ⟺ augmenter d’UN CRAN la multipliciteˊ du poˆle non nul\boxed{\text{multiplier par } n \ \Longleftrightarrow \ \text{augmenter d'UN CRAN la multiplicité du pôle non nul}}

Car dériver une fraction N(z−a)k\dfrac{N}{(z-a)^{k}} produit un (z−a)k+1(z-a)^{k+1} au dénominateur. C'est la justification de la règle annoncée en A4 — et c'est ce qui rend l'inversion lisible :

dénominateur ce qu'il contient
(z−a)(z-a) ana^{n}
(z−a)2(z-a)^{2} n ann\,a^{n}
(z−a)3(z-a)^{3} n2ann^{2}a^{n} (à un facteur près)

ℹ️ Ce théorème et celui de modulation (B3) donnent le MÊME résultat sur n ann\,a^{n}, par deux chemins qui n'ont rien de commun. C'est le contrôle le plus fort qu'on puisse souhaiter, et l'exercice le met en scène.

Les deux applications

1) Retrouver Z{n}\mathcal{Z}\{n\} à partir de l'échelon.

x[n]=u[n]X(z)=zz−1x[n]=u[n] \qquad X(z)=\dfrac{z}{z-1}

Dérivons — quotient uv\dfrac{u}{v} avec u=zu=z, v=z−1v=z-1, donc u′=1u'=1, v′=1v'=1 :

X′(z)=u′v−uv′v2=1×(z−1)−z×1(z−1)2=z−1−z(z−1)2=−1(z−1)2X'(z)=\dfrac{u'v-uv'}{v^{2}}=\dfrac{1\times(z-1)-z\times 1}{(z-1)^{2}}=\dfrac{z-1-z}{(z-1)^{2}}=\dfrac{-1}{(z-1)^{2}}

⚠️ Le numérateur se simplifie en −1-1 : les zz s'annulent. C'est le calcul à ne pas rater.

Puis le théorème :

Z{n}=Z{n⋅u[n]}=−z X′(z)=−z×−1(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\mathcal{Z}\{n\cdot u[n]\}=-z\,X'(z)=-z\times\dfrac{-1}{(z-1)^{2}}
Z{n}=z(z−1)2\boxed{\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}}}

✓ C'est la ligne de table de A4, démontrée cette fois au lieu d'être lue. Le double signe (−z)×(−1)(-z)\times(-1) donne bien un ++.

2) Calculer Z{n an}\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}.

x[n]=anX(z)=zz−ax[n]=a^{n} \qquad X(z)=\dfrac{z}{z-a}

Dérivons — même structure, avec v=z−av=z-a :

X′(z)=1×(z−a)−z×1(z−a)2=z−a−z(z−a)2=−a(z−a)2X'(z)=\dfrac{1\times(z-a)-z\times 1}{(z-a)^{2}}=\dfrac{z-a-z}{(z-a)^{2}}=\dfrac{-a}{(z-a)^{2}}

⚠️ Cette fois le numérateur vaut −a-a et non −1-1 : c'est le seul écart avec le calcul précédent, et c'est lui qui produira le facteur aa.

Z{n an}=−z×−a(z−a)2\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=-z\times\dfrac{-a}{(z-a)^{2}}
Z{n an}=az(z−a)2\boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}}

LE contrôle de l'exercice — la concordance avec B3.

par MODULATION (B3): X ⁣(za) ⟶ az(z−a)2\text{par MODULATION (B3)} : \ X\!\left(\dfrac za\right) \ \longrightarrow \ \dfrac{az}{(z-a)^{2}}
par DEˊRIVATION (B4): −z X′(z) ⟶ az(z−a)2\text{par DÉRIVATION (B4)} : \ -z\,X'(z) \ \longrightarrow \ \dfrac{az}{(z-a)^{2}}

⚠️⚠️ Deux théorèmes différents, deux calculs sans rien de commun, un seul résultat. L'un part de la rampe et déplace ses pôles ; l'autre part de la géométrique et dérive. Une concordance de ce genre ne peut pas être fortuite — c'est le contrôle le plus convaincant du chapitre.

ℹ️ Et cela dit quelque chose de vrai sur le signal : n ann\,a^{n} peut se lire « la rampe modulée » ou « la géométrique multipliée par nn ». Les deux lectures sont légitimes, et chacune donne un théorème.

Contrôles supplémentaires.

a) a=1a=1 redonne z(z−1)2=Z{n}\dfrac{z}{(z-1)^{2}}=\mathcal{Z}\{n\} ✓ (question 1)

b) Échantillons pour a=2a=2 : 2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} développe en 0, 2, 8, 24,…0,\,2,\,8,\,24,\dots, et n2nn2^{n} vaut 0, 2, 8, 240,\,2,\,8,\,24 ✓

c) Valeur initiale : lim⁡z→+∞az(z−a)2=0=0×a0\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{az}{(z-a)^{2}}=0=0\times a^{0} ✓

d) Structure : pôle double en aa — un cran de plus que zz−a\dfrac{z}{z-a}, conformément au théorème ✓

Rappel de cours

THÉORÈME DE DÉRIVATION

Z{n x[n]}=−z X′(z)\boxed{\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=-z\,X'(z)}
On dérive par rapport à zz.

D'où viennent les deux facteurs Le −- compense le signe de z−nz^{-n} ; le zz compense le z−1z^{-1} créé par la dérivation.

⚠️ L'effet structurel

multiplier par n ⟺ un cran de plus sur la multipliciteˊ du poˆle non nul\text{multiplier par } n \ \Longleftrightarrow \ \text{un cran de plus sur la multiplicité du pôle non nul}
(z−a)→an(z−a)2→n an(z−a)3→n2an(z-a) \to a^{n} \qquad (z-a)^{2} \to n\,a^{n} \qquad (z-a)^{3} \to n^{2}a^{n}

Les deux dérivées utiles

(zz−1)′=−1(z−1)2(zz−a)′=−a(z−a)2\left(\dfrac{z}{z-1}\right)'=\dfrac{-1}{(z-1)^{2}} \qquad\qquad \left(\dfrac{z}{z-a}\right)'=\dfrac{-a}{(z-a)^{2}}
Dans les deux cas, les zz du numérateur s'annulent.

Les deux résultats

Z{n}=z(z−1)2Z{n an}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}} \qquad \mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}

⚠️⚠️ La concordance B3 / B4 Modulation et dérivation donnent le même résultat sur n ann\,a^{n}, par deux chemins indépendants. C'est le meilleur contrôle du chapitre.

Double signe (−z)×(−a)=+az(-z)\times(-a)=+az : deux négatifs, un positif.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire Z{n x[n]}=z X′(z)\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=z\,X'(z) sans le signe moins. Le résultat serait négatif, alors que nn et ana^{n} (pour a>0a>0) sont positifs.

Le contrôle : les échantillons doivent être positifs pour a=2a=2 ; on obtiendrait 0,−2,−8,…0,-2,-8,\dots ✗

⚠️⚠️ Écrire −X′(z)-X'(z) sans le zz. On aurait a(z−a)2\dfrac{a}{(z-a)^{2}}, dont la valeur initiale est 00 — comme la vraie — mais dont les échantillons sont décalés d'un pas : a(z−a)2\dfrac{a}{(z-a)^{2}} est la transformée de (n−1)an−1u[n−1](n-1)a^{n-1}u[n-1], pas de n ann\,a^{n}.

Le contrôle : x[1]x[1]. La vraie formule donne aa, celle-ci donne 00 ✗ — un zz manquant est toujours un retard (B1).

⚠️ Rater la dérivée du quotient en oubliant le −uv′-uv'. Le numérateur doit se simplifier en −1-1 (ou −a-a) : si des zz subsistent, c'est qu'on a fait une erreur.

⚠️ Se tromper de signe dans z−a−z=−az-a-z=-a. Le résultat ne dépend plus de zz : c'est le point de contrôle du calcul.

⚠️ Dériver par rapport à nn. On dérive par rapport à zz ; nn est l'indice du signal, il ne varie pas continûment.

⚠️ Croire que Z{n2x[n]}=(−z)2X′′(z)\mathcal{Z}\{n^{2}x[n]\}=(-z)^{2}X''(z). Faux : il faut appliquer le théorème deux fois de suite, ce qui n'est pas la même chose (voir B5) — l'opérateur −zddz-z\frac{d}{dz} ne se met pas au carré comme un scalaire.

⚠️ Ne pas exploiter la concordance avec B3. Elle est gratuite et c'est le contrôle le plus fort disponible : deux théorèmes indépendants qui rendent la même formule.

⚠️ Se contenter du contrôle « a=1a=1 ». Il ne voit pas l'oubli du facteur aa au numérateur — doubler par des échantillons avec a≠1a\neq 1.

À retenir
Z{n x[n]}=−z X′(z)on deˊrive par rapport aˋ z\boxed{\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=-z\,X'(z)} \qquad \text{on dérive par rapport à } z
(zz−a)′=−a(z−a)2⟹Z{n an}=az(z−a)2\left(\dfrac{z}{z-a}\right)'=\dfrac{-a}{(z-a)^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}}
et pour a=1:Z{n}=z(z−1)2\text{et pour } a=1 : \quad \mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}}

⚠️ Le double signe : (−z)×(−a)=+az(-z)\times(-a)=+az. Sans le −-, les échantillons sortiraient négatifs.

⚠️ Sans le zz, on obtiendrait a(z−a)2\dfrac{a}{(z-a)^{2}} : le signal serait retardé d'un pas — un zz manquant est toujours un retard.

multiplier par n ⟺ un cran de plus sur le poˆle\boxed{\text{multiplier par } n \ \Longleftrightarrow \ \text{un cran de plus sur le pôle}}

⚠️⚠️ LE contrôle du chapitre : modulation (B3) et dérivation (B4) donnent le même az(z−a)2\dfrac{az}{(z-a)^{2}} par deux chemins sans rien de commun. Une telle concordance n'est pas fortuite.

⚠️ Z{n2x}≠(−z)2X′′\mathcal{Z}\{n^{2}x\}\neq(-z)^{2}X'' — il faut appliquer le théorème deux fois (B5).

Réponse. Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac z{(z-1)^2} ; Z{nan}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{n a^n\}=\dfrac{az}{(z-a)^2}. (Recoupement : mêmes résultats que par modulation en B3 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Transformée de n² par dérivation

CalculDifficulté 3/5

En appliquant deux fois Z{n x[n]}=−z X′(z)\mathcal{Z}\{n\,x[n]\}=-z\,X'(z), calculer Z{n2}\mathcal{Z}\{n^2\} à partir de Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac z{(z-1)^2}.

Indices (3)

Z{n2}=Z{n⋅n}=−z ddz(z(z−1)2)\mathcal{Z}\{n^2\}=\mathcal{Z}\{n\cdot n\}=-z\,\dfrac{d}{dz}\Big(\dfrac z{(z-1)^2}\Big).

Dériver z(z−1)2\dfrac z{(z-1)^2} : quotient.

ddz(z(z−1)2)=(z−1)2−z⋅2(z−1)(z−1)4=−(z+1)(z−1)3\dfrac{d}{dz}\Big(\dfrac z{(z-1)^2}\Big)=\dfrac{(z-1)^2-z\cdot2(z-1)}{(z-1)^4}=\dfrac{-(z+1)}{(z-1)^3}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le théorème de B4 appliqué DEUX FOIS, et c'est là tout l'exercice — comprendre pourquoi « deux fois » n'est pas « au carré ».

n2=n×n⟹Z{n2}=Z{n⋅(n)}=−z ddz[Z{n}]n^{2}=n\times n \qquad\Longrightarrow\qquad \mathcal{Z}\{n^{2}\}=\mathcal{Z}\{n\cdot(n)\}=-z\,\dfrac{d}{dz}\Big[\mathcal{Z}\{n\}\Big]

On part de Z{n}=z(z−1)2\mathcal{Z}\{n\}=\dfrac{z}{(z-1)^{2}}, donnée par l'énoncé, et on lui applique l'opérateur.

⚠️⚠️ Ce n'est PAS (−z)2X′′(z)(-z)^{2}X''(z). L'opérateur −zddz-z\dfrac{d}{dz} ne se met pas au carré comme un nombre : entre les deux dérivations, il y a une multiplication par zz qui doit être dérivée à son tour.

(−zddz)∘(−zddz) ≠ z2d2dz2\left(-z\dfrac{d}{dz}\right)\circ\left(-z\dfrac{d}{dz}\right) \ \neq \ z^{2}\dfrac{d^{2}}{dz^{2}}

ℹ️ La façon sûre de procéder est donc séquentielle : on calcule d'abord Z{n}\mathcal{Z}\{n\}, on l'écrit, puis on lui applique l'opérateur. Ne jamais chercher à composer les deux étapes en une formule.

Ce qu'on attend du résultat, avant de calculer — trois prédictions qui serviront de contrôles :

prédiction pourquoi
pôle triple en 11 chaque ×n\times n ajoute un cran (B4)
x[0]=0x[0]=0 02=00^{2}=0
x[1]=1x[1]=1, x[2]=4x[2]=4 les carrés

⚠️ Prévoir la forme du résultat avant de le calculer est une bonne habitude : cela transforme le calcul en vérification, et une surprise devient un signal d'alarme.

Le seul point technique est la dérivée de z(z−1)2\dfrac{z}{(z-1)^{2}}, où un facteur (z−1)(z-1) se simplifie — c'est là que les erreurs se logent.

Le calcul
Z{n2}=−z ddz[z(z−1)2]\mathcal{Z}\{n^{2}\}=-z\,\dfrac{d}{dz}\left[\dfrac{z}{(z-1)^{2}}\right]

La dérivée, par la formule du quotient avec u=zu=z et v=(z−1)2v=(z-1)^{2} :

u′=1v′=2(z−1)u'=1 \qquad v'=2(z-1)
ddz[z(z−1)2]=1×(z−1)2−z×2(z−1)[(z−1)2]2=(z−1)2−2z(z−1)(z−1)4\dfrac{d}{dz}\left[\dfrac{z}{(z-1)^{2}}\right]=\dfrac{1\times(z-1)^{2}-z\times 2(z-1)}{\left[(z-1)^{2}\right]^{2}}=\dfrac{(z-1)^{2}-2z(z-1)}{(z-1)^{4}}

⚠️ Le dénominateur est (z−1)4(z-1)^{4} : c'est v2=[(z−1)2]2v^{2}=\left[(z-1)^{2}\right]^{2}, donc les exposants se multiplient.

Factorisons (z−1)(z-1) au numérateur — c'est le geste qui évite tout développement :

(z−1)2−2z(z−1)=(z−1)[(z−1)−2z]=(z−1)(−z−1)(z-1)^{2}-2z(z-1)=(z-1)\Big[(z-1)-2z\Big]=(z-1)(-z-1)

On simplifie par (z−1)(z-1) :

(z−1)(−z−1)(z−1)4=−z−1(z−1)3=−(z+1)(z−1)3\dfrac{(z-1)(-z-1)}{(z-1)^{4}}=\dfrac{-z-1}{(z-1)^{3}}=\dfrac{-(z+1)}{(z-1)^{3}}

⚠️ Le dénominateur est passé de (z−1)4(z-1)^{4} à (z−1)3(z-1)^{3} grâce à cette simplification. Sans elle, on obtiendrait un pôle d'ordre 44 — donc un n3n^{3}, ce qui serait faux.

Appliquons le facteur −z-z :

Z{n2}=−z×−(z+1)(z−1)3\mathcal{Z}\{n^{2}\}=-z\times\dfrac{-(z+1)}{(z-1)^{3}}
Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\boxed{\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}}

✓ C'est la ligne de table de A4, cette fois démontrée.

Les contrôles, et les trois prédictions sont vérifiées.

a) Pôle triple en 11 ✓ — un cran de plus que Z{n}\mathcal{Z}\{n\}, conformément au théorème.

b) Valeur initiale : lim⁡z→+∞z2+z(z−1)3=0\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z^{2}+z}{(z-1)^{3}}=0 (degré 22 en haut, 33 en bas) =02=0^{2} ✓

c) Les échantillons. Développons en q=z−1q=z^{-1} :

z(z+1)(z−1)3=z−1+z−2(1−z−1)3et1(1−q)3=1+3q+6q2+10q3+⋯\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}=\dfrac{z^{-1}+z^{-2}}{(1-z^{-1})^{3}} \qquad\text{et}\qquad \dfrac{1}{(1-q)^{3}}=1+3q+6q^{2}+10q^{3}+\cdots
=(q+q2)(1+3q+6q2+⋯ )=q+(3+1)q2+(6+3)q3+⋯=q+4q2+9q3+⋯=(q+q^{2})\left(1+3q+6q^{2}+\cdots\right)=q+(3+1)q^{2}+(6+3)q^{3}+\cdots=q+4q^{2}+9q^{3}+\cdots

On lit x[0]=0x[0]=0, x[1]=1x[1]=1, x[2]=4x[2]=4, x[3]=9x[3]=9 ✓ — les carrés, exactement.

ℹ️ C'est le contrôle le plus convaincant : trois valeurs consécutives justes ne s'obtiennent pas par accident.

d) Un contrôle par recoupement, indépendant du calcul. On sait par A4 que Z{2n+1}=z(z+1)(z−1)2\mathcal{Z}\{2n+1\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}}. Or

(n+1)2−n2=2n+1(n+1)^{2}-n^{2}=2n+1

La différence discrète correspond à une multiplication par (z−1)(z-1) dans le monde des zz dès que x[0]=0x[0]=0, comme ici (en général : (z−1)X(z)−z x[0](z-1)X(z)-z\,x[0]) — et c'est exactement le rapport entre les deux formules : même numérateur, un exposant de moins.

z(z+1)(z−1)3×(z−1)=z(z+1)(z−1)2✓\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}\times(z-1)=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}} \quad\checkmark

Le lien annoncé en A4 se referme ici.

⚠️ Généralisation à connaître, sans la démontrer : chaque application de −zddz-z\frac{d}{dz} ajoute un cran au pôle. Z{n3}\mathcal{Z}\{n^{3}\} aurait donc un pôle d'ordre 44, et ainsi de suite. L'ordre du pôle donne le degré du polynôme en nn.

Rappel de cours

Le théorème, appliqué deux fois

Z{n2}=−z ddz[Z{n}]=−z ddz[z(z−1)2]\mathcal{Z}\{n^{2}\}=-z\,\dfrac{d}{dz}\Big[\mathcal{Z}\{n\}\Big]=-z\,\dfrac{d}{dz}\left[\dfrac{z}{(z-1)^{2}}\right]

⚠️⚠️ DEUX FOIS n'est pas AU CARRÉ

(−zddz)2 ≠ z2d2dz2\left(-z\tfrac{d}{dz}\right)^{2} \ \neq \ z^{2}\tfrac{d^{2}}{dz^{2}}
Procéder séquentiellement : calculer, écrire, puis réappliquer.

Le résultat

Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\boxed{\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}}

Le geste du calcul — factoriser avant de simplifier

(z−1)2−2z(z−1)=(z−1)[(z−1)−2z]=(z−1)(−z−1)(z-1)^{2}-2z(z-1)=(z-1)\left[(z-1)-2z\right]=(z-1)(-z-1)
puis simplifier par (z−1)(z-1) : le dénominateur passe de (z−1)4(z-1)^{4} à (z−1)3(z-1)^{3}.

⚠️ Dérivée d'un quotient : v2=[(z−1)2]2=(z−1)4v^{2}=\left[(z-1)^{2}\right]^{2}=(z-1)^{4} Les exposants se multiplient.

Règle générale

ordre du poˆle=degreˊ du polynoˆme en n + 1\text{ordre du pôle} = \text{degré du polynôme en } n \ + \ 1
(z−1)1→1(z-1)^{1}\to 1, (z−1)2→n(z-1)^{2}\to n, (z−1)3→n2(z-1)^{3}\to n^{2}, (z−1)4→n3(z-1)^{4}\to n^{3}.

Recoupement

(n+1)2−n2=2n+1etz(z+1)(z−1)3×(z−1)=z(z+1)(z−1)2(n+1)^{2}-n^{2}=2n+1 \qquad\text{et}\qquad \dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}\times(z-1)=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{2}}
Pour un signal nul en n=0n=0, la différence discrète correspond à ×(z−1)\times(z-1) (en général : (z−1)X(z)−z x[0](z-1)X(z)-z\,x[0]).

Contrôles Pôle triple · x[0]=0x[0]=0 · échantillons 0,1,4,90,1,4,9.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire Z{n2}=(−z)2X′′(z)=z2X′′(z)\mathcal{Z}\{n^{2}\}=(-z)^{2}X''(z)=z^{2}X''(z). L'opérateur ne se met pas au carré : entre les deux dérivations, il y a une multiplication par zz qui doit elle-même être dérivée.

Le contrôle : la structure. z2X′′z^{2}X'' sur zz−1\dfrac{z}{z-1} donnerait un pôle d'ordre 33 avec un numérateur 2z22z^{2} — les échantillons 0,2,6,120,2,6,12 ne sont pas les carrés.

⚠️⚠️ Ne pas simplifier par (z−1)(z-1) et laisser z(z+1)(z−1)4\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{4}}. Le pôle serait d'ordre 44, donc annoncerait un n3n^{3}.

Le contrôle : les échantillons. On obtiendrait 0,0,1,5,…0,0,1,5,\dots au lieu de 0,1,40,1,4 ✗

⚠️ Se tromper sur v2v^{2} en écrivant (z−1)3(z-1)^{3} au lieu de (z−1)4(z-1)^{4}. Les exposants se multiplient : [(z−1)2]2=(z−1)4\left[(z-1)^{2}\right]^{2}=(z-1)^{4}.

⚠️ Oublier le facteur 22 dans v′=2(z−1)v'=2(z-1). C'est la dérivée d'un carré.

Le contrôle : les échantillons, pas la factorisation. Sans le 22, le numérateur vaut (z−1)2−z(z−1)=−(z−1)(z-1)^{2}-z(z-1)=-(z-1) : il se factorise encore par (z−1)(z-1), et l'on obtient z(z−1)3\dfrac{z}{(z-1)^{3}}, soit 0,0,1,3,…0,0,1,3,\dots — c'est x[1]=0x[1]=0 (au lieu de 11) qui trahit l'erreur.

⚠️ Perdre un signe. (z−1)−2z=−z−1(z-1)-2z=-z-1, et −z×(−(z+1))=+z(z+1)-z\times(-(z+1))=+z(z+1). Deux signes moins font un plus.

⚠️ Développer (z−1)2−2z(z−1)(z-1)^{2}-2z(z-1) au lieu de factoriser. C'est faisable, mais on obtient −z2−…-z^{2}-\dots qu'il faut ensuite re-factoriser pour simplifier. Factoriser d'abord est plus court et plus sûr.

⚠️ Croire que Z{n2}=(Z{n})2\mathcal{Z}\{n^{2}\}=\left(\mathcal{Z}\{n\}\right)^{2}. La transformée n'est pas multiplicative — un produit de transformées correspond à une convolution.

⚠️ Ne pas vérifier par les échantillons. Trois valeurs (0,1,40,1,4) suffisent, et elles attrapent toutes les erreurs ci-dessus.

À retenir
Z{n2}=−z ddz[z(z−1)2]=z(z+1)(z−1)3\mathcal{Z}\{n^{2}\}=-z\,\dfrac{d}{dz}\left[\dfrac{z}{(z-1)^{2}}\right]=\boxed{\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^{3}}}

⚠️⚠️ DEUX applications, pas un carré : (−zddz)2≠z2d2dz2\left(-z\frac{d}{dz}\right)^{2}\neq z^{2}\frac{d^{2}}{dz^{2}}. Procéder séquentiellement.

Le geste qui sauve le calcul — factoriser avant de simplifier :

(z−1)2−2z(z−1)=(z−1)(−z−1) ⟹ le deˊnominateur passe de (z−1)4 aˋ (z−1)3(z-1)^{2}-2z(z-1)=(z-1)(-z-1) \ \Longrightarrow \ \text{le dénominateur passe de } (z-1)^{4} \text{ à } (z-1)^{3}

⚠️ Sans cette simplification, le pôle serait d'ordre 4 — donc annoncerait un n3n^{3}.

ordre du poˆle=degreˊ en n +1(z−1)2→n(z−1)3→n2\boxed{\text{ordre du pôle} = \text{degré en } n \ +1} \qquad (z-1)^{2}\to n \quad (z-1)^{3}\to n^{2}

Contrôle décisif : les échantillons 0, 1, 4, 90,\,1,\,4,\,9 — trois carrés consécutifs ne s'obtiennent pas par hasard.

Recoupement : (n+1)2−n2=2n+1(n+1)^{2}-n^{2}=2n+1, et multiplier par (z−1)(z-1) fait bien passer de Z{n2}\mathcal{Z}\{n^2\} à Z{2n+1}\mathcal{Z}\{2n+1\} (A4).

Réponse. Z{n2}=z(z+1)(z−1)3\mathcal{Z}\{n^2\}=\dfrac{z(z+1)}{(z-1)^3}. (Recoupement : ligne n2n^2 de la table ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Suite n·aⁿ explicite

ApplicationDifficulté 3/5

Calculer Z{n 2n}\mathcal{Z}\{n\,2^n\} et Z{n (12)n}\mathcal{Z}\{n\,\left(\tfrac12\right)^n\}.

Indices (3)

Formule Z{nan}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{n a^n\}=\dfrac{az}{(z-a)^2}.

Pour 2n2^n : a=2a=2.

Pour (12)n(\tfrac12)^n : a=12a=\tfrac12.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Deux applications numériques directes de la formule établie en B3 et B4 — l'exercice teste qu'on sait s'en servir, pas qu'on sait la redémontrer.

Z{n an}=az(z−a)2\boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}}

Il suffit de substituer a=2a=2, puis a=12a=\dfrac12. Toute la difficulté est de ne pas oublier le facteur aa du numérateur.

⚠️ Le facteur aa est celui qu'on perd. Le contrôle qui l'attrape est x[1]x[1] : la formule donne x[1]=1×a1=ax[1]=1\times a^{1}=a, or la limite

x[1]=coefficient de z−1 dans az(z−a)2x[1] = \text{coefficient de } z^{-1} \ \text{dans } \dfrac{az}{(z-a)^{2}}

se lit directement en développant, et vaut aa. Sans le facteur, on trouverait 11.

Ce que les deux cas montrent — et c'est le vrai intérêt de l'exercice : deux comportements opposés, pour deux pôles de part et d'autre du cercle unité.

signal pôle module comportement
n 2nn\,2^{n} 22 >1>1 explose
n(12)nn\left(\tfrac12\right)^{n} 12\tfrac12 <1<1 tend vers 00

⚠️⚠️ Le second cas est celui qui surprend. Le facteur nn croît sans borne, et pourtant le signal tend vers zéro : c'est la décroissance géométrique qui l'emporte.

une exponentielle deˊcroissante l’emporte TOUJOURS sur une puissance de n\boxed{\text{une exponentielle décroissante l'emporte TOUJOURS sur une puissance de } n}

ℹ️ Ce n'est pas propre au discret — c'est le même fait que t e−t→0t\,e^{-t}\to 0 en continu. Et le signal n'est pas monotone : il monte, atteint un maximum, puis redescend. On le verra sur les valeurs.

La règle générale, qui vaut pour tout le chapitre :

le comportement est deˊcideˊ par le POLE, jamais par le facteur n (si ∣a∣≠1)\boxed{\text{le comportement est décidé par le POLE, jamais par le facteur } n \ (\text{si } |a|\neq1)}

Le facteur nn ne fait que ralentir la convergence (ou accélérer la divergence) ; il ne change pas la nature — sauf sur le cercle unité : 1n1^{n} est borné, mais n⋅1n=nn\cdot1^{n}=n diverge.

Les deux calculs

1) Z{n 2n}\mathcal{Z}\{n\,2^{n}\} — on substitue a=2a=2 :

Z{n 2n}=2z(z−2)2∣z∣>2\boxed{\mathcal{Z}\{n\,2^{n}\}=\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} \qquad |z|>2}

Contrôle par les échantillons. Le signal n 2nn\,2^{n} vaut

n=0:0n=1:1×2=2n=2:2×4=8n=3:3×8=24n=0 : 0 \qquad n=1 : 1\times 2=2 \qquad n=2 : 2\times 4=8 \qquad n=3 : 3\times 8=24

Développons la forme close. Avec q=z−1q=z^{-1} et 1(1−2q)2=1+4q+12q2+⋯\dfrac{1}{(1-2q)^{2}}=1+4q+12q^{2}+\cdots :

2z(z−2)2=2q(1−2q)2=2q(1+4q+12q2+⋯ )=2q+8q2+24q3+⋯\dfrac{2z}{(z-2)^{2}}=\dfrac{2q}{(1-2q)^{2}}=2q\left(1+4q+12q^{2}+\cdots\right)=2q+8q^{2}+24q^{3}+\cdots

On lit 0, 2, 8, 240,\,2,\,8,\,24 ✓ — trois valeurs concordantes.

⚠️ Le 22 du numérateur est indispensable : sans lui on lirait 0,1,4,120,1,4,12, ce qui ne correspond à rien.

2) Z{n(12)n}\mathcal{Z}\left\{n\left(\tfrac12\right)^{n}\right\} — on substitue a=12a=\dfrac12 :

Z{n(12)n}=12 z(z−12)2=z2(z−12)2∣z∣>12\boxed{\mathcal{Z}\left\{n\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}=\dfrac{\tfrac12\,z}{\left(z-\tfrac12\right)^{2}}=\dfrac{z}{2\left(z-\tfrac12\right)^{2}} \qquad |z|>\tfrac12}

ℹ️ On peut aussi écrire 2z(2z−1)2\dfrac{2z}{(2z-1)^{2}} en multipliant haut et bas par 44 — c'est équivalent, mais le pôle ne s'y lit plus directement. Garder la forme où z−12z-\frac12 apparaît.

Contrôle par les échantillons :

n=0:0n=1:12n=2:2×14=12n=3:3×18=38n=4:4×116=14n=0 : 0 \qquad n=1 : \tfrac12 \qquad n=2 : 2\times\tfrac14=\tfrac12 \qquad n=3 : 3\times\tfrac18=\tfrac38 \qquad n=4 : 4\times\tfrac1{16}=\tfrac14
0, 12, 12, 38, 14, 532,…\boxed{0,\ \tfrac12,\ \tfrac12,\ \tfrac38,\ \tfrac14,\ \tfrac{5}{32},\dots}

⚠️⚠️ Regardez cette suite : elle MONTE puis DESCEND. Elle atteint son maximum 12\frac12 — atteint deux fois, en n=1n=1 et n=2n=2 — puis décroît vers 00.

Pourquoi ce maximum. Le rapport de deux termes consécutifs vaut

x[n+1]x[n]=(n+1)(12)n+1n(12)n=n+12n\dfrac{x[n+1]}{x[n]}=\dfrac{(n+1)\left(\tfrac12\right)^{n+1}}{n\left(\tfrac12\right)^{n}}=\dfrac{n+1}{2n}

Ce rapport dépasse 11 tant que n+1>2nn+1>2n, c'est-à-dire n<1n<1, et devient inférieur à 11 dès n>1n>1. Pour n=1n=1 il vaut exactement 11 — d'où l'égalité x[1]=x[2]=12x[1]=x[2]=\frac12.

ℹ️ Un signal peut donc croître un moment tout en tendant vers 00. Ce comportement — montée, pic, décroissance — est typique d'une réponse de système du premier ordre, et c'est exactement la forme d'une réponse impulsionnelle avec pôle double.

Le contrôle de la valeur finale, avec le théorème de D3 :

lim⁡n→+∞x[n]=lim⁡z→1(z−1)12z(z−12)2=0×1214=0✓\lim_{n\to+\infty}x[n]=\lim_{z\to 1}(z-1)\dfrac{\tfrac12 z}{\left(z-\tfrac12\right)^{2}}=0\times\dfrac{\tfrac12}{\tfrac14}=0 \quad\checkmark

⚠️ Ce théorème est applicable ici parce que le seul pôle, 12\frac12, est à l'intérieur du cercle unité. Il ne le serait PAS sur le premier signal (n2nn2^{n}, pôle 22) : y appliquer la formule donnerait 00, ce qui est manifestement faux puisque le signal diverge.

le theˊoreˋme de la valeur finale exige que tous les poˆles soient dans le disque uniteˊ (sauf eˊventuellement z=1)\boxed{\text{le théorème de la valeur finale exige que tous les pôles soient dans le disque unité (sauf éventuellement } z=1)}

C'est une condition de validité, pas un détail — elle sera reprise en D3.

Rappel de cours

La formule

Z{n an}=az(z−a)2∣z∣>∣a∣\boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}} \qquad |z|>|a|}
Z{n 2n}=2z(z−2)2Z{n(12)n}=12z(z−12)2\mathcal{Z}\{n\,2^{n}\}=\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} \qquad \mathcal{Z}\left\{n\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}=\dfrac{\tfrac12 z}{\left(z-\tfrac12\right)^{2}}

⚠️ Le facteur aa au numérateur est celui qu'on oublie Contrôle : x[1]x[1] doit valoir aa.

⚠️⚠️ Hors du cercle unité, le comportement est décidé par le PÔLE, jamais par le facteur nn (sur ∣a∣=1|a|=1 : 1n1^{n} borné, nn divergent)

∣a∣>1:explose∣a∣<1:tend vers 0|a|>1 : \text{explose} \qquad |a|<1 : \text{tend vers } 0
Une exponentielle décroissante l'emporte toujours sur une puissance de nn.

Un signal peut monter avant de décroître

n(12)n: 0, 12, 12, 38, 14,…n\left(\tfrac12\right)^{n} : \ 0,\ \tfrac12,\ \tfrac12,\ \tfrac38,\ \tfrac14,\dots
Le rapport x[n+1]x[n]=n+12n\dfrac{x[n+1]}{x[n]}=\dfrac{n+1}{2n} passe sous 11 après n=1n=1 — d'où le pic.

Forme à privilégier 12z(z−12)2\dfrac{\frac12 z}{\left(z-\frac12\right)^{2}} plutôt que 2z(2z−1)2\dfrac{2z}{(2z-1)^{2}} : le pôle s'y lit.

⚠️ CONDITION du théorème de la valeur finale

lim⁡n→∞x[n]=lim⁡z→1(z−1)X(z)valable SI tous les poˆles sont dans le disque uniteˊ\lim_{n\to\infty}x[n]=\lim_{z\to 1}(z-1)X(z) \quad\text{valable SI tous les pôles sont dans le disque unité}
(sauf éventuellement un pôle simple en z=1z=1). Sur n2nn2^{n}, la formule donnerait 00 — absurde.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le facteur aa au numérateur et écrire z(z−2)2\dfrac{z}{(z-2)^{2}}.

Le contrôle : x[1]x[1] doit valoir a=2a=2 ; on lirait 11 ✗

⚠️⚠️ Croire que n(12)nn\left(\tfrac12\right)^{n} diverge parce que n→+∞n\to+\infty. La décroissance géométrique l'emporte toujours.

Le contrôle : calculer x[10]=10×11024≈0,01x[10]=10\times\frac{1}{1024}\approx 0{,}01. C'est déjà minuscule.

⚠️ Appliquer le théorème de la valeur finale à n 2nn\,2^{n}. Le pôle 22 est hors du disque unité : la formule donnerait 00 alors que le signal explose. Vérifier la condition avant d'appliquer le théorème.

⚠️ Écrire (z−12)2\left(z-\tfrac12\right)^{2} comme z2−14z^{2}-\tfrac14. Il manque le double produit : (z−12)2=z2−z+14\left(z-\frac12\right)^{2}=z^{2}-z+\frac14.

⚠️ Simplifier 12z(z−12)2\dfrac{\frac12 z}{\left(z-\frac12\right)^{2}} en 2z(2z−1)2\dfrac{2z}{(2z-1)^{2}} puis « barrer » pour retrouver un pôle en 11. Le pôle reste 12\frac12 : 2z−1=0⇒z=122z-1=0 \Rightarrow z=\frac12.

⚠️ Croire que le maximum de n(12)nn\left(\tfrac12\right)^{n} est en n=0n=0. Il vaut 00 en n=0n=0 ; le maximum est 12\frac12, atteint en n=1n=1 et n=2n=2.

⚠️ Confondre n ann\,a^{n} et (na)n(na)^{n} ou an2a^{n^{2}}. Le nn est un facteur, l'exposant reste nn.

⚠️ Oublier le domaine. Il est fixé par le pôle : ∣z∣>2|z|>2 pour le premier, ∣z∣>12|z|>\frac12 pour le second.

À retenir
Z{n an}=az(z−a)2Z{n 2n}=2z(z−2)2Z{n(12)n}=12z(z−12)2\boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}} \qquad \mathcal{Z}\{n\,2^{n}\}=\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} \qquad \mathcal{Z}\left\{n\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}=\dfrac{\tfrac12 z}{\left(z-\tfrac12\right)^{2}}

⚠️ Le facteur aa au numérateur est celui qu'on oublie — contrôle : x[1]=ax[1]=a.

le comportement est deˊcideˊ par le POˆLE, jamais par le facteur n (si ∣a∣≠1)\boxed{\text{le comportement est décidé par le PÔLE, jamais par le facteur } n \ (\text{si } |a|\neq1)}

⚠️⚠️ n(12)nn\left(\tfrac12\right)^{n} TEND VERS ZÉRO bien que n→+∞n\to+\infty : une exponentielle décroissante l'emporte toujours sur une puissance de nn.

Et le signal n'est pas monotone : 0, 12, 12, 38, 14,…0,\ \frac12,\ \frac12,\ \frac38,\ \frac14,\dots — il monte, plafonne, puis décroît. Le rapport n+12n\frac{n+1}{2n} passe sous 11 après n=1n=1.

⚠️ Le théorème de la valeur finale a une CONDITION : tous les pôles dans le disque unité, sauf éventuellement un pôle simple en z=1z=1. Sur n2nn2^{n} (pôle 22), il rendrait 00 — absurde.

Réponse. Z{n 2n}=2z(z−2)2\mathcal{Z}\{n\,2^n\}=\dfrac{2z}{(z-2)^2} ; Z{n(12)n}=z/2(z−12)2\mathcal{Z}\{n(\tfrac12)^n\}=\dfrac{z/2}{(z-\tfrac12)^2}. (Recoupement : pôle double en aa, comme attendu pour nann a^n ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Inverse par lecture de table

ApplicationDifficulté 3/5

Déterminer Z−1\mathcal{Z}^{-1} de : (a) zz−3\dfrac z{z-3} ; (b) z(z−1)2\dfrac z{(z-1)^2} ; (c) z−4z^{-4}.

Indices (3)

(a) ligne ana^n avec a=3a=3.

(b) ligne nn (rampe).

(c) ligne δ[n−k]\delta[n-k] avec k=4k=4.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le chapitre change de sens. Jusqu'ici on partait du signal pour obtenir X(z)X(z) ; à partir d'ici on fait le chemin inverse.

X(z) → Z−1  x[n]\boxed{X(z) \ \xrightarrow{\ \mathcal{Z}^{-1}\ } \ x[n]}

Et il n'y a pas de formule à appliquer : on reconnaît une ligne de la table, lue de droite à gauche. C'est pourquoi la table doit être connue dans les deux sens.

si X(z) vaut…alors x[n] vaut…zz−aanz(z−1)2naz(z−a)2n anz−kδ[n−k]1δ[n]\begin{array}{c|c} \text{si } X(z) \text{ vaut…} & \text{alors } x[n] \text{ vaut…}\\\hline \dfrac{z}{z-a} & a^{n}\\[2mm] \dfrac{z}{(z-1)^{2}} & n\\[2mm] \dfrac{az}{(z-a)^{2}} & n\,a^{n}\\[2mm] z^{-k} & \delta[n-k]\\[2mm] 1 & \delta[n] \end{array}

⚠️ La lecture se fait sur DEUX indices, et il faut les regarder tous les deux :

le POˆLE donne la raison anla MULTIPLICITEˊ donne le facteur polynomial\boxed{\text{le PÔLE donne la raison } a^{n} \qquad\qquad \text{la MULTIPLICITÉ donne le facteur polynomial}}
dénominateur signal
(z−a)1(z-a)^{1} ana^{n}
(z−a)2(z-a)^{2} n ann\,a^{n}
(z−a)3(z-a)^{3} en n2ann^{2}a^{n}

Les trois cas de l'exercice testent exactement ces deux lectures, plus le cas particulier du retard pur.

ℹ️ Le contrôle de toute inversion est toujours le même : reprendre le x[n]x[n] trouvé, calculer ses premiers échantillons, et les comparer au développement de X(z)X(z) en puissances de 1/z1/z. Deux ou trois valeurs suffisent à trancher.

Les trois lectures

(a) X(z)=zz−3X(z)=\dfrac{z}{z-3}.

On reconnaît la forme zz−a\dfrac{z}{z-a} avec a=3a=3 — le pôle est en 33, et il est simple.

x[n]=3n\boxed{x[n]=3^{n}}

Contrôle : zz−3=11−3z−1=1+3z−1+9z−2+⋯\dfrac{z}{z-3}=\dfrac{1}{1-3z^{-1}}=1+3z^{-1}+9z^{-2}+\cdots, soit 1,3,9,271,3,9,27 ✓

⚠️ Le zz du numérateur est indispensable à cette lecture. Si l'on avait 1z−3\dfrac{1}{z-3}, la réponse serait 3n−1u[n−1]3^{n-1}u[n-1] — le même signal retardé d'un pas (B1).

(b) X(z)=z(z−1)2X(z)=\dfrac{z}{(z-1)^{2}}.

Deux informations à lire :

  • le pôle est en 1\mathbf{1} ⟹\Longrightarrow raison 1n=11^{n}=1, donc pas de facteur exponentiel ;
  • il est double ⟹\Longrightarrow un facteur nn.
x[n]=n\boxed{x[n]=n}

ℹ️ On peut aussi passer par Z{n an}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}} avec a=1a=1 : le numérateur azaz devient zz, ce qui correspond exactement. Les deux lectures concordent.

Contrôle : z(z−1)2=z−1(1+2z−1+3z−2+⋯ )\dfrac{z}{(z-1)^{2}}=z^{-1}\left(1+2z^{-1}+3z^{-2}+\cdots\right), soit 0,1,2,30,1,2,3 ✓

⚠️ Ne pas répondre 1n=11^{n}=1 en ne lisant que le pôle : la multiplicité porte ici toute l'information.

(c) X(z)=z−4X(z)=z^{-4}.

Aucun pôle, aucune fraction : c'est un monôme en z−1z^{-1}.

z−4=0⋅z0+0⋅z−1+0⋅z−2+0⋅z−3+1⋅z−4+0+⋯z^{-4}=0\cdot z^{0}+0\cdot z^{-1}+0\cdot z^{-2}+0\cdot z^{-3}+\mathbf{1}\cdot z^{-4}+0+\cdots

Un seul coefficient non nul, en position 44 :

x[n]=δ[n−4]\boxed{x[n]=\delta[n-4]}

Le développement EST la réponse — il n'y a même rien à contrôler, on lit directement les échantillons 0,0,0,0,1,0,…0,0,0,0,1,0,\dots

ℹ️ La règle générale du cas (c) : un X(z)X(z) polynomial en z−1z^{-1} correspond à un signal de durée finie, dont les coefficients sont directement les échantillons.

X(z)=c0+c1z−1+⋯+cNz−N ⟺ x[n]=c0,c1,…,cN,0,0,…\boxed{X(z)=c_{0}+c_{1}z^{-1}+\cdots+c_{N}z^{-N} \ \Longleftrightarrow \ x[n]=c_{0},c_{1},\dots,c_{N},0,0,\dots}

C'est le cas le plus simple de tout le chapitre, et le seul où l'inversion ne demande aucun travail. On le retrouvera en E2, sur le créneau.

Récapitulatif des trois lectures :

X(z)X(z) ce qu'on lit x[n]x[n]
zz−3\dfrac{z}{z-3} pôle 33, simple 3n3^{n}
z(z−1)2\dfrac{z}{(z-1)^{2}} pôle 11, double nn
z−4z^{-4} monôme, pas de pôle δ[n−4]\delta[n-4]
Rappel de cours

La table, lue de DROITE à GAUCHE

zz−a→anz(z−1)2→naz(z−a)2→n anz−k→δ[n−k]1→δ[n]\dfrac{z}{z-a}\to a^{n} \qquad \dfrac{z}{(z-1)^{2}}\to n \qquad \dfrac{az}{(z-a)^{2}}\to n\,a^{n} \qquad z^{-k}\to\delta[n-k] \qquad 1\to\delta[n]

⚠️⚠️ Les DEUX indices à lire

le POˆLE donne anla MULTIPLICITEˊ donne le facteur polynomial\text{le PÔLE donne } a^{n} \qquad\qquad \text{la MULTIPLICITÉ donne le facteur polynomial}
(z−a)→an(z−a)2→n an(z−a)3→n2an(z-a)\to a^{n} \qquad (z-a)^{2}\to n\,a^{n} \qquad (z-a)^{3}\to n^{2}a^{n}

Le rôle du zz au numérateur

zz−a=anmais1z−a=an−1u[n−1]\dfrac{z}{z-a}=a^{n} \qquad\text{mais}\qquad \dfrac{1}{z-a}=a^{n-1}u[n-1]
Un zz manquant est un retard d'un pas.

Signal de durée finie

X(z)=c0+c1z−1+⋯+cNz−N ⟺ x[n]=c0,c1,…,cN,0,…X(z)=c_{0}+c_{1}z^{-1}+\cdots+c_{N}z^{-N} \ \Longleftrightarrow \ x[n]=c_{0},c_{1},\dots,c_{N},0,\dots
Les coefficients SONT les échantillons — aucune inversion à faire.

Le contrôle universel Développer X(z)X(z) en puissances de 1/z1/z et comparer aux premiers x[n]x[n]. Deux ou trois valeurs suffisent.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Ne lire que le pôle et oublier la multiplicité. Pour z(z−1)2\dfrac{z}{(z-1)^{2}}, répondre 1n=11^{n}=1 (l'échelon) au lieu de nn.

Le contrôle : x[1]x[1]. L'échelon donne 11, la rampe donne 11 aussi — mais x[2]x[2] vaut 11 contre 22 ✗ Toujours vérifier deux échantillons au moins.

⚠️⚠️ Écrire x[n]=3nx[n]=3^{n} pour 1z−3\dfrac{1}{z-3}. Le zz manque : c'est 3n−1u[n−1]3^{n-1}u[n-1].

Le contrôle : x[0]x[0]. La forme sans zz donne x[0]=0x[0]=0 (degré du numérateur inférieur), pas 11.

⚠️ Répondre δ[n+4]\delta[n+4] ou δ[n−4]\delta[n-4] au hasard pour z−4z^{-4}. L'exposant négatif est un retard : le 11 est en position n=4n=4.

Le contrôle : développer. Il n'y a littéralement rien d'autre à faire.

⚠️ Croire que z−4z^{-4} n'est « pas une vraie transformée » parce qu'il n'y a pas de fraction. C'est la transformée parfaitement légitime d'un signal de durée finie.

⚠️ Confondre δ[n−4]\delta[n-4] et u[n−4]u[n-4]. L'impulsion vaut 11 en n=4n=4 seulement ; l'échelon vaut 11 à partir de 44, et sa transformée est 1z3(z−1)\dfrac{1}{z^{3}(z-1)}.

⚠️ Chercher à décomposer zz−3\dfrac{z}{z-3} en éléments simples. Elle est déjà tabulée : la décomposition (C2) ne sert que quand XX n'est pas directement une ligne de table (typiquement, plusieurs pôles).

⚠️ Ne pas contrôler. Chaque lecture de table se vérifie en deux lignes de développement ; c'est ce qui distingue une lecture d'une devinette.

À retenir
zz−3→3nz(z−1)2→nz−4→δ[n−4]\dfrac{z}{z-3}\to 3^{n} \qquad\qquad \dfrac{z}{(z-1)^{2}}\to n \qquad\qquad z^{-4}\to\delta[n-4]
le POˆLE donne anla MULTIPLICITEˊ donne le facteur polynomial\boxed{\text{le PÔLE donne } a^{n} \qquad \text{la MULTIPLICITÉ donne le facteur polynomial}}
(z−a)→an(z−a)2→n an(z−a)3→en n2an(z-a)\to a^{n} \qquad (z-a)^{2}\to n\,a^{n} \qquad (z-a)^{3}\to \text{en } n^{2}a^{n}

⚠️ Lire les DEUX : sur z(z−1)2\dfrac{z}{(z-1)^{2}}, le seul pôle dirait « 11 », c'est la multiplicité qui donne « nn ».

⚠️ Le zz du numérateur compte : 1z−3\dfrac{1}{z-3} serait 3n−1u[n−1]3^{n-1}u[n-1], le même signal retardé.

Un X(z)X(z) polynomial en z−1z^{-1} décrit un signal de DURÉE FINIE, et ses coefficients sont les échantillons — aucune inversion à faire.

Contrôle universel : développer en 1/z1/z et comparer deux ou trois échantillons.

Réponse. (a) 3n3^n ; (b) nn ; (c) δ[n−4]\delta[n-4]. (Recoupement : un zz au numérateur ⟹\Longrightarrow signal « plein », une puissance z−kz^{-k} ⟹\Longrightarrow impulsion retardée ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Inverse par éléments simples (X/z)

DémonstrationDifficulté 3/5

Déterminer Z−1{z(z−1)(z−2)}\mathcal{Z}^{-1}\Big\{\dfrac z{(z-1)(z-2)}\Big\} par la méthode X(z)/zX(z)/z.

Indices (3)

Décomposer X(z)z=1(z−1)(z−2)=Az−1+Bz−2\dfrac{X(z)}z=\dfrac1{(z-1)(z-2)}=\dfrac A{z-1}+\dfrac B{z-2}.

A=11−2=−1A=\dfrac1{1-2}=-1, B=12−1=1B=\dfrac1{2-1}=1.

Remultiplier par zz puis lire la table.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La méthode centrale du chapitre, et elle repose sur une remarque très simple.

X(z)=z(z−1)(z−2)X(z)=\dfrac{z}{(z-1)(z-2)}

Deux pôles (11 et 22) : la fraction n'est dans aucune table. Il faut la décomposer en éléments simples. Mais un obstacle apparaît si on le fait naïvement :

z(z−1)(z−2)=Az−1+Bz−2\dfrac{z}{(z-1)(z-2)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{z-2}

⚠️⚠️ Les morceaux obtenus sont en 1z−a\dfrac{1}{z-a}, et la table demande zz−a\dfrac{z}{z-a}. On ne sait donc pas les lire directement — ou plutôt on les lit, mais comme des signaux retardés (an−1u[n−1]a^{n-1}u[n-1]), ce qui complique inutilement.

L’ASTUCE : deˊcomposer X(z)z au lieu de X(z)\boxed{\text{L'ASTUCE : décomposer } \dfrac{X(z)}{z} \ \text{au lieu de } X(z)}

Pourquoi cela marche. On décompose X(z)z\dfrac{X(z)}{z}, on obtient des Az−a\dfrac{A}{z-a}, puis on remultiplie tout par zz :

X(z)z=∑iAiz−ai⟹X(z)=∑iAi zz−ai⟹x[n]=∑iAi ai n\dfrac{X(z)}{z}=\sum_i\dfrac{A_i}{z-a_i} \qquad\Longrightarrow\qquad X(z)=\sum_i\dfrac{A_i\,z}{z-a_i} \qquad\Longrightarrow\qquad x[n]=\sum_i A_i\,a_i^{\,n}

Chaque morceau est alors exactement une ligne de table, et les coefficients AiA_i se reportent tels quels sur les ai na_i^{\,n}.

ℹ️ Le zz du numérateur de XX est ce qui rend l'astuce possible : en divisant par zz, il disparaît, et la décomposition classique s'applique. C'est pourquoi presque tous les X(z)X(z) du chapitre ont un zz au numérateur — la table est construite pour cela.

⚠️ Si X(z)X(z) n'a PAS de zz au numérateur, la méthode marche quand même : Xz\dfrac{X}{z} aura alors un pôle supplémentaire en z=0z=0, dont le terme correspondra à une impulsion. Rien ne casse, mais il faut y penser.

la reˊponse sera de la forme x[n]=A⋅1n+B⋅2n\boxed{\text{la réponse sera de la forme } x[n]=A\cdot 1^{n}+B\cdot 2^{n}}

On sait donc à quoi elle ressemblera avant de calculer — et le contrôle par x[0]x[0] et x[1]x[1] suffira à la valider.

La méthode, pas à pas

Étape 1 — diviser par zz.

X(z)z=1(z−1)(z−2)\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{1}{(z-1)(z-2)}

⚠️ Le zz du numérateur a disparu : c'est tout l'intérêt du geste.

Étape 2 — décomposer en éléments simples.

1(z−1)(z−2)=Az−1+Bz−2\dfrac{1}{(z-1)(z-2)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{z-2}

Par la méthode du cache — on multiplie par (z−1)(z-1) et on évalue en z=1z=1 :

A=[1z−2]z=1=11−2=−1A=\left[\dfrac{1}{z-2}\right]_{z=1}=\dfrac{1}{1-2}=-1

De même pour BB, en multipliant par (z−2)(z-2) et en évaluant en z=2z=2 :

B=[1z−1]z=2=12−1=1B=\left[\dfrac{1}{z-1}\right]_{z=2}=\dfrac{1}{2-1}=1
X(z)z=−1z−1+1z−2\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{-1}{z-1}+\dfrac{1}{z-2}

Contrôle de la décomposition — évaluons les deux membres en z=0z=0 :

gauche:1(−1)(−2)=12droite:−1−1+1−2=1−12=12✓\text{gauche} : \dfrac{1}{(-1)(-2)}=\dfrac12 \qquad \text{droite} : \dfrac{-1}{-1}+\dfrac{1}{-2}=1-\dfrac12=\dfrac12 \quad\checkmark

ℹ️ Ce contrôle en un point coûte cinq secondes et attrape presque toute erreur de coefficient. Le prendre comme réflexe — en choisissant un point simple, différent des pôles.

Étape 3 — remultiplier par zz.

X(z)=−zz−1+zz−2\boxed{X(z)=\dfrac{-z}{z-1}+\dfrac{z}{z-2}}

⚠️ Chaque terme est maintenant une ligne de table, exactement sous la forme zz−a\dfrac{z}{z-a}.

Étape 4 — lire.

−zz−1 ⟶ −1n=−1zz−2 ⟶ 2n\dfrac{-z}{z-1} \ \longrightarrow \ -1^{n}=-1 \qquad\qquad \dfrac{z}{z-2} \ \longrightarrow \ 2^{n}
x[n]=2n−1\boxed{x[n]=2^{n}-1}

Les contrôles.

a) Les premiers échantillons. La formule donne

x[0]=1−1=0x[1]=2−1=1x[2]=4−1=3x[3]=8−1=7x[0]=1-1=0 \qquad x[1]=2-1=1 \qquad x[2]=4-1=3 \qquad x[3]=8-1=7

Et par développement de X(z)X(z) :

z(z−1)(z−2)=z−1(1−z−1)(1−2z−1)=z−1(1+3z−1+7z−2+⋯ )\dfrac{z}{(z-1)(z-2)}=\dfrac{z^{-1}}{(1-z^{-1})(1-2z^{-1})}=z^{-1}\left(1+3z^{-1}+7z^{-2}+\cdots\right)

On lit 0, 1, 3, 70,\,1,\,3,\,7 ✓ — quatre valeurs concordantes.

b) La valeur initiale, en trois secondes :

x[0]=lim⁡z→+∞z(z−1)(z−2)=0✓x[0]=\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z}{(z-1)(z-2)}=0 \quad\checkmark

⚠️ Le degré du numérateur (11) est inférieur à celui du dénominateur (22) : le signal démarre donc à 00. Cette lecture est immédiate et attrape beaucoup d'erreurs de coefficients.

c) Le comportement. Le pôle 22 domine (∣2∣>1|2|>1), donc x[n]x[n] diverge comme 2n2^{n} — ce que confirme la suite 0,1,3,7,15,310,1,3,7,15,31.

d) Un contrôle de cohérence des signes. La somme des coefficients de la décomposition, −1+1=0-1+1=0, doit valoir x[0]x[0] :

x[0]=∑iAi=(−1)+1=0✓x[0]=\sum_i A_i=(-1)+1=0 \quad\checkmark

ℹ️ Ce contrôle est général et gratuit : pour x[n]=∑Aiai nx[n]=\sum A_i a_i^{\,n}, on a x[0]=∑Aix[0]=\sum A_i puisque tous les ai 0a_i^{\,0} valent 11. Un contrôle de plus, sans aucun calcul.

Rappel de cours

⚠️⚠️ LA MÉTHODE X(z)/zX(z)/z

X(z)z=∑iAiz−ai ⟹ X(z)=∑iAizz−ai ⟹ x[n]=∑iAi ai n\dfrac{X(z)}{z}=\sum_i\dfrac{A_i}{z-a_i} \ \Longrightarrow \ X(z)=\sum_i\dfrac{A_i z}{z-a_i} \ \Longrightarrow \ \boxed{x[n]=\sum_i A_i\,a_i^{\,n}}
On divise par zz AVANT de décomposer, pour que chaque morceau redevienne une ligne de table.

Pourquoi La table donne zz−a\dfrac{z}{z-a}, la décomposition classique donne 1z−a\dfrac{1}{z-a}. Diviser puis remultiplier réconcilie les deux.

Méthode du cache

A=[(z−a)X(z)z]z=aA=\left[(z-a)\dfrac{X(z)}{z}\right]_{z=a}

Les quatre étapes

  1. diviser par zz · 2. décomposer · 3. remultiplier par zz · 4. lire la table.

CONTRÔLES, du moins cher au plus fort · somme des coefficients =x[0]=x[0] (gratuit : tous les ai0=1a_i^{0}=1) ; · valeur initiale x[0]=lim⁡z→+∞X(z)x[0]=\displaystyle\lim_{z\to+\infty}X(z) ; · décomposition évaluée en un point simple (par exemple z=0z=0) ; · échantillons : développer XX en 1/z1/z et comparer.

Lecture du degré

deg⁡(num)<deg⁡(deˊn) ⟹ x[0]=0\deg(\text{num})<\deg(\text{dén}) \ \Longrightarrow \ x[0]=0

L'erreur classique

⚠️⚠️ Décomposer X(z)X(z) directement, sans diviser par zz. On obtient −1z−1+2z−2\dfrac{-1}{z-1}+\dfrac{2}{z-2}… qu'on lit alors comme des signaux retardés, et la réponse devient −1n−1+2⋅2n−1-1^{n-1}+2\cdot 2^{n-1} pour n≥1n\geq 1.

ℹ️ Ce n'est pas faux — c'est même égal à 2n−12^{n}-1 pour n≥1n\geq 1 — mais c'est inutilement compliqué, et il faut traiter n=0n=0 à part. La méthode X/zX/z évite tout cela.

⚠️⚠️ Oublier de remultiplier par zz à l'étape 3. On lirait −1z−1+1z−2\dfrac{-1}{z-1}+\dfrac{1}{z-2} comme des signaux retardés : décalage d'un pas sur toute la réponse.

Le contrôle : x[0]x[0]. La vraie réponse démarre à 00… comme la fausse. Prendre x[1]x[1] : 11 contre 00 ✗

⚠️ Se tromper de signe sur AA. A=11−2=−1A=\dfrac{1}{1-2}=-1, pas +1+1.

Le contrôle : évaluer la décomposition en z=0z=0. Avec A=+1A=+1 on trouverait −32≠12-\frac32\neq\frac12 ✗

⚠️ Évaluer le cache au mauvais pôle : AA s'obtient en z=1z=1 (le pôle qu'on a caché), BB en z=2z=2.

⚠️ Écrire x[n]=2n−1nx[n]=2^{n}-1^{n} et « simplifier » en 2n−n2^{n}-n. 1n=11^{n}=1, toujours.

⚠️ Croire que −1n-1^{n} signifie (−1)n(-1)^{n}. Ici le −- est le coefficient A=−1A=-1 multipliant 1n1^{n} : le terme vaut −1-1 pour tout nn, il n'alterne pas.

⚠️ Ne faire aucun contrôle. La somme des coefficients (=x[0]=x[0]) est gratuite, et l'évaluation en z=0z=0 coûte cinq secondes.

À retenir
X(z)z=∑iAiz−ai ⟹ X(z)=∑iAizz−ai ⟹ x[n]=∑iAi ai n\boxed{\dfrac{X(z)}{z}=\sum_i\dfrac{A_i}{z-a_i} \ \Longrightarrow \ X(z)=\sum_i\dfrac{A_i z}{z-a_i} \ \Longrightarrow \ x[n]=\sum_i A_i\,a_i^{\,n}}

Diviser par zz AVANT de décomposer — sinon les morceaux ne sont plus dans la table (ils y sont, mais comme signaux retardés).

z(z−1)(z−2) ⟶ Xz=−1z−1+1z−2 ⟶ x[n]=2n−1\dfrac{z}{(z-1)(z-2)} \ \longrightarrow \ \dfrac{X}{z}=\dfrac{-1}{z-1}+\dfrac{1}{z-2} \ \longrightarrow \ \boxed{x[n]=2^{n}-1}

Quatre étapes : diviser · décomposer · remultiplier par zz · lire.

Quatre contrôles, du plus court au plus fort :

∑Ai=x[0]x[0]=lim⁡z→∞X(z)deˊcomposition en z=0eˊchantillons 0,1,3,7\sum A_i=x[0] \qquad x[0]=\lim_{z\to\infty}X(z) \qquad \text{décomposition en } z=0 \qquad \text{échantillons } 0,1,3,7

⚠️ Le premier est gratuit : x[0]=∑Aix[0]=\sum A_i puisque tous les ai0=1a_i^{0}=1. Ici −1+1=0-1+1=0 ✓

⚠️ −1n-1^{n} n'est PAS (−1)n(-1)^{n} : c'est le coefficient −1-1 multipliant 1n1^{n}.

Réponse. x[n]=2n−1x[n]=2^n-1. (Recoupement : x[0]=0x[0]=0 et lim⁡z→+∞X=0\lim_{z\to+\infty}X=0 ✓ ; premiers termes 0,1,3,7,⋯=2n−10,1,3,7,\dots=2^n-1 ✓)
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Inverse, deux pôles réels

CalculDifficulté 3/5

Déterminer Z−1{z(z−1)(z−3)}\mathcal{Z}^{-1}\Big\{\dfrac z{(z-1)(z-3)}\Big\}.

Indices (3)

X(z)z=1(z−1)(z−3)=Az−1+Bz−3\dfrac{X(z)}z=\dfrac1{(z-1)(z-3)}=\dfrac A{z-1}+\dfrac B{z-3}.

A=11−3=−12A=\dfrac1{1-3}=-\tfrac12, B=13−1=12B=\dfrac1{3-1}=\tfrac12.

Remultiplier par zz et inverser.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le même mécanisme qu'en C2, avec des coefficients qui ne tombent plus sur des entiers — et c'est tout l'intérêt : il faut savoir qu'un 12\frac12 n'est pas le signe d'une erreur.

X(z)=z(z−1)(z−3)X(z)=\dfrac{z}{(z-1)(z-3)}

Deux pôles simples, 11 et 33. La méthode est celle de C2, sans variation :

diviser par z → deˊcomposer → remultiplier → lire\boxed{\text{diviser par } z \ \to \ \text{décomposer} \ \to \ \text{remultiplier} \ \to \ \text{lire}}

Et l'on sait à quoi ressemblera la réponse avant de calculer :

x[n]=A⋅1n+B⋅3n=A+B 3nx[n]=A\cdot 1^{n}+B\cdot 3^{n}=A+B\,3^{n}

⚠️ Les coefficients seront fractionnaires, et il est utile de le prévoir : le cache donnera 11−3\dfrac{1}{1-3} et 13−1\dfrac{1}{3-1}, c'est-à-dire ±12\pm\dfrac12.

les coefficients d’une deˊcomposition n’ont AUCUNE raison d’eˆtre entiers\boxed{\text{les coefficients d'une décomposition n'ont AUCUNE raison d'être entiers}}

ℹ️ Ce qui, en revanche, est structurellement vrai : les deux coefficients seront opposés. Car x[0]=A+Bx[0]=A+B doit valoir 00 — le degré du numérateur (11) étant inférieur à celui du dénominateur (22).

C'est un contrôle disponible AVANT tout calcul, et il tient en une ligne :

deg⁡(num)<deg⁡(deˊn) ⟹ x[0]=0 ⟹ ∑iAi=0\deg(\text{num})<\deg(\text{dén}) \ \Longrightarrow \ x[0]=0 \ \Longrightarrow \ \sum_i A_i=0

⚠️ Prévoir ce qu'on doit trouver transforme le calcul en vérification. C'est la meilleure façon de ne pas laisser passer une erreur de signe.

Le calcul

Étape 1 — diviser par zz.

X(z)z=1(z−1)(z−3)\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{1}{(z-1)(z-3)}

Étape 2 — décomposer.

1(z−1)(z−3)=Az−1+Bz−3\dfrac{1}{(z-1)(z-3)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{z-3}

Méthode du cache en z=1z=1 — on cache (z−1)(z-1) et on évalue le reste :

A=[1z−3]z=1=11−3=−12A=\left[\dfrac{1}{z-3}\right]_{z=1}=\dfrac{1}{1-3}=-\dfrac12

En z=3z=3 :

B=[1z−1]z=3=13−1=12B=\left[\dfrac{1}{z-1}\right]_{z=3}=\dfrac{1}{3-1}=\dfrac12
X(z)z=−12z−1+12z−3\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{-\frac12}{z-1}+\dfrac{\frac12}{z-3}

Contrôle immédiat : A+B=−12+12=0A+B=-\frac12+\frac12=0 ✓ — conforme à la prédiction.

Contrôle en un point, disons z=0z=0 :

gauche:1(−1)(−3)=13droite:−12−1+12−3=12−16=13✓\text{gauche} : \dfrac{1}{(-1)(-3)}=\dfrac13 \qquad \text{droite} : \dfrac{-\frac12}{-1}+\dfrac{\frac12}{-3}=\dfrac12-\dfrac16=\dfrac13 \quad\checkmark

Étape 3 — remultiplier par zz.

X(z)=−12⋅zz−1+12⋅zz−3\boxed{X(z)=-\dfrac12\cdot\dfrac{z}{z-1}+\dfrac12\cdot\dfrac{z}{z-3}}

Étape 4 — lire la table.

zz−1→1n=1zz−3→3n\dfrac{z}{z-1}\to 1^{n}=1 \qquad\qquad \dfrac{z}{z-3}\to 3^{n}
x[n]=−12+12 3nx[n]=-\dfrac12+\dfrac12\,3^{n}
x[n]=3n−12\boxed{x[n]=\dfrac{3^{n}-1}{2}}

ℹ️ Mettre sous une seule fraction est plus lisible, et fait apparaître un fait remarquable : le résultat est entier, alors que les coefficients ne l'étaient pas.

⚠️ Pourquoi 3n−12\dfrac{3^{n}-1}{2} est-il toujours entier ? Parce que 3n3^{n} est impair pour tout nn, donc 3n−13^{n}-1 est pair. La fraction se simplifie systématiquement.

Les contrôles.

a) Les échantillons. La formule donne

x[0]=1−12=0x[1]=3−12=1x[2]=9−12=4x[3]=27−12=13x[0]=\dfrac{1-1}{2}=0 \qquad x[1]=\dfrac{3-1}{2}=1 \qquad x[2]=\dfrac{9-1}{2}=4 \qquad x[3]=\dfrac{27-1}{2}=13

Par développement de X(z)X(z) : on trouve 0, 1, 4, 13, 40, 1210,\,1,\,4,\,13,\,40,\,121 ✓ — cinq valeurs concordantes.

⚠️ Remarquer que ces valeurs sont entières est déjà un contrôle : si la formule produisait des demi-entiers, quelque chose serait faux.

b) La valeur initiale : lim⁡z→+∞z(z−1)(z−3)=0\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z}{(z-1)(z-3)}=0 ✓

c) La récurrence cachée. Les x[n]x[n] vérifient nécessairement l'équation dont (z−1)(z−3)(z-1)(z-3) est le polynôme caractéristique, c'est-à-dire

x[n+2]−4x[n+1]+3x[n]=0x[n+2]-4x[n+1]+3x[n]=0

Vérifions sur les valeurs : 4−4×1+3×0=04-4\times 1+3\times 0=0 ✓ et 13−4×4+3×1=13−16+3=013-4\times 4+3\times 1=13-16+3=0 ✓

ℹ️ Ce contrôle est entièrement indépendant de la décomposition : il ne fait intervenir que le dénominateur de XX, jamais les coefficients AA et BB. C'est donc le plus discriminant — une erreur de coefficient le laisserait passer, mais une erreur de pôle serait immédiatement détectée.

d) Le comportement. Pôle dominant 33, de module >1>1 : le signal diverge comme 3n2\dfrac{3^{n}}{2}, ce que confirme 0,1,4,13,40,1210,1,4,13,40,121.

Rappel de cours

La méthode X/zX/z (C2)

Xz=∑Aiz−ai → X=∑Aizz−ai → x[n]=∑Aiai n\dfrac{X}{z}=\sum\dfrac{A_i}{z-a_i} \ \to \ X=\sum\dfrac{A_i z}{z-a_i} \ \to \ x[n]=\sum A_i a_i^{\,n}

Méthode du cache

A=[(z−a)X(z)z]z=aA=\left[(z-a)\dfrac{X(z)}{z}\right]_{z=a}

⚠️ Les coefficients n'ont aucune raison d'être entiers Ici ±12\pm\frac12 — et le résultat, lui, est entier : 3n3^{n} étant impair, 3n−13^{n}-1 est pair.

⚠️⚠️ Le contrôle disponible AVANT le calcul

deg⁡(num)<deg⁡(deˊn) ⟹ x[0]=0 ⟹ ∑iAi=0\deg(\text{num})<\deg(\text{dén}) \ \Longrightarrow \ x[0]=0 \ \Longrightarrow \ \sum_i A_i=0
Prévoir ce qu'on doit trouver transforme le calcul en vérification.

Le contrôle le plus discriminant — la récurrence cachée Le dénominateur (z−a1)(z−a2)=z2−sz+p(z-a_1)(z-a_2)=z^{2}-sz+p est le polynôme caractéristique de

x[n+2]−s x[n+1]+p x[n]=0x[n+2]-s\,x[n+1]+p\,x[n]=0
Ici : x[n+2]−4x[n+1]+3x[n]=0x[n+2]-4x[n+1]+3x[n]=0. ⚠️ Il ne dépend PAS des coefficients AiA_i — il teste donc les pôles indépendamment de la décomposition.

Contrôles cumulés ∑Ai=x[0]\sum A_i=x[0] · valeur initiale · décomposition en z=0z=0 · échantillons · récurrence.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Croire qu'un coefficient fractionnaire signale une erreur et « arrondir » à ±1\pm 1. On obtiendrait 3n−13^{n}-1 au lieu de 3n−12\dfrac{3^{n}-1}{2}.

Le contrôle : x[1]x[1] vaut 11, pas 22. Une seule valeur suffit.

⚠️⚠️ Se tromper de signe sur AA en calculant 13−1\dfrac{1}{3-1} au lieu de 11−3\dfrac{1}{1-3} : le cache s'évalue au pôle qu'on a caché.

Le contrôle : ∑Ai\sum A_i doit valoir 00. Avec deux +12+\frac12, on obtiendrait 1≠01\neq 0 ✗

⚠️ Oublier de remultiplier par zz, et lire −12z−1+12z−3\dfrac{-\frac12}{z-1}+\dfrac{\frac12}{z-3} comme si c'était la table. Toute la réponse serait retardée d'un pas.

Le contrôle : x[1]x[1] vaudrait 00 au lieu de 11.

⚠️ Écrire −121n-\dfrac12 1^{n} et le lire (−12)n\left(-\dfrac12\right)^{n}. Le coefficient est devant, il ne monte pas à l'exposant : ce terme vaut −12-\frac12 pour tout nn.

⚠️ Ne pas réduire au même dénominateur et laisser −12+123n-\frac12+\frac12 3^{n}. Ce n'est pas faux, mais 3n−12\dfrac{3^{n}-1}{2} est plus lisible et rend visible le fait que le résultat est entier.

⚠️ S'inquiéter de la division par 22. 3n3^{n} est impair, donc 3n−13^{n}-1 est pair : la division tombe toujours juste.

⚠️ Ne pas exploiter la récurrence cachée. C'est le contrôle le plus fort disponible, il ne coûte que deux additions, et il est indépendant des coefficients — donc il attrape des erreurs que les autres contrôles laissent passer.

À retenir
z(z−1)(z−3) ⟶ Xz=−12z−1+12z−3 ⟶ x[n]=3n−12\dfrac{z}{(z-1)(z-3)} \ \longrightarrow \ \dfrac{X}{z}=\dfrac{-\frac12}{z-1}+\dfrac{\frac12}{z-3} \ \longrightarrow \ \boxed{x[n]=\dfrac{3^{n}-1}{2}}

⚠️ Des coefficients fractionnaires ne sont PAS une erreur. Ici ±12\pm\frac12 — et le résultat est pourtant entier, 3n3^{n} étant impair.

deg⁡(num)<deg⁡(deˊn) ⟹ x[0]=0 ⟹ ∑iAi=0\boxed{\deg(\text{num})<\deg(\text{dén}) \ \Longrightarrow \ x[0]=0 \ \Longrightarrow \ \sum_i A_i=0}

Ce contrôle est disponible AVANT le calcul : ici il impose des coefficients opposés.

⚠️ Le cache s'évalue au pôle qu'on a CACHÉ : A=[1z−3]z=1=−12A=\left[\frac{1}{z-3}\right]_{z=1}=-\frac12.

Le contrôle le plus discriminant — la récurrence cachée. Le dénominateur est le polynôme caractéristique de

x[n+2]−4x[n+1]+3x[n]=013−16+3=0 ✓x[n+2]-4x[n+1]+3x[n]=0 \qquad 13-16+3=0 \ \checkmark
Il ne dépend pas des coefficients, donc il teste les pôles indépendamment de la décomposition.

Échantillons : 0, 1, 4, 13, 40, 1210,\ 1,\ 4,\ 13,\ 40,\ 121.

Réponse. x[n]=3n−12x[n]=\dfrac{3^n-1}2. (Recoupement : x[0]=0x[0]=0, x[1]=1x[1]=1, x[2]=4x[2]=4 ; et 3n−12=1+3+⋯+3n−1\tfrac{3^n-1}2=1+3+\cdots+3^{n-1} ✓)
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Inverse avec pôle double

CalculDifficulté 3/5

Déterminer Z−1{z(z−1)2(z−2)}\mathcal{Z}^{-1}\Big\{\dfrac{z}{(z-1)^2(z-2)}\Big\} (méthode X/zX/z).

Indices (3)

X(z)z=1(z−1)2(z−2)=Az−1+B(z−1)2+Cz−2\dfrac{X(z)}z=\dfrac1{(z-1)^2(z-2)}=\dfrac A{z-1}+\dfrac B{(z-1)^2}+\dfrac C{z-2}.

On trouve A=−1A=-1, B=−1B=-1, C=1C=1.

Remultiplier par zz : termes zz−1→1\tfrac z{z-1}\to1, z(z−1)2→n\tfrac z{(z-1)^2}\to n, zz−2→2n\tfrac z{z-2}\to2^n.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Le cas du PÔLE DOUBLE, et il change la forme de la décomposition.

X(z)=z(z−1)2(z−2)X(z)=\dfrac{z}{(z-1)^{2}(z-2)}

⚠️⚠️ Un pôle d'ordre 22 exige DEUX termes, pas un :

X(z)z=1(z−1)2(z−2)=Az−1+B(z−1)2+Cz−2\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{1}{(z-1)^{2}(z-2)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{(z-1)^{2}}+\dfrac{C}{z-2}

Trois inconnues pour deux pôles. C'est la règle générale :

un poˆle d’ordre k ⟹ k termes, d’exposants 1,2,…,k\boxed{\text{un pôle d'ordre } k \ \Longrightarrow \ k \text{ termes, d'exposants } 1, 2, \dots, k}

⚠️ Écrire seulement B(z−1)2\dfrac{B}{(z-1)^{2}} est l'erreur structurelle de l'exercice : la décomposition serait alors impossible, et aucun choix de BB et CC ne pourrait convenir.

Ce que chaque terme donnera à la lecture :

terme, après remultiplication par zz signal
Azz−1\dfrac{Az}{z-1} A⋅1n=AA\cdot 1^{n}=A
Bz(z−1)2\dfrac{Bz}{(z-1)^{2}} B nB\,n
Czz−2\dfrac{Cz}{z-2} C 2nC\,2^{n}
la reˊponse sera de la forme x[n]=A+B n+C 2n\boxed{\text{la réponse sera de la forme } x[n]=A+B\,n+C\,2^{n}}

ℹ️ Le pôle double produit un terme en nn — c'est la règle de A4/B4, ici mise en œuvre. Un pôle d'ordre kk en aa produit un polynôme de degré k−1k-1 en nn, multiplié par ana^{n}.

Le seul point technique est le calcul de AA, qui ne s'obtient pas par un simple cache : il faut dériver.

Le calcul, et le coefficient qui demande une dérivée

Étape 1 — diviser par zz, puis poser la décomposition :

X(z)z=1(z−1)2(z−2)=Az−1+B(z−1)2+Cz−2\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{1}{(z-1)^{2}(z-2)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{(z-1)^{2}}+\dfrac{C}{z-2}

Étape 2 — les deux coefficients faciles, par cache.

CC (pôle simple) — on cache (z−2)(z-2) et on évalue en z=2z=2 :

C=[1(z−1)2]z=2=1(2−1)2=1C=\left[\dfrac{1}{(z-1)^{2}}\right]_{z=2}=\dfrac{1}{(2-1)^{2}}=1

BB (l'exposant le PLUS ÉLEVÉ du pôle double) — on cache (z−1)2(z-1)^{2} en entier et on évalue en z=1z=1 :

B=[1z−2]z=1=11−2=−1B=\left[\dfrac{1}{z-2}\right]_{z=1}=\dfrac{1}{1-2}=-1

⚠️ Le cache ne fonctionne que pour l'exposant maximal. Pour AA (exposant 11), multiplier par (z−1)(z-1) laisserait un (z−1)(z-1) au dénominateur du terme BB : l'évaluation en z=1z=1 serait impossible.

Étape 3 — le coefficient AA, par dérivation.

La méthode générale : on multiplie par (z−1)2(z-1)^{2}, puis on dérive, puis on évalue en z=1z=1.

(z−1)2×X(z)z=1z−2et(z−1)2[Az−1+B(z−1)2+Cz−2]=A(z−1)+B+C(z−1)2z−2(z-1)^{2}\times\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{1}{z-2} \qquad\text{et}\qquad (z-1)^{2}\left[\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{(z-1)^{2}}+\dfrac{C}{z-2}\right]=A(z-1)+B+C\dfrac{(z-1)^{2}}{z-2}

En dérivant, le terme BB (constant) disparaît et le terme CC s'annule en z=1z=1 (il porte un facteur (z−1)(z-1)). Il ne reste que AA :

A=[ddz(1z−2)]z=1=[−1(z−2)2]z=1=−1(1−2)2=−1A=\left[\dfrac{d}{dz}\left(\dfrac{1}{z-2}\right)\right]_{z=1}=\left[\dfrac{-1}{(z-2)^{2}}\right]_{z=1}=\dfrac{-1}{(1-2)^{2}}=-1
A=−1B=−1C=1\boxed{A=-1 \qquad B=-1 \qquad C=1}

ℹ️ Pourquoi dériver. Le terme A(z−1)A(z-1) s'annule en z=1z=1 : on ne peut pas l'atteindre directement. Sa dérivée, elle, vaut AA — la dérivation « fait remonter » le coefficient qu'on cherche.

Contrôle de la décomposition en un point, z=0z=0 :

gauche:1(0−1)2(0−2)=−12\text{gauche} : \dfrac{1}{(0-1)^{2}(0-2)}=-\dfrac12
droite:−1−1+−11+1−2=1−1−12=−12✓\text{droite} : \dfrac{-1}{-1}+\dfrac{-1}{1}+\dfrac{1}{-2}=1-1-\dfrac12=-\dfrac12 \quad\checkmark

Étape 4 — remultiplier et lire.

X(z)=−zz−1+−z(z−1)2+zz−2X(z)=\dfrac{-z}{z-1}+\dfrac{-z}{(z-1)^{2}}+\dfrac{z}{z-2}
x[n]=−1−n+2n=2n−n−1\boxed{x[n]=-1-n+2^{n}=2^{n}-n-1}

Les contrôles.

a) Les échantillons. La formule donne

x[0]=1−0−1=0x[1]=2−1−1=0x[2]=4−2−1=1x[3]=8−3−1=4x[0]=1-0-1=0 \qquad x[1]=2-1-1=0 \qquad x[2]=4-2-1=1 \qquad x[3]=8-3-1=4
x[4]=16−4−1=11x[5]=32−5−1=26x[4]=16-4-1=11 \qquad x[5]=32-5-1=26

Par développement de X(z)X(z) : 0, 0, 1, 4, 11, 26, 570,\,0,\,1,\,4,\,11,\,26,\,57 ✓ — six valeurs concordantes.

⚠️⚠️ Remarquez les DEUX zéros en tête. Le degré du numérateur (11) est inférieur de deux à celui du dénominateur (33) : le signal démarre donc avec deux échantillons nuls.

eˊcart des degreˊs=k ⟹ k zeˊros en teˆte\boxed{\text{écart des degrés} = k \ \Longrightarrow \ k \ \text{zéros en tête}}

C'est un contrôle très rapide, et il valide déjà beaucoup : il impose A+C=0A+C=0 (pour x[0]x[0]) et −A−B⋅1−2C=0-A-B\cdot 1-2C=0… vérifions : x[1]=A+B+2C=−1−1+2=0x[1]=A+B+2C=-1-1+2=0 ✓

b) La récurrence cachée. Le dénominateur (z−1)2(z−2)(z-1)^{2}(z-2) développe en z3−4z2+5z−2z^{3}-4z^{2}+5z-2, donc

x[n+3]−4x[n+2]+5x[n+1]−2x[n]=0x[n+3]-4x[n+2]+5x[n+1]-2x[n]=0

Sur les valeurs : 4−4×1+5×0−2×0=04-4\times 1+5\times 0-2\times 0=0 ✓ et 11−4×4+5×1−2×0=11−16+5=011-4\times 4+5\times 1-2\times 0=11-16+5=0 ✓

c) Le comportement. Le pôle 22 domine : x[n]∼2nx[n]\sim 2^{n}. Les termes −n−1-n-1 deviennent négligeables — à n=10n=10, 210=10242^{10}=1024 contre −11-11.

Rappel de cours

⚠️⚠️ PÔLE D'ORDRE kk : kk TERMES

A1z−a+A2(z−a)2+⋯+Ak(z−a)k\dfrac{A_{1}}{z-a}+\dfrac{A_{2}}{(z-a)^{2}}+\cdots+\dfrac{A_{k}}{(z-a)^{k}}
Tous les exposants de 11 à kk, jamais le seul plus élevé.

Le cache ne marche que pour l'exposant MAXIMAL

Ak=[(z−a)k X(z)z]z=aA_{k}=\left[(z-a)^{k}\,\dfrac{X(z)}{z}\right]_{z=a}

Les autres coefficients, par DÉRIVATION

Ak−1=[ddz((z−a)kXz)]z=aAk−j=1j![djdzj(⋯ )]z=aA_{k-1}=\left[\dfrac{d}{dz}\left((z-a)^{k}\dfrac{X}{z}\right)\right]_{z=a} \qquad A_{k-j}=\dfrac{1}{j!}\left[\dfrac{d^{j}}{dz^{j}}(\cdots)\right]_{z=a}
Pourquoi : le terme cherché porte un facteur (z−a)(z-a) qui s'annule ; la dérivée le fait remonter.

Ce que donne chaque terme après remultiplication par zz

Azz−a→A anBz(z−a)2→Ba n an(ici a=1, donc B n)\dfrac{Az}{z-a}\to A\,a^{n} \qquad \dfrac{Bz}{(z-a)^{2}}\to \dfrac{B}{a}\,n\,a^{n} \quad\text{(ici } a=1 \text{, donc } B\,n)

Règle de structure

poˆle d’ordre k en a ⟹ polynoˆme de degreˊ k−1 en n, fois an\text{pôle d'ordre } k \text{ en } a \ \Longrightarrow \ \text{polynôme de degré } k-1 \text{ en } n, \text{ fois } a^{n}

⚠️ Contrôle immédiat — les zéros en tête

eˊcart des degreˊs=k ⟹ k eˊchantillons nuls au deˊbut\text{écart des degrés} = k \ \Longrightarrow \ k \text{ échantillons nuls au début}

Récurrence cachée (z−1)2(z−2)=z3−4z2+5z−2⇒x[n+3]−4x[n+2]+5x[n+1]−2x[n]=0(z-1)^{2}(z-2)=z^{3}-4z^{2}+5z-2 \Rightarrow x[n+3]-4x[n+2]+5x[n+1]-2x[n]=0.

L'erreur classique

⚠️⚠️ N'écrire qu'un seul terme pour le pôle double : B(z−1)2+Cz−2\dfrac{B}{(z-1)^{2}}+\dfrac{C}{z-2}. La décomposition est alors impossible — aucun couple (B,C)(B,C) ne convient.

Le contrôle : évaluer en z=0z=0. Avec B=−1B=-1, C=1C=1 on trouverait −1−12=−32≠−12-1-\frac12=-\frac32\neq-\frac12 ✗

⚠️⚠️ Calculer AA par un cache simple. Multiplier par (z−1)(z-1) laisse Bz−1\dfrac{B}{z-1}, qui explose en z=1z=1 : l'évaluation est impossible. Il faut la dérivée.

⚠️ Oublier le signe de la dérivée : (1z−2)′=−1(z−2)2\left(\dfrac{1}{z-2}\right)'=\dfrac{-1}{(z-2)^{2}}, d'où A=−1A=-1 et non +1+1.

Le contrôle : x[0]=A+Cx[0]=A+C doit valoir 00. Avec A=+1A=+1 on trouverait 22 ✗

⚠️ Lire −z(z−1)2\dfrac{-z}{(z-1)^{2}} comme −1n-1^{n} en oubliant le facteur nn. Le pôle double donne nn.

Le contrôle : x[2]x[2]. Sans le nn, on obtiendrait 4−1−1=24-1-1=2 au lieu de 11 ✗

⚠️ Évaluer la dérivée avant de multiplier par (z−1)2(z-1)^{2}. L'ordre est : multiplier, puis dériver, puis évaluer.

⚠️ Croire que deux zéros en tête signalent une erreur. C'est exactement ce que prédit l'écart des degrés (3−1=23-1=2).

⚠️ Écrire x[n]=2n−n−1x[n]=2^{n}-n-1 et vérifier seulement x[0]x[0]. Il vaut 00… comme x[1]x[1]. Aller jusqu'à x[2]=1x[2]=1, qui est la première valeur non nulle et donc la plus discriminante.

⚠️ Ne pas utiliser la récurrence cachée. Elle est indépendante des trois coefficients et coûte trois additions.

À retenir
z(z−1)2(z−2) ⟶ Xz=−1z−1+−1(z−1)2+1z−2 ⟶ x[n]=2n−n−1\dfrac{z}{(z-1)^{2}(z-2)} \ \longrightarrow \ \dfrac{X}{z}=\dfrac{-1}{z-1}+\dfrac{-1}{(z-1)^{2}}+\dfrac{1}{z-2} \ \longrightarrow \ \boxed{x[n]=2^{n}-n-1}
poˆle d’ordre k ⟹ k TERMES, exposants 1 aˋ k\boxed{\text{pôle d'ordre } k \ \Longrightarrow \ k \text{ TERMES, exposants } 1 \text{ à } k}

⚠️⚠️ N'écrire que B(z−1)2\dfrac{B}{(z-1)^{2}} rend la décomposition IMPOSSIBLE.

Le cache ne marche que pour l'exposant maximal. Les autres coefficients s'obtiennent par dérivation :

A=[ddz(1z−2)]z=1=−1A=\left[\dfrac{d}{dz}\left(\dfrac{1}{z-2}\right)\right]_{z=1}=-1
Pourquoi : le terme cherché porte un (z−a)(z-a) qui s'annule ; la dérivée le fait remonter.

poˆle d’ordre k en a ⟹ polynoˆme de degreˊ k−1 en n, fois an\text{pôle d'ordre } k \text{ en } a \ \Longrightarrow \ \text{polynôme de degré } k-1 \text{ en } n, \text{ fois } a^{n}

⚠️ Contrôle immédiat : écart des degrés =2=2 ⟹\Longrightarrow deux zéros en tête. Échantillons 0, 0, 1, 4, 11, 260,\,0,\,1,\,4,\,11,\,26.

Vérifier x[2]x[2], pas seulement x[0]x[0] — c'est la première valeur non nulle, donc la plus discriminante.

Réponse. x[n]=2n−n−1x[n]=2^n-n-1. (Recoupement : x[0]=0x[0]=0, x[1]=0x[1]=0, x[2]=1x[2]=1, x[3]=4x[3]=4 ; le pôle double en 11 apporte le terme −n-n ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Récurrence d'ordre 1 (géométrique)

DémonstrationDifficulté 3/5

Résoudre la récurrence x[n+1]=2x[n]x[n+1]=2x[n], x[0]=3x[0]=3, par la transformée en z.

Indices (3)

Transformer : Z{x[n+1]}=zX−z x[0]=zX−3z\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX-z\,x[0]=zX-3z.

L'équation devient zX−3z=2XzX-3z=2X.

Isoler XX puis inverser.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Voici pourquoi tout ce chapitre existe. Résoudre une récurrence par la transformée en z consiste à la transformer en équation algébrique, à isoler X(z)X(z), puis à revenir.

reˊcurrence sur x[n] → Z  EˊQUATION du 1er degreˊ en X(z) → Z−1  x[n]\boxed{\text{récurrence sur } x[n] \ \xrightarrow{\ \mathcal{Z}\ } \ \text{ÉQUATION du 1er degré en } X(z) \ \xrightarrow{\ \mathcal{Z}^{-1}\ } \ x[n]}

Le théorème de l'avance (B2) est la clé, et c'est lui qui injecte la condition initiale :

Z{x[n+1]}=z X(z)−z x[0]\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z)-z\,x[0]

⚠️⚠️ Sans le terme −z x[0]-z\,x[0], la valeur x[0]=3x[0]=3 n'apparaîtrait NULLE PART dans le calcul — et on ne pourrait pas distinguer cette récurrence d'une autre ayant la même équation mais une condition initiale différente. C'est ce terme, et lui seul, qui porte l'information initiale.

La méthode, en trois temps :

1) transformer les deux membres⟶2) isoler X(z)⟶3) inverser\text{1) transformer les deux membres} \quad\longrightarrow\quad \text{2) isoler } X(z) \quad\longrightarrow\quad \text{3) inverser}

ℹ️ On sait déjà ce qu'on va trouver. x[n+1]=2x[n]x[n+1]=2x[n] est une suite géométrique de raison 22, de premier terme 33 : donc x[n]=3⋅2nx[n]=3\cdot 2^{n}. L'exercice n'a pas pour but de découvrir ce résultat, mais de rôder la méthode sur un cas qu'on peut vérifier autrement.

⚠️ C'est exactement pourquoi il est utile : on saura si la machinerie fonctionne, avant de l'employer là où l'on n'a pas de réponse indépendante (C6, D1, D2).

Le contrôle final sera donc double : la formule élémentaire de la suite géométrique et les premières valeurs de la récurrence.

La résolution

Étape 1 — transformer les deux membres.

x[n+1]=2x[n]x[n+1]=2x[n]

À gauche, le théorème de l'avance avec x[0]=3x[0]=3 :

Z{x[n+1]}=z X(z)−z×3=zX(z)−3z\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z)-z\times 3=zX(z)-3z

À droite, par linéarité :

Z{2x[n]}=2X(z)\mathcal{Z}\{2x[n]\}=2X(z)

L'équation devient :

zX(z)−3z=2X(z)\boxed{zX(z)-3z=2X(z)}

⚠️ C'est une équation ALGÉBRIQUE du premier degré en X(z)X(z) — plus aucune récurrence. C'est tout le gain de la méthode.

Étape 2 — isoler X(z)X(z).

zX(z)−2X(z)=3z⟹X(z) (z−2)=3zzX(z)-2X(z)=3z \qquad\Longrightarrow\qquad X(z)\,(z-2)=3z
X(z)=3zz−2\boxed{X(z)=\dfrac{3z}{z-2}}

Étape 3 — inverser. C'est la ligne zz−a\dfrac{z}{z-a} de la table, avec a=2a=2 et un coefficient 33 :

x[n]=3×2n\boxed{x[n]=3\times 2^{n}}

Les contrôles, et il y en a trois indépendants.

a) La condition initiale.

x[0]=3×20=3✓x[0]=3\times 2^{0}=3 \quad\checkmark

Par la valeur initiale sur X(z)X(z), sans même inverser :

x[0]=lim⁡z→+∞3zz−2=3✓x[0]=\lim_{z\to+\infty}\dfrac{3z}{z-2}=3 \quad\checkmark

ℹ️ Ce contrôle vaut d'être fait AVANT l'inversion : si X(z)X(z) ne redonne pas la bonne condition initiale, inutile d'aller plus loin — l'erreur est en amont.

b) La récurrence elle-même. Vérifions que la formule la satisfait :

x[n+1]=3×2n+1=3×2×2n=2×(3×2n)=2 x[n]✓x[n+1]=3\times 2^{n+1}=3\times 2\times 2^{n}=2\times\left(3\times 2^{n}\right)=2\,x[n] \quad\checkmark

C'est une vérification exacte, pour tout nn — pas seulement sur quelques valeurs.

c) Les premières valeurs, calculées à la main par la récurrence :

x[0]=3x[1]=6x[2]=12x[3]=24x[0]=3 \qquad x[1]=6 \qquad x[2]=12 \qquad x[3]=24

Et par la formule : 3, 6, 12, 243,\,6,\,12,\,24 ✓

d) La voie élémentaire. x[n+1]=2x[n]x[n+1]=2x[n] est une suite géométrique de raison 22 et de premier terme 33, donc x[n]=x[0]×2n=3⋅2nx[n]=x[0]\times 2^{n}=3\cdot 2^{n} ✓

⚠️⚠️ La concordance entre la méthode par transformée et la formule élémentaire est le vrai enseignement de l'exercice. Elle valide la machinerie sur un cas connu — c'est ce qui autorise à s'en servir ensuite là où l'on n'a pas d'alternative.

La lecture du pôle. XX a un pôle unique en z=2z=2, de module >1>1 : le signal diverge, ce que confirme 3,6,12,243,6,12,24.

le poˆle de X(z) EST la raison de la suite\boxed{\text{le pôle de } X(z) \ \text{EST la raison de la suite}}

ℹ️ Ce n'est pas un hasard, c'est structurel. L'équation X(z)(z−2)=3zX(z)(z-2)=3z montre que le facteur (z−2)(z-2) vient directement du coefficient 22 de la récurrence. En général, le dénominateur de XX est le polynôme caractéristique de la récurrence — c'est ce qui rendra les ordres 2 (D1, D2) tout aussi mécaniques.

Rappel de cours

LA MÉTHODE

reˊcurrence → Z  eˊquation algeˊbrique en X(z) → isoler → → Z−1  x[n]\text{récurrence} \ \xrightarrow{\ \mathcal{Z}\ } \ \text{équation algébrique en } X(z) \ \to \ \text{isoler} \ \to \ \xrightarrow{\ \mathcal{Z}^{-1}\ } \ x[n]

Le théorème de l'avance, clé de tout

Z{x[n+1]}=z X(z)−z x[0]\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=z\,X(z)-z\,x[0]
⚠️ Le terme −z x[0]-z\,x[0] est le SEUL endroit où la condition initiale entre dans le calcul.

Le résultat

X(z)=3zz−2⟹x[n]=3⋅2nX(z)=\dfrac{3z}{z-2} \qquad\Longrightarrow\qquad x[n]=3\cdot 2^{n}

⚠️ Le dénominateur de XX est le polynôme caractéristique de la récurrence

x[n+1]=2x[n] ⟹ (z−2) ⟹ raison 2x[n+1]=2x[n] \ \Longrightarrow \ (z-2) \ \Longrightarrow \ \text{raison } 2
Le pôle EST la raison de la suite.

CONTRÔLES — quatre, indépendants

  1. valeur initiale sur X(z)X(z), à faire avant d'inverser : lim⁡z→∞X(z)=x[0]\lim_{z\to\infty}X(z)=x[0] ;
  2. réinjecter dans la récurrence — vérification exacte, pour tout nn ;
  3. premières valeurs calculées à la main ;
  4. voie élémentaire (ici : suite géométrique).

Suite géométrique, pour mémoire

x[n+1]=q x[n] ⟹ x[n]=x[0] qnx[n+1]=q\,x[n] \ \Longrightarrow \ x[n]=x[0]\,q^{n}

L'erreur classique

⚠️⚠️ Écrire Z{x[n+1]}=zX(z)\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX(z) sans le terme correctif. On obtiendrait zX=2XzX=2X, donc X(z−2)=0X(z-2)=0, donc X=0X=0 — la solution nulle, quelle que soit la condition initiale.

Le contrôle : x[0]x[0] doit valoir 33. L'absurdité du résultat signale l'erreur immédiatement.

⚠️ Écrire −x[0]-x[0] au lieu de −z x[0]-z\,x[0]. On obtiendrait X=3z−2X=\dfrac{3}{z-2}, donc x[n]=3⋅2n−1u[n−1]x[n]=3\cdot 2^{n-1}u[n-1] : la solution serait retardée d'un pas et x[0]x[0] vaudrait 00 ✗

⚠️ Se tromper de côté en isolant : zX−2X=3zzX-2X=3z donne X(z−2)=3zX(z-2)=3z, pas X(2−z)=3zX(2-z)=3z.

Le contrôle : le pôle doit être en 22, la raison de la suite.

⚠️ Perdre le facteur 33 et répondre 2n2^{n}.

Le contrôle : x[0]=3x[0]=3, pas 11.

⚠️ Répondre 3⋅2n−13\cdot 2^{n-1} ou 3⋅2n+13\cdot 2^{n+1}. Un décalage d'indice.

Le contrôle : x[1]x[1] doit valoir 66 ; ces variantes donnent 33 et 1212.

⚠️ Croire qu'il faut décomposer en éléments simples. 3zz−2\dfrac{3z}{z-2} est déjà une ligne de table — la décomposition ne sert que quand XX n'est pas directement une ligne de table (typiquement, plusieurs pôles).

⚠️ Ne pas contrôler la valeur initiale AVANT d'inverser. C'est le contrôle le moins cher et le plus précoce : il attrape toutes les erreurs commises sur le théorème de l'avance.

⚠️ Ne pas réinjecter dans la récurrence. C'est la seule vérification exacte (valable pour tout nn) ; les valeurs numériques, elles, ne testent que quelques rangs.

À retenir
x[n+1]=2x[n], x[0]=3→ Z zX−3z=2X⟹X=3zz−2⟹x[n]=3⋅2nx[n+1]=2x[n], \ x[0]=3 \quad\xrightarrow{\ \mathcal{Z}\ }\quad zX-3z=2X \quad\Longrightarrow\quad X=\dfrac{3z}{z-2} \quad\Longrightarrow\quad \boxed{x[n]=3\cdot 2^{n}}
reˊcurrence → eˊquation ALGEˊBRIQUE → isoler X(z) → inverser\boxed{\text{récurrence} \ \to \ \text{équation ALGÉBRIQUE} \ \to \ \text{isoler } X(z) \ \to \ \text{inverser}}

⚠️⚠️ Le terme −z x[0]-z\,x[0] du théorème de l'avance est le SEUL endroit où la condition initiale entre. Sans lui, on obtient X=0X=0 : la solution nulle, quelle que soit la donnée initiale.

le deˊnominateur de X est le polynoˆme caracteˊristique ⟹ le poˆle EST la raison\text{le dénominateur de } X \text{ est le polynôme caractéristique} \ \Longrightarrow \ \text{le pôle EST la raison}

Quatre contrôles indépendants :

lim⁡z→∞X(z)=x[0] (AVANT d’inverser)reˊinjecter dans la reˊcurrence3,6,12,24suite geˊomeˊtrique\lim_{z\to\infty}X(z)=x[0] \ \text{(AVANT d'inverser)} \qquad \text{réinjecter dans la récurrence} \qquad 3,6,12,24 \qquad \text{suite géométrique}

⚠️ La concordance avec la voie élémentaire est l'objet de l'exercice : elle valide la méthode sur un cas connu, avant de s'en servir là où l'on n'a pas d'alternative.

Réponse. x[n]=3⋅2nx[n]=3\cdot2^n. (Recoupement : suite géométrique de raison 22, premier terme 33 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Récurrence d'ordre 1 avec second membre

CalculDifficulté 3/5

Résoudre x[n+1]=12x[n]+1x[n+1]=\tfrac12 x[n]+1, x[0]=0x[0]=0, par la transformée en z.

Indices (3)

Z{x[n+1]}=zX−z x[0]=zX\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX-z\,x[0]=zX ; Z{1}=zz−1\mathcal{Z}\{1\}=\tfrac z{z-1}.

zX=12X+zz−1zX=\tfrac12 X+\tfrac z{z-1}, donc (z−12)X=zz−1(z-\tfrac12)X=\tfrac z{z-1}.

X=z(z−1)(z−12)X=\dfrac z{(z-1)(z-\tfrac12)} : décomposer X/zX/z.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

La même méthode qu'en C5, avec un SECOND MEMBRE — et c'est lui qui fait tout l'intérêt.

x[n+1]=12 x[n]+1x[0]=0x[n+1]=\tfrac12\,x[n]+1 \qquad x[0]=0

⚠️⚠️ Le « +1+1 » du second membre est un SIGNAL, et c'est l'ÉCHELON. Il faut le transformer comme tel :

Z{1}=Z{u[n]}=zz−1\mathcal{Z}\{1\}=\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{z}{z-1}

C'est l'erreur n°1 de l'exercice : transformer le 11 en 11 (c'est-à-dire en δ[n]\delta[n]). Le second membre vaut 11 à CHAQUE instant, pas seulement au premier — c'est donc un échelon.

une CONSTANTE dans une reˊcurrence ⟹ un EˊCHELON ⟹ zz−1\boxed{\text{une CONSTANTE dans une récurrence} \ \Longrightarrow \ \text{un ÉCHELON} \ \Longrightarrow \ \dfrac{z}{z-1}}

Ce que le second membre change qualitativement. Sans lui, la suite serait géométrique de raison 12\frac12 et tendrait vers 00. Avec lui, elle tend vers un point fixe :

ℓ=12ℓ+1⟺12ℓ=1⟺ℓ=2\ell=\tfrac12\ell+1 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \tfrac12\ell=1 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \boxed{\ell=2}

ℹ️ Ce point fixe est calculable en trois secondes, AVANT toute transformée, et il donne une prédiction forte sur le résultat : la solution doit tendre vers 22.

preˊvoir le point fixe transforme le calcul en veˊrification\boxed{\text{prévoir le point fixe transforme le calcul en vérification}}

La structure attendue de la réponse est donc :

x[n]=2⏟reˊgime permanent−2(12)n⏟transitoire, s’eˊteintx[n]=\underbrace{2}_{\text{régime permanent}}-\underbrace{2\left(\tfrac12\right)^{n}}_{\text{transitoire, s'éteint}}

⚠️ On retrouvera cette structure dans tout le lot D : un terme dû au second membre (le permanent, pôle 11) et un terme dû à la récurrence (le transitoire, pôle 12\frac12). Deux pôles, deux rôles.

La résolution

Étape 1 — transformer les deux membres.

À gauche, théorème de l'avance avec x[0]=0x[0]=0 :

Z{x[n+1]}=zX(z)−z×0=zX(z)\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX(z)-z\times 0=zX(z)

ℹ️ Le terme correctif s'annule ici, puisque x[0]=0x[0]=0. Ne pas en conclure qu'il n'existe pas : il vaut 00 dans ce cas précis, et il ne s'annulera plus en E5.

À droite :

Z{12x[n]+1}=12X(z)+zz−1\mathcal{Z}\left\{\tfrac12 x[n]+1\right\}=\tfrac12 X(z)+\dfrac{z}{z-1}

L'équation :

zX(z)=12X(z)+zz−1zX(z)=\tfrac12 X(z)+\dfrac{z}{z-1}

Étape 2 — isoler X(z)X(z).

X(z)(z−12)=zz−1X(z)\left(z-\tfrac12\right)=\dfrac{z}{z-1}
X(z)=z(z−1)(z−12)\boxed{X(z)=\dfrac{z}{(z-1)\left(z-\tfrac12\right)}}

⚠️ Les deux pôles apparaissent, et chacun a son origine :

  • z=12z=\dfrac12 vient du coefficient de la récurrence ;
  • z=1z=1 vient du second membre (l'échelon).

Étape 3 — inverser par la méthode X/zX/z.

X(z)z=1(z−1)(z−12)=Az−1+Bz−12\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{1}{(z-1)\left(z-\tfrac12\right)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{z-\tfrac12}

Par cache :

A=[1z−12]z=1=11−12=112=2A=\left[\dfrac{1}{z-\tfrac12}\right]_{z=1}=\dfrac{1}{1-\tfrac12}=\dfrac{1}{\tfrac12}=2
B=[1z−1]z=12=112−1=1−12=−2B=\left[\dfrac{1}{z-1}\right]_{z=\frac12}=\dfrac{1}{\tfrac12-1}=\dfrac{1}{-\tfrac12}=-2

Contrôle : A+B=2−2=0=x[0]A+B=2-2=0=x[0] ✓ — conforme à la condition initiale.

Remultiplions par zz et lisons :

X(z)=2zz−1−2zz−12X(z)=\dfrac{2z}{z-1}-\dfrac{2z}{z-\tfrac12}
x[n]=2−2(12)n=2(1−(12)n)\boxed{x[n]=2-2\left(\tfrac12\right)^{n}=2\left(1-\left(\tfrac12\right)^{n}\right)}

Les contrôles.

a) La condition initiale : x[0]=2(1−1)=0x[0]=2(1-1)=0 ✓

b) La récurrence, réinjectée — vérification exacte :

12x[n]+1=12(2−2(12)n)+1=1−(12)n+1=2−(12)n\tfrac12 x[n]+1=\tfrac12\left(2-2\left(\tfrac12\right)^{n}\right)+1=1-\left(\tfrac12\right)^{n}+1=2-\left(\tfrac12\right)^{n}

Et il faut comparer à x[n+1]x[n+1] :

x[n+1]=2−2(12)n+1=2−2×12(12)n=2−(12)n✓x[n+1]=2-2\left(\tfrac12\right)^{n+1}=2-2\times\tfrac12\left(\tfrac12\right)^{n}=2-\left(\tfrac12\right)^{n} \quad\checkmark

Les deux expressions coïncident — la formule satisfait la récurrence pour tout nn.

c) Les premières valeurs, par la récurrence :

x[0]=0x[1]=0+1=1x[2]=12+1=32x[3]=34+1=74x[0]=0 \qquad x[1]=0+1=1 \qquad x[2]=\tfrac12+1=\tfrac32 \qquad x[3]=\tfrac34+1=\tfrac74

Par la formule : 2(1−1)=02(1-1)=0, 2(1−12)=12(1-\tfrac12)=1, 2(1−14)=322(1-\tfrac14)=\tfrac32, 2(1−18)=742(1-\tfrac18)=\tfrac74 ✓

d) LE contrôle qui compte — la limite.

lim⁡n→+∞x[n]=2−0=2=ℓ✓\lim_{n\to+\infty}x[n]=2-0=2=\ell \quad\checkmark

Et par le théorème de la valeur finale, directement sur X(z)X(z) :

lim⁡z→1(z−1)X(z)=lim⁡z→1zz−12=112=2✓\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=\lim_{z\to 1}\dfrac{z}{z-\tfrac12}=\dfrac{1}{\tfrac12}=2 \quad\checkmark

⚠️ Ce contrôle est applicable : le seul pôle autre que 11 est 12\frac12, de module <1<1 (condition rappelée en B6).

La lecture des deux pôles, qui résume l'exercice :

pôle origine rôle contribution
z=1z=1 le second membre (échelon) régime permanent +2+2
z=12z=\frac12 la récurrence transitoire −2(12)n→0-2\left(\tfrac12\right)^{n}\to 0

ℹ️ La suite converge parce que ∣12∣<1\left|\frac12\right|<1. Avec un coefficient >1>1 dans la récurrence, le transitoire divergerait et il n'y aurait aucun régime permanent — le point fixe existerait toujours algébriquement, mais serait répulsif.

Rappel de cours

⚠️⚠️ UNE CONSTANTE AU SECOND MEMBRE EST UN ÉCHELON

Z{1}=zz−1et NON 1\mathcal{Z}\{1\}=\dfrac{z}{z-1} \qquad\text{et NON } 1
Le second membre vaut 11 à chaque instant.

La méthode (C5), inchangée

transformer→isoler X(z)→inverser par X/z\text{transformer} \to \text{isoler } X(z) \to \text{inverser par } X/z

POINT FIXE — à calculer AVANT tout

ℓ=qℓ+c⟹ℓ=c1−q\ell=q\ell+c \qquad\Longrightarrow\qquad \ell=\dfrac{c}{1-q}
Ici ℓ=2\ell=2. Prévoir la limite transforme le calcul en vérification.

Structure de la solution

x[n]=ℓ⏟permanent, poˆle 1+(x[0]−ℓ) qn⏟transitoire, poˆle qx[n]=\underbrace{\ell}_{\text{permanent, pôle } 1}+\underbrace{(x[0]-\ell)\,q^{n}}_{\text{transitoire, pôle } q}
Deux pôles, deux rôles : le second membre donne le permanent, la récurrence le transitoire.

Convergence

∣q∣<1 ⟹ le transitoire s’eˊteint ⟹ x[n]→ℓ|q|<1 \ \Longrightarrow \ \text{le transitoire s'éteint} \ \Longrightarrow \ x[n]\to\ell

CONTRÔLES · x[0]x[0] (et ∑Ai=x[0]\sum A_i=x[0]) ; · réinjecter dans la récurrence — exact, pour tout nn ; · premières valeurs 0,1,32,740,1,\frac32,\frac74 ; · valeur finale : lim⁡z→1(z−1)X(z)=ℓ\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=\ell.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Transformer le « +1+1 » en 11 (donc en impulsion). On obtiendrait X=1z−12X=\dfrac{1}{z-\frac12}, donc x[n]=(12)n−1u[n−1]x[n]=\left(\frac12\right)^{n-1}u[n-1] : une suite qui tend vers 00 au lieu de 22.

Le contrôle : le point fixe. La solution doit tendre vers 22 — l'écart est flagrant.

ℹ️ Le sens de l'erreur : une impulsion n'agit qu'une fois, un échelon agit en permanence. C'est cette action permanente qui crée le régime permanent.

⚠️ Oublier le théorème de l'avance parce que x[0]=0x[0]=0. Le terme −z x[0]-z\,x[0] vaut 00 ici, mais il existe : ne pas prendre l'habitude de l'omettre (E5, D1 et D2 auront x[0]=0x[0]=0 aussi, mais C5 avait x[0]=3x[0]=3).

⚠️ Se tromper dans A=11−12A=\dfrac{1}{1-\frac12}. C'est 112=2\dfrac{1}{\frac12}=2, pas 12\frac12.

Le contrôle : A+BA+B doit valoir x[0]=0x[0]=0, donc AA et BB sont opposés.

⚠️ Oublier de remultiplier par zz après la décomposition : toute la solution serait retardée d'un pas.

Le contrôle : x[1]x[1] doit valoir 11.

⚠️ Écrire 2−2(12)n2-2\left(\tfrac12\right)^{n} comme 2−(12)n−12-\left(\tfrac12\right)^{n-1} et s'y perdre. Les deux sont égaux, mais la première forme montre la structure permanent/transitoire ; la garder.

⚠️ Appliquer le théorème de la valeur finale sans vérifier ses conditions. Ici c'est licite (12\frac12 est dans le disque unité), mais ce ne l'est pas toujours (B6).

⚠️ Ne pas calculer le point fixe. Il coûte trois secondes, il donne la limite, et il rend toute erreur de second membre immédiatement visible.

⚠️ Ne réinjecter que dans la condition initiale. x[0]=0x[0]=0 est vérifié par bien des formules fausses ; c'est la récurrence qui discrimine.

À retenir
x[n+1]=12x[n]+1, x[0]=0⟹X(z)=z(z−1)(z−12)⟹x[n]=2(1−(12)n)x[n+1]=\tfrac12 x[n]+1, \ x[0]=0 \quad\Longrightarrow\quad X(z)=\dfrac{z}{(z-1)\left(z-\tfrac12\right)} \quad\Longrightarrow\quad \boxed{x[n]=2\left(1-\left(\tfrac12\right)^{n}\right)}

⚠️⚠️ Une CONSTANTE au second membre est un ÉCHELON : Z{1}=zz−1\mathcal{Z}\{1\}=\dfrac{z}{z-1}, jamais 11. Elle agit à chaque instant, pas une seule fois.

POINT FIXE: ℓ=12ℓ+1 ⟹ ℓ=2\boxed{\text{POINT FIXE} : \ \ell=\tfrac12\ell+1 \ \Longrightarrow \ \ell=2}

À calculer AVANT tout : il prédit la limite et rend visible toute erreur de second membre.

x[n]=2⏟permanent, poˆle 1−2(12)n⏟transitoire, poˆle 12x[n]=\underbrace{2}_{\text{permanent, pôle } 1}-\underbrace{2\left(\tfrac12\right)^{n}}_{\text{transitoire, pôle } \frac12}

Deux pôles, deux rôles : le second membre donne le permanent, la récurrence le transitoire. La suite converge parce que ∣12∣<1\left|\frac12\right|<1.

Contrôles : x[0]=0x[0]=0 · réinjecter dans la récurrence (exact) · 0,1,32,740,1,\frac32,\frac74 · lim⁡z→1(z−1)X(z)=2\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=2.

Réponse. x[n]=2(1−(12)n)x[n]=2\Big(1-\left(\tfrac12\right)^n\Big). (Recoupement : x[0]=0x[0]=0 ✓ ; régime permanent x∗=12x∗+1⇒x∗=2=lim⁡x[n]x^\ast=\tfrac12 x^\ast+1\Rightarrow x^\ast=2=\lim x[n] ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Transformée d'un signal composé (DS)

CalculDifficulté 2/5

Calculer la transformée en z de x[n]=2 δ[n]+u[n]−3nx[n]=2\,\delta[n]+u[n]-3^n.

Indices (3)

Linéarité, terme par terme.

Z{δ[n]}=1\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=1, Z{u[n]}=zz−1\mathcal{Z}\{u[n]\}=\tfrac z{z-1}, Z{3n}=zz−3\mathcal{Z}\{3^n\}=\tfrac z{z-3}.

Additionner avec les bons signes.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Un exercice de synthèse sur la linéarité — trois morceaux, trois lignes de table, et surtout trois signaux qu'il ne faut pas confondre.

x[n]=2 δ[n]+u[n]−3nx[n]=2\,\delta[n]+u[n]-3^{n}
Z{αx+βy}=αX(z)+βY(z)\boxed{\mathcal{Z}\{\alpha x+\beta y\}=\alpha X(z)+\beta Y(z)}
morceau transformée d'où
δ[n]\delta[n] 11 A1
u[n]u[n] zz−1\dfrac{z}{z-1} A2
3n3^{n} zz−3\dfrac{z}{z-3} A3

⚠️ Les trois valent 11 en n=0n=0 et divergent complètement ensuite :

δ[n]:1,0,0,0,…u[n]:1,1,1,1,…3n:1,3,9,27,…\delta[n] : 1,0,0,0,\dots \qquad u[n] : 1,1,1,1,\dots \qquad 3^{n} : 1,3,9,27,\dots

C'est exactement pourquoi on les confond, et pourquoi le contrôle par deux échantillons est indispensable — x[0]x[0] seul ne distingue rien.

Ce que le signal fait, avant tout calcul. Le terme −3n-3^{n} domine et diverge vers −∞-\infty :

x[n]=2δ[n]+1−3n ∼ −3nx[n]=2\delta[n]+1-3^{n} \ \sim \ -3^{n}

⚠️ Le signe compte : le −3n-3^{n} est soustrait, donc le signal part vers −∞-\infty. Les premières valeurs le montreront.

ℹ️ La forme attendue : une somme de trois termes, dont un constant (le 22, venant de l'impulsion), et deux pôles (11 et 33). Le domaine sera fixé par le plus grand : ∣z∣>3|z|>3.

Le calcul et ses contrôles
X(z)=2 Z{δ[n]}+Z{u[n]}−Z{3n}X(z)=2\,\mathcal{Z}\{\delta[n]\}+\mathcal{Z}\{u[n]\}-\mathcal{Z}\{3^{n}\}
X(z)=2+zz−1−zz−3∣z∣>3\boxed{X(z)=2+\dfrac{z}{z-1}-\dfrac{z}{z-3} \qquad |z|>3}

⚠️ Les coefficients se reportent tels quels, signes compris : le −- devant 3n3^{n} reste.

ℹ️ On s'arrête là. Réduire au même dénominateur donnerait une fraction unique où l'on ne lirait plus rien — ni les pôles, ni le terme d'impulsion. La forme décomposée est la réponse.

Le domaine. Trois contraintes : ∣z∣>1|z|>1 (échelon), ∣z∣>3|z|>3 (géométrique), et le terme constant sans contrainte. La plus forte l'emporte :

∣z∣>3\boxed{|z|>3}

Les contrôles.

a) La valeur initiale, lisible à vue sur la somme :

x[0]=lim⁡z→+∞X(z)=2+1−1=2x[0]=\lim_{z\to+\infty}X(z)=2+1-1=2

Et directement sur le signal : x[0]=2×1+1−1=2x[0]=2\times 1+1-1=2 ✓

ℹ️ Chaque terme αzz−a\dfrac{\alpha z}{z-a} tend vers α\alpha, et le terme constant survit : la valeur initiale d'une telle somme se lit sans calcul.

b) Le deuxième échantillon — celui qui discrimine.

x[1]=2×0+1−3=−2x[1]=2\times 0+1-3=-2

⚠️ L'impulsion ne contribue plus (δ[1]=0\delta[1]=0), et le signal devient négatif. C'est cette valeur qui distingue la bonne réponse d'une confusion entre δ\delta et uu.

c) Les valeurs suivantes :

x[2]=0+1−9=−8x[3]=1−27=−26x[4]=1−81=−80x[2]=0+1-9=-8 \qquad x[3]=1-27=-26 \qquad x[4]=1-81=-80
2, −2, −8, −26, −80, −242,…\boxed{2,\ -2,\ -8,\ -26,\ -80,\ -242,\dots}

Vérifions sur la forme close, en développant :

zz−1=1+z−1+z−2+⋯zz−3=1+3z−1+9z−2+⋯\dfrac{z}{z-1}=1+z^{-1}+z^{-2}+\cdots \qquad \dfrac{z}{z-3}=1+3z^{-1}+9z^{-2}+\cdots
X(z)=2+(1−1)+(1−3)z−1+(1−9)z−2+⋯=2−2z−1−8z−2−⋯✓X(z)=2+(1-1)+(1-3)z^{-1}+(1-9)z^{-2}+\cdots=2-2z^{-1}-8z^{-2}-\cdots \quad\checkmark

d) La lecture des pôles.

terme pôle rôle
22 aucun impulsion — un seul instant
zz−1\dfrac{z}{z-1} 11 régime permanent, contribution +1+1
−zz−3-\dfrac{z}{z-3} 33 dominant, ∣3∣>1\lvert 3\rvert>1 : diverge

⚠️ Le théorème de la valeur finale ne s'applique PAS ici : le pôle 33 est hors du disque unité. L'appliquer donnerait 11 — or le signal part vers −∞-\infty.

lim⁡z→1(z−1)X(z)=lim⁡z→1[2(z−1)+z−z(z−1)z−3]=0+1−0=1\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=\lim_{z\to 1}\left[2(z-1)+z-\dfrac{z(z-1)}{z-3}\right]=0+1-0=1

Ce nombre est FAUX, et rien dans le calcul ne le signale. C'est exactement le piège de D3 : vérifier les pôles avant d'appliquer.

ℹ️ Un terme CONSTANT dans X(z)X(z) signale toujours une impulsion, donc un effet à un seul instant. C'est la seule façon d'obtenir un terme sans pôle.

Rappel de cours

Linéarité

Z{αx+βy}=αX+βY\mathcal{Z}\{\alpha x+\beta y\}=\alpha X+\beta Y

Les trois lignes

δ[n]→1u[n]→zz−1an→zz−a\delta[n]\to 1 \qquad u[n]\to\dfrac{z}{z-1} \qquad a^{n}\to\dfrac{z}{z-a}

⚠️ Les trois valent 11 en n=0n=0

1,0,0,…1,1,1,…1,3,9,…1,0,0,\dots \qquad 1,1,1,\dots \qquad 1,3,9,\dots
x[0]x[0] ne les distingue pas — contrôler x[1]x[1].

Domaine d'une somme

∣z∣>max⁡i∣ai∣ici ∣z∣>3|z|>\max_i|a_i| \qquad\text{ici } |z|>3

Valeur initiale à vue

sur ∑αizz−ai+c : x[0]=∑αi+c\text{sur } \sum\dfrac{\alpha_i z}{z-a_i}+c \ : \ x[0]=\sum\alpha_i+c

⚠️ Ne PAS réduire au même dénominateur On y perdrait les pôles et le terme d'impulsion.

Un terme CONSTANT dans XX = une impulsion Pas de pôle ⟹\Longrightarrow effet à un seul instant.

⚠️⚠️ Valeur finale : vérifier les pôles AVANT Ici le pôle 33 est hors du disque : la formule rendrait 11 alors que le signal tend vers −∞-\infty.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Transformer δ[n]\delta[n] en zz−1\dfrac{z}{z-1} (confusion avec l'échelon).

Le contrôle : x[1]x[1]. Avec la confusion on obtiendrait 2+1−3=02+1-3=0 au lieu de −2-2 ✗

⚠️ Perdre le signe du −3n-3^{n} et écrire +zz−3+\dfrac{z}{z-3}.

Le contrôle : x[1]x[1] vaudrait 0+1+3=40+1+3=4, positif — alors que le signal descend ✗

⚠️ Oublier le coefficient 22 devant l'impulsion.

Le contrôle : x[0]=2x[0]=2, pas 11.

⚠️ Prendre le domaine ∣z∣>1|z|>1. C'est le plus grand module de pôle qui décide : ∣z∣>3|z|>3.

⚠️ Réduire au même dénominateur. La fraction obtenue est juste et illisible ; et pour toute exploitation ultérieure il faudrait la redécomposer.

⚠️⚠️ Appliquer le théorème de la valeur finale. Le pôle 33 l'interdit. La formule rend 11 sans broncher — un nombre parfaitement faux, sur un signal qui diverge.

⚠️ Croire que le terme constant 22 est une erreur parce qu'il n'a pas de zz. C'est la signature d'une impulsion, et c'est correct.

⚠️ Ne vérifier que x[0]x[0]. Il vaut 22 pour la bonne réponse et pour plusieurs variantes fausses. C'est x[1]=−2x[1]=-2 qui tranche.

À retenir
X(z)=2+zz−1−zz−3∣z∣>3\boxed{X(z)=2+\dfrac{z}{z-1}-\dfrac{z}{z-3} \qquad |z|>3}

Découper, transformer chaque morceau, recombiner — les coefficients et les signes se reportent tels quels.

⚠️ Les trois signaux valent 11 en n=0n=0 :

δ:1,0,0u:1,1,13n:1,3,9\delta : 1,0,0 \qquad u : 1,1,1 \qquad 3^{n} : 1,3,9
x[0]x[0] ne discrimine rien — contrôler x[1]x[1], qui vaut −2-2.

2, −2, −8, −26, −80,…le −3n domine2,\ -2,\ -8,\ -26,\ -80,\dots \qquad\text{le } -3^{n} \text{ domine}

Le domaine est fixé par le plus grand pôle : ∣z∣>3|z|>3.

Un terme CONSTANT dans X(z)X(z) signale une impulsion (pas de pôle ⟹\Longrightarrow un seul instant).

⚠️⚠️ La valeur finale ne s'applique PAS : le pôle 33 est hors du disque unité. La formule rendrait 11 sans prévenir, sur un signal qui part vers −∞-\infty.

Réponse. X(z)=2+zz−1−zz−3X(z)=2+\dfrac z{z-1}-\dfrac z{z-3}. (Recoupement : l'impulsion donne une constante, pôles en 11 et 33 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Signal retardé (DS)

ApplicationDifficulté 3/5

Calculer la transformée en z de x[n]=u[n]−u[n−3]x[n]=u[n]-u[n-3] (créneau discret valant 11 pour n=0,1,2n=0,1,2).

Indices (3)

Z{u[n]}=zz−1\mathcal{Z}\{u[n]\}=\tfrac z{z-1}.

Z{u[n−3]}=z−3⋅zz−1\mathcal{Z}\{u[n-3]\}=z^{-3}\cdot\tfrac z{z-1} (retard).

Soustraire.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Un créneau discret — le signal le plus simple de durée finie, et l'exercice montre que la définition bat parfois le théorème.

x[n]=u[n]−u[n−3]x[n]=u[n]-u[n-3]

Que vaut ce signal ? L'échelon vaut 11 partout ; l'échelon retardé vaut 11 à partir de n=3n=3. La différence vaut donc 11 pour n=0,1,2n=0,1,2 et 00 ensuite :

x[n]=1, 1, 1, 0, 0, 0,…\boxed{x[n]=1,\ 1,\ 1,\ 0,\ 0,\ 0,\dots}

⚠️ Vérifier ce que vaut le signal AVANT de le transformer est ici le geste décisif. Deux méthodes s'offrent alors, et il faut voir qu'elles ne se valent pas :

Meˊthode 1 — le theˊoreˋme du retardMeˊthode 2 — la DEˊFINITION\textbf{Méthode 1 — le théorème du retard} \qquad\qquad \textbf{Méthode 2 — la DÉFINITION}

Méthode 2, directement :

X(z)=∑n=0+∞x[n]z−n=1+z−1+z−2X(z)=\sum_{n=0}^{+\infty}x[n]z^{-n}=1+z^{-1}+z^{-2}

Trois termes, et c'est fini. Le signal étant de durée finie, la somme est finie — il n'y a aucune série à sommer, aucun théorème à invoquer.

signal de dureˊe FINIE ⟹ X(z) est un POLYNOˆME en z−1, et ses coefficients sont les eˊchantillons\boxed{\text{signal de durée FINIE} \ \Longrightarrow \ X(z) \text{ est un POLYNÔME en } z^{-1}, \text{ et ses coefficients sont les échantillons}}

ℹ️ C'est le cas où la définition est la méthode la plus rapide, et de loin. Le réflexe « appliquer un théorème » n'est pas toujours le bon : regarder d'abord ce qu'est le signal.

⚠️ La méthode 1 fonctionne aussi, et il est instructif de vérifier qu'elle donne le même résultat — c'est ce que fait l'exercice. Mais elle passe par une soustraction de deux fractions, là où la définition donne la réponse en une ligne.

Les deux méthodes, et leur concordance

Méthode 1 — par le théorème du retard.

Z{u[n]}=zz−1Z{u[n−3]}=z−3×zz−1=z−2z−1\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{z}{z-1} \qquad\qquad \mathcal{Z}\{u[n-3]\}=z^{-3}\times\dfrac{z}{z-1}=\dfrac{z^{-2}}{z-1}

⚠️ Le théorème s'applique parce que u[n−3]u[n-3] est bien nul avant n=3n=3 ✓ (condition de B1)

X(z)=zz−1−z−2z−1=z−z−2z−1X(z)=\dfrac{z}{z-1}-\dfrac{z^{-2}}{z-1}=\dfrac{z-z^{-2}}{z-1}

Mettons au même dénominateur en haut — multiplions numérateur et dénominateur par z2z^{2} :

=(z−z−2)z2(z−1)z2=z3−1z2(z−1)=\dfrac{\left(z-z^{-2}\right)z^{2}}{(z-1)z^{2}}=\dfrac{z^{3}-1}{z^{2}(z-1)}

⚠️⚠️ Le numérateur z3−1z^{3}-1 se factorise, et c'est là que tout se dénoue :

z3−1=(z−1)(z2+z+1)z^{3}-1=(z-1)\left(z^{2}+z+1\right)

Le (z−1)(z-1) se simplifie :

X(z)=(z−1)(z2+z+1)z2(z−1)=z2+z+1z2X(z)=\dfrac{(z-1)(z^{2}+z+1)}{z^{2}(z-1)}=\dfrac{z^{2}+z+1}{z^{2}}
X(z)=z2+z+1z2=1+z−1+z−2\boxed{X(z)=\dfrac{z^{2}+z+1}{z^{2}}=1+z^{-1}+z^{-2}}

Méthode 2 — par la définition.

X(z)=x[0]+x[1]z−1+x[2]z−2=1+z−1+z−2X(z)=x[0]+x[1]z^{-1}+x[2]z^{-2}=1+z^{-1}+z^{-2}

✓ Les deux méthodes concordent — mais la seconde tient en une ligne.

⚠️⚠️ LE FAIT REMARQUABLE : le pôle en z=1z=1 a DISPARU. Chacun des deux termes en avait un ; leur différence n'en a plus.

Pourquoi. Le pôle z=1z=1 correspond au régime permanent — au fait que l'échelon ne s'éteint pas. Or notre créneau, lui, s'éteint au bout de trois échantillons. Il ne peut donc pas avoir de pôle en 11.

un signal de dureˊe finie n’a AUCUN poˆle (sauf en z=0)\boxed{\text{un signal de durée finie n'a AUCUN pôle (sauf en } z=0)}

ℹ️ La simplification du (z−1)(z-1) n'est pas un accident de calcul : elle était prévisible. Si elle ne s'était pas produite, ce serait le signe d'une erreur.

Les contrôles.

a) Les échantillons — immédiats. X=1+z−1+z−2X=1+z^{-1}+z^{-2} se lit 1,1,1,0,0,…1,1,1,0,0,\dots ✓ Le développement EST la réponse.

b) La valeur initiale : lim⁡z→+∞z2+z+1z2=1\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z^{2}+z+1}{z^{2}}=1 ✓

c) La valeur finale. Le seul pôle est z=0z=0, dans le disque unité, donc le théorème s'applique :

lim⁡z→1(z−1)z2+z+1z2=0×3=0✓\lim_{z\to 1}(z-1)\dfrac{z^{2}+z+1}{z^{2}}=0\times 3=0 \quad\checkmark

Le signal tend bien vers 00 — il est nul à partir de n=3n=3.

d) La somme des échantillons. X(1)=1+1+11=3X(1)=\dfrac{1+1+1}{1}=3, et la somme des x[n]x[n] vaut 1+1+1=31+1+1=3 ✓

ℹ️ X(1)=∑nx[n]X(1)=\sum_n x[n] en général — puisque poser z=1z=1 dans ∑x[n]z−n\sum x[n]z^{-n} donne ∑x[n]\sum x[n]. Un contrôle gratuit de plus, valable dès que la somme converge.

Rappel de cours

⚠️⚠️ SIGNAL DE DURÉE FINIE

x[n]=c0,c1,…,cN,0,0,… ⟺ X(z)=c0+c1z−1+⋯+cNz−Nx[n]=c_{0},c_{1},\dots,c_{N},0,0,\dots \ \Longleftrightarrow \ X(z)=c_{0}+c_{1}z^{-1}+\cdots+c_{N}z^{-N}
Les coefficients SONT les échantillons. La somme est finie : aucun théorème n'est nécessaire.

⚠️ Regarder ce qu'EST le signal avant de choisir la méthode Ici la définition tient en une ligne, le théorème du retard demande une factorisation.

Théorème du retard (si on le préfère)

Z{u[n−3]}=z−3zz−1condition : nul avant n=3 ✓\mathcal{Z}\{u[n-3]\}=z^{-3}\dfrac{z}{z-1} \qquad\text{condition : nul avant } n=3 \ \checkmark

La factorisation qui dénoue le calcul

z3−1=(z−1)(z2+z+1)z^{3}-1=(z-1)(z^{2}+z+1)

⚠️⚠️ Un signal de durée finie n'a AUCUN pôle (sauf en z=0z=0) Le pôle z=1z=1 signifie « ne s'éteint pas » : un créneau ne peut pas en avoir. Sa disparition est prévisible, pas accidentelle.

Contrôles · le développement est la réponse ; · x[0]=lim⁡z→∞Xx[0]=\lim_{z\to\infty}X ; · valeur finale =0=0 ; · X(1)=∑nx[n]\boxed{X(1)=\sum_n x[n]} — ici 3=1+1+13=1+1+1.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Ne pas identifier le signal et se lancer dans les théorèmes. Trois échantillons à écrire, et l'exercice est fini. Regarder d'abord.

⚠️⚠️ Écrire Z{u[n−3]}=z−3\mathcal{Z}\{u[n-3]\}=z^{-3}. C'est la transformée de δ[n−3]\delta[n-3]. L'échelon retardé vaut z−3×zz−1z^{-3}\times\dfrac{z}{z-1}.

Le contrôle : u[n−3]u[n-3] vaut 11 à partir de 33, donc une infinité de valeurs — sa transformée ne peut pas être un simple monôme.

⚠️ Rater la simplification et laisser z3−1z2(z−1)\dfrac{z^{3}-1}{z^{2}(z-1)}. Ce n'est pas faux, mais on croirait à un pôle en z=1z=1 qui n'existe pas — et toute lecture du comportement serait erronée.

⚠️ Croire que z3−1=(z−1)3z^{3}-1=(z-1)^{3}. C'est (z−1)(z2+z+1)(z-1)(z^{2}+z+1), et le second facteur n'a pas de racine réelle.

⚠️ Oublier de multiplier par z2z^{2} haut ET bas en mettant au même dénominateur.

⚠️ Croire que le créneau vaut 11 pour n=0,…,3n=0,\dots,3 (quatre valeurs). u[n−3]u[n-3] vaut 11 dès n=3n=3, donc la différence s'annule en n=3n=3 : trois valeurs seulement.

Le contrôle : X(1)=3X(1)=3, la somme des échantillons.

⚠️ Croire qu'un X(z)X(z) sans pôle est suspect. C'est au contraire la signature attendue d'un signal de durée finie.

⚠️ Ne pas voir que la disparition du pôle était prévisible. Un signal qui s'éteint ne peut pas avoir de pôle sur le cercle unité — si le (z−1)(z-1) ne s'était pas simplifié, il y aurait eu une erreur.

À retenir
x[n]=u[n]−u[n−3]=1, 1, 1, 0, 0,…⟹X(z)=1+z−1+z−2=z2+z+1z2x[n]=u[n]-u[n-3]=1,\ 1,\ 1,\ 0,\ 0,\dots \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{X(z)=1+z^{-1}+z^{-2}=\dfrac{z^{2}+z+1}{z^{2}}}
dureˊe FINIE ⟺ X POLYNOMIAL en z−1, ses coefficients SONT les eˊchantillons\boxed{\text{durée FINIE} \ \Longleftrightarrow \ X \text{ POLYNOMIAL en } z^{-1}, \text{ ses coefficients SONT les échantillons}}

⚠️ La définition bat le théorème ici : trois termes à écrire, contre une soustraction de fractions et une factorisation z3−1=(z−1)(z2+z+1)z^{3}-1=(z-1)(z^{2}+z+1).

Regarder ce qu'EST le signal avant de choisir la méthode.

⚠️⚠️ Le pôle z=1z=1 DISPARAÎT, et c'était prévisible : il signifie « ne s'éteint pas », or un créneau s'éteint.

un signal de dureˊe finie n’a AUCUN poˆle (sauf en z=0)\text{un signal de durée finie n'a AUCUN pôle (sauf en } z=0)

S'il ne s'était pas simplifié, ce serait le signe d'une erreur.

Contrôle gratuit : X(1)=∑nx[n]=3X(1)=\sum_n x[n]=3.

Réponse. X(z)=zz−1 (1−z−3)X(z)=\dfrac z{z-1}\,(1-z^{-3}). (Recoupement : x[n]=1,1,1,0,0,…x[n]=1,1,1,0,0,\dots ⟹\Longrightarrow X(z)=1+z−1+z−2X(z)=1+z^{-1}+z^{-2}, qui vaut bien zz−1(1−z−3)\tfrac z{z-1}(1-z^{-3}) ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Inverse par table (DS)

ApplicationDifficulté 3/5

Déterminer Z−1\mathcal{Z}^{-1} de : (a) zz−13\dfrac z{z-\tfrac13} ; (b) 2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^2}.

Indices (3)

(a) ligne ana^n avec a=13a=\tfrac13.

(b) ligne nan=az(z−a)2n a^n=\dfrac{az}{(z-a)^2} : ici a=2a=2.

Identifier aa.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Deux lectures de table à l'envers, et la seconde teste précisément ce qu'on oublie le plus souvent.

(a) zz−13(b) 2z(z−2)2\text{(a) } \dfrac{z}{z-\tfrac13} \qquad\qquad \text{(b) } \dfrac{2z}{(z-2)^{2}}

Les deux indices à lire, comme toujours :

le POˆLE donne anla MULTIPLICITEˊ donne le facteur polynomial\boxed{\text{le PÔLE donne } a^{n} \qquad\qquad \text{la MULTIPLICITÉ donne le facteur polynomial}}

(a) est un pôle simple en 13\dfrac13 : c'est la ligne zz−a\dfrac{z}{z-a}, sans difficulté.

(b) est un pôle DOUBLE en 22 : c'est la ligne az(z−a)2→n an\dfrac{az}{(z-a)^{2}}\to n\,a^{n}.

⚠️⚠️ Et il faut vérifier que le numérateur COLLE. La table donne az(z−a)2\dfrac{az}{(z-a)^{2}} : pour a=2a=2, cela fait 2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} — exactement l'expression proposée ✓

le facteur a du numeˊrateur doit correspondre au poˆle\boxed{\text{le facteur } a \text{ du numérateur doit correspondre au pôle}}

ℹ️ C'est le point de vigilance de l'exercice. Si l'on avait z(z−2)2\dfrac{z}{(z-2)^{2}} (sans le 22), la réponse ne serait pas n 2nn\,2^{n} mais 12n 2n\dfrac{1}{2}n\,2^{n} — il faudrait ajuster le coefficient.

La règle générale, à appliquer systématiquement :

K z(z−a)2 ⟶ Ka n an\dfrac{K\,z}{(z-a)^{2}} \ \longrightarrow \ \dfrac{K}{a}\,n\,a^{n}

Ici K=2K=2 et a=2a=2, donc Ka=1\dfrac{K}{a}=1 : le coefficient est 11, et la réponse est exactement n 2nn\,2^{n}.

⚠️ Ne pas se contenter de reconnaître la forme du dénominateur : le numérateur porte le coefficient.

Les deux inversions

(a) X(z)=zz−13X(z)=\dfrac{z}{z-\tfrac13}.

Pôle simple en a=13a=\dfrac13, numérateur zz : c'est exactement la ligne zz−a\dfrac{z}{z-a}.

x[n]=(13)n\boxed{x[n]=\left(\tfrac13\right)^{n}}

Contrôle par développement :

zz−13=11−13z=1+13z+19z2+⋯\dfrac{z}{z-\tfrac13}=\dfrac{1}{1-\dfrac{1}{3z}}=1+\dfrac{1}{3z}+\dfrac{1}{9z^{2}}+\cdots

On lit 1, 13, 19, 1271,\ \frac13,\ \frac19,\ \frac{1}{27} ✓

Contrôle par la valeur initiale : lim⁡z→+∞zz−13=1=(13)0\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{z}{z-\frac13}=1=\left(\tfrac13\right)^{0} ✓

ℹ️ Le pôle 13\frac13 est de module <1<1 : le signal s'éteint, ce que confirme la décroissance rapide. Et le théorème de la valeur finale s'applique :

lim⁡z→1(z−1)zz−13=0×123=0✓\lim_{z\to 1}(z-1)\dfrac{z}{z-\tfrac13}=0\times\dfrac{1}{\tfrac23}=0 \quad\checkmark

(b) X(z)=2z(z−2)2X(z)=\dfrac{2z}{(z-2)^{2}}.

Deux informations :

  • pôle en 2\mathbf{2} ⟹\Longrightarrow facteur 2n2^{n} ;
  • pôle double ⟹\Longrightarrow facteur nn.

Et le numérateur 2z2z correspond exactement au azaz de la table, avec a=2a=2 :

x[n]=n 2n\boxed{x[n]=n\,2^{n}}

Contrôle par développement. Avec q=z−1q=z^{-1} et 1(1−2q)2=1+4q+12q2+⋯\dfrac{1}{(1-2q)^{2}}=1+4q+12q^{2}+\cdots :

2z(z−2)2=2q(1−2q)2=2q+8q2+24q3+⋯\dfrac{2z}{(z-2)^{2}}=\dfrac{2q}{(1-2q)^{2}}=2q+8q^{2}+24q^{3}+\cdots

On lit 0, 2, 8, 240,\ 2,\ 8,\ 24 — et n2nn2^{n} vaut 0, 2, 8, 240,\ 2,\ 8,\ 24 ✓

Contrôle par la valeur initiale : degré 11 en haut, 22 en bas, donc x[0]=0x[0]=0 ✓ — cohérent avec 0×20=00\times 2^{0}=0.

⚠️ Le premier échantillon nul est un bon indice : un facteur nn annule toujours x[0]x[0].

Comparons les deux résultats — ils illustrent la règle du chapitre :

X(z)X(z) pôle module comportement
zz−13\dfrac{z}{z-\frac13} 13\frac13 <1<1 s'éteint : 1,13,19,…1,\frac13,\frac19,\dots
2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} 22 (double) >1>1 diverge : 0,2,8,24,…0,2,8,24,\dots

⚠️⚠️ Hors du cercle unité, le facteur nn ne change PAS la nature du comportement. Il accélère la divergence du second, mais c'est le pôle qui décide — comme on l'a vu en B6 avec n(12)nn\left(\frac12\right)^{n}, qui tend vers 00 malgré le nn.

le poˆle deˊcide, le facteur n module\boxed{\text{le pôle décide, le facteur } n \text{ module}}

Le piège à connaître, sur une variante. Si l'on avait z(z−2)2\dfrac{z}{(z-2)^{2}} :

z(z−2)2=12×2z(z−2)2⟹x[n]=12 n 2n=n 2n−1\dfrac{z}{(z-2)^{2}}=\dfrac12\times\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad x[n]=\dfrac12\,n\,2^{n}=n\,2^{n-1}

⚠️ Un facteur 22 manquant au numérateur divise toute la réponse par 22. Vérifier x[1]x[1] suffit à le détecter : 22 contre 11.

Rappel de cours

La table, à l'envers

zz−a→anaz(z−a)2→n an\dfrac{z}{z-a}\to a^{n} \qquad\qquad \dfrac{az}{(z-a)^{2}}\to n\,a^{n}

⚠️⚠️ VÉRIFIER LE NUMÉRATEUR

K z(z−a)2 ⟶ Ka n an\dfrac{K\,z}{(z-a)^{2}} \ \longrightarrow \ \dfrac{K}{a}\,n\,a^{n}
Le coefficient de la réponse est Ka\dfrac{K}{a}, pas KK. Ici K=a=2K=a=2, donc le coefficient vaut 11.

Les deux indices

le POˆLE donne anla MULTIPLICITEˊ donne le facteur polynomial\text{le PÔLE donne } a^{n} \qquad \text{la MULTIPLICITÉ donne le facteur polynomial}

Les deux résultats

zz−13→(13)n2z(z−2)2→n 2n\dfrac{z}{z-\tfrac13}\to\left(\tfrac13\right)^{n} \qquad\qquad \dfrac{2z}{(z-2)^{2}}\to n\,2^{n}

Indice utile

un facteur n ⟹ x[0]=0\text{un facteur } n \ \Longrightarrow \ x[0]=0

⚠️ Le pôle décide, le facteur nn module

∣a∣<1:s’eˊteint (meˆme avec un n)∣a∣>1:diverge\left|a\right|<1 : \text{s'éteint (même avec un } n) \qquad |a|>1 : \text{diverge}

Contrôles · développement en 1/z1/z ; · x[0]=lim⁡z→∞Xx[0]=\lim_{z\to\infty}X ; · x[1]x[1] — la valeur qui détecte un coefficient manquant.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Lire 2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} comme 2n2^{n}, en oubliant la multiplicité.

Le contrôle : x[0]x[0]. La réponse fautive donnerait 11, la vraie donne 00 ✗

⚠️⚠️ Ignorer le numérateur et répondre n 2nn\,2^{n} pour z(z−2)2\dfrac{z}{(z-2)^{2}}. Il manquerait un facteur 12\frac12.

Le contrôle : x[1]x[1]. La table donne a=2a=2, donc x[1]=2x[1]=2 ; sans le facteur, 11.

⚠️ Écrire (13)n\left(\tfrac13\right)^{n} comme 13n\dfrac{1}{3^{n}} puis « simplifier » en 3−n3^{-n} et s'y perdre. Les trois écritures sont identiques ; garder la plus lisible.

⚠️ Répondre 3n3^{n} pour zz−13\dfrac{z}{z-\frac13}, en inversant le pôle. Le pôle est 13\frac13, pas 33.

Le contrôle : x[1]=13x[1]=\frac13, donc le signal décroît.

⚠️ Croire que 2z(z−2)2\dfrac{2z}{(z-2)^{2}} se simplifie en « barrant » un (z−2)(z-2). Il n'y en a aucun au numérateur.

⚠️ Chercher à décomposer en éléments simples. Les deux expressions sont déjà dans la table — la décomposition ne sert que quand XX n'est pas directement dans la table (typiquement, plusieurs pôles distincts).

⚠️ Ne pas contrôler x[1]x[1]. C'est la valeur qui détecte un coefficient manquant, et x[0]x[0] ne le voit pas (il vaut 00 dans les deux cas).

À retenir
zz−13 ⟶ (13)n2z(z−2)2 ⟶ n 2n\dfrac{z}{z-\tfrac13} \ \longrightarrow \ \boxed{\left(\tfrac13\right)^{n}} \qquad\qquad \dfrac{2z}{(z-2)^{2}} \ \longrightarrow \ \boxed{n\,2^{n}}
le POˆLE donne anla MULTIPLICITEˊ donne le facteur polynomial\text{le PÔLE donne } a^{n} \qquad \text{la MULTIPLICITÉ donne le facteur polynomial}

⚠️⚠️ VÉRIFIER LE NUMÉRATEUR — la table donne az(z−a)2\dfrac{az}{(z-a)^{2}}, donc

K z(z−a)2 ⟶ Ka n an\dfrac{K\,z}{(z-a)^{2}} \ \longrightarrow \ \dfrac{K}{a}\,n\,a^{n}

Ici K=a=2K=a=2, le coefficient vaut 11 : la réponse est exactement n2nn2^{n}. Avec z(z−2)2\dfrac{z}{(z-2)^{2}}, ce serait n 2n−1n\,2^{n-1}.

Indice : un facteur nn impose x[0]=0x[0]=0.

⚠️ Le pôle décide, le facteur nn module : 13\frac13 s'éteint, 22 diverge — hors du cercle unité, le nn ne change pas la nature.

Contrôler x[1]x[1] : c'est la valeur qui détecte un coefficient manquant (x[0]x[0] ne le voit pas).

Réponse. (a) (13)n(\tfrac13)^n ; (b) n 2nn\,2^n. (Recoupement : un pôle double en aa ⟹\Longrightarrow facteur nn devant ana^n ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Inverse par éléments simples (DS)

CalculDifficulté 2/5

Déterminer Z−1{3z(z−1)(z+2)}\mathcal{Z}^{-1}\Big\{\dfrac{3z}{(z-1)(z+2)}\Big\}.

Indices (3)

X(z)z=3(z−1)(z+2)=Az−1+Bz+2\dfrac{X(z)}z=\dfrac3{(z-1)(z+2)}=\dfrac A{z-1}+\dfrac B{z+2}.

A=31+2=1A=\dfrac3{1+2}=1, B=3−2−1=−1B=\dfrac3{-2-1}=-1.

Remultiplier par zz et inverser ((−2)n(-2)^n).

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une inversion par éléments simples, avec une nouveauté : un pôle NÉGATIF.

X(z)=3z(z−1)(z+2)X(z)=\dfrac{3z}{(z-1)(z+2)}

⚠️ Le second facteur est (z+2)(z+2), donc le pôle est en z=−2z=-2, pas +2+2. C'est l'erreur de signe la plus fréquente de l'exercice.

(z−a) a son poˆle en a⟹(z+2)=(z−(−2)) a son poˆle en −2\boxed{(z-a) \ \text{a son pôle en } a \qquad\Longrightarrow\qquad (z+2)=(z-(-2)) \ \text{a son pôle en } -2}

Ce que ce pôle négatif produit :

zz+2 ⟶ (−2)n=1, −2, 4, −8, 16,…\dfrac{z}{z+2} \ \longrightarrow \ (-2)^{n}=1,\,-2,\,4,\,-8,\,16,\dots
poˆle NEˊGATIF dominant ⟹ le signal ALTERNE de signe\boxed{\text{pôle NÉGATIF dominant} \ \Longrightarrow \ \text{le signal ALTERNE de signe}}

⚠️ Et il diverge : ∣−2∣=2>1|-2|=2>1. Alternance et divergence se cumulent — le signal oscille en amplitude croissante.

ℹ️ C'est le comportement d'un système instable en régime oscillant, et il est facilement reconnaissable à l'œil sur les échantillons : les signes s'inversent d'un pas à l'autre.

La méthode est celle de C2, sans variation :

diviser par z → deˊcomposer → remultiplier → lire\text{diviser par } z \ \to \ \text{décomposer} \ \to \ \text{remultiplier} \ \to \ \text{lire}

Et l'on peut prévoir la forme du résultat :

x[n]=A⋅1n+B⋅(−2)n=A+B(−2)nx[n]=A\cdot 1^{n}+B\cdot(-2)^{n}=A+B(-2)^{n}

Le contrôle disponible d'emblée : le degré du numérateur (11) est inférieur à celui du dénominateur (22), donc x[0]=0x[0]=0, donc A+B=0A+B=0 — les deux coefficients seront opposés.

Le calcul

Étape 1 — diviser par zz.

X(z)z=3(z−1)(z+2)\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{3}{(z-1)(z+2)}

Étape 2 — décomposer.

3(z−1)(z+2)=Az−1+Bz+2\dfrac{3}{(z-1)(z+2)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{z+2}

Par cache en z=1z=1 :

A=[3z+2]z=1=31+2=33=1A=\left[\dfrac{3}{z+2}\right]_{z=1}=\dfrac{3}{1+2}=\dfrac33=1

Par cache en z=−2z=-2 :

B=[3z−1]z=−2=3−2−1=3−3=−1B=\left[\dfrac{3}{z-1}\right]_{z=-2}=\dfrac{3}{-2-1}=\dfrac{3}{-3}=-1

⚠️ Le cache s'évalue en z=−2z=-2, la valeur qui annule (z+2)(z+2) — pas en +2+2.

Contrôle : A+B=1−1=0A+B=1-1=0 ✓ — conforme à la prédiction.

Contrôle en z=0z=0 :

gauche:3(−1)(2)=−32droite:1−1+−12=−1−12=−32✓\text{gauche} : \dfrac{3}{(-1)(2)}=-\dfrac32 \qquad \text{droite} : \dfrac{1}{-1}+\dfrac{-1}{2}=-1-\dfrac12=-\dfrac32 \quad\checkmark

Étape 3 — remultiplier par zz.

X(z)=zz−1−zz+2X(z)=\dfrac{z}{z-1}-\dfrac{z}{z+2}

Étape 4 — lire.

zz−1→1n=1zz+2=zz−(−2)→(−2)n\dfrac{z}{z-1}\to 1^{n}=1 \qquad\qquad \dfrac{z}{z+2}=\dfrac{z}{z-(-2)}\to(-2)^{n}
x[n]=1−(−2)n\boxed{x[n]=1-(-2)^{n}}

Les contrôles.

a) Les échantillons. La formule donne

x[0]=1−1=0x[1]=1−(−2)=1+2=3x[2]=1−4=−3x[0]=1-1=0 \qquad x[1]=1-(-2)=1+2=3 \qquad x[2]=1-4=-3
x[3]=1−(−8)=9x[4]=1−16=−15x[5]=1−(−32)=33x[3]=1-(-8)=9 \qquad x[4]=1-16=-15 \qquad x[5]=1-(-32)=33
0, 3, −3, 9, −15, 33,…\boxed{0,\ 3,\ -3,\ 9,\ -15,\ 33,\dots}

⚠️ Les signes alternent à partir de n=1n=1, et l'amplitude croît. C'est la signature du pôle négatif de module >1>1.

Par développement de X(z)X(z) : on retrouve 0,3,−3,9,−15,330,3,-3,9,-15,33 ✓

b) La valeur initiale : degré 1<21<2, donc x[0]=0x[0]=0 ✓

c) La récurrence cachée. Le dénominateur (z−1)(z+2)=z2+z−2(z-1)(z+2)=z^{2}+z-2 est le polynôme caractéristique de

x[n+2]+x[n+1]−2x[n]=0x[n+2]+x[n+1]-2x[n]=0

Vérifions : −3+3−2×0=0-3+3-2\times 0=0 ✓ et 9+(−3)−2×3=9−3−6=09+(-3)-2\times 3=9-3-6=0 ✓

ℹ️ Ce contrôle ne dépend pas des coefficients AA et BB — il teste les pôles seuls. C'est le plus discriminant.

d) Le comportement. Le pôle −2-2 domine (∣−2∣>1|-2|>1), donc

x[n]≈−(−2)namplitude 2n, signe alterneˊx[n]\approx-(-2)^{n} \qquad\text{amplitude } 2^{n}, \ \text{signe alterné}

⚠️⚠️ Le signal n'a AUCUNE limite — ni finie, ni infinie : il oscille entre des valeurs de plus en plus grandes en valeur absolue.

Le théorème de la valeur finale ne s'applique donc pas, et la condition l'interdit bien : le pôle −2-2 est hors du disque unité. L'appliquer donnerait

lim⁡z→1(z−1)3z(z−1)(z+2)=33=1\lim_{z\to 1}(z-1)\dfrac{3z}{(z-1)(z+2)}=\dfrac{3}{3}=1

un nombre parfaitement faux. Vérifier les pôles avant, toujours (D3).

Rappel de cours

La méthode X/zX/z (C2)

Xz=∑Aiz−ai → X=∑Aizz−ai → x[n]=∑Aiai n\dfrac{X}{z}=\sum\dfrac{A_i}{z-a_i} \ \to \ X=\sum\dfrac{A_i z}{z-a_i} \ \to \ x[n]=\sum A_i a_i^{\,n}

⚠️⚠️ PÔLE NÉGATIF

(z+2)=(z−(−2)) ⟹ poˆle en −2 ⟹ (−2)n(z+2)=(z-(-2)) \ \Longrightarrow \ \text{pôle en } -2 \ \Longrightarrow \ (-2)^{n}
poˆle neˊgatif dominant ⟹ le signal ALTERNE de signe\boxed{\text{pôle négatif dominant} \ \Longrightarrow \ \text{le signal ALTERNE de signe}}
Et ∣−2∣>1|-2|>1 : il diverge en plus d'alterner.

Le cache s'évalue à la racine du facteur

B=[3z−1]z=−2=−1B=\left[\dfrac{3}{z-1}\right]_{z=\mathbf{-2}}=-1

Le résultat

x[n]=1−(−2)n0, 3, −3, 9, −15, 33,…x[n]=1-(-2)^{n} \qquad 0,\ 3,\ -3,\ 9,\ -15,\ 33,\dots

Contrôle prévisible d'emblée

deg⁡(num)<deg⁡(deˊn)⇒x[0]=0⇒∑Ai=0\deg(\text{num})<\deg(\text{dén}) \Rightarrow x[0]=0 \Rightarrow \sum A_i=0

Récurrence cachée (le plus discriminant)

(z−1)(z+2)=z2+z−2 ⟹ x[n+2]+x[n+1]−2x[n]=0(z-1)(z+2)=z^{2}+z-2 \ \Longrightarrow \ x[n+2]+x[n+1]-2x[n]=0
Indépendante des coefficients : elle teste les pôles seuls.

⚠️ Aucune limite Le signal oscille en amplitude croissante. La valeur finale ne s'applique pas (pôle hors du disque) — elle rendrait 11, ce qui est faux.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Lire le pôle de (z+2)(z+2) comme +2+2, et répondre 1−2n1-2^{n}.

Le contrôle : x[2]x[2]. La bonne réponse donne −3-3, la fausse −3-3 aussi ! Prendre x[1]x[1] : 33 contre −1-1 ✗

ℹ️ Cet exemple montre pourquoi il faut plusieurs échantillons : les puissances paires de 22 et −2-2 coïncident. Ce sont les rangs impairs qui discriminent.

⚠️⚠️ Évaluer le cache en z=+2z=+2 au lieu de z=−2z=-2.

Le contrôle : A+BA+B doit valoir 00. On obtiendrait 1+3=4≠01+3=4\neq 0 ✗

⚠️ Écrire (−2)n=−2n(-2)^{n}=-2^{n}. Faux : (−2)2=+4(-2)^{2}=+4 alors que −22=−4-2^{2}=-4. Les parenthèses portent tout le sens.

Le contrôle : x[2]x[2] doit valoir −3-3, donc (−2)2=4(-2)^{2}=4.

⚠️ Croire qu'une alternance de signe signale une erreur. C'est le comportement normal d'un pôle négatif.

⚠️ Oublier de remultiplier par zz : la réponse serait retardée d'un pas, et x[1]x[1] vaudrait 00 au lieu de 33.

⚠️⚠️ Appliquer le théorème de la valeur finale. Il rendrait 11 — un nombre faux, sur un signal qui n'a aucune limite. Le pôle −2-2 est hors du disque unité.

⚠️ Croire que le signal tend vers 11 parce que le terme constant vaut 11. Le terme −(−2)n-(-2)^{n} domine et fait tout diverger.

⚠️ Ne pas exploiter la récurrence cachée. Elle coûte deux additions et teste les pôles indépendamment des coefficients.

À retenir
3z(z−1)(z+2) ⟶ Xz=1z−1+−1z+2 ⟶ x[n]=1−(−2)n\dfrac{3z}{(z-1)(z+2)} \ \longrightarrow \ \dfrac{X}{z}=\dfrac{1}{z-1}+\dfrac{-1}{z+2} \ \longrightarrow \ \boxed{x[n]=1-(-2)^{n}}
0, 3, −3, 9, −15, 33,…0,\ 3,\ -3,\ 9,\ -15,\ 33,\dots

⚠️⚠️ (z+2)(z+2) a son pôle en −2\mathbf{-2}, et le cache s'y évalue.

poˆle NEˊGATIF dominant ⟹ le signal ALTERNE de signe\boxed{\text{pôle NÉGATIF dominant} \ \Longrightarrow \ \text{le signal ALTERNE de signe}}

Ici ∣−2∣>1|-2|>1 : alternance ET divergence. Le signal n'a aucune limite.

⚠️ (−2)n≠−2n(-2)^{n}\neq-2^{n} : (−2)2=+4(-2)^{2}=+4, −22=−4-2^{2}=-4.

⚠️ Contrôler un rang IMPAIR : les puissances paires de 22 et −2-2 coïncident, donc x[2]x[2] ne discrimine pas. C'est x[1]=3x[1]=3 qui tranche.

Récurrence cachée (indépendante des coefficients) : x[n+2]+x[n+1]−2x[n]=0x[n+2]+x[n+1]-2x[n]=0.

⚠️⚠️ Valeur finale inapplicable — elle rendrait 11, alors que le signal oscille sans limite.

Réponse. x[n]=1−(−2)nx[n]=1-(-2)^n. (Recoupement : x[0]=0x[0]=0, x[1]=3x[1]=3, x[2]=−3x[2]=-3 ; le pôle −2-2 (hors du disque) fait diverger en alternant ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Récurrence d'ordre 1 (DS)

ApplicationDifficulté 2/5

Résoudre x[n+1]=14x[n]+3x[n+1]=\tfrac14 x[n]+3, x[0]=0x[0]=0, par la transformée en z.

Indices (3)

zX=14X+3zz−1zX=\tfrac14 X+\tfrac{3z}{z-1}.

(z−14)X=3zz−1(z-\tfrac14)X=\tfrac{3z}{z-1}, donc X=3z(z−1)(z−14)X=\dfrac{3z}{(z-1)(z-\tfrac14)}.

Méthode X/zX/z.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Une récurrence du premier ordre avec second membre constant — le schéma de C6, avec d'autres nombres.

x[n+1]=14 x[n]+3x[0]=0x[n+1]=\tfrac14\,x[n]+3 \qquad x[0]=0

⚠️⚠️ Le « +3+3 » est un ÉCHELON d'amplitude 33, pas une impulsion :

Z{3}=3 Z{u[n]}=3zz−1\mathcal{Z}\{3\}=3\,\mathcal{Z}\{u[n]\}=\dfrac{3z}{z-1}

Il vaut 33 à CHAQUE instant. C'est l'erreur n°1 de ce type d'exercice.

Le point fixe, à calculer d'abord — trois secondes :

ℓ=14ℓ+3⟺34ℓ=3⟺ℓ=4\ell=\tfrac14\ell+3 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \tfrac34\ell=3 \qquad\Longleftrightarrow\qquad \boxed{\ell=4}

⚠️ Attention au calcul : ℓ−14ℓ=34ℓ\ell-\frac14\ell=\frac34\ell, donc ℓ=3÷34=3×43=4\ell=3\div\frac34=3\times\frac43=4. Diviser par 34\frac34, c'est multiplier par 43\frac43.

la solution devra tendre vers 4\boxed{\text{la solution devra tendre vers } 4}

Et la structure de la réponse est prévisible :

x[n]=4⏟permanent−4(14)n⏟transitoirex[n]=\underbrace{4}_{\text{permanent}}-\underbrace{4\left(\tfrac14\right)^{n}}_{\text{transitoire}}

Pourquoi le coefficient −4-4 ? Parce que x[0]=0x[0]=0 impose 4+C=04+C=0, donc C=−4C=-4.

x[n]=ℓ+(x[0]−ℓ) qn\boxed{x[n]=\ell+(x[0]-\ell)\,q^{n}}

ℹ️ Cette formule générale résout tout exercice de ce type sans transformée. Elle sert ici de contrôle indépendant — et c'est tout son intérêt : on vérifiera que la machinerie des transformées la retrouve.

La convergence est assurée : ∣14∣<1\left|\frac14\right|<1, donc le transitoire s'éteint. Et il s'éteint vite — (14)5≈0,001\left(\frac14\right)^{5}\approx 0{,}001.

La résolution

Étape 1 — transformer. Avec x[0]=0x[0]=0, le terme correctif s'annule :

Z{x[n+1]}=zX(z)−z×0=zX(z)\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX(z)-z\times 0=zX(z)
zX(z)=14X(z)+3zz−1zX(z)=\tfrac14 X(z)+\dfrac{3z}{z-1}

Étape 2 — isoler.

X(z)(z−14)=3zz−1X(z)\left(z-\tfrac14\right)=\dfrac{3z}{z-1}
X(z)=3z(z−1)(z−14)\boxed{X(z)=\dfrac{3z}{(z-1)\left(z-\tfrac14\right)}}

⚠️ Les deux pôles ont chacun leur origine : z=14z=\frac14 vient de la récurrence, z=1z=1 du second membre.

Étape 3 — inverser par X/zX/z.

X(z)z=3(z−1)(z−14)=Az−1+Bz−14\dfrac{X(z)}{z}=\dfrac{3}{(z-1)\left(z-\tfrac14\right)}=\dfrac{A}{z-1}+\dfrac{B}{z-\tfrac14}

Par cache :

A=[3z−14]z=1=31−14=334=3×43=4A=\left[\dfrac{3}{z-\tfrac14}\right]_{z=1}=\dfrac{3}{1-\tfrac14}=\dfrac{3}{\tfrac34}=3\times\dfrac43=4
B=[3z−1]z=14=314−1=3−34=−4B=\left[\dfrac{3}{z-1}\right]_{z=\frac14}=\dfrac{3}{\tfrac14-1}=\dfrac{3}{-\tfrac34}=-4

⚠️ Diviser par 34\frac34, c'est multiplier par 43\frac43 — le même calcul que pour le point fixe, et c'est cohérent : AA est le point fixe.

Contrôle : A+B=4−4=0=x[0]A+B=4-4=0=x[0] ✓

Étape 4 — remultiplier et lire.

X(z)=4zz−1−4zz−14X(z)=\dfrac{4z}{z-1}-\dfrac{4z}{z-\tfrac14}
x[n]=4−4(14)n=4(1−(14)n)\boxed{x[n]=4-4\left(\tfrac14\right)^{n}=4\left(1-\left(\tfrac14\right)^{n}\right)}

✓ Exactement la forme prédite, avec ℓ=4\ell=4.

Les contrôles.

a) La condition initiale : x[0]=4(1−1)=0x[0]=4(1-1)=0 ✓

b) La récurrence, réinjectée — vérification exacte :

14x[n]+3=14(4−4(14)n)+3=1−(14)n+3=4−(14)n\tfrac14 x[n]+3=\tfrac14\left(4-4\left(\tfrac14\right)^{n}\right)+3=1-\left(\tfrac14\right)^{n}+3=4-\left(\tfrac14\right)^{n}

Et il faut comparer à x[n+1]x[n+1] :

x[n+1]=4−4(14)n+1=4−4×14(14)n=4−(14)n✓x[n+1]=4-4\left(\tfrac14\right)^{n+1}=4-4\times\tfrac14\left(\tfrac14\right)^{n}=4-\left(\tfrac14\right)^{n} \quad\checkmark

Les deux coïncident — pour tout nn.

c) Les premières valeurs, par la récurrence :

x[0]=0x[1]=0+3=3x[2]=34+3=154x[3]=1516+3=6316x[0]=0 \qquad x[1]=0+3=3 \qquad x[2]=\tfrac34+3=\tfrac{15}{4} \qquad x[3]=\tfrac{15}{16}+3=\tfrac{63}{16}

Par la formule :

4(1−14)=34(1−116)=1544(1−164)=6316✓4\left(1-\tfrac14\right)=3 \qquad 4\left(1-\tfrac1{16}\right)=\tfrac{15}{4} \qquad 4\left(1-\tfrac1{64}\right)=\tfrac{63}{16} \quad\checkmark

d) La valeur finale, par le théorème (le pôle 14\frac14 est dans le disque ✓) :

lim⁡z→1(z−1)X(z)=lim⁡z→13zz−14=334=4✓\lim_{z\to 1}(z-1)X(z)=\lim_{z\to 1}\dfrac{3z}{z-\tfrac14}=\dfrac{3}{\tfrac34}=4 \quad\checkmark

Trois voies vers le même 44 : point fixe, limite de la formule, théorème de la valeur finale.

ℹ️ La convergence est rapide. Dès n=3n=3, x[3]=6316=3,9375x[3]=\frac{63}{16}=3{,}9375 — soit à 1,6 %1{,}6\,\% de la limite. Un pôle proche de 00 donne un système rapide ; c'est une lecture que l'ingénieur fait d'un coup d'œil.

poˆle proche de 0 ⟹ transitoire brefpoˆle proche de 1 ⟹ transitoire long\boxed{\text{pôle proche de } 0 \ \Longrightarrow \ \text{transitoire bref} \qquad \text{pôle proche de } 1 \ \Longrightarrow \ \text{transitoire long}}
Rappel de cours

⚠️⚠️ UNE CONSTANTE AU SECOND MEMBRE EST UN ÉCHELON

Z{3}=3zz−1et NON 3\mathcal{Z}\{3\}=\dfrac{3z}{z-1} \qquad\text{et NON } 3

La méthode

transformer→isoler X→inverser par X/z\text{transformer} \to \text{isoler } X \to \text{inverser par } X/z
Z{x[n+1]}=zX−z x[0]\mathcal{Z}\{x[n+1]\}=zX-z\,x[0]

POINT FIXE — à calculer AVANT tout

ℓ=qℓ+c ⟹ ℓ=c1−qici ℓ=31−14=4\ell=q\ell+c \ \Longrightarrow \ \ell=\dfrac{c}{1-q} \qquad\text{ici } \ell=\dfrac{3}{1-\frac14}=4

FORMULE GÉNÉRALE (contrôle indépendant)

x[n]=ℓ+(x[0]−ℓ) qn\boxed{x[n]=\ell+(x[0]-\ell)\,q^{n}}
Ici : 4+(0−4)(14)n4+(0-4)\left(\tfrac14\right)^{n}.

⚠️ Diviser par 34\frac34, c'est multiplier par 43\frac43

334=3×43=4\dfrac{3}{\frac34}=3\times\dfrac43=4

Deux pôles, deux origines

z=q (la reˊcurrence)z=1 (le second membre)z=q \ \text{(la récurrence)} \qquad z=1 \ \text{(le second membre)}

Vitesse de convergence

poˆle proche de 0:transitoire BREFpoˆle proche de 1:transitoire LONG\text{pôle proche de } 0 : \text{transitoire BREF} \qquad \text{pôle proche de } 1 : \text{transitoire LONG}
Ici q=14q=\frac14 : à n=3n=3, on est à 1,6 %1{,}6\,\% de la limite.

Contrôles : x[0]x[0] · réinjection (exacte) · valeurs 0,3,154,63160,3,\frac{15}4,\frac{63}{16} · valeur finale =ℓ=\ell.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Transformer le « +3+3 » en 33 (donc en 3δ[n]3\delta[n]). On obtiendrait X=3z−14X=\dfrac{3}{z-\frac14}, donc une suite qui tend vers 00 au lieu de 44.

Le contrôle : le point fixe. La limite doit être 44.

⚠️ Se tromper dans 31−14\dfrac{3}{1-\frac14}. C'est 334=4\dfrac{3}{\frac34}=4, pas 34\frac34 ni 2,252{,}25.

Le contrôle : ℓ=14ℓ+3\ell=\frac14\ell+3 doit être vérifié : 14×4+3=1+3=4\frac14\times 4+3=1+3=4 ✓

⚠️ Oublier que AA et BB sont opposés. x[0]=0x[0]=0 l'impose.

⚠️ Évaluer le cache de BB en z=1z=1 au lieu de z=14z=\frac14.

⚠️ Oublier de remultiplier par zz : toute la solution serait retardée, et x[1]x[1] vaudrait 00 au lieu de 33.

⚠️ Écrire 4−4(14)n4-4\left(\frac14\right)^{n} comme 4−(14)n−14-\left(\frac14\right)^{n-1} et s'y perdre. Les deux sont égaux, mais la première forme montre la structure ℓ+(x[0]−ℓ)qn\ell+(x[0]-\ell)q^{n} ; la garder.

⚠️ Ne vérifier que x[0]=0x[0]=0. Beaucoup de formules fausses le vérifient. C'est la réinjection dans la récurrence qui prouve, parce qu'elle vaut pour tout nn.

⚠️ Ne pas calculer le point fixe. Il coûte trois secondes, donne la limite, et rend toute erreur de second membre immédiatement visible.

À retenir
x[n+1]=14x[n]+3, x[0]=0⟹X(z)=3z(z−1)(z−14)⟹x[n]=4(1−(14)n)x[n+1]=\tfrac14 x[n]+3, \ x[0]=0 \quad\Longrightarrow\quad X(z)=\dfrac{3z}{(z-1)\left(z-\tfrac14\right)} \quad\Longrightarrow\quad \boxed{x[n]=4\left(1-\left(\tfrac14\right)^{n}\right)}

⚠️⚠️ Le « +3+3 » est un ÉCHELON : 3zz−1\dfrac{3z}{z-1}, jamais 33. Il agit à chaque instant.

POINT FIXE: ℓ=c1−q=334=4\boxed{\text{POINT FIXE} : \ \ell=\dfrac{c}{1-q}=\dfrac{3}{\frac34}=4}

À calculer AVANT tout — et 334=3×43=4\dfrac{3}{\frac34}=3\times\dfrac43=4.

x[n]=ℓ+(x[0]−ℓ) qnformule geˊneˊrale, controˆle indeˊpendant\boxed{x[n]=\ell+(x[0]-\ell)\,q^{n}} \qquad\text{formule générale, contrôle indépendant}

Deux pôles, deux origines : 14\frac14 (la récurrence, transitoire) et 11 (le second membre, permanent).

Trois voies vers le même 44 : point fixe, limite de la formule, théorème de la valeur finale.

ℹ️ Un pôle proche de 00 donne un transitoire bref : à n=3n=3, on est déjà à 1,6 %1{,}6\,\% de la limite.

Réponse. x[n]=4(1−(14)n)x[n]=4\Big(1-\left(\tfrac14\right)^n\Big). (Recoupement : régime permanent x∗=14x∗+3⇒x∗=4=lim⁡x[n]x^\ast=\tfrac14 x^\ast+3\Rightarrow x^\ast=4=\lim x[n] ✓ ; x[0]=0x[0]=0 ✓)
Faire cet exercice dans l'app →

Modulation et table (DS)

CalculDifficulté 3/5

Calculer Z{n 3n}\mathcal{Z}\{n\,3^n\} et Z{(12)nu[n−1]}\mathcal{Z}\{\left(\tfrac12\right)^n u[n-1]\} (échelon retardé modulé).

Indices (3)

Z{nan}=az(z−a)2\mathcal{Z}\{n a^n\}=\dfrac{az}{(z-a)^2} avec a=3a=3.

Pour le second : d'abord retard sur uu, puis modulation, ou directement ∑n≥1(12)nz−n\sum_{n\ge1}(\tfrac12)^n z^{-n}.

∑n≥1qn=q1−q\sum_{n\ge1}q^n=\dfrac q{1-q} avec q=12zq=\tfrac1{2z}.

Correction détaillée
Ce qu'il faut voir

Deux calculs indépendants, dont le second est le plus instructif du lot — il porte sur un signal retardé ET modulé.

(a) Z{n 3n}\mathcal{Z}\{n\,3^{n}\} — application directe de la formule de B6 :

Z{n an}=az(z−a)2⟹a=3\boxed{\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}}} \qquad\Longrightarrow\qquad a=3

(b) Z{(12)nu[n−1]}\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]\right\} — et il faut d'abord voir ce qu'est ce signal.

(12)nu[n−1]={(12)nsi n≥10si n=0\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]=\begin{cases}\left(\tfrac12\right)^{n}&\text{si } n\geq 1\\ \mathbf{0}&\text{si } n=0\end{cases}
0, 12, 14, 18,…\boxed{0,\ \tfrac12,\ \tfrac14,\ \tfrac18,\dots}

⚠️⚠️ C'est la géométrique (12)n\left(\frac12\right)^{n} AMPUTÉE de son premier terme. L'échelon retardé u[n−1]u[n-1] ne fait que supprimer l'échantillon n=0n=0 — il ne décale pas le reste.

Deux méthodes s'offrent, et la première est la plus sûre :

Meˊthode 1 — SOUSTRAIRE le terme n=0Meˊthode 2 — le theˊoreˋme du retard\textbf{Méthode 1 — SOUSTRAIRE le terme } n=0 \qquad\qquad \textbf{Méthode 2 — le théorème du retard}

Méthode 1 :

(12)nu[n−1]=(12)n−(12)0δ[n]⏟= δ[n]\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]=\left(\tfrac12\right)^{n}-\underbrace{\left(\tfrac12\right)^{0}\delta[n]}_{=\,\delta[n]}

donc, par linéarité : X(z)=zz−12−1X(z)=\dfrac{z}{z-\tfrac12}-1.

⚠️ C'est une soustraction, pas un décalage — et c'est précisément ce que le signal fait.

Méthode 2 (le théorème du retard) demande une réécriture préalable, et c'est là qu'on se trompe : le théorème s'applique à x[n−k]u[n−k]x[n-k]u[n-k], c'est-à-dire à un signal décalé. Or ici le signal n'est pas décalé, il est tronqué. Il faut donc l'écrire

(12)nu[n−1]=12(12)n−1u[n−1]\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]=\tfrac12\left(\tfrac12\right)^{n-1}u[n-1]

avant de pouvoir appliquer le théorème. Le facteur 12\frac12 qui apparaît est exactement ce qu'on oublie.

Les deux calculs

(a) Z{n 3n}\mathcal{Z}\{n\,3^{n}\}.

Substitution directe de a=3a=3 :

Z{n 3n}=3z(z−3)2∣z∣>3\boxed{\mathcal{Z}\{n\,3^{n}\}=\dfrac{3z}{(z-3)^{2}} \qquad |z|>3}

Contrôle par les échantillons. Le signal n 3nn\,3^{n} vaut

0, 1×3=3, 2×9=18, 3×27=81, 4×81=3240,\ 1\times 3=3,\ 2\times 9=18,\ 3\times 27=81,\ 4\times 81=324

Par développement, avec 1(1−3q)2=1+6q+27q2+⋯\dfrac{1}{(1-3q)^{2}}=1+6q+27q^{2}+\cdots :

3z(z−3)2=3q(1−3q)2=3q+18q2+81q3+⋯\dfrac{3z}{(z-3)^{2}}=\dfrac{3q}{(1-3q)^{2}}=3q+18q^{2}+81q^{3}+\cdots

On lit 0, 3, 18, 810,\ 3,\ 18,\ 81 ✓

⚠️ Le facteur 33 du numérateur est indispensable — contrôle : x[1]x[1] doit valoir 33.

Le pôle est double en 33, de module >1>1 : le signal diverge, et d'autant plus vite que le facteur nn s'y ajoute.

(b) Z{(12)nu[n−1]}\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]\right\}, par la méthode 1.

X(z)=Z{(12)n}−Z{δ[n]}=zz−12−1X(z)=\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}\right\}-\mathcal{Z}\{\delta[n]\}=\dfrac{z}{z-\tfrac12}-1

Réduisons au même dénominateur :

=z−(z−12)z−12=z−z+12z−12=12z−12=\dfrac{z-\left(z-\tfrac12\right)}{z-\tfrac12}=\dfrac{z-z+\tfrac12}{z-\tfrac12}=\dfrac{\tfrac12}{z-\tfrac12}
X(z)=12z−12=12z−1\boxed{X(z)=\dfrac{\tfrac12}{z-\tfrac12}=\dfrac{1}{2z-1}}

ℹ️ Les deux écritures sont justes. 12z−12\dfrac{\frac12}{z-\frac12} laisse lire le pôle 12\frac12 ; 12z−1\dfrac{1}{2z-1} est plus compacte. Préférer la première pour toute lecture ultérieure.

Vérification par la méthode 2 — le théorème du retard :

(12)nu[n−1]=12(12)n−1u[n−1]\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]=\tfrac12\left(\tfrac12\right)^{n-1}u[n-1]

Le théorème donne Z{(12)n−1u[n−1]}=z−1×zz−12=1z−12\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n-1}u[n-1]\right\}=z^{-1}\times\dfrac{z}{z-\frac12}=\dfrac{1}{z-\frac12}, d'où

X(z)=12×1z−12=12z−12✓X(z)=\tfrac12\times\dfrac{1}{z-\tfrac12}=\dfrac{\tfrac12}{z-\tfrac12} \quad\checkmark

Les deux méthodes concordent.

⚠️⚠️ Sans le facteur 12\frac12, la méthode 2 donnerait 1z−12\dfrac{1}{z-\frac12} — c'est-à-dire la transformée de (12)n−1u[n−1]\left(\frac12\right)^{n-1}u[n-1], dont les échantillons sont 0, 1, 12, 140,\,1,\,\frac12,\,\frac14. Le premier terme non nul vaudrait 11 au lieu de 12\frac12.

Le contrôle final — les échantillons.

12z−12=12z−11−12z−1=12z−1(1+12z−1+14z−2+⋯ )\dfrac{\tfrac12}{z-\tfrac12}=\dfrac{\tfrac12 z^{-1}}{1-\tfrac12 z^{-1}}=\tfrac12 z^{-1}\left(1+\tfrac12 z^{-1}+\tfrac14 z^{-2}+\cdots\right)
=12z−1+14z−2+18z−3+⋯=\tfrac12 z^{-1}+\tfrac14 z^{-2}+\tfrac18 z^{-3}+\cdots

On lit 0, 12, 14, 180,\ \frac12,\ \frac14,\ \frac18 ✓ — exactement le signal voulu.

Et la valeur initiale : lim⁡z→+∞12z−12=0\displaystyle\lim_{z\to+\infty}\dfrac{\frac12}{z-\frac12}=0 ✓ — cohérent avec un signal nul en n=0n=0.

ℹ️ Le degré du numérateur (00) est inférieur à celui du dénominateur (11) : un zéro en tête, conformément à la troncature. La lecture des degrés donne immédiatement le nombre d'échantillons nuls.

Rappel de cours

(a) La formule

Z{n an}=az(z−a)2⟹Z{n 3n}=3z(z−3)2\mathcal{Z}\{n\,a^{n}\}=\dfrac{az}{(z-a)^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad \mathcal{Z}\{n\,3^{n}\}=\dfrac{3z}{(z-3)^{2}}

⚠️⚠️ (b) TRONQUER n'est pas DÉCALER

(12)nu[n−1]=0, 12, 14,…la geˊomeˊtrique AMPUTEˊE de x[0]\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1] = 0,\ \tfrac12,\ \tfrac14,\dots \qquad\text{la géométrique AMPUTÉE de } x[0]

Méthode 1 — soustraire (la plus sûre)

x[n] u[n−1]=x[n]−x[0] δ[n]⟹X(z)−x[0]x[n]\,u[n-1]=x[n]-x[0]\,\delta[n] \qquad\Longrightarrow\qquad X(z)-x[0]
zz−12−1=12z−12\dfrac{z}{z-\tfrac12}-1=\dfrac{\tfrac12}{z-\tfrac12}

Méthode 2 — le retard, après RÉÉCRITURE

(12)nu[n−1]=12(12)n−1u[n−1]\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]=\tfrac12\left(\tfrac12\right)^{n-1}u[n-1]
⚠️ Le facteur 12\frac12 est ce qu'on oublie. Le théorème s'applique à un signal décalé, pas tronqué.

Forme à privilégier 12z−12\dfrac{\frac12}{z-\frac12} (le pôle se lit) plutôt que 12z−1\dfrac{1}{2z-1}.

Lecture des degrés

eˊcart des degreˊs=k ⟹ k zeˊros en teˆte\text{écart des degrés} = k \ \Longrightarrow \ k \text{ zéros en tête}

Contrôles · échantillons 0,3,18,810,3,18,81 et 0,12,14,180,\frac12,\frac14,\frac18 ; · x[1]x[1] — la valeur qui détecte un facteur manquant ; · valeur initiale.

L'erreur classique

⚠️⚠️ Oublier le facteur 12\frac12 dans la méthode 2 et répondre 1z−12\dfrac{1}{z-\frac12}.

Le contrôle : x[1]x[1]. La bonne réponse donne 12\frac12, celle-ci donne 11 ✗

ℹ️ La cause de l'erreur : le théorème du retard s'applique à x[n−k]u[n−k]x[n-k]u[n-k] — un signal décalé. Ici le signal est tronqué : il faut le réécrire avant.

⚠️⚠️ Confondre troncature et décalage. (12)nu[n−1]\left(\frac12\right)^{n}u[n-1] vaut 0,12,14,…0,\frac12,\frac14,\dots ; (12)n−1u[n−1]\left(\frac12\right)^{n-1}u[n-1] vaut 0,1,12,…0,1,\frac12,\dots Ce ne sont pas les mêmes signaux.

⚠️ Oublier le facteur 33 dans (a) et répondre z(z−3)2\dfrac{z}{(z-3)^{2}}.

Le contrôle : x[1]=3x[1]=3, pas 11.

⚠️ Se tromper en réduisant zz−12−1\dfrac{z}{z-\frac12}-1 : il faut écrire 1=z−12z−121=\dfrac{z-\frac12}{z-\frac12}, puis soustraire les numérateurs.

Le contrôle : le numérateur final vaut 12\frac12, une constante — donc x[0]=0x[0]=0 ✓

⚠️ Croire que 12z−1\dfrac{1}{2z-1} a son pôle en 11. 2z−1=02z-1=0 donne z=12z=\frac12.

⚠️ Croire que la troncature d'un seul terme est négligeable. Elle change x[0]x[0] de 11 à 00 — c'est-à-dire tout le début du signal.

⚠️ Ne pas contrôler par les échantillons. Deux valeurs suffisent, et elles attrapent le facteur manquant, qui est la difficulté de l'exercice.

À retenir
Z{n 3n}=3z(z−3)2Z{(12)nu[n−1]}=12z−12=12z−1\boxed{\mathcal{Z}\{n\,3^{n}\}=\dfrac{3z}{(z-3)^{2}}} \qquad\qquad \boxed{\mathcal{Z}\left\{\left(\tfrac12\right)^{n}u[n-1]\right\}=\dfrac{\tfrac12}{z-\tfrac12}=\dfrac{1}{2z-1}}

⚠️⚠️ TRONQUER n'est pas DÉCALER. (12)nu[n−1]\left(\frac12\right)^{n}u[n-1] est la géométrique amputée de son premier terme : 0,12,14,…0,\frac12,\frac14,\dots

Méthode la plus sûre — soustraire :

x[n] u[n−1]=x[n]−x[0] δ[n]⟹X(z)−x[0]x[n]\,u[n-1]=x[n]-x[0]\,\delta[n] \qquad\Longrightarrow\qquad X(z)-x[0]

Par le retard, il faut RÉÉCRIRE d'abord : (12)nu[n−1]=12(12)n−1u[n−1]\left(\frac12\right)^{n}u[n-1]=\frac12\left(\frac12\right)^{n-1}u[n-1] — et le facteur 12\frac12 est ce qu'on oublie.

Contrôle décisif : x[1]x[1] vaut 12\frac12 ; sans le facteur, on trouverait 11.

⚠️ Le facteur aa du numérateur de (a) : x[1]=3x[1]=3, pas 11.

Lecture des degrés : écart =1=1 ⟹\Longrightarrow un zéro en tête ✓

Réponse. Z{n 3n}=3z(z−3)2\mathcal{Z}\{n\,3^n\}=\dfrac{3z}{(z-3)^2} ; Z{(12)nu[n−1]}=12z−1\mathcal{Z}\{(\tfrac12)^n u[n-1]\}=\dfrac1{2z-1}. (Recoupement : la somme commence à n=1n=1 — un terme manquant par rapport à zz−12=2z2z−1\tfrac z{z-\tfrac12}=\tfrac{2z}{2z-1} ; écart =1=1, cohérent ✓)
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