Exercice 1 : Vrai/Faux
Sujet officiel — CAPES externe de mathématiques, session 2026, première épreuve écrite (bac+3). © ministère chargé de l'Éducation nationale, devenirenseignant.gouv.fr.
Les assertions suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Justifier la réponse donnée. Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.
Assertion 1. Soit
Assertion 2. Soit
Assertion 3. Soit
Le triangle
Assertion 4. On désigne par
Assertion 5. On rappelle qu'un produit scalaire est une forme bilinéaire symétrique définie positive sur un
est un produit scalaire.
Assertion 6. Soit
Assertion 7. L'équation différentielle :
admet au moins une solution définie sur
Indices (7)
Assertion 1. Le théorème de Fermat dit qu'un extremum local intérieur d'une fonction dérivable annule la dérivée. La question posée est celle de sa réciproque. Chercher la fonction la plus simple dont la dérivée s'annule sans changer de signe.
Assertion 2. On n'intègre pas
Assertion 3. Trois longueurs à comparer, c'est trois calculs ; un seul quotient d'affixes donne tout. Calculer
Assertion 4. Un polynôme est une fonction continue. Que valent
Assertion 5. Trois des quatre propriétés sont immédiates. La quatrième — « définie » — est celle que l'énoncé met à l'épreuve : si
Assertion 6. Écrire toutes les racines comme les puissances d'une seule :
Assertion 7. Le coefficient
Correction détaillée
Sept assertions, sept domaines du tronc commun de licence — c'est un balayage, pas un problème : chaque assertion se traite en quelques lignes, indépendamment des autres.
| assertion | ce qui est testé | chapitre de l'app |
|---|---|---|
| 1 | réciproque du théorème de Fermat | Fonctions d'une variable réelle |
| 2 | linéarisation et intégration d'un carré trigonométrique | Intégrales |
| 3 | quotient d'affixes, longueurs et angles | Nombres complexes |
| 4 | théorème des valeurs intermédiaires, degré impair | Polynômes |
| 5 | les quatre axiomes d'un produit scalaire | Espaces euclidiens |
| 6 | somme géométrique, racines |
Nombres complexes |
| 7 | équation différentielle linéaire non résolue | Équations différentielles |
La consigne décide de la rédaction, et il faut la prendre au mot : « Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte. » Un verdict nu ne répond pas à la question posée, même juste. Concrètement, deux régimes de preuve, et ils ne se ressemblent pas :
- une assertion VRAIE se démontre — dans le cas général, avec les hypothèses nommées et le théorème cité avec ses conditions. Trois exemples numériques ne prouvent rien ;
- une assertion FAUSSE se réfute par UN contre-exemple explicite — une fonction, un polynôme, un réel, écrits noir sur blanc, et la vérification que l'assertion y échoue. Un discours du type « ce n'est pas toujours vrai » n'est pas une réfutation : il ne nomme aucun objet.
⚠️ Le comptage final est déséquilibré : six assertions sont vraies, une seule est fausse. Ce n'est pas une observation décorative. Devant un Vrai/Faux, la tentation est d'« équilibrer » ses réponses et de chercher l'erreur là où il n'y en a pas — ici, cinq des six assertions vraies sont formulées de façon à inquiéter (un coefficient qui s'annule, une formule qui ressemble à une réciproque fausse, un produit scalaire défini par deux évaluations seulement). Chaque assertion se juge seule, sur sa démonstration.
Une dernière chose, qui vaut pour les sept : plusieurs hypothèses ont l'air décoratives et ne le sont pas.
Ce que ça teste. Le théorème de Fermat et, surtout, le sens de son implication. Il est enseigné dans Fonctions d'une variable réelle : si
La rédaction attendue. Posons
Montrons que
Ainsi, sur tout voisinage de
- «
admet en un minimum local » signifie , ce que contredit pour tout ; - «
admet en un maximum local » signifie , ce que contredit pour tout .
Donc
Les pièges.
- Répondre « faux » sans contre-exemple. C'est exactement ce que la consigne écarte : une réponse non argumentée laisse la question sans réponse. Un contre-exemple, ici, tient en trois lignes : il n'y a aucune raison de s'en priver.
- Exhiber
sans rien vérifier. Écrire « convient » ne suffit pas : il faut dire pourquoi n'est pas un extremum, donc nier la définition. C'est un exercice de quantificateurs — le doit apparaître, sinon on a seulement traité un voisinage particulier. - Confondre condition nécessaire et condition suffisante. Fermat donne une condition nécessaire d'extremum intérieur. La condition suffisante usuelle est tout autre : si
s'annule en en changeant de signe, alors a un extremum local en — voir Fonctions d'une variable réelle. ⚠️ « Changer de signe » s'entend au sens strict : négative sur tout un intervalle et positive sur tout un intervalle , ou l'inverse. Une dérivée qui prendrait les deux signes dans tout voisinage de sans être de signe constant d'un côté ne suffirait pas. C'est ce changement de signe qui manque à , dont la dérivée reste positive. - Croire que l'hypothèse « dérivable sur
» sauve l'assertion. Elle ne sert qu'à donner un sens à ; aucune régularité ne rend la réciproque vraie. La fonction est pourtant de classe .
Recoupement.
Ce que ça teste. L'intégration d'un carré trigonométrique par linéarisation, et la valeur de
La rédaction attendue. Soit
d'où
Or
et l'assertion est vraie, pour tout
Les pièges.
- Chercher une primitive de
« par analogie ». n'est pas une primitive de : en dérivant, on obtient . La linéarisation n'est pas une astuce, c'est le chemin. - Oublier de justifier l'existence de l'intégrale. La continuité se dit avant qu'on manipule le symbole
: c'est elle qui donne un sens à l'objet qu'on calcule. Ici c'est une ligne, et elle est gratuite. - Oublier le cas
. L'énoncé écrit , qui contient . L'assertion reste vraie, mais une rédaction qui suppose sans le dire laisse un trou. - Invoquer « la valeur moyenne de
vaut » comme une évidence. C'est exact — et c'est précisément ce que le calcul démontre. Citer un résultat à la place de sa preuve, sur une question dont c'est tout l'objet, ne peut pas tenir lieu de démonstration. - Le point où le caractère entier de
sert. Si était un réel quelconque, le crochet vaudrait — sa contribution à l'intégrale, elle, en est l'opposé de la moitié, soit : le crochet et sa contribution ne sont pas le même nombre — et l'intégrale vaudrait , en général différente de . L'hypothèse n'est pas décorative : pour , l'intégrale vaut et non .
Recoupement. Second chemin, indépendant de la primitive :
Valeurs numériques : pour
Ce que ça teste. La lecture géométrique d'un quotient d'affixes : module et argument donnent d'un seul calcul un rapport de longueurs et un angle. Chapitre : Nombres complexes, et le socle sur les modules et arguments dans Nombres complexes.
La rédaction attendue. Notons
Comme
On en tire les deux renseignements d'un coup :
- module :
, donc : le triangle est isocèle en ; - argument :
, donc le triangle est rectangle en .
Enfin,
- Trois points distincts :
donne ; le module du quotient valant , on a , donc ; et ce quotient valant , on a , donc . - Non alignés :
, , sont alignés si et seulement si le quotient est réel, c'est-à-dire d'argument congru à modulo . Or cet argument vaut , qui ne l'est pas.
L'assertion est vraie :
Les pièges.
- Diviser sans dire pourquoi c'est licite. L'hypothèse
sert exactement à cela. Sans elle, et il n'y a pas de triangle : l'assertion perdrait son sens. - Ne pas préciser le sommet. « Isocèle et rectangle » sans dire « en
» laisse la conclusion à moitié écrite : le sommet fait partie de l'énoncé du résultat. - Calculer trois longueurs et s'arrêter à Pythagore. La démarche est correcte mais elle demande une étape de plus : le triangle est rectangle par la réciproque du théorème de Pythagore, qu'il faut citer comme telle. Le quotient d'affixes, lui, donne l'angle directement.
- L'erreur de signe.
vaut , pas . Avec le mauvais signe on trouve : la conclusion géométrique est la même, mais l'angle est orienté dans l'autre sens, et le calcul est faux. - Croire que
pourrait être complexe. L'énoncé dit « soit un réel » ; c'est ce qui place sur l'axe des réels. Le calcul ci-dessus n'utilise pourtant pas cette réalité — le résultat vaudrait pour complexe différent de , ce qui est une remarque, pas une licence pour sauter l'hypothèse.
Recoupement. Deux cas particuliers, calculés indépendamment :
| Pythagore | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Et dans le cas général :
Ce que ça teste. Le théorème des valeurs intermédiaires et le comportement d'un polynôme en
La rédaction attendue. Soit
Pour
Chaque exposant
Il existe donc deux réels
Les pièges.
- Écrire « TVI » sans vérifier ses hypothèses. Le sigle ne remplace pas la vérification de ses hypothèses, et l'écrire seul laisse la question sans réponse. Il faut dire que
est continue, et exhiber deux points où elle prend des valeurs de signes contraires — c'est là tout le travail, et il vient du degré impair. - Affirmer « un polynôme de degré impair a un nombre impair de racines réelles, comptées avec multiplicité ». C'est vrai, et c'est même une preuve recevable — à condition de la mener : elle repose sur d'Alembert-Gauss et sur le fait que
et ont la même multiplicité. Énoncée nue, en revanche, elle ne démontre rien. Attention au sens de l'implication : cette affirmation est plus forte que ce qu'on demande — un nombre impair vaut au moins , donc elle entraîne bien la conclusion, mais la conclusion ne la donne pas —, donc plus exigeante à établir. C'est le chemin de la seconde preuve ci-dessous, et il faut le parcourir. - Oublier le cas
. Le « quitte à remplacer par » règle la question en une ligne ; l'omettre laisse la moitié des polynômes hors de la démonstration. - Ne pas voir où l'hypothèse sert. Pour
pair, les deux limites valent (si ) et l'assertion tombe : ne s'annule sur aucun réel. Une bonne copie dit pourquoi la parité change tout.
Une seconde preuve, tout aussi recevable. Par le théorème de d'Alembert-Gauss,
Recoupement. Prenons
Ce que ça teste. Les quatre propriétés qui définissent un produit scalaire, et surtout la dernière — « définie » —, celle qui dépend de l'espace sur lequel on travaille. Chapitres : Espaces euclidiens et Formes quadratiques.
La rédaction attendue. Posons, pour
Bilinéaire. Pour
Symétrique.
Positive.
Définie. Supposons
Les quatre propriétés sont vérifiées : l'assertion est vraie,
Les pièges.
- S'arrêter à « positive ». C'est l'erreur que l'énoncé attend. Il rappelle d'ailleurs la définition complète — quand un sujet prend la peine de rappeler « définie positive », c'est le mot « définie » qu'il faut aller regarder.
- Ne pas voir que « de degré au plus
» est l'hypothèse porteuse. La même formule sur n'est plus un produit scalaire : le polynôme est non nul et vérifie , donc . La forme reste bilinéaire, symétrique et positive, mais elle n'est plus définie. Signaler ce contraste est la meilleure façon de montrer qu'on a compris l'exercice. - Confondre « définie » et « non dégénérée ». Les deux notions diffèrent en général — la forme
est non dégénérée sans être définie —, mais pas ici : pour une forme positive, elles coïncident, et l'est. Sur , n'est donc pas seulement non définie, elle y est aussi dégénérée : vérifie pour tout , il appartient donc au radical, et la matrice de Gram dans y est de rang . La distinction ne joue que pour une forme non positive. - Bâcler la bilinéarité. Elle est immédiate, mais il faut dire d'où elle vient : la linéarité de l'évaluation. « C'est évident » n'est pas une justification.
Recoupement. Matriciellement, dans la base canonique
Elle est symétrique, et ses deux mineurs principaux dominants —
Ce que ça teste. La structure du groupe des racines
La rédaction attendue. Posons
C'est une somme géométrique de raison
puisque
Les pièges.
- Appliquer la somme géométrique sans vérifier que la raison diffère de
. C'est le piège central, et c'est exactement à cela que sert l'hypothèse . Pour ou , tous les termes valent et la somme vaut , pas : l'assertion serait fausse. Une copie qui ne mentionne jamais cette condition n'a pas traité la question posée. - Croire que
est encore la famille des racines -ièmes. C'est vrai seulement si et sont premiers entre eux. Pour et , la famille devient : chaque racine carrée de l'unité y figure deux fois. La somme est bien nulle, mais pas pour la raison qu'on croit — et l'argument « c'est encore la somme de toutes les racines » est alors faux. - Ne traiter que
. Le cas est un classique ; l'énoncé demande strictement plus. Le passage à est précisément ce qui est testé. - Un argument recevable, si on le mène jusqu'au bout. On peut invoquer que
sont les racines de et que leur somme vaut par les relations coefficients-racines. Mais cela ne donne que le cas : pour quelconque il faut revenir à la somme géométrique, ou traiter les sommes de Newton.
Recoupement. Trois cas explicites, calculés terme à terme :
| les |
somme | ||
|---|---|---|---|
La dernière ligne illustre le deuxième piège : les valeurs ne sont plus les douze racines douzièmes mais les trois racines cubiques, chacune comptée quatre fois. Le regroupement
Ce que ça teste. Une équation différentielle linéaire du premier ordre non résolue : le coefficient de
La rédaction attendue — et elle tient en trois lignes. Posons
De plus
Comment on la trouve (ce qu'une copie a intérêt à montrer). Sur l'intervalle
équation linéaire homogène à coefficient continu. Une primitive de
⚠️ Cette vérification n'est pas une formalité. Les deux primitives employées,
Les pièges.
- Croire qu'un coefficient qui s'annule interdit toute solution globale. C'est le piège central de l'assertion, et le réflexe qu'elle veut corriger : le point
est un point singulier de l'équation, pas un point où les solutions cessent d'exister. - Conclure «
» et s'arrêter là. La fonction n'est pas dérivable en — dérivée à gauche , dérivée à droite — donc elle n'est pas solution sur . L'énoncé écrit « » : doit être dérivable partout, compris. La valeur absolue est un artefact de la primitive de , à lever en discutant du signe sur chaque intervalle. - Recoller deux constantes différentes. La fonction valant
pour et pour est continue en quelles que soient et , mais elle n'y est dérivable que si . C'est la dérivabilité, et non la continuité, qui recolle les deux morceaux. - Invoquer Cauchy-Lipschitz sur
. Le théorème de Cauchy linéaire s'applique à avec continue sur un intervalle ; ici n'est pas définie en . On ne peut l'utiliser que sur ou , jamais d'un bloc. - Rendre une réponse sans vérification. Une simple substitution suffit à emporter la conviction, et c'est le seul argument qui traite le point
.
Recoupement. La substitution a été vérifiée point par point, y compris en
Le verdict.
| assertion | verdict | ce qui l'emporte |
|---|---|---|
| 1 | FAUSSE | |
| 2 | VRAIE | linéarisation, et |
| 3 | VRAIE | |
| 4 | VRAIE | limites opposées en |
| 5 | VRAIE | deux racines pour un degré au plus |
| 6 | VRAIE | somme géométrique de raison |
| 7 | VRAIE |
Les sept réflexes.
- Une condition nécessaire ne se retourne pas. Fermat donne « extremum local intérieur
dérivée nulle ». La réciproque est fausse, et en est le contre-exemple de référence. - Un carré trigonométrique se linéarise.
est le seul chemin sûr ; et est -périodique, de valeur moyenne . - Un quotient d'affixes dit deux choses à la fois.
donne le rapport par son module et l'angle en par son argument — à condition que . - Degré impair, donc racine réelle. Le mécanisme est toujours le même : factoriser par le terme dominant pour obtenir deux limites de signes opposés, puis appliquer le TVI en nommant la continuité et les deux bornes.
- « Défini » est l'axiome qui dépend de l'espace. La même formule est un produit scalaire sur
et ne l'est plus sur , où la met en défaut. Quand un énoncé rappelle « définie positive », c'est là qu'il faut regarder. - La somme géométrique exige une raison différente de
. suppose ; c'est tout le rôle de l'hypothèse , sans laquelle la somme vaudrait . - Un point singulier n'interdit pas une solution globale. Devant une équation non résolue, résoudre sur chaque intervalle, puis vérifier par substitution si la formule obtenue survit au point interdit — et se rappeler que c'est la dérivabilité, pas la continuité, qui décide du recollement.
Et deux réflexes de méthode, valables pour tout Vrai/Faux de concours.
- Ne pas chercher à équilibrer. Six assertions vraies pour une fausse : chaque assertion se juge seule. Inventer une objection à une assertion vraie laisse une question sans réponse, tout autant qu'une assertion fausse validée.
- Lire les hypothèses comme des indices.
, « de degré au plus », , : dans ce sujet, chaque hypothèse un peu précise est celle sans laquelle l'assertion tombe. Se demander ce qu'elle empêche, c'est trouver le cœur de la question — et c'est aussi ce qui distingue une justification d'un récit.
Exercice 2 : Une suite d'intégrales
Sujet officiel — CAPES externe de mathématiques, session 2026, première épreuve écrite (bac+3). © ministère chargé de l'Éducation nationale, devenirenseignant.gouv.fr.
1. Rappeler le développement en série entière de la fonction exponentielle en précisant le rayon de convergence.
Dans cet exercice, on étudie la suite
On rappelle que
2. (a) Calculer
2. (b) Déterminer
2. (c) Calculer
3. (a) Établir que pour tout entier naturel
3. (b) En déduire que la série de terme général
On rappelle pour la fin de l'exercice que, étant données
4. (a) Justifier que pour tout réel
4. (b) Établir que, pour tout réel
puis que, pour tout réel
Dans la suite, pour tout entier naturel
5. (a) Rappeler ce qu'est une série de Riemann et à quelle condition nécessaire et suffisante une série de Riemann converge.
5. (b) En déduire que la suite
5. (c) Préciser la limite de la suite
6. Soit
6. (a) Établir que, pour tout réel
Indication : Vérifier que
6. (b) En déduire que, pour tout réel
6. (c) Démontrer alors que :
6. (d) Établir que
7. On pose, pour tout entier
7. (a) Démontrer que pour tout entier
7. (b) En déduire que
7. (c) En déduire que la suite
Indices (18)
Q. 1. Question de cours. Le rayon est demandé explicitement : il se justifie en deux lignes par la règle de d'Alembert appliquée à
Q. 2. (a). Le produit n'a qu'un seul facteur :
Q. 2. (b). Réduire au même dénominateur, puis identifier les coefficients des numérateurs — et justifier pourquoi on a le droit d'identifier alors que l'égalité n'est donnée que sur
Q. 2. (c). La question (b) remplace l'intégrande par une différence de deux fractions dont les primitives sont immédiates.
Q. 3. (a). La fonction
Q. 3. (b). Série à termes positifs, majorée terme à terme par
Q. 4. (a). Étudier
Q. 4. (b). Étudier
Q. 5. (a). Attention, l'exposant d'une série de Riemann se note traditionnellement
Q. 5. (b). Quel est l'exposant de
Q. 5. (c). L'exposant vaut cette fois
Q. 6. (a). Suivre l'indication : factoriser
Q. 6. (b). Inverser un encadrement entre nombres strictement positifs renverse le sens. ⚠️ Le membre de droite ainsi obtenu n'est pas encore celui de l'énoncé : comparer
Q. 6. (c). Intégrer l'encadrement de (b) sur
Q. 6. (d). Multiplier l'encadrement de (c) par
Q. 7. (a). Relation de Chasles : les segments
Q. 7. (b). Sur
Q. 7. (c). Une suite décroissante et minorée converge. Ensuite, exprimer
Correction détaillée
L'exercice construit un équivalent de
Avant toute chose, l'existence. Pour
L'architecture, ensuite :
| étape | ce qu'on obtient | ce que ça vaut |
|---|---|---|
| 3 | encadrement grossier : il suffit pour la convergence de |
|
| 4 et 6 | un encadrement fin de |
ses deux bornes sont équivalentes à |
| 6 (d) | le premier équivalent | |
| 7 | il transporte l'équivalent sur |
L'idée centrale est à la question 6 (a) : un produit devient une somme dès qu'on sait encadrer
fait apparaître les
⚠️ La question 1 n'est pas décorative : elle sert uniquement à la question 3 (b), pour identifier
Ce que la question teste. Une question de cours, à réciter sans hésiter : le développement usuel et son rayon (séries entières).
La rédaction attendue. Pour tout réel
et le rayon de convergence de cette série entière est
Justification du rayon, en deux lignes. En
Par la règle de d'Alembert, la série converge absolument. C'est donc vrai pour tout réel
(On évite ici de noter ce terme
Les pièges. Le rayon est demandé explicitement : c'est la moitié de la question, ne l'oublie pas. Et n'écris pas «
Recoupement. En
Ce que la question teste. Une primitive usuelle, et la lecture correcte de la définition de
La rédaction attendue. Pour
Sur
Les pièges. Écrire
Recoupement.
Ce que la question teste. La décomposition en éléments simples d'une fraction rationnelle à pôles simples (fractions rationnelles).
La rédaction attendue. Soit
c'est-à-dire à
Les deux membres sont des fonctions polynomiales qui coïncident sur
dont l'unique solution est
Les pièges. ⚠️ C'est ici que le jury attend une justification, et non un résultat tombé du ciel. L'identification des coefficients de deux polynômes n'est légitime que parce qu'ils coïncident sur un ensemble infini — un intervalle non réduit à un point suffit. La méthode rapide (multiplier par
Recoupement. En
Ce que la question teste. L'usage de la décomposition précédente pour intégrer (intégration).
La rédaction attendue. Pour
Les deux fonctions sont continues sur
Soit, sous forme condensée,
Les pièges. Écris la valeur sous une forme close et simplifiée :
Recoupement.
Ce que la question teste. Encadrer une intégrale par les valeurs extrêmes de son intégrande : la technique de base, et la croissance de l'intégrale (intégration).
La rédaction attendue. Traitons d'abord
Soit maintenant
puisque
Ces trois quantités étant strictement positives, le passage à l'inverse renverse les inégalités :
Enfin, la croissance de l'intégrale sur
et comme l'intervalle est de longueur
Les pièges. ⚠️ L'énoncé dit « pour tout entier naturel
Recoupement. Pour
Ce que la question teste. Le théorème de comparaison des séries à termes positifs, et la sommation d'un encadrement (séries).
La rédaction attendue. D'après (a), pour tout
Or
La série
Les trois séries
Le membre de droite vaut
On obtient donc
Les pièges. ⚠️ La comparaison ne s'applique qu'aux séries à termes positifs : c'est une hypothèse, pas un détail, et il faut l'énoncer. On ne somme un encadrement que lorsque les séries concernées convergent — écrire l'inégalité entre sommes infinies avant d'avoir prouvé la convergence n'a pas de sens. Le changement d'indice est le point technique de la question : ne te contente pas de « on reconnaît
Recoupement. La somme vaut
Ce que la question teste. Une inégalité de convexité, ou une étude de fonction élémentaire (convexité et inégalités).
La rédaction attendue. Posons
Pour
ce qui s'écrit
Variante. La fonction
Les pièges. L'inégalité est vraie sur
Recoupement. En
Ce que la question teste. Une seconde étude de fonction, puis le passage à l'exponentielle dans une inégalité (étude de fonctions).
La rédaction attendue, première inégalité. Posons
Pour
Seconde inégalité. La fonction
la dernière égalité étant licite car
Les pièges. ⚠️ Le calcul de
⚠️ Note bien ce que ces deux inégalités donnent ensemble, car c'est tout le moteur de la question 6 : pour
Recoupement. En
Ce que la question teste. Une définition et un théorème de cours, à énoncer avec précision (séries de Riemann).
La rédaction attendue. On appelle série de Riemann toute série de la forme
Elle converge si et seulement si
(On note ici l'exposant
Si le jury demande la justification : pour
Les pièges. ⚠️ L'énoncé demande une condition nécessaire et suffisante : « la série converge si
Recoupement. Pour
Ce que la question teste. Le lien, souvent mal dit, entre « la série converge » et « la suite des sommes partielles converge » (séries).
La rédaction attendue. Par définition,
Comme
Variante sans (a). Pour
Les pièges. ⚠️ Ne réponds pas « la série converge » sans faire le lien avec la suite
Recoupement.
Ce que la question teste. La divergence de la série harmonique, et l'argument de monotonie qui transforme « diverge » en « tend vers
La rédaction attendue.
La suite
Les pièges. ⚠️ « La série diverge » ne signifie pas en général « la suite tend vers
Recoupement. La croissance est très lente :
Ce que la question teste. Le passage produit vers somme par l'exponentielle, et la multiplication d'inégalités entre quantités positives (produits et sommes).
La rédaction attendue. Soit
ce qui est l'indication de l'énoncé.
Fixons
Ces trois quantités sont strictement positives pour tout
Or l'exponentielle transforme les sommes en produits :
et de même
Les pièges. ⚠️ Vérifier que
Recoupement. Pour
Ce que la question teste. Le passage à l'inverse dans un encadrement, et surtout la lucidité de voir que le résultat obtenu n'est pas encore celui demandé (inégalités).
La rédaction attendue. Soit
c'est-à-dire, puisque
Le membre de gauche est déjà celui de l'énoncé. ⚠️ Celui de droite, non : on a obtenu
Pour
La croissance de
Les pièges. ⚠️ C'est la question la plus piégeuse de l'exercice, et le piège est de ne pas voir qu'il y en a un : en inversant (a) on tombe sur
Recoupement. Les deux encadrements — celui de l'énoncé et l'intermédiaire, plus fin — sont vérifiés à la machine sur
Ce que la question teste. La croissance de l'intégrale appliquée à un encadrement, et une primitive de
Un préalable que l'énoncé oublie. L'énoncé écrit « Soit
Tous les termes sont positifs, et celui d'indice
La rédaction attendue. Soit
Calculons les deux intégrales extrêmes. Pour un réel
On applique cela deux fois : à
Les pièges. ⚠️ La condition
Recoupement. Pour
Ce que la question teste. Le théorème des gendarmes appliqué à un quotient, et la définition d'un équivalent telle que l'énoncé vient de la donner (équivalents).
La rédaction attendue. Soit
Étudions les deux bornes.
À gauche.
À droite. La suite
et
Par le théorème des gendarmes,
ce qui est exactement la définition rappelée par l'énoncé :
Les pièges. ⚠️ L'énoncé a défini l'équivalence par la limite du quotient, et il exige que les termes ne s'annulent pas : vérifie-le explicitement (ici les deux suites sont strictement positives) et conclus sur le quotient, pas « à vue ». ⚠️ L'argument «
Recoupement. La suite
Ce que la question teste. La relation de Chasles et la manipulation d'une somme d'intégrales — le début de la comparaison série-intégrale (comparaison série-intégrale).
La rédaction attendue. Soit
Les segments
Par conséquent
la dernière égalité venant de
Les pièges. ⚠️ Ne confonds pas
Recoupement. Pour
Ce que la question teste. Encadrer
La rédaction attendue, positivité. Soit
Tous les termes de la somme de (a) sont donc positifs, et comme
Décroissance. Soit
Or pour
La suite
Les pièges. ⚠️ Les deux points demandent le même encadrement de
Recoupement.
Ce que la question teste. Le théorème de la limite monotone, puis le transport d'un équivalent (suites monotones, équivalents).
La rédaction attendue, convergence. D'après (b), la suite
(Ce réel
Le second équivalent. Soit
La suite
Enfin,
Le premier facteur tend vers
Les pièges. ⚠️ N'écris jamais
Recoupement. La suite
Quatre méthodes transférables, qui valent bien au-delà de ce sujet.
1. Encadrer une intégrale par les valeurs extrêmes de son intégrande. Si
2. Un produit devient une somme par l'exponentielle. L'encadrement
est le moteur de tout l'exercice : appliqué à
3. La comparaison série-intégrale. Encadrer
et ce sont les deux moitiés séparément qui font le travail sur
⚠️ Ne retiens surtout pas « la positivité entraîne la décroissance » : c'est faux, et le contre-exemple tient en une ligne. Remplace
4. Un équivalent vrai peut être numériquement médiocre. Les deux équivalents de l'exercice sont exacts, et pourtant :
| approximation de |
rapport |
|---|---|
Pour le second, ce rapport ne tend vers
⚠️ Enfin, les deux réflexes de rédaction que ce sujet met le plus à l'épreuve : justifier l'existence des intégrales avant de les manipuler (une ligne, au début), et vérifier les conditions d'application avant d'invoquer un théorème — que